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 Funérailles de Freyelda et Carnil

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guidonius



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Localisation IG: Langres
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 13:40

Guidonius avait reçu la missive de François de Macquart lui apprenant la terrible nouvelle. Il prit les dispositions nécessaire pour que son dimaine d'Autry soit bien géré en son absence, puis il chevaucha jusqu'à Vienne; Il n'aurrait voulu manquer de rendre un dernier hommage à ses amis disparu, et surtout à son frère templier. En arrivant à la cathédrale il vit avec satisfaction que les gardes épiscopaux s'étaient déployés pour proteger l'édifice et la cérémonie. Il montra so invitation au garde puis entra dans la cathédrale. En s'avançant jusqu'aux bancs réservés à la noblesse, il vit son ami leg qui était seul et alla s'assoir à coté. Il s'agenouilla et fit une prière pour ses amis disparus.

Tout puissant Très Haut, Toi qui sonde avec justice le coeur de tes enfants, acceuille mon frère Carnil et son épouse auprès de Toi, comme Tu as accueilli mes frères d'armes Ujio, Anarchyhope, Corentin et Kreutz, Accorde leur le repos éternel à Tes coté, eux qui ont défendu la Vrai Foy tout au long de leur trop courte vie.

Guidonius s'assit et murmura à Leg.

Mon cher ami, nous voila encore réunis pour une bien triste circonstance; bientot, il ne va plus rester que nous deux, de nos anciens templiers.
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Enguerrand
Timide


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Localisation IG: Chateau des Roches - Maubec
Date d'inscription: 20/12/2007

MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 15:35

[Maubec - le matin]

La nuit avait été terriblement longue et éprouvante. Si l'annonce de la mort de son parrain et de sa mère n'avait pas été une surprise, il en ressentait maintenant tout le poids et il prit conscience qu'ils ne les reverraient plus jamais après la cérémonie. Cette seule pensée le meurtrit encore un peu plus à l'intérieur mais rien ne transparaissait. Ce stoïcisme dont il avait toujours su faire preuve, il ne savait pas d'où il venait, peut être la formation militaire dans une contrée lointaine et inconnue alors qu'il était tout jeune, l'absence prolongé du cocon familial, ou la volonté d'être fort comme son père, comme un chef de famille ? Impossible de le dire. Toutefois, il savait très bien que la présence de sa soeur lui était essentielle, elle était désormais tout pour lui. Aliénor, elle était au plus mal depuis des jours. Enguerrand l'entendait la nuit pleurer dans la chambre voisine. Elle avait connu ses deux parents et partager plus de choses que lui, cela devait rendre la situation plus douloureuse pour elle encore. Son attitude fière, arrogante et légère n'était finalement qu'une façade qu'elle se créait pour cacher une sensibilité à fleur de peau. En cela les deux enfants étaient l'opposé. Il fallait donc se montrer courageux pour deux et être un soutien pour l'aînée de la famille.

A l'aube, le jeune garçon était réveillé et il avait bien conscience que la journée serait particulièrement difficile pour bien des gens. Carnil et sa défunte mère avaient été des personnages importants du Lyonnais et Dauphinois, beaucoup les avaient connus et déploraient leur disparition tragique. Comme Aliénor, il avait opté pour une tenue blanche, en signe de pureté et pour symboliser les couleurs familiales des Avencourt.


Il nous faut partir, ma soeur. La route est longue jusqu'à Vienne.

Alors que les deux orphelins se rendaient dans la cour du château des Roches, Gilles intercepta le poursuivant d'armes.

- Messire, vous n'êtes pas encore prêt pour vous rendre à la cérémonie.
- Allons donc, lui rétorqua le garçon, je suis parfaitement prêt à aller en ville.
- Que mon maîstre m'excuse mais il lui manque quelque chose.

L'escuyer de la Licorne resta là sans comprendre à regarder l'homme devant lui. Gilles se souvint alors que le garçon ne pouvait pas savoir de quoi il voulait parler et alla dans le château à vive allure. Il en revient quelques minutes après, un objet à la main.

Messire, voici une armure que je me suis permis de vous faire confectionner. Il s'agit d'une réplique similaire à celle que portait vostre père pour tous les évènements. C'est le symbole de vostre famille et de vos terres. En tant que nouveau Vicomte de Maubec, vous devriez la porter, mon maîstre l'aurait voulu ainsi.

Enguerrand observa Gilles puis son présent. Il n'avait encore jamais entendu cette histoire ou ne s'en souvenait plus. Il regarda alors sa soeur dont les larmes d'émotion n'étaient qu'à peine dissimulées. Cela était donc vrai. Le garçon hésita un instant mais Aliénor lui fit comprendre d'un hochement de tête que c'était important. Il fallait tenir son rang et respecter les traditions n'est-ce pas ce que sa mère et Carnil lui avaient toujours appris...

Soit, nous pouvons y aller à présent.

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azdrine



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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 15:42

Accompagné des membres de l'Ordre du Saint Esprit, Azdrine était vêtu de son habituelle tenue de chevalier, tout de blanc vêtu. Cela faisait plusieurs jours voir plusieurs semaines que des questions se posaient sur l'état de santé de Carnil. Puis il y avait eu cette correspondance avec son fils. Et son dernier courrier relatant le fin de tout espoir.

Ce jour, Lyon, le Lyonnais Dauphiné, et le Royaume venait de perdre un homme très estimé, un chevalier du Royaume, un officier royale à l'abnégation remarquable.

Il entra dans l'église, la mine maussade, le coeur meurtri. Il s'installa avec ses frères d'armes tandis qu'il remarquait par ci par là, des personnes de sa connaissances.
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thegoldendragon
Timide


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 16:19

[Vienne, veille des funérailles]

Emmitouflée dans une chaude cape, Golden sortait du couvent et, malgré le froid, avait décidé de faire le chemin qui la séparait de chez elle à pied. Arrivée en ville, elle alla au marché s'acheter une miche de pain pour dîner. Elle vit alors une affiche annonçant le jour des funérailles des regrettés Freyelda et Carnil. Il lui sembla qu'un seau d'eau glacée lui tombait sur les épaules au rappel de la perte de son amie. Et les funérailles qui avaient lieu le lendemain... Elle devait faire vite.
Le jour déclinait lorsqu'elle arriva dans son humble demeure. Elle ne prit pas le temps d'allumer un foyer dans l'âtre, de toute façon, aucune chaleur ne la réchaufferait à l'intérieur.
Fouillant dans sa garde-robe, elle en sortit la robe noire qu'elle avait déjà portée aux funérailles de l'époux de Freyelda. Elle vérifia qu'aucune retouche n'était à faire, la plia avec soin et la laissa sur son chevet, prête pour le lendemain.

Aussitôt fait, elle sortit ses pas la menèrent à sa taverne sans même qu'elle regarde son chemin, son esprit était ailleurs. Quelques personnes étaient à l'intérieur, discutant autour de l'âtre. Elle s'approcha et leva sur eux un regard sombre.


Dehors, je ferme. Vite. S'il vous plaît.

Le ton était aussi froid que le vent qui soufflait à l'extérieur. Les badauds la regardèrent, mi-étonnés, mi-courroucés, puis voyant son visage totalement fermé et ses yeux furibonds, ils sortirent en maudissant le lieu.
Golden attendit que la porte se fut refermée pour éteindre le feu qui brûlait beaucoup trop allègrement à son goût. Elle ferma ensuite les volets, plongeant la taverne dans le noir. Elle resta un instant au milieu de cette pièce, sombre et silencieuse, puis sortit à son tour et ferma la lourde porte à clef. Rien ne serait joyeux ce soir.

Elle rentra chez elle et s'enferma. Elle ne toucha pas à la miche de pain qu'elle avait achetée. Elle se réfugia seulement sur sa couche, n'espérant même pas trouver le sommeil. La nuit fut longue, et pleine de souvenirs.


[Matin des funérailles]

Ne faisant attention ni au froid, ni à la fatigue de la nuit presque sans sommeil qu'elle avait passée, Golden se leva et s'apprêta mécaniquement. Elle négligea quelque peu son apparence, mais personne n'y prêterait attention, toute endeuillée que serait l'assistance.
Le voyage jusqu'à la cathédrale se fit rapidement et sans encombre aucun.

Son coeur se serra lorsqu'elle releva la tête vers l'imposante cathédrale, apprêtée aux couleurs des défunts. Elle ne fit pas attention à ceux qui arrivaient. Elle gravit les marches et s'arrêta sur le parvis. Il y avait là Paiens et son parrain. En d'autres temps, elle aurait sauté dans les bras de ce derniers, rien que pour entendre le grognement bourru qui en aurait résulté. Mais l'un comme l'autre n'avaient la moindre envie de sourire ou de parler. Elle ne dit rien et inclina la tête pour le saluer. Ouvrir la bouche aurait fait tomber les larmes qu'elle contenait tant bien que mal, et elle ne voulait surtout pas réveiller la douleur que Max ressentait lui aussi, sans doute encore plus qu'elle.

Elle passa son chemin, tête baissée et franchit le seuil de la cathédrale. Rapide regard. Il était là-bas, seul. Elle rejoignit donc DeDe et pressa à peine sa main pour se signaler. Silencieuse, elle se recueillit à ses côtés.

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 17:22

[Domaine du Griffon- Chelles, Vicomté de Champagne, quelques semaines plus tôt]

Un cavalier entra dans le salon de musique où Pisan se trouvait en compagnie de sa dame de parage, Magdeleine d'Assas, dame de Pomponne. Il avait l'air harassé, la poussière était collée par le givre sur son mantel et ses bottes étaient crottés. Il lui tendit en s'agenouillant une missive scellée et attendit. Pisan lui fit signe de se relever et ordonna qu'on le mène devant un bon feu et une soupe bien chaude. Une fois, l'homme parti, elle déplia le parchemin et son visage se décomposa au fur et à mesure de la lecture. Elle porta la main sur l'anneau qui pendait à une chaîne à son cou et s'affaissa plus qu'elle ne s'assît dans son fauteuil. Ce qu'elle redoutait, était bien arrivé. Elle prit une gorgée de vin et demanda son écritoire et rédigea la réponse.
Magdeleine attendait en silence, point besoin de parler ou de demander, la dame de Pomponne savait ce qui affligeait Pisan. Le duc d'Hostun avait été l'un des fidèles parmi les fidèles serviteurs de sa Majesté, tout comme dame Freyelda et la perte était grande...Nombre de bons et loyaux serviteurs disparaissaient, pisan pensa à certains visages autrefois croisés, elle avait espéré que la disparition de Charles de Macquart n'était que le fait d'une mission lointaine et sans danger. Mourir de façon violente, mais dans l'honneur, est-ce le lot de toute vie chevaleresque?
Elle n'avait pas connu le duc hors des murs du Louvre, en savait peu sur sa vie car il était fort discret mais il avait toujours présent, dans tous les combats et les batailles, ne ménageant jamais sa monture, ni sa peine, lorsque le cor du royaume de France sonnait. Le tocsin serait le dernier appel pour Charles de Macquart, dict "Carnil le Preux"...Appel du Très-Haut pour un humble pêcheur.
Dame Freyelda...elle se souvenait de cette dame, croisée aussi dans les couloirs du Louvre. Le Louvre est un endroit où certaines personnes nous marquent, car la foule y est nombreuse mais les serviteurs n'y sont pas légion.
Ces deux disparitions la plongeaient dans de sombres réflexions sur l'avenir. Mais elle savait que les hommes passent, laissant ou non une trace ici bas, que tous tentent ou ont tenté, à leur manière d'être utiles, d'être aimés, d'aimer et de servir un idéal. Les regrets sont éternels, de même que les souvenirs des visages disparus. Tant qu'il restera des personnes qui ont aimé ces deux êtres, ils n'auront pas totalement disparu. Elle scella la missive, et alla se recueillir avec sa mesnie pour l'âme des disparus. Bientôt il faudra partir.




[Un voyage pour Le Lyonnais-Dauphiné - quelques jours plus tard]

Tandis que le frimas s'était installé pour de longs mois en Champagne et dans une grande partie du royaume, une voiture aux armes de Chelles, reconnaissable à l'emblème personnelle de la famille d'Harcourt, la rose entrelacée du chardon, menait grand train vers la bonne ville de Lyon.
De péage en péage, discussions avec les douaniers, passeurs et marchands ambulants, haltes rapides dans des auberges qui se faisaient de plus cossues à l'approche de la capitale, les Chellois étaient heureux d'atteindre enfin leur destination finale. Ils descendirent dans une auberge non loin de la cathédrale et s'informèrent de la cérémonie. Pisan voulait y venir depuis longtemps, voyages remis maintes fois pour cause de guerres ou crises. Maintenant qu'elle avait du temps, elle n'avait plus ou presque plus personne à visiter. Elle était lasse du voyage et laissa faire son époux et ses gens, ne pensant qu'à un repos bien mérité et sombrer dans un sommeil sans rêves. Demain, il faudra rendre le dernier hommage...


[Matin des funérailles- La Cathédrale]


Après une nuit de sommeil agité, encore fatiguée, les yeux cernés, elle avait revêtue de son mantel gris argent bordé de pelisson hermin, une robe blanche ainsi qu'il sied au deuil des grands de ce monde et mousseline couvrait ses cheveux tressées que couronnaient un cercle d'or fin. L'étoile de Saint-Ouen était agrafée au col, près de la rose entrelacée du chardon.
Elle arriva sur le parvis de la cathédrale aux bras de son époux, suivi par sa dame de parage et de son escuyer. Des visages connus. Azdrine, dont la mine défaite faisait peine. Cela faisait longtemps aussi qu'elle ne l'avait vu. Et antoine...fidèles parmi les fidèles aussi de la couronne de France, Escuyers de Saint-Ouen et l'Etoile, discrets, tous deux, travailleurs et noblesse d'âme, rebelles et fougueux aussi. Elle les salua tous deux d'un signe de la main et se promit de leur parler ensuite. Elle avait aperçu également Guidonius qui était déjà entré, un Champenois venu de loin aussi pour un ami. Elle posa un regard interrogateur sur Tomsz pour savoir s'il fallait entrer. Il semblait perdu dans la contemplation des piliers de la cathédrale, comme toujours...
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 18:01

Citation:
Guidonius s'assit et murmura à Leg.

Mon cher ami, nous voila encore réunis pour une bien triste circonstance; bientot, il ne va plus rester que nous deux, de nos anciens templiers.


Leg est sortit de sa méditation et prière par l'arrivée de son ami Guidonius

Il se lève et lui donne fraternelle accolade avant de se rassoir ..


" Que diantre, oui , tu a raison ....mais tant que nous serons en vie, eux vivront par devant les mortels du fait de notre mémoire ..."
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Sibella de Vissac
Timide


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 20:48

Après un voyage long et fatiguant, Sibella arriva à la Cathédrale afin d'assister aux funérailles de Carnil. Elle l'avait connu en tant que Héraut d'Armes, ils travaillaient à la Chapelle Sainct Anthoine, à l'époque où il portait le nom héraldique de "Dauphiné".

Elle le retrouvait également à l'Ordre du Sainct Esprit et elle savait qu'il avait des soucis de santé qui l'éloignaient assez souvent. C'était un jour triste sur cette colline de Fourvière, beaucoup de personnes étaient rassemblées pour venir lui rendre un dernier hommage.

Elle aperçu des membres du Saint Esprit et alla se placer avec eux afin d'assister à la triste cérémonie.

Elle reconnut au loin, Leg l'Ancien et se souvint de son mariage où elle avait été invitée. Une belle cérémonie du reste. Il est curieux de revoir des personnes lors des inhumations.

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Sagaben
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 22:00

C'est d'une mine bien sombre que Bastien d'Amilly voyagea vers Vienne la Belle... Pour une fois, il décidèrent de voyager en voiture. Une petite voiture rapide. Lui et la dame de Denoeuvre, celle qu'il appelait sa dame de coeur, n'avaient échangé que peu de mots sur le chemin. Quelques regards également. En arrivant dans la cité, le vicomte de Laragne lui prit instinctivement la main. Il regarda les maisons par la petite ouverture. Il avait le visage fermé, il ne bougeait pas. Il n'y allait pas de sa nonchalance habituelle. La voiture s'arrêta.

Le serviteur vint ouvrir la porte aux armes de Laragne. Il descendit en premier. Il se retrouva sur le parvis, face à l'immence Cathédrale. Sa grandeur lui pesait. Il demeurait la mine basse. Habillé de noir, il avait laissé ses éternels pourpoints bleutés pour ces habits de deuils. Il avait laissé son épée dans la voiture. Une lourde cape sur les épaules pour casser le froid de cette fin d'automne. Alixe se présenta dans l'embrasure. Il lui tendit la main. Elle descendit. Un bref échange de regard. Il lui offrit son bras et se dirigèrent vers l'entrée principale de la cathédrale. Il semblait absorber par cette porte, il ne faisait attention à rien d'autre. Une porte de l'enfer. Celui-là même qui leur avait retirer ces deux personnes.

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samarel
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc - 23:25

par une journée venteuse et grise, c'est le coeur serré par une immense tristesse que le baron se rendit à l'écurie du castel de bourdeaux. flattant l'encolure d'eich teine, qu'il avait fait parer d'un caparaçon de noir en signe de deuil, il reta ainsi de longues minutes avant de monter l'animal, comme si, reculant le moment fatidique ou il se trouverait dans la cathédrale, il ajoutait des moments précieux ou il nourissait encore l'espoir de revoir ses amis. puis il partit seul, dans ses sombres pensées. durant tout le trajet, il se remémora les moments qu'il avait passé avec les deux défunts. carnil qui l'avait accueilli à son arrivée à montélimar il y a quelques années et frey avec qui il avait vécu une formidable épopée. avec qui il avait siégé au conseil ducal, avec qui il avait partagé les valeurs du travail bien fait et du dévouement envers la communauté.

aujourd'hui, comme leurs conjoints, ils n'étaient plus.

il arriva en face de la cathédrale de vienne et à nouveau hésita longuement avant de descendre de cheval. il se dirigea vers l'abbatiale de la petite congrégation religieuse qui se trouvait non loin afin d'y laisser son cheval et donna quelques pieces à la soeur qui l'accueillit afin de dire suffisamment de messes pour les deux défunts pour le reste de l'année. puis il retourna à pied vers l'imposante cathédrale.

en entrant, il se signa et resta quelques minutes à coté d'un pilier monumental. le batiment était monumental. il lui procurait à chaque fois la meme impression de sérénité. bien qu'aujourd'hui seule la tristesse soit perceptible. puis il marcha dignement vers le coeur ou allait se dérouler la cérémonie. ses deux amis reposeraient bientot en paix.

ravalant un sanglot, une larme dégringola de la commisure de son oeil pour aller s'échouer sur un poil de sa barbe. sans dire un mot, il se mit dans les premiers rangs, parmis ceux qui resteraient à jamais les amis de ces deux grands personnages.

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Vétéran mont aiguille : Vannes, Rohan.
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 0:46

Castelnaudary


C'est par un morne après-midi d'hiver qu'il avait appris la terrible nouvelle, dès le réveil il avait senti que la journée serait mauvaise, un mauvais pressentiment qui n'avait fait que s'accentuer sans qu'il ne sache pourquoi jusqu'à l'arrivée du messager ailé. Le pigeon semblait être épuisé, il avait sans doute eu du mal à le trouver de ce coté la du royaume et c'est avec fracas qu'il vint se poser...voir s'écraser sur le nichoir, alors que Vanack était en train de retaper la barrière qui entourait leurs propriété à lui et à *Mylène* en maugréant qu'il se les gelait et que ca pourrait attendre le printemps............mais ce que femme veut........

En voyant le sceau qui maintenait le courrier, il sourit, cela faisait quelques semaines qu'il avait quitté le Dauphiné et il pensait qu'il s'agissait des derniers potins du Duché, des nouvelles de la famille où encore un service quelconque que Frey aurait eu à lui demander. Cela faisait un petit moment qu'il ne l'avait plus vue, il avait bien entendu les rumeurs concernant son enlèvement mais n'y avait , à tort , pas prit plus attention qu'aux autres ragots de taverne, il préferait penser que la dame avait choisi de s'exiler un certain temps dans un coin tranquille pour se ressourcer et recommencer du bon pied après les maintes épreuves qu'elle avait du affronter.

Sa gorge se noua et il perdit son sourire lorsqu'il prit connaissance de la missive, il la relut une seconde fois, n'arrivant pas à y croire, esperant sans doute qu'il s'agissait d'une plaisanterie ou que les phrases prendraient une autre tournure à la seconde lecture......mais non, la lire et la relire n'y changeait rien.....le décès de ma mère .....assassinée.......il serra le poing contenant la lettre en repensant à ce qu'il avait entendu quelques temps plus tôt, l'enlevement, il n'avait rien fait pour lui venir en aide, peut-être pour de bonnes raisons, peut-être pas, mais le mal était fait et le résultat c'est qu'il n'aurait plus l'occasion de le faire maintenant.

Après quelques instants passé sans bouger, à subir les flashs de souvenirs qui s'enchainent dans ce genre de situation, il rentra à l'intérieur sans dire mot, encore sous le choc de la nouvelle, ce n'était pas tant la mort de Frey en elle même qui lui tourmentait l'esprit sur le coup, la vie lui avait repris de nombreux amis et s'il ne s'y était pas vraiment habitué, il avait fini par réussir à prendre sur lui et à avancer mais dans son cas, c'est son inactivité devant une situation qu'il s'était refusé à voir par facilité et qui avait conduit à cette issue tragique.

*Mylène* l'observa et su directement qu'il se passait quelque chose, afin d'éclairer sa lanterne, il lui tendit la lettre afin qu'elle prenne connaissance de la situation.


C'est en partie ma faute, j'aurais du intervenir.....

S'en suivit l'éternelle séance de réconfort moral, où l'autre tente veinement de vous convaincre que vous n'y êtes pour rien et ou vous finissez par acquiesser mollement, esperant par la sorte mettre un terme à la conversation.
*Mylène* avait décidé de se rendre également à la cérémonie d'adieu, en soutien mais également afin de rendre hommage à deux anciens Gouverneurs qui avaient fait de leur mieux pour améliorer la vie des dauphinois.

Les quelques fournitures pour le voyage furent vite préparées, ils mangeraient dans les auberges et ne se reposeraient que le temps de laisser les chevaux se requinquer, il fallaient qu'ils voyagent vite s'ils ne voulaient pas manquer la cérémonie et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils étaient en route pour le Lyonnais.


Vienne

Le voyage ne fut pas des plus agréable, aux températures hivernales s'ajoutèrent le manque de sommeil ainsi que les souvenirs qui s'emmelaient, perturbés par le remous du galop et c'est sans même qu'il sans rende compte qu'ils arrivèrent en vue des remparts de Lyon, la rugissante, souvent au repos mais qui savait réveler ses atouts dans les grandes occasions.
Il ne s'arrèterent pas, ils auraient le temps de dire bonjour aux connaissances en rentrant, il filèrent droit vers Vienne, ou Vanack possédait encore une maison. La ils prirent un bain rapide et enfilèrent des vêtements de circonstances, sombre. Il ne prit pas d'arme, il n'en aurait pas besoin et nul besoin de paraitre élégant dans ce genre de situation, l'attention des gens est déja tellement difficile à garder, pas besoin d'armer la distraction.

Arrivé devant la cathédrale, il s'arreta quelques instants et serra plus fortement la main de sa belle. Il prit une bonne bouffée d'air et se signa puis regarda en direction de *mylène* et lui fit un petit signe de tête, signifiant " ca va aller " puis ils franchirent la lourde porte et pénétrèrent dans la maison d'Aristote......
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Gerbo
Aidez-moi, je peux plus m'arrêter de parler !


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 2:54

Gerbo avait fait le déplacement depuis Montélimar. Arrivé la veille, Gerbo avait prit une petite chambre à Vienne qu'on dict La Belle, même si en ce jour L'Endeuillée fut un surnom plus parlant; car c'est en ce jour que seraient célébré les obsèques de deux Grands du duché...

Bien sur, Gerbo n'était point un proche des disparus. Néanmoins chance lui avait été donné de croiser leurs routes en quelques occasions, et pour tout deux, il avait une grande admiration; voila pourquoi il avait donc tenu à leur rendre hommage. Sa cape de voyage sur les épaules, mais dépourvus de son épée(restée à l'auberge : cela ne serai guère correct de se présenter armée dans la maison du Seigneur; du moins c'est ce qu'il s'était dit), il s'était arrêté à la jonction d'une petite ruelle et de la place de la cathédrale : un parfait poste d'observation. De là, il pouvait voir tout ce qui se passai : le déploiement de la garde épiscopale, l'arrivée des différentes personnes...

Après avoir attendu quelques minutes, Gerbo se décida à entrer dans la cathédrale; après s'être signé, Gerbo pris place dans le fond de l'édifice...
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*Mylene*
Maire


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 8:15

Castelnaudary

Rentrée de faire ses exercices quotidiens qui consistaient à faire deux fois le tour du bois de Castelnaudary,suivie de Grouik son sanglier,*Mylène* se réchauffait devant la fenêtre en buvant un grand lait chaud parfumé de prune.Souriant elle buvait des petites gorgées sans quitter des yeux Vanack qui s'affairait à installer la barrière qu'ils avaient achetée et qui servirait à entourer leur propriété ,évitant ainsi aux deux porcins de s'échapper vers les champs des voisins. En le voyant se frotter les mains qu'il devait avoir gelées,elle se promit de lui préparer se bon breuvage qui le revigorerait.

Elle riait dans son cœur à la pensée de la tête de Vanack quand il verrait le lait,mais ne doutais pas de son appréciation quand il y goutterait. Des montagnes de Briançon ,*Mylène* avait gardé cette habitude de boire ce breuvage qui vous fouettait le sang ,quand partie en randonnée sauvage elle se trouvait plusieurs nuits seule parmi la faune et la flore des montagnes de Briançon.
Elle en était là de ses réminiscences quand elle avisa le pigeon qui s'écrasait sur le nichoir. Poussant un petit cri de pitié envers la bête elle posa le bol sur la table et alla vers la porte juste à temps pour voir Vanack prendre le message que portait le pauvre volatile. En le voyant tituber elle s'inquiéta et se préparait à le rejoindre quand il vint vers elle à grands pas.
Son visage grave ne lui dit rien qui vaille,et quand il lui tendit la missive elle la lut sans dire un mot et leva ensuite les yeux vers lui.
Elle l'entoura de ses bras et essaya de le réconforter tant bien que mal,sachant parfaitement que rien ne pouvais effacer la colère qu'il ressentait pour lui même,tant il était sur qu'il aurait put changer les choses s'il avait prit les événements qui avaient précédé le décès de la dame.


Partons vite mon ange ,la route va être longue.
Quelques tamps après ils étaient sur les routes vers le Lyonnais Dauphiné,leur patrie à tous les deux qu'ils auraient aimé à retrouver pour d'autres circonstances.

Vienne

N'étant jamais allée à Vienne,*Mylène* que les rares fois ou Vanack l'avait invitée à venir chez lui assez discrètement pour qu'elle aie à peine le temps de visiter ,étant occupée à nettoyer le marché de Valence elle partait à l'aube sans avoir aperçu le moindre villageois. Aussi *Mylène* suivit Vanack dans les ruelles jusqu'à la propriété qu'il avait toujours dans la ville.
En apercevant la battisse ,*Mylène* ne put s'empêcher de sourire aux souvenirs qu'elle avait déjà ici. tant de mois de bonheur depuis le premier jour ou elle y était venue donnant son cœur à l'homme qui posant pied à terre devant la maison et l'aidait à descendre du sien.
Quelques temps après débarrassés de leur vêtements de voyage ,réchauffés par un bain chaud et changés,*Mylène* portant toujours des tenues noires y agrafant les gonfanons de la garde épiscopale qu'elle représentait malgré la signature tardive du concordat.
Devant l'immense cathédrale elle aperçut le déploiement des gardes épiscopales de Vienne et se sentit fière d'appartenir à la grande maison d'Aristote.Comme elle était en arrêt regardant les soldats épiant le moindre de leurs mouvements et la prestance qu'ils avaient dans cet uniforme qu'elle aussi porterais sitôt ses classes terminées, elle senti la main de Vanack serrer plus fort la sienne et rencontra son regard. Se profonds yeux bleus se posèrent sur les siens qu'elle avait bleus aussi ,deux océans qui se mêlaient sans fin et quand elle les posait sur lui l'infirmait à chaque battement de cil combien elle l'adorait.
Comprenant sans qu'il ai ouvert la bouche pour parler qu'il tentait de la rassurer elle acquiesça de la tête et le suivit dans la grande maison d'Aristote.


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Kederick
Grand Officier de la Prévôté


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Localisation IG: Montélimar
Date d'inscription: 01/01/2008

MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 17:08

Kederick avait lui aussi fait le déplacement depuis Montélimar. Arrivé la veille, le seigneur de la Ruée avait prit une petite chambre à Vienne, ville qu’il dans laquelle il se rendait pour la première fois. Le temps était ce jour là venteux, gris et froidureux, comme bien des jours en cette période hivernale. Toute cette grisaille et ce froid contribué a accentuer le sentiment de tristesse où seraient célébré les obsèques de deux Grands du duché...

Bien que ne faisant pas partie des proches des disparus, Kederick avait connu le Duc d’Hostun, lorsqu’il travaillait a la Hérauderie sous le nom Héraldique de « Dauphiné ». Le sieur de Saint-Prigent avait d’ailleurs était le poursuivant d’ « Estampe », son vassal Looln, seigneur de la Baume d’Hostun. Carnil et Freyelda avaient en outre était deux Grands pour le Duché qui par leur contribution active, leur devait beaucoup. Il s’en était rendu compte lors de ses travaux pour l’APD. Bien que ne les connaissant que peu, il avait une grande admiration et reconnaissance pour leur investissement et leurs actions; voila pourquoi il avait tenu à leur rendre hommage. Par ailleurs, il tenait à être aux cotés de son Poursuivant d’armes, François et la poursuivante de son collegue et ami le Baron de la Salle, l’actuel « Dauphiné ».
Il se prépara et revêtit un pourpoint de velours noir, sobrement travaillé d’argent et d’une lourde cape de laine. Il confia son épée à Jean, son page-clerc. Le seigneur de la Ruée prit une rapide collation et prit le chemin de la cathédrale. Sur la place de la Cathédrale, le juge pu constater l’imposant déploiement de la garde épiscopale sur le parvis et l'arrivée de différentes personnalités du Duché et du Royaume.

Une bourrasque emplie de quelques flocons de neige fouetta son visage et décida Kederick à entrer dans la cathédrale; après s'être signé, Kederick s’avança vers le milieu de l’edifice religieux. Il salua gravement d’un signe de tête et d’un regard empli de tristesse ses connaissances et amis au passage, tels que les Epoux Zwyrowsky, le vicomte de Laragne-Montgélin ou encore le Baron de Bourdeaux. Il aperçu également le Lieutenant Mylene et au loin, deux de ses confrères Hérauts Royaux, Azdrine et Sibella d’Usson. Il prit place et attendit le début de la Célébration, le regard dans le lointain, pensant aux enfants des disparus et priant pour que les ames de ces derniers trouvent place aupres du Seigneur.

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Boursiero
Phénomène de foire


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 17:26

Du haut de sa monture, il regardait la foule s’amasser sur le chemin du cortège. Ses yeux se perdaient dans l’horizon, dans le souvenir. La mine sévère et froide il tourna la tête en direction de la Cathédrale. Tout était donc fin prêt.
Ravalant sa salive en fermant les yeux comme s’il ravalait sa colère et sa peine. Grégoire pencha la tête, dernier moment de recueil, dernier souffle avant la cérémonie funeste. A ses côtés, un palefrenier attendait que le Seigneur de Saint Nazaire en Royans descende du cheval. Ce dernier le regarda alors comprenant que le moment était venu de se rendre vers la Chapelle où se tenaient les deux corps.

Le Duc d’Hostun avait toujours été un exemple pour lui. Les années étaient passées et toujours il avait su garder les faits et conseils de son suzerain en mémoire. Carnil qui vantait tant les louanges de la Chevalerie et les prouesses des combats jadis… voilà qu’il faisait lui aussi partie de ce temps passé… voilà qu’il mourrait en Chevalier dans un dernier combat dans l’amour, pour la veuve et dans la foi. Moment où finalement ne se trouve pas que la peine, mais la gloire et où commençait la légende…
La mine du Connétable s’attendrit un peu à cet instant. Ses pensées des moments partagés avec Carnil lui firent esquisser un très léger sourire au coin des lèvres, à peine perceptible.

C’est le hululement de sa monture qui le fit revenir dans ce jour sombre. Son visage se referma de nouveau, fronçant les sourcils, l’air grave.
Disséminés sur le long du passage, les étendards claquaient dans l’air et c’était bien là le seul son que l’on entendait dans un silence pesant.

L’acier de son armure aurait presque pu se confondre avec le temps maussade et pluvieux. Elle était d’un brillant glacial. Confectionnée par un Maître-Tisserand, il avait fait faire une cape noire, sur le cordon il avait fait poser de la fourrure le protégeant du froid.
Ses cheveux noirs au vent, Grégoire jeta donc un dernier coup d'œil avant de descendre de selle et laisser les rênes au palefrenier. Il posa sa main sur le pommeau de son épée, souffla une nouvelle fois et prit la direction de la chapelle.

L’homme faisait fi de ce qui l’entourait, et plus il approchait de la bâtisse religieuse plus ses pas devenaient lourds. Le rythme de son cœur et sa respiration s’accéléraient. Il resserra son poing sur sa garde, et c’est décidé, d’un pas sur qu’il se rendait vers le dit lieu.

Quelques flocons de neige commencèrent à tomber doucement sur la ville, seul élément peut-être de délicatesse tombant du ciel.
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Walan
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 8 Déc - 23:22

Noir.
Noir, de la tête aux pieds, voilà comment Walan était vêtu lorsqu'il arriva sur le parvis de la cathédrale. Du pourpoint aux chausses, seuls son blason brodé au niveau du coeur et le collier de l'ordre de Saint Georges autour de son cou apportaient une touche de couleur à l'ensemble.

Gris.
Telle était la couleur du ciel en cette sombre journée d'hiver.
Telle était la teinte du regard que Sans Repos posa depuis l'entrée vers l'interieur de l'édifice, observant les personnes venues rendre hommage aux deux Grands du Duché.

Blanc.
Voilà l'aspect que le sol prenait alors que la neige commençait doucement à tomber et que le vicomte d'Ancelle se dirigeait vers la chapelle d'où il porterait le cercueil de son amie.

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Funérailles de Freyelda et Carnil

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