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 Funérailles de Freyelda et Carnil

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Guidel
Phénomène de foire


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Age: 23
Localisation IG: Lyon
Date d'inscription: 13/12/2006

MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mar 9 Déc - 19:47

[Dans le vieux donjon de la baronnie de La Salle, Vallée de la Guisanne]

Le hasard faisait qu'il avait appris en personne la mort de Freyelda et de Carnil lors de son passage à Briançon pour recruter du personnel et acheter les matériaux desinés à bâtir le domaine de La Salle et depuis lors il était demeuré introuvable jusqu'à ce jour où le baron avait été ramené par son intendant depuis Briançon, où il avait été retrouvé à noyer son chagrin, marqué des récentes cicatrices d'un combat sur lequel il n'avait donné nulle explication à quiconque.

Un jour c'était à peine écoulé sur les terres situées entre Saint-Chaffrey et Monestier de Briançon, qu'arriva un cavalier porteur d'une nouvelle missive portant le scel de la jeune Aliénor: l'enterrement aurait lieu en la Cathédrale de Vienne et, même si ce n'était pas clairement inscrit, les jeunes héritiers auraient besoin de tous le soutien qu'on pourrait leur apporter pour surmonter cette épreuve.

Guidel ne prit même pas la peine de donner quelque dernière recommandation à l'intendant, il n'emporta ni cape ni cotte ni harnois, ne portant que chausses et bottes en dehors de la chemise qu'il portait déjà, la bâtarde battant sa cuisse comme toujours, il enfourcha le seul cheval déjà sellé que comportaient les écuries jouxtant la morne tour qu'il habitait provisoirement. Déjà monté, il sortit des écuries à toute allure, se penchant sur l'encolure pour franchir la porte des écuries, il poussa progressivement la monture dans un galop éfreiné sur la route longeant la Guisanne.


[Grenoble]

Lorsqu'il atteignit Grenoble, il fit volter sa monture en direction du pont-levis, ne prenant pas la peine de ralentir pour autant. Les gardes de la porte eurent le bon sens de ne point tenter de l'arrêter et soufflèrent de soulagement en reconnaissant en lui le conseiller militaire et ancien grand maistre des lances. La poussière se souleva et les graviers volèrent lorsqu'il tira sur les rênes pour arrêter le cheval couvert de transpiration et n'attendit pas même que celui-ci se soit totalement arrêté pour quitter la selle et avant de remettre les rênes à un palefrenier qui accourait la mine basse.

Il entra dans les écuries du château, héla un autre palefrenier, lui demandant de seller un cheval endurant pour faire route jusque Lyon. En quelques minutes, il fut de nouveau sur les routes, dévorant les lieues sous son galop tel un lion maintenu trop longtemps à jeun.


[Lyon]

C'est sous la pluie, la chemise collée à son torse tout autant que ses cheveux sur son visage qu'il pénétra dans Lyon au petit trot. La monture était exténuée mais tenait bon ne ralentissant plus son allure et sentant la fin du voyage toute proche. Ils arrivèrent enfin à l'Hostel du Seigneur de Mont-Dauphin et pénétrèrent dans la cour.
Ce cheval est brave et endurant, bouchonne-le soigneusement et donne-lui repos, nourriture et boisson lorsqu'il aura repris son souffle et que son coeur se sera calmé. Dit-il au jeune homme qui s'approchait pour prendre la monture de son seigneur.

Il poussa les deux lourds battant de la porte avec fracas et l'homme qu'il avait laissé à gérer ses affaires à Lyon se précipita à sa rencontre.

Un bain chaud et mes plus beaux atours, noirs de préférence, c'est tout ce que je souhaite pour l'heure.

L'intendant se retira en s'inclinant bien bas, il savait quand il ne fallait pas contrarier le héraut.

Guidel prit un bain chaud et parfumé, s'appliquant rudement et méthodiquement à se débarasser de toute la crasse récoltée sur la route, sans égard pour son confort. Il demanda ensuite que lui soient apportés rasoir et miroir et tout aussi méthodiquement entrepris de se raser. La lame aiguisée passait et repassait sur sa gorge sans qu'il cilla un instant ni ne se blessa.

Des serviteurs virent ensuite le vêtir sans prononcer un mot, nouant ses cheveux par un ruban de satin noir, ajustant la lourde cape de velours autour de ses épaules de combattant et lui apportant enfin son épée bâtarde frappée de la licorne, rangée dans un fourreau de cuir noir attaché à un ceinturon qui l'était tout autant. Tandis qu'il le ceignait, l'intendant vint lui murmurer quelque chose à l'oreille, ce à quoi il répondit:

Le grand hongre noir sera parfait.

Quelques minutes plus tard, il était au dehors, ajustant encore sa cape pour se protéger du froid tandis qu'un palefrenier lui amenait le grand hongre à la robe d'ébène. Il enfourcha le cheval et hocha la tête à l'intention des domestiques avant de quitter la cour de l'hostel sur le petit trot qui l'amènerait à Vienne.

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Meleagant
Conseiller Ducal


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mar 9 Déc - 22:31

[HRP: tous les personnages sont sensés être arrivés. Si vous prenez le RP en route, merci d'éviter les arrivées tardives. Vous êtes considérés comme présents. Merci]

Le prélat avait été rejoint par le cardinal fraîchement nommé, Cyril Kad d’Azayes ainsi que par le cardinal connétable Ingeburge. Après les politesses d’usage, frère Geoffroy, les invita à sortir de la sacristie.
Les trois cardinaux le suivirent, Kad prêtant son bras à Méléagant.
La nef emplie de chuchotements, laissa place à un silence respectueux à l’arrivée des trois clercs, suivis de plusieurs chanoines.
Les bancs et les sièges étaient tous occupés, les allées latérales bondées. Où que le regard portait, ca n’était que visages graves, nobles, bourgeois, paysans, riches, pauvres, militaires, clercs tous unis dans la même tristesse et la même solennité.

L’un des chanoines ouvrit un Livre des Vertus sur l’autel pendant que les cardinaux prenaient place sur trois fauteuils en chêne, en retrait. Les chanoines rejoignirent les clercs déjà installés de part et d’autre des trois prélats.

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Demons
Doyen


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mar 9 Déc - 23:09

Cette nuit avait la plus courte de la semaine, n’arrivant pas à trouver le sommeil Demons avait finit par baisser les bras et était retourné travailler à la lueur de la chandelle jusqu’à que le sommeil eut raison de lui et qu’il s’effondre sur ses parchemins. Le soleil le réveillé pourtant rapidement, dès son appariation au lueur du jour, il vint éclairer le visage de Demons l’obligeant à se lever. S’habillant rapidement avait les vêtements qu’il avait soigneusement préparé la veille, Demons se regarda dans le miroir qui trônait près de son armoire. Habillé tout de noir, les cheveux attachés en un catogan serré, ses joues légèrement creusées lui donnaient un air triste. Sortant alors rapidement de sa chambre après avoir récupéré deux parchemins sur son bureau, le jeune baron retrouva son écuyer dans la cuisine, les joues bien rondes, la bouche pleine. Le saluant de la tête, il ne dit pas un mot, l’heure n’était pas aux discussions et Raithuge le savait bien. Le repas matinal se fit donc dans le silence, avant que nos deux hommes se dirigent vers l’écurie, il leur fallait partir de bonne heure pour arriver à temps en l’Eglise de Vienne.

[...] LJD Demons s'excuse pour son retard et pour n'avoir pas encore finit on rp ...

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Kernos
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 0:30

[Die, avant l'aurore]

La ville était silencieuse, encore somnolente sous un ciel noir comme l'encre, vaste comme l'océan. Semblable aux ténèbres qui l'entouraient, emmitouflé dans une épaisse cape assortie à la voûte céleste, Kernos s'afférait autour de sa monture, affrontant l'air glacial à l'heure où les Diois étaient encore plongés dans leurs rêves. Seul le lion d'or trônant sur son poitrail venait rompre la monotonie de ses habits de deuil, tel l'étoile du matin dans l'éther nocturne, infime étincelle de lumière dans l'obscurité, le symbole de l'Ordre de Sainct-Georges l'empêchait de se confondre avec les ombres qui le cernaient. Froide nuit pour triste jour, songea t-il, à croire que le Très-Haut aimait particulièrement les mises en scène.

La selle de Corwin solidement attachée, le Seigneur de Glandage frotta ses mains l'une contre l'autre. La route jusqu'à Vienne n'était pas des plus pénibles, mais le vent sournois qui était descendu des Alpes ces derniers jours, avait apporté le givre avec lui, glaçant les chemins comme il avait déjà gelé les terres de Glandage... Mieux valait partir tôt et chevaucher plus lentement pour éviter de glisser. Un dernier coup d'oeil autour de lui et il tourna le dos à sa demeure. Le soldat mit le pied à l'étrier pour se hisser sur son frison puis, faisant claquer légèrement ses tâlons, il guida sa monture vers les portes ouest de Die.


[Vienne]

Après quelques heures de chevauchée morne et silencieuse, Kernos arriva enfin à Vienne la Belle. Il s'arrêta dans une auberge afin de se désengourdir les membres et de confier Corwin aux bons soins d'un palefrenier. Un bol de soupe fumante et une miche de pain plus tard, il se leva, l'heure de célébrer les funérailles de la Pieuse Francesca d'Avencourt et du Preux Carnil de Macquart approchait. Kernos déposa quelques écus sur le comptoir et sortit après avoir écouté brièvement les remerciement du tenancier. Dehors, la neige commençait à tomber. Il releva son col et se hâta vers le parvis de la Cathédrale.

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En deuil de son Chef, en deuil de son Amie, en deuil de Linala
En deuil de ses compagnons, morts pour la Couronne
En deuil d'une vieille amie et de l'époque disparue avec elle
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MacCornell
Capitaine Floodeur


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 8:50

[Quelque part dans le Lyonnais-Dauphiné]

L'annonce de la mort du Preux et de la Pieuse était tombée depuis un certain temps, restait à savoir quand leurs corps seraient rapatriés et où la cérémonie aurait lieu. En patrouille sur les routes du Duché, le Seigneur des Lances d'Embrun avait pris par précaution dans son paquetage son uniforme de circonstances. Il était conscient que son poste nécessitait une série de prestations de représentation. Certaines joyeuses, d'autres moins... Un messager lui apporta une missive. Il fit arrêter ses hommes, décacheta la lettre et comprit qu'il devait se mettre en route immédiatement. Son devoir l'appelait à Vienne. Pour aller plus vite, il se fit accompagné d'une escorte légère de deux hommes. La patrouille continua sa route dans une autre direction.

[Vienne]

Arrivés à Vienne, ils purent constater que la ville arborait aux fenêtres ses couleurs de deuil. Les étendards avaient été mis en berne ou bien avaient été remplacés par des draps noirs. Le gris du ciel et le blanc de la neige qui tombait ne faisaient que de confirmer l'atmosphère qui régnait dans la ville. Après être passé à la garnison de Vienne pour se changer, se décrasser et prendre les dernières informations, le Seigneur de Baternay se rendit sur le parvis de la cathédrale accompagné de Robin et de PetitJean. Le premier l'accompagnerait comme à l'accoutumée tandis que le second s'occuperait des chevaux. La place était sombre de monde, des carrosses attendaient parqués dans un coin. MacCornell se posta aux portes de la cathédrale. Son rôle lui avait été communiqué. Il le remplirait avec honneur dès que les cercueils seraient en arrivés.


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penelope
Capitaine
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 20:06

[Route de Lyon à Vienne]

Des bruits de sabots sur les pavés poussiéreux de Lyon, une cavalcade effrénée emportant deux cavaliers sur leurs montures.

Talonnant les flancs de Xéna , Pénélope s'élança dans le paysage brumeux qui l'entourait...
Le brouillard et la vitesse de sa course eurent tôt fait de la laisser trempée et glacée.
Les genoux serrés sur les flancs de sa jument, le visage près de la crinière dans laquelle ses mains s'agrippaient, elle parcourut les berges du Rhône.

Elle porta sa vue au loin, des pêcheurs s'évertuaient à remonter quelques grosses prises sur leurs barques qui voguaient au rythme du courant. Plus près de la rive, d'autres semblaient pris dans les brumes de leur rêves.
Elle continua son chemin, lançant des regards furtifs en tout sens, loin d'être anxieuse, Pénélope gardait tout de même ses réflexes de soldat toujours à l'affût, aujourd'hui son épée ne battait son flanc, elle n'en avait nullement besoin.


[Vienne]

Elle ralentit sa course et se tourna vers le Capitaine, sa présence et son calme parvenaient à la réconforter, elle lui esquissa un tendre sourire en mettant Xéna au pas.

Après avoir sombré dans la morosité en pénétrant dans les ruelles de sa ville, elle secoua sa nostalgie quand ils arrivèrent dur le parvis de la Cathédrale.

Une fois à terre, elle ramena sa cape sur elle et glissa sa main dans celle de Féa pour entrer dans le lieu saint. Il poussa avec ménagement la porte à deux battants, Pénélope resta là un court instant, plantée dans le contre jour, observant les visages blêmes et blafards des présents déjà nombreux, les mêmes visages croisés pour les funérailles d'Aly.
Leurs peaux ressemblaient à des parchemins jaunis par le temps et presque transparents pour certains.....Seule une faible lueur de vie animait encore leurs yeux, aucun doute l'atmosphère était lourde d'émotions.
Elle envoya une prière muette vers le ciel pour que les hauts dignitaires de ces lieux veillent sur ceux qu'elle aimait puis ils prirent place sur un banc dans le plus grand silence.

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Nestor, Que ta lumière continue de me guider !
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Invité
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 20:12

Quelques temps auparavant une terrible nouvelle arriva au chateau de Gap Freyelda et Carnil n'étaient plus, la vie leur avait été oté tragiquement. Freyelda avait été une amie très proche de la Duchesse de Gap, elle avait été à ses côtés lors de son mariage, elle avait mis au monde le premier enfant du Duc et de la Duchesse.

[arrivée a la cathédrale de Vienne]

Après de longs jours de voyage, la cathédrale de Vienne était en vue, le Duc et la Duchesse de Gap se devaient d'être présent pour rendre un dernier hommage à leur amie dame Freyelda et messire Carnil.

Ils s'avancèrent sur le parvis de la cathédrale, ils entrèrent, reconnurent des visages familiers parmi l'assistance, le silence régnait tout le monde se recueillait, Valérianne prit place se signa, s'agenouilla et se mit à prier.
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François de Macquart
Timide


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Localisation IG: Valence
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 23:20

[Artas, avant les funérailles]

La longue procession partie de Briançon qui avait mené les dépouilles du Duc d’Hostun et de la Vicomtesse de Guillestre ainsi que leurs enfants et leurs proches s'était terminée à Vienne. Les corps des deux anciens Gouverneurs du Lyonnais et Dauphiné avaient été menés à Vienne dans une petite église où une chapelle ardente à leur mémoire avait été dressée.

Aliénor et Enguerrand retrouveraient le château familial de Maubec tandis que François séjournerait à Artas, en attendant le jour fatidique de la cérémonie. Avec un pincement au cœur l’impétrant chevalier laissait sa chère amie aux soins de son frère. Il se rassura en se disant qu’elle serait aussi bien en sécurité là-bas.

Il y avait bien longtemps que le jeune de Macquart n’avait pas foulé les terres artasiennes. Il se laissait envahir par la nostalgie que lui inspiraient les lieux. Il passait des heures dans le bureau de son père, plongé dans les livres du Chevalier de France, souriant tristement et tendrement à la fois lorsqu’il retrouvait, par hasard, quelque parchemin écrit de la main de son père. Le Preux lui manquait.

[Le jour des funérailles]

Levé avant l’aube, le hardi de Macquart s'était préparé dans une morosité atteignant son paroxysme. Depuis des années il savait que ce jour arriverait, mais il ne l'avait pas imaginé venir aussi tôt. Charles était passé de vie à trépas, alors qu'il était encore animé par la force, le cœur, l'ambition, la raison, l'honneur. Il restait au Chevalier de France bien des hauts faits à accomplir, des sommets à gravir. Mais la faucheuse l'avait coupé dans son élan, dans sa lente et longue ascension.

C'était injuste oui, il en était convaincu et il ne manquerait pas de venger son sang, de faire honneur à son rang et à sa maison une fois que le temps de deuil serait respecté. Oh oui il ne ferait pas comme certains nobles de la province en bafouant le temps de recueillement. Ces nobles d'ailleurs, il ne manquerait pas de les houspiller et de leur faire part de sa manière de penser.

Sortant de son bain, il se sécha et chassa ses pensés en hochant vigoureusement du chef. Il était prêt, revêtant tunique de toile blanche de champagne, chausses, haut-de-chausses et poulaines d'un blanc nacré. Le hardi retrouva alors Enguerrand et Aliénor d'Avecnourt et ils prirent alors la route vers la petite chapelle non loin de la cathédrale où ils étaient attendu. Dans ce lieu Saint où étaient arrivés les cercueils la veille, ils y retrouvèrent les nobles et notables les plus proches de la Pieuse et du Preux. Les autres devaient certainement attendre leur arrivée en compagnie des cardinaux Jehan Meleagant et Cyril Kad d'Azayes.

Il salua chacun d'un léger signe du chef et les remercia de leur présence. La cérémonie allait bientôt débuter et il invita chacun à prendre sa place autour des longs coffres de bois finement travaillés. Son regard se posa sur le dragon de sa maison, un léger sourire se dessina sur ses lèvres, tandis que dans le même temps la cloche de la cathédrale retentit dans la ville. C'était le signal. Les cercueils se soulevèrent lentement et furent menés au lieu Saint où allait se tenir la cérémonie. Cette cathédrale, c'est celle que des In Tenebris avaient jadis brûlé et que son père avait pourchassé, faisant un prisonnier. Il était prévôt des maréchaux et Francesca Amalya maire de la ville à cette époque.

Le cortège descendit les quelques marches pour arriver sur la large rue, tapissée de neige. Une blancheur qui laissait penser que même le Très Haut avait voulu que tout ne soit que deuil. Toute activité avait été interrompue, un dernier hommage était rendu aux deux grands de cette province et du royaume. Des dignitaires de l'Ordre de Saint Georges ouvraient la marche, en compagnie d'Aliénor d'Avencourt. Les Compagnies d'Ordonnances avaient organisé une haie d'honneur tout le long du trajet, assurant également la protection du cortège. La ville vivait à présent au rythme de ce dernier, chacun était rassemblé pour se recueillir et prier pour le repos des âmes de Freyelda et Carnil.

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Dernière édition par François de Macquart le Jeu 11 Déc - 1:27, édité 2 fois
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Aliénor
Commère


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 23:40

[Sur la route de Vienne]

La neige s’était mise à tomber, comme si la nature elle-même accompagnait Aliénor dans ses pleurs silencieux. Le voyage des terres maubelanes jusqu’à Vienne s’était fait au seul son des sabots martelant la route puis les pavés et des craquements du bois de la voiture aux armes de la famille d’Avencourt. Ni l’un ni l’autre des deux jeunes orphelins n’avait ouvert la bouche. Comment dire l’indicible de toutes façons ? Et puis l’un comme l’autre savait exactement ce que l’autre ressentait. Et Aliénor n’avait toujours pas retrouvé l’usage la parole hormis pour cette horrible allégeance dont elle dut arracher de force les mots à sa propre gorge.

L’on fit une courte halte à Artas d’où François et ses gens rejoignirent les héritiers d’Avencourt et leur suite. Le jeune homme avait trouvé refuge et repos sur les terres de feu son père, Enguerrand n’avait fait aucune objection bien qu’Aliénor se doutât que cela lui coûtait quelque peu. Mais leur mère, ainsi que leur père, en auraient sans l’ombre d’un doute décider ainsi.


[Vienne la Belle]

Il faisait jour lorsque la Triste Compagnie pénétra dans les rues de la cité viennoise. Le monde, en gris et blanc, semblait tout entier en deuil. La voiture s’arrêta devant une petite chapelle non loin de la cathédrale. Là étaient rassemblés ceux qui avaient souhaité porter les dépouilles de Francesca-Amalya d’Avencourt et de Charles de Macquart vers leur dernière demeure.

La porte de la voiture s’ouvrit mais la petite licorne resta à l’intérieur, laissant aux deux jeunes nouveaux chefs de famille le soin de vérifier que tout était prêt. En attendant, la jeune fille regardait la ville se couvrir lentement d’un manteau aussi immaculé que sa robe.

Deux mains s’étaient tendues en direction d’Aliénor la Blanche alors qu’elle allait sortir de l’attelage. Peut-être y avait-il eu un échange de regards sombres entre François et Enguerrand mais la jeune fille était ailleurs et n’aurait sans doute rien remarqué si tel avait été le cas... Ses deux compagnons d’infortune allèrent ensuite se placer auprès des autres personnes présentes et tous soulevèrent les coffres de bois qui contenaient les corps meurtris des deux défunts.

Le cortège funèbre se mit en route vers la cathédrale.

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feanaro56
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 10 Déc - 23:57

[Vienne]

Feanaro poussa la porte et laissa Pénélope la première mais elle s'arrêta quelques instants sur le pas de la porte, elle semblait réfléchir puis entra, il la suivie dans la cathédrale, le silence se faisait peu à peu.
Elle avait passé la main dans la sienne et ils avancèrent sans bruit jusqu'à un banc. Il jeta un regard rapide sur l'assemblée qui avait une mine blafarde du à ces funérailles et peut etre aussi à la suite des nombreux décès de hauts dignitaires dauphinois depuis quelques temps.
En y repensant, il baissa la tete et fit une prière pour toutes ses personnes.
Il releva ensuite la tete, fit un léger sourire à Pénélope et reprit sa mine presque moribonde.

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samarel
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 11 Déc - 0:40

après avoir longuement prié, samarel rouvrit les yeux. il ne s'était pas rendu compte du nombre de personnes qui étaient là jusqu'à ce moment. voyant que la cérémonie allait commencer, il fit signe au vicomte de laragne montéglin qu'il était temps et se leva. il marcha dignement, bien que le coeur serré, vers la sortie et se dirigea vers la chapelle ardente ou reposaient les deux cercueils abritant les dépouilles terrestres de ses amis.

là, il retrouva walan et zwyrowski qui étaient venus directement. sans dire un mot, les trois hommes restèrent ainsi, interdits par la douleur que chacun ressentait.

après un moment qui parut interminable, l'écossais releva les yeux vers le vitrail qui laissait à peine passer une lumière déjà chiche en ce jour. instinctivement, samarel se mit à parler sa langue maternelle.


Ar n-Athair a tha air nèamh,
C'ar son sàmhach ciùin an talla dorch ?
C'ar son carnils' freyelda fulaing ?*


puis il se signa et attendit les autres porteur.

*Notre père qui estes aux cieux
Pourquoi le tombeau peut il etre calme et apaisé ?
Pourquoi carnil et freyelda ont ils souffert ?

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Vétéran mont aiguille : Vannes, Rohan.
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Ecaterina de Sevillano
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 11 Déc - 11:17

[ Embrun]

L'Archevêque d'Embrun n'avait pas pu partir plus tôt d'Embrun en raison d'un surplus de travail.
Lorsqu'elle eut fini, elle se dépêcha de monter dans son coche.

Tout en regardant le paysage défilé devant ses yeux, Ecaterina sentit une tristesse l'envahir. Elle ne connaissait pas les personnes qui allaient être enterrées, mais pour elle la mort de personne ayant servis leur duché est toujours une grande perte.


[ Vienne]

Alors qu'elle était encore dans ses pensées, le coche s'arrêta devant la splendide cathédrale de Vienne. La porte s'ouvrit et Ecaterina en descendit.
Elle s'avança jusqu'au parvis de la cathédrale, respira et entra.
Plusieurs personnes étaient déjà arrivées. Elle salua les personnes qu'elle connaissait , se signa et alla s'assoir silencieusement sur les bancs réservés aux clercs, car en ce moment elle n'était pas la Conseillére ducale, mais l'archevêque venu prier pour les défunts.

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Sagaben
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 11 Déc - 14:58

Le vicomte de Laragne avait vu sa soeur à l'intérieure, vicomtesse de Crots. D'un pas lent, il se dirigea vers elle avec Alixe et s'assit juste derrière elle. Il ferma les yeux et porta instinctivement sa main sur l'épaule de sa jumelle... Elle souffrait beaucoup plus que lui. Après un moment de recueillement, il croisa le regard du baron de Bourdeaux. Le vieil écossais lui fit signe. C'était le moment. Il retira sa main de l'épaule et, après un regard emplit de tristesse à Alixe, il se leva doucement. Rien ne pouvait accélérer les choses. Le temps s'était arrêté dans la cathédrale de Vienne.

Il se dirigea à la suite de Samarel vers la sortie de la cathédrale. La ville se parait d'un blanc manteau. Sa manière à elle de saluer ces deux Grands personnages disparus. Il rejoint les vicomtes de Crots et d'Ancelle. Il croisa les bras et resta immobile, dans ses habits endeuillés. Le spectacle devait être impressionant et désolant à la fois pour les quidam passant sur le parvis de la cathédrale. Tout en se recueillant, il jetait parfois regard à son beau-frère. Malgré le moment, son âme ne pouvait parfois s'empêcher de vagabonder au delà des montagnes, de l'autre côté...

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Lady_Antlia
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 11 Déc - 16:26

[ A Briançon ]

La neige tombait drue ces temps ci . La jeune femme avait choisi l'hiver pour emmenager en ce village montagnard. L'état de santé d'Akron l'Alsacien ne lui permettait pas de rester à Montélimar. Aussi, au chevet de son bien aimé, coupée du monde qui l'entoure, elle n'avait pas bien suivi les évènements, mais avait eu connaissance de l'horrible nouvelle .
Aussi, Guillaume l'avait tenue au courant, et c'est triste qu'elle accueillait ces nouvelles. A l'heure de la levée des corps, elle avait tenue à accompagner leur famille mais de loin..
A cheval, accompagnée de Guillaume son aide, elle suivait la lente caravane en direction de Vienne.
Elle imaginait sans peine la douleur des proches de ces deux illustres personnes.
Tout doucement, ils s'acheminaient ....


[A Vienne]


Arrivés à Vienne, ils dépassèrent la caravane . Elle souhaitait être parmi ceux qui allaient accueillir les défunts et leur famille. Devant la cathédrale, elle glissa de sa monture, confia celle ci à Guillaume :


Prends bien soin d'eux, ils en ont besoin .


Celui ci rouspeta, pensant à sa maitresse qui n'avait guère pris de repos ou de repas. Mais celle ci le renvoya sur le champ s'occuper des chevaux et rejoignit ainsi la foule d'anonymes et de moins anonymes qui se trouvaient devant la cathédrale .
Regardant l'édifice, elle ne put réprimer un frisson en cette journée d'automne. Elle referma sa cape, se tint droite, non loin de certaines connaissances, les flocons couvrant les capes et coiffes... un signe ....
Ils attendaient ceux pour qui ils s'étaient tous réunis .

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Espoire
Phénomène de foire


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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 11 Déc - 17:01

Espoire était en train de prier pour ses amis quand elle sentit une main sur son épaule, elle se retourna un peu et vit son frère et à ses cotés Alixe, mais ne put rien leur dire.
Quand il se leva, elle comprit tout de suite pourquoi, et avant qu’il ne parte elle lui adressa un regard à la fois pleins de tendresse et de tristesse puis se retourna à ses prières.

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Funérailles de Freyelda et Carnil

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