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 LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné

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Sablelon
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 11 Fév - 19:53

XVI. LE BRIANCONNAIS

Pour résumer, le pays du Briançonnais jouxte à l'ouest l'Oisans, au nord la Maurienne, dans son extrémité sud-ouest le Champsaur, au sud l'Embrunais, au sud-est le Queyras.
Les sous-pays sont, entre autres, la Haute-Romanche, l'Oulx et la Vallouise.

Pour un article très complet sur le Briançonnais, se rendre à cette page CI


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 12 Fév - 19:19

XVII. LA VALDAINE

La Valdaine est un pays dont le principal centre de population est Montélimar. Le pays est limité à l'ouest par le Rhône, au nord par le Valentinois, à l'est par le Diois, et au sud par le Tricastin. Viviers, sur la rive gauche du Rhône, marque la limite entre Valdaine et Tricastin.


HISTOIRE ET PATRIMOINE

Lieu d'occupation humaine très ancien, la Valdaine (contraction de "Val d'Ainan", du nom de la rivière qui arrose toute l'étendue du territoire cantonal) est habitée à l'origine autour et sur le lac de Paldru (communes de Paladru et de Montferrat, qui sont à l'ouest du canton). Une cité lacustre est en effet bâtie, avec maisons sur pilotis. Durant le haut Moyen Âge, s'installe autour du lac une communauté singulière, dite des Paysans-Chevaliers. Au XIe siècle est édifiée l'église de Voissant, toujours visible aujourd'hui, ce qui en fait la plus ancienne église du Dauphiné. Au siècle suivant débute la construction de l'église de Saint-Geoire, chef-d’œuvre aujourd'hui classé (et restauré dernièrement).

Montélimar.

Il y a six mille ans, un village est établi à Gournier. La région fait partie de la Provincia Romana en 117 av. J-C. Au début du 1er siècle, Agrippa trace la voie Lyon-Arles, un relais est établi à Acunum (Aygu).
Partie du royaume de Bourgogne-Provence, le pays de Montélimar entre dans la mouvance du Saint Empire Romain germanique en 1032. Les bénédictins de l’Isle-Barbe-Lès-Lyon y possèdent onze églises. Cette époque voit l’ascension de la famille des Adhémar de Monteil qui construit un vaste palais et donne son nom à la ville.
À la fin du XIe siècle, on voit apparaître la famille d'Adhémar, sans doute originaire du Royans et qui peu à peu assoit son autorité sur la région. Guillaume-Hugues d'Adhémar est le premier seigneur de Montélimar ("seigneur de Monteil"). Il est le frère d'Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat du pape pour la première croisade. La famille regnera sur la région de Montélimar jusqu'au XIIIe siècle. Les d'Adhémar font construire leur palais (XIIe siècle) sur le promontoire de Narbonne à la place d'un vieux chateau.
Les d'Adhémar, au XIe siècle vont construire autour de leur fief de nombreux châteaux (Grignan, Châteauneuf-du-Rhône, Rochemaure et La Garde-Adhémar). La seigneurie comptera à son apogée une trentaine de châteaux.
En 1198 la seigneurie est partagée entre deux frères, Giraud et Lambert d'Adhémar.
En la même année, les Montiliens obtiennent une charte des libertés. En 1449, Montélimar est intégrée au Dauphiné par le Dauphin futur Louis XI. L’église Sainte Croix est reconstruite et érigée en collégiale.
Dès le milieu du XIIe siècle, la cité des d'Adhémar est désignée sous le nom de "Monteil des Aimar". La forme définitive date de 1328.
En 1365 une partie de la ville (qui est une co-seigneurie) passe sous la protection de la papauté. Le pape fait rénover le palais seigneurial et entretenir les remparts.
Détruit depuis la fin du XIVe siècle, le pont sur le Roubion n’est reconstruit qu’en 1806. L’ancienne route du Combat devient la Nationale 7.
En 1447 c'est le dauphin, le futur Louis XI qui devient maître de la ville et de son château.

Châteauneuf-du-Rhône

Châteauneuf du Rhone (à la limite sud du pays de Valdaine) était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar, formant une paroisse du diocése de Saint Paul Trois Châteaux, dont l'église dédiée à Saint Nicolas (ecclesia de Castro Novo 1250) et les dîmes appartenaient à l'abbé d'Ainay en sa qualité de prieur du lieu. Quant à la seigneurie temporelle de Châteauneuf du Rhône, elle appartenait aux évêques de Viviers, qui hauts seigneurs de cette terre dès 1206, en acquirent en 1264 et 1295 le domaine utile des Châteauneuf. Le mandement de Châteauneuf du Rhone (Mandamentum Castri Novi 1367) avait la même étendue que la commune de ce nom. Pour se faire une idée des dimensions de la localité, il y avait 120 maisons dans cette commune, en 1762.
Son étymologie est la suivante : 1) Castrum Novum Montis Pancerii, 1292 (terre de Saint Pierre du Palais) 2) Castrum Noveum Rhodanum 1300 3) Castrum Montispenserii 1364 4) Castrum Novum de Raco 1365 5) Castrum Novum de Rac 1442 6) Chateauneuf de Rac 1579 ; 7) Chateauneuf du Rosne 1598 (terre de Saint Pierre du Palais)
Patrimoine et histoire : Vers le IXème siècle, on trouve installé un prieuré : Saint-Pierre-Du-Palais la maison conventuelle fut, à son tour saccagée au XVlème siècle, au cours des guerres religieuses.
Tout près de là l'oratoire Saint-,Joseph avec à gauche la route de Chamblanc et à droite, le chemin du stade qui contourne un parc aux arbres séculiers du château de Combaumont, manoir féodal, avec ses tours crénelées, ses meurtrières, ses fossés, sa herse et son pont-levis.
Au croisement de Saint-Joseph, nous distinguons deux coteaux voisins : Sainte-Catherine et Montpensier, couronnés de vestiges imposants d'un vieux château féodal, avec ses murailles crénelées, plus ou moins ruinées, ses tours démantelées et les restes d'une tour massive à deux étages, ancien donjon qui domine l'enceinte et atteste l'opulence de cette forteresse féodale.
Entre ces deux collines, une agglomération entourée de verdure et confortablement installée dans la combe d'ou émerge unclocher roman : c'est le village de Châteauneuf-du-Rhône

Enceinte moyenâgeuse, d'une importance stratégique, rendant le passage impossible, sans l'autorisation du maître de céans.
En 1198, ce vieux bourg fortifié s'appelait Castrum Montipencerie, en 1292, Castrum novum Montispencerie, puis Castrum de Raco en 1365, Chasteauneuf de Rac en 1579, Bourg-Le-Rhône en 1793, sous la révolution.
Son aspect féodal dominant le cours du Rhône justifie son appellation moderne.
Au centre du village, le quartier de Courbon, la place moderne de la Grangette, aménagée en avant de l'ancienne enceinte; C'est un carrefour de quatre routes l'une en direction d' Allan, l'autre de Donzère, la troisième de Montélimar et à l'ouest la quatrième vers l' Ardèche, cette dernière en direction de la gare, longe le château de la Grangette, le groupe scolaire, la place du Monument aux Morts (place M. de Maujouy), et passe au pied du moulin seigneurial décapité, plus loin à droite, la fontaine de Morterol, avec ses vestiges de thermes romains.
La Grande Rue, artère principale du pays, montre au passage quelques vestiges des XVème et XVlème siècles; à gauche, la rue Juiverieconduisant à la place des Orpailleurs, et à droite, la rue Paillarès avec les prisons seigneuriales, elle nous amène à la place de l'église, Saint-Nicolas du XIIème siècle de style roman byzantin, restaurée dans son style primitif, véritable morceau d'architecture, avec son clocher roman (cloches de 1619) et ses chapelles septentrionales du XVème siècle.

A l'Est de la place,la rue de la Poterne, la porte du Levant, dite la Poterne, décorée d'une vétuste et naïve statuette de la Vierge, en bois.
Plus bas la rue déclive de la Combe, qui va rejoindre la route de Viviers et aboutissait autrefois, au portail du Couchant : porte de la Combe.
On aperçoit d'ici les remparts; à l'angle Nord, placée sur une la façade, une niche rudentée abrite toujours une Vierge couronnée, en bois : c'est Notre Dame du Rhône (XVème siècle), tenant dans ses bras l'enfant Jésus.
Tout près de là, la ruelle tortueuse du puits carré, qui traverse la place du même nom.
Au Midi, une longue ligne de hauts remparts surmonte le ruisseau bien nommé, le Merdari, égout collecteur du vieux village.
Dans la rue montant au Château de Montpensier on y rencontre encore plusieurs vestiges du XVème et XVlème siècle.
Le portail terminal, côté midi, dit de Notre Dame ou de Donzère, ouvert au fond du ravin, dans le rempart méridional de deux mètres d'épaisseur.
Avec sa tour carrée de huit mètres de hauteur qui la surmonte, cette porte d'entrée, comporte de chaque côté, un bel arceau de cinq mètres de haut.
L'arc intérieur est surmonté d'une niche où trônait, jadis, la statue de la Vierge (statue en bois de un mètre de hauteur) qui se trouve aujourd'hui à l'entrée du cimetière principal qui date de 1640. Au dessus de l'arcade extérieure, se voit encore, mais martelé aussi, l'écusson qui portait sans doute les armes seigneuriales du fondateur de Castrum Novum Montepencerie.
Quel a été le premier seigneur de Montpencier?
En 1199, Messire Guy, seigneur de Châteauneuf, épouse Guillaumette, fille du seigneur de Donzère et prête hommage en 1206, à Bernon, évêque de Viviers.
La seigneurie de Châteauneuf passe ensuite aux adhémar de la Garde, puis de Grignan, et vers la fin du XIIlème siècle, aux évêques de Viviers jusqu'à la révolution; elle fut rattachée au Dauphine (domaine royal) en 1516.
Le village a gardé malgré son adaptation à la vie moderne, l'empreinte de ses temps lointains : rues étroites, calades, andrones, antiques maisons, vieilles ruines.
Son enceinte désuète qui contraste avec le développement des temps modernes connu ces dernières années.

Château Porcher du Moyen Âge ; Enceinte médiévale barrant le passage de la voie Montélimar Donzère et se raccordant à deux châteaux perchés (Montpensier et Sainte Catherine) avec tours et portes.
Tradition importante de la fête de Saint-Nicolas aussi. Cf ICI.

Rochefort
Situé en plein cœur de la vallée du Rhône, le village est située à plus de 10 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est de la ville de Montélimar et à plus de 30 kilomètres au nord-ouest de Vaison-la-Romaine. Le village n'est accessible que par la départementale 4 qui fait la jonction entre l'Autoroute 7 vers 5 kilomètres au nord-ouest et le village de Grignan à une dizaine de kilomètres au sud-est.

Les communes les plus proches sont La Touche, Puygiron, Espeluche et Montjoyer. L'histoire du village remonte au Moyen Âge lorsque les habitants de la région viennent se regrouper (env. XIIIe s.) autour des murailles du château dont les fondations remontent au Xe siècle et qui accueille au Moyen Âge la seigneurie de la famille de Puy-Montbrun. C'est ce château (Rochefort) qui donnera son nom au village.
Rochefort est doté d'un château dont les premières fondations du mandement remontent à 1138 sur une implantation initiale composée de deux mottes de terre distinctes ayant été érigées entre la fin du Xe et le début du XIe siècle. Un nouveau château est érigé vers 1223 composé d'une chapelle castrale et d'une massive tour rectangulaire entourés d'une muraille autour de laquelle se groupe un village qui sera reprise au XIVe siècle.

Montboucher-sur-Jabron



PHOTOS



Montélimar. Le château des Adhémar est un important exemple d'architecture médiévale de la moyenne vallée du Rhône. Parmi ses éléments architecturaux : une chapelle du XIe siècle et un logis du XIIe siècle au décor exceptionnel.



Vue de Châtenauneuf-du-Rhône.


Château. Rochefort.

Sources : http://www.chateauneuf-du-rhone.fr/chateauneuf/chateauneufhier.htm

A SUIVRE


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Sam 14 Mar - 9:10

XVIII. LE DIOIS

Le Diois est un pays qui tire son nom de la ville de Die sur la Drôme.
Il est bordé par le Vercors (N), le Valentinois (N-O), la Valdaine (O), le Tricastin (S-O), les Baronnies (S), le pays du Buëch (S-E et E) et le Trièves (N-E).
Le Diois, parcouru d'est (amont) en ouest (aval) par la Drôme, se subdivise en plusieurs sous-pays : le Haut-Diois (N-E) à l'E de Die ; le Bas-Diois en aval de la Drôme à l'O, marqué par la localité de Crest ; le pays de Quint (N) ; le Désert (S) ; le Pays de Dieulefit (S-O) autour de la localité du même nom ; et le Pays de Bourdeaux (O), à l'E de la Valdaine.
Die se trouve au pied de la montagne de Glandasse, barrière rocheuse sud du Vercors, qui culmine à 2 041 m.

Relief

Le Diois a pour trait d'union central la vallée de la Drôme et se compose de montagnes, vallées et plateaux au sud et au nord de cette rivière. C'est un territoire relativement enclavé dans le centre-est du département de la Drôme à la limite des Hautes-Alpes et cerné de cols (col de Rousset au nord, col de Menée, col de Grimone et col de Cabre à l'est, nombreuses vallées au sud dont la vallée de la Roanne, plus gros affluent de la Drôme). L'accès le plus courant se fait à partir de la vallée du Rhône à l'ouest (Valence, Crest).
On décrit traditionnellement le Diois comme étant une région située entre Valence et le Bochaine.

Histoire et patrimoine
Sous l'appellation de Dieniis tractus, c'était une petite province de l'ancienne France qui faisait partie du Bas-Dauphiné, et était située entre le Valentinois et le Gapençais.

Le Diois était jadis habité par les Vocontii, peuple gaulois romanisé de la province de Narbonnaise. Cette vaste cité des Voconces avait pour capitales Luc-en-Diois et Vaison, avant de se séparer de cette dernière, de Gap et de Sisteron pour se recentrer sur Die, qui en fut la capitale dès le second siècle après J.-C. sous le nom Colonia Dea Augusta Vocontiorum. Les textes du VIe siècle lui donnent déjà le nom de civitas Diensis, cité du Diois.

Le testament d'Abbon, en 789, fait état de nombreuses possessions dans le pagus Diensis qui devint dès le Xe siècle un comté vassal des comtes de Toulouse, marquis de Provence : en 1189, ceux-ci le donnèrent en fief à Aymar II de Poitiers, qui décida de le réunir au comté de Valentinois. Ce ne fut pas du goût des évêques-comtes de Die, qui disputèrent durant deux siècles la suprématie sur ce territoire aux comtes de Valentinois. Il fut finalement vendu à Charles VI en 1404 et intégré au Dauphiné par la suite.

Châtillon-en-Diois
Châtillon serait né comme poste de surveillance érigé sur le rocher. Son nom viendrait du latin « castillio » pour « castellum », château.
Néanmoins les preuves formelles de l’existence du village nous sont parvenues uniquement du XI éme siècle sous la forme d’actes de donations ou d’héritages concernant les seigneurs et contes de Provence et du Dauphiné.
Cette forteresse attira alors la population de la vallée.

Après les Romains, la région fut envahie par les Burgondes, les Francs, puis les Lombards.
Pendant ce temps là le christianisme progressait. On pense que le couvent de Notre Dame de Combeau fut construit vers l’an 610 puis fut détruit et brûlé par les Sarrasins en 787.

Puis le pays fut envahi successivement par les Normands et les Hongrois en 924.


Autour du château on cultivait les champs, les céréales et la vigne. En 1239 CHÂTILLON comptait prés de 1500 habitants. Cette population ni très riche, ni très pauvre vivait relativement bien. La nourriture, le vin, les habits étaient produits localement et en suffisance.

L’Eglise St Nicolas, construction romane, dédiée au Saint du même nom, fut construite adossée au rocher. Il reste quelques vestiges aujourd’hui comme l’arc au dessus de l’abside.

Les » Rostangs « était l’artère principale. Etroite, elle était bordée par les maisons des bourgeois. Il y avait un hôpital (aujourd’hui disparu) dont on trouve trace en 1350 et qui a laissé un » viol » du même nom, et un moulin appartenant au seigneur. Le commerce était très actif avec ses foires.

Les Châtillonnais étaient régis par la Charte de DIE. Les habitants élisaient le procureur et les syndics pour la gestion de la ville (les consuls). Ainsi nombre de libertés étaient inscrites sur un acte fondateur seigneurial dont la légitimité reposait sur une coutume d’émancipation très ancienne.

Vers 1270 CHATILLON devint la propriété des Princes D’ORANGE puis vendu à l’évêque de DIE vers 1315 puis réuni au Dauphiné par la volonté de LOUIS XI vers 1450.

La fin du moyen age fût une époque difficile. Châtillon connut de mauvaises récoltes, la peste, une révolte contre le châtelain, la peur des « grandes compagnies », l’envahissement barbare d’Olivier Duguesclin frère de Bertrand Duguesclin , l’effort financier d’un début de reconstruction des remparts, une dernière invasion des « routiers » en 1391. Par la suite Châtillon connut une ère de tranquillité.

Photos ici : http://www.chatillon-en-diois.fr/village.htm
Source : http://www.chatillon-en-diois.fr

Die

Capitale du Diois, berceau de la Clairette de Die, la ville est blottie au bord de la rivière Drôme, au pied de la montagne de Glandasse, limite méridionale du massif du Vercors et montagne emblématique des Diois...
Vous pourrez découvrir ses remparts avec d'importantes portions de l’enceinte gallo-romaine des IIIème et IVème s., sa porte St Marcel érigée au IIIème s., elle était une des principales portes d’entrée de la ville, sa Cathédrale Notre-Dame construite entre le XIème et le XIIIème s., elle est dédiée à la Vierge et sa Mosaïque des Quatre Fleuves dans la Chapelle St Nicolas qui est une mosaïque romane représentant symboliquement l’univers. Une tour du XIe siècle est visible en façade dans la rue de l'Armellerie. De nombreuses inscriptions romaines, des chapiteaux et sculptures médiévales, sont remployées dans les façades des maisons urbaines.


Vue sur la ville de Die, depuis la cathédrale.

La Porte Saint-Marcel. Die. IIIe s.

Cathédrale Notre-Dame. Die. Porche (XIe s.)

Tour de Purgnon. Die. Vestiges d'un château épiscopal transformé en chapelle mariale au XIXe siècle.

Abbaye de Valcroissant. L’isolement, l’abondance de l’eau, le cadre montagneux sont propres à la vie et au recueillement. C’est pour ces raisons-là que cette abbaye s’est installée à Valcroissant. Pour apprécier totalement cette abbaye, il faut l’imaginer telle qu’on la voyait au XIIème siècle avec des murs enduits et peints en blanc, y compris les pierres de taille. Des lauzes grises servaient en couverture et en dallage. Après plus de 800 ans d’existence, Valcroissant conserve l’essentiel de ses bâtiments, notamment le réfectoire qui possède les vestiges de peintures du XIVème siècle, ainsi que des graffitis. La salle capitulaire est également remarquable. L’abbaye est toujours en exploitation (agricole : troupeau de brebis et plantes aromatiques). Elle est classée monument historique depuis 1971. Elle est propriété privée et habitée.

Pontaix
Bâti de part et d’autre de la rivière à un endroit où la vallée de la Drôme se rétrécit, ce petit village pittoresque fut longtemps un point stratégique de la région.
Le Donjon : surplombant le village, ce château, bâti vers 1200, contrôlait l’accès vers la haute vallée de la Drôme. Détruit partiellement au XVIème s., il en reste aujourd’hui un donjon éventré ceinturé par deux restes de courtine.
Le Temple : ancienne chapelle du XVème s., classée monument historique, on peut encore y apprécier son maître-autel du XVIIème s., ses fresques du XVème s. et ses deux chapelles bâties en encorbellement au dessus de la rivière.

Pontaix.

Donjon de Pontaix.

Luc
Ancienne capitale des Voconces, "Lucus augusti", actuellement Luc-en-Diois, est une station verte de vacances, située à 560 m d'altitude, entre le Pic de Luc et la montagne de Clamontard.
Elle se caractérise de nos jours par ses ruelles ponctuées de voûtes, lavoirs, vieilles demeures et anciennes devantures de magasins en noyer, témoins de son importance au 19ème siècle.

Luc

La Motte Chalançon
Bourg circulaire perché sur une colline (butte naturelle), vous y découvrirez les ruines d'un Fort dont il ne reste que l'église - XIIe siècle,restaurée - et deux tours vers lesquelles grimpent des ruelles typiques appelées "calades ". Admirez également les nombreux fontaines et lavoirs.


La Motte Chalançon.

Saint-Benoît
Village perché, St Benoît possède un vieux village (site classé) trés joli avec ses façades présentant des linteaux du XIIIème s., et son église inscrite aux monuments historiques.


Saint-Benoît.

Saillans
Déambulez dans ce village à travers ses vieilles ruelles, au milieu des arcades, fontaines, fronton romain en marbre,bornes milliaires (à l'Eglise et à la Mairie) ou encore son ancien canal aménagé en promenade. Découvrez également la salle du conseil municipal avec ses décor et mobilier classés.
Enfin ne manquez pas l'Eglise Romane de St Géraud (XIIe s. classée).


Saillans.

Vachères
C'est un village perché à 830 m d’altitude, dans le Parc naturel régional du Luberon, entre le Luberon et la montagne de Lure. Depuis son point culminant à 865 m la vue englobe les sites du Pic Saint-Loup à l'ouest et de la Sainte-Baume au sud. Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1274 (de Vaqueriis), est le pluriel du nord-occitan vachièro, pour vacherie. Le village se fortifie au XIIIe siècle. La commune compte quatre châteaux, deux églises, plusieurs chapelles de campagne, un prieuré, 3 moulins, des calades (rues empierrées), des restes de remparts, un portail du XIIIe siècle, des maisons d'époque Renaissance avec fenêtres à meneaux, des enseignes gravées. En arrivant au village, on aperçoit les restes de l’ancienne enceinte : coffrage de la courtine, tour ronde engagée, tour carrée ; on peut aussi suivre le tracé, qui rejoignait le château et la façade de l’église, qui étaient intégrés aux fortifications.
Le château domine le village. Sa première construction est médiévale, et il en reste les parties inférieures.
L’église Saint-Christophe, ancienne église paroissiale, est de style roman. Construite au XIIIe siècle, la voûte en berceau brisé de la nef, qui couvrait les trois travées, s’est effondrée au début des années 1960. L’abside est rectangulaire ; au-dessus de l’arc triomphal, le clocher-mur est médiéval de façon certaine.
La chapelle Saint-Ambroise de la Conseillère, du XIe siècle, est établie sur un site fréquenté au néolithique. Elle possède une nef unique voûtée en pierres sèches, et une abside en cul-de-four. Elle a été agrandie et transformée en grange.
La chapelle Notre-Dame de Bellevue date de la fin du XIe siècle, malgré toutes les parties manquantes ; la façade occidentale possède une fenêtre géminée de cette époque, même si elle a été restaurée depuis.

Vue depuis les toits de Vachères sur la montagne de Lure.


Église Saint-Christophe. Vachères. XIIIe s.

Saint-Andéol
Saint-Andéol est situé à 13 km au nord-ouest de Die (chef-lieu du canton) et à 20 km au nord de Saillans. Les communes limitrophes sont Vachères-en-Quint, Sainte-Croix et Saint-Julien-en-Quint. Le village s'est appélé Saint-Andéol-et-Saint-Etienne-en-Quint, jusqu'en 1906. Les habitants (gentilés) de Saint-Andéol s'appellent les "Saint-Andéolais".




Saint-Julien
Saint-Julien-en-Quint est situé à 15 km au nord-ouest de Die. Les communes limitrophes sont Saint-Andéol et Marignac-en-Diois. Le village se trouve à 500 m d'altitude au coeur d'un cirque rocheux formé par les falaises du Vercors culminant à 1643m (But de Saint Genix) ou la Montagne d'Ambel.


Crest
Crest se trouve a 25 kilomètres au sud-est de Valence. Le nom de la ville se prononce « cré ». Ses habitants sont appelés les Crestois(es).
Se situant en dessous du 45 mme parallèle, Crest se trouve dans le tiers sud de la France. Crest (195m d’alt.) se situant dans le Dauphiné est au porte du parc naturel régional du Vercors sur la route de Gap. La vallée de la Drôme officie, ici, comme frontière climatique mais aussi géologique. Le climat comme le paysage sont un melting pot de différentes influences et constitue ainsi une riche biodiversité. Ici les climats méditerranéen, océanique, continentale et montagnard se partagent les lieux.. Toutefois les influences provençales et montagnardes sont de plus en plus dominantes. Ceci étant certainement due au réchauffement climatique. Reste qu’il pleut autant qu’a Lyon (827 mm par an), tant dis que la moyenne d’ensoleillement est d’environ 2250 heures par an, pour 2899 à Toulon, 1976 à Lyon, 1880 à vichy, 1797 à Paris et 1600 à Lille. Pour l’anecdote Toulouse bénéficie de 2090 heures par an.
Le nom de la ville vient de sa position : la cité ancienne est posée sur l'extrémité d'une crête rocheuse.
Crest est célèbre pour sa tour, le plus haut donjon de France avec 52 mètres. La tour de Crest est la trace d'un imposant château qui fut détruit par Louis XIII qui le trouvait potentiellement dangereux. La ville de Crest fut créée par la famille Arnaud comme l'illustre le nom de la ville Crista Arnaldorum, crête des Arnaud.
Borel d’Hauterives dans l’Armorial du Dauphiné donne les indications suivantes : Famille nombreuse et puissante qu’Aymar du Rivail, historien du Dauphiné, prétend être d’origine roturière (in diensi agro ignobilis arnaudarum gens, page 419) et qui fit bâtir la ville de Crest, la Baume-des-Arnauds et Chastel-Arnaud. Arnaud de Crest fit hommage le 15 août 1145, à l’évêque de Die, de ses châteaux de Crest, d’Aouste-sur-Sye, de Saint-Benoit, de Beconne, de Saint-Médard, de Divajeu, de Marsanne, de Cobonne, de la Recluse et de la Forest. Le même Arnaud fut probablement connétable de Tripoli à la seconde croisade (1155). Cette maison possédait la seigneurie de Crest, soit en partie, soit totalement. Le 15 août 1146, afin de financer un voyage en terre sainte, Arnaud de Crest céda à l’évêque de Die ses possessions dans le diocèse de Die, dont le site fortifié de Crest.

Réf. bibl. : http://www.diois-tourisme.com/pages/cult_villages.htm


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 1 Juil - 15:58

... Crest



La ville de Crest et la tour. Sa hauteur est de 52 mètres et il domine la ville. Cette tour est la gardienne d'une des portes des Préalpes drômoises et offre une large vue panoramique, des tables d'orientations. Des expositions y sont organisées.


Centre médiéval de Crest (dont tour) :
- Escaliers des Cordeliers (XIVème et XVIème siècle).
- La Chapelle des Cordeliers et sa salle panoramique.
- La Porte Montségur, les rues pittoresques des Cuiretteries, des Ecoles et Saint François.

Dieulefit
Les communes limitrophes de Dieulefit sont, du Nord au Sud et d'Ouest en Est : Le Poët-Laval, Rochebaudin, Félines-sur-Rimandoule, Truinas, Comps, Vesc, Montjoux et Roche-Saint-Secret-Béconne.
Histoire : VIIIe siècle : la ville est envahie par les Sarrasins ; XIIIe siècle : fief des comtes de Valentinois. ; XVe siècle : développement de l'industrie du drap.



Dieulefit s'étale le long du Jabron, au pied du plateau des Rouvières.


Le beffroi (XVe siècle) sur la place de l'Abbé Magnet (place de l'Eglise). A son pied, une fontaine construite au début du XVIIIe siècle par « La Pensée de L'Aigle » et « La Douceur de Voiron », deux Compagnons tailleurs de pierre.


Au bord du Jabron, les façades du Savelas (partie basse de l'ancienne ville).


Le clocher de l'église Saint-Pierre émerge au-dessus des toits de la Viale (ville ancienne).

Bourdeaux
Situé dans la vallée du Roubion, Bourdeaux est situé près du massif de Saou et de la montagne de Couspeau. Une guerre fait rage entre les deux châteaux de Bourdeaux jusqu'en 1357 : ce conflit oppose les comtes de Valentinois et les évêques de Die qui en sortiront vainqueurs et garderont le fief jusqu'à la Révolution. Comme traces de ce conflit, on peut voir tout autour de Bourdeaux nombre de ruines de tours ou villages abandonnés.
Bourg pittoresque : façade de maison 15e s. classée, porte fortifiée.
Ruines de deux châteaux médiévaux dominant le bourg : château des Evêques de Die (mur-bouclier imposant dit "le Grand manteau", château des Poitiers (donjon rectangulaire avec fenêtre romane).
Beffroi carré.
Fontaine dite "d'Alberte de Poitiers".
Les habitants sont les Bourdelois.


Crupies, en pays de Bourdeaux. Vue sur la chapelle Saint-Jean du XIe s.


Mornans, en pays de Bourdeaux. Muraille.


Poet-Celard, en pays de Bourdeaux. Château.

Diaporama de cette magnifique région de Bourdeaux ici : ICI
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 12 Juil - 14:13

XIX. PAYS DU BUËCH

Le Pays du Buëch est limité à l'O. N. O. par le Diois, au N. par le Trièves et l'Oisans, au N. E. par le Dévoluy, à l'E. par le Gapençais, au S. E. par le Sisteronais, au S. par les Baronnies. Ses sous-pays sont au N. O. la Bochaine, au N. E. le Veynois (autour de Veynes), au centre le Serrois (autour de Serres), à l'extrémité sud O. le Rosannais (autour de Rosans), au centre S. la Barronie d'Orpierre (cité d'Orpierre), à l'extrémité S. E. le Laragnais (autour de Laragne-Monteglin).

C'est un pays de moyenne montagne dominé par quelques sommets (Montagne d'Aujour, 1834 m, Montagne de Céüse, 2016 m), barré au sud par la Montagne de Chabre (1352 m). Le terrain est principalement constitué de marnes et d'alluvions, qui donnent des sols pauvres.

Serrois :
Serres : Aujourd'hui gros village construit en demi-cercle au pied d'un pic rocheux, Serres fut provençale, appartint au Royaume de Naples, devint dauphinoise en 1298.
De l'époque médiévale, où Serres était une forteresse protégée de remparts, datent l'église romane St Arey (12ème siècle) ainsi que les vestiges de tours et murailles d'un château fort (14ème siècle),
la placette à arcades, les fenêtres et façades sculptées dont celle de la maison du connétable de Lesdiguières, le quartier de la côte , les portes anciennes, une tombe hébraïque de la même époque (XIVe s.) et le quartier de la Juiverie.

Veynois :
Veynes (Vèina en occitan vivaro-alpin) : Située à 25 km à l'ouest de Gap, au Moyen Age, le bourg a eu ses Seigneurs. Les paysans en proie aux exigences de leurs suzerains fixèrent les droits et obligations réciproques de chacun par la charte communale du 17 novembre 1296.

Au XIVème siècle, les Seigneurs majeurs de Veynes appartenaient aux familles Bosson de Veynes, Aymar de Poitiers, Rosen de la Villette. Il existait à cette époque :
- trois paroisses : l'église du chef lieu, la paroisse de Saint Marcellin et celle de Château Vieux
- une colonie de Juifs pratiquant le commerce. Accusés de répandre la peste, une centaine d'entre eux furent massacrés en 1349.

Saint-Marcellin : hameau de Veynes. En 1150, cette paroisse existait déjà sous le vocable de saint Marcel ou Marcellin. Au XIVe. siècle, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes était collateur de cette cure et décimateur de cette paroisse.

Châteauvieux : Cette paroisse était placée sous le vocable de saint Jean L'évangéliste. Dés 1312, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes en avait le juspatronat. Le commandeur de Saint-Antoine de Veynes partageait avec les dames de Sainte-Claire de Sisteron les dîmes de ces trois paroisses (Veynes, Saint-Marcellin, et Châteauvieux).

---RELIGION en VEYNOIS---

Ces paroisses dépendaient de l'archiprêtré du Gapençais. Vers 1090, Isoard, évêque de Gap, donne à Cluny l'église de Notre-Dame de Veynes. Depuis le XII. siècle la paroisse de Veynes est connue sous le vocable de saint Sauveur ou de la Transfiguration. Dés 1173, un prieuré, dépendant des moines augustins de Chardavon, existait à Veynes sous le titre de Saint-Sauveur; donné plus tard à l'ordre de Saint-Antoine, il fut confirmé le 13 novembre 1312 par l'évêque et le chapitre de Gap au commandeur de Saint Antoine de Veynes. Ce commandeur était également collateur de la cure. Vers 1280, Falcon de Cugno, seigneur de Veynes, fonda dans cette église une chapelle de Sainte-Lucie.L'ordre de Saint-Antoine en Viennois avait à Veynes une commanderie; le 13 novembre 1312 l'évêque et le chapitre de Gap lui donnèrent le prieuré de Saint-Sauveur, le juspatronat des trois paroisses et les dîmes qui en dépendaient. Une possession de la commanderie porte encore le nom de Clastre (Claustrum)

L'ordre du Temple avait eu, très certainement, des propriétés à Veynes, dont un quartier se nomme encore le Temple ces biens de l'ordre du Temple furent dévolus vraisemblablement à celui de Saint-Jean de Jérusalem et de ce dernier tombèrent dans les mains des Antonins avec lesquels l'ordre de Saint- Jean fit, le 16 mai 1311, un très important acte d'échange.

---HOPITAL---
En 1377, il y avait à peu de distance du bourg de Veynes un hôpital sous le titre de Sainte-Marie-Madeleine. La Madeleine de Veynes existait encore au siècle dernier. Une maladrerie avait été fondée également dans cette communauté, avant 1389.

---ADMINISTRATION ET JUSTICE
Veynes nommé à l'époque romaine Davianum était une station de la voie de Briançon à Die.
Les coseigneurs de Veynes avaient le droit de haute et basse justice; les trois seigneurs majeurs l'exerçaient deux ans chacun à Veynes et les autres coseigneurs une septième année à Gap.
Les jugements de leurs magistrats pouvaient être déférés en appel au vibailli de Gap. Par privilège delphinal concédé le 2l mai1253, la justice delphinale devait être gratuite pour les seigneurs de Veynes.

---ETAT FEODAL---
La seigneurie de Veynes est, de toutes les Hautes-Alpes, celle dont l'histoire est la plus difficile à faire; ce n'est pas faute de documents, car ils abondent, mais au contraire à cause de la multitude extraordinaire de seigneurs qui ont possédé cette terre à la fois, et successivement. Il y eut, très certainement, au commencement du moyen âge, une seule seigneurie majeure à Veynes et un certain nombre de seigneuries inférieures vassales de la précédente, comme dans la Val-d'Oze et les autres terres voisines. Au XIIe., cette seigneurie majeure était divisée en deux parts, en trois au XIVe.
1. coseigneurie majeure:

  • Boson de Veynes, 1435
  • Guillaume, Amédée et Pons, 1150
  • Giraud, 1155
  • Richard et Pierre, 1178-1188
  • Falcon qui teste en 1239
  • Falcon et Richard, 1240
  • Guigues, Rostaing, Lantelme, Pierre, Boniface, Raymond, Richard et Guigues, 1253-1273
  • Guillaume, Arnoul, Artaud, Jordan, Henri, Garnier, Aynard, Albert et Falcon, fils de Guigues, 1273-1339
  • Raymond et Jacomin, son neveu, 1346
  • Raymond. Guigues, Antoine, Rolland, Pierre et Jacomin, 1350
  • Forestier, 1376
  • Guillaume, 1399-1423
  • Jean et Isnard, 1423-1447
  • Guillaume, 1474


2e coseigneurie majeure:

Elle fut détachée de la précédente par une vente que fit Falcon de Veynes au Dauphin, de sa part, en 1317. Aymar de Poitiers l'acquit de ce prince le 20 janvier 1345, avec deux parts qui lui appartenaient antérieurement à cette date comme paiement de 6,000 livres tournois, qui lui étaient dues pour la restitution de la dot de Béatrix de Baux, femme de Guy, dauphin ; elle rapportait 700 florins.
  • Louis, son fils, 1366-1419
  • Louis, cousin du précédent, 1419-1427
  • Charles, 1427-1454
  • Aymar, son fils, vend cette seigneurie à Louis de Beaumont en 1499, qui la même année la revend à Monnet Rolland, 1499-1510


3e coseigneurie majeure:

  • Boson de la Villette, 1127
  • Boson, 1258
  • Guillaume, Ancelme, Richaud et Albert, 1296-1325
  • Jacques, dit Bonami, Humbert, Pierre, Henri et Boson, 1333-1365
  • Raymond, 1386-1397
  • Jacques,1407-1450
  • Jean, 1458


Voici à leur ordre de date les noms d'une foule de coseigneurs intérieurs de Veynes:

# Vitet et Jacques d'Aignelles, Pierre et Robert d'Escharène, Hugues de Furmeyer, Guignes de Haut-Villard, Réné de la Coeheria, Lantelme du Villard, Falcon de Rousset, Raymond et Januensis de Châteauneuf, Armand Lessasierge, Guy de Saint Marcellin, 1239
Falcon le Mecers, 1248
Boson et Richard d'Escharène, Guillaume et Robert, leurs neveux, Amédée, Albert, Guignes et Raymond de Châteauvieux, Falcon le Doux, Guillaume Arnulphi, Falcon de Cugno, Albert de Châtillon, Falcon de Rousset, Astabaica, 1253
Boson de Châtillon, Falcon de Châteauvieux, Jean et François Bontemps, Rolland et Guillaume Achard, Pierre Arnulphi, Artaud Jordan, Rostaing de Chime, François Jordannenc, Rolland Taparel, 1260
Guignes et Lantelme de Châteauvieux, Eudes d'Escharène, Albert Rostagnet, Guigues Saunier, François Artaud, Guignes et Artaud, 1270
Boson et Artaud de Charance, Falcon de Cugno, Abbon de Châtillon, Boson et Guillaume Robert, Falcon de Rousset, 1273
Eudes d'Escharène, Guillaume Eyraud, Arnoul de Montalin, Rostaing de Châteauvieux, Albert, Aimon, Arnoul et Pierre de Cugno, Pierre de Serre, Jean Colaud, fils de Rambaud, 1296
Pierre de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Pierre de Saint, Paul, Arnaud Saunier, Albert et Arnaud de Châtillon, Guillaume Taparel, Hugues de Rousset, Artaud, Giraud, Royer, Henri, Arnaud, Raymond et Lagier de la Piarre, 1297
Artaud Jordannenc, Rolland Taparel, Boson de Châtillon, 1300
Jordanne de Châtillon, femme de Bodon Eudes, 1316
Eudes Raymond, Arnoul de Cugno, Guillaume, Arnaud et François Jordannenc, Raymond de Laborel, au nom de Marcelle, sa femme; Jean Ronchamp, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Achard, Geoffroy de Forty, au nom d'Aynarde, sa femme, 1318
Guillaume, François et Artaud Jordannenc, Falcon de Châteauvieux, 1329
Guillaume Achard, Eudes Raymond, Rolland Taparel, 1334
Lantelme de Domène, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Boson de Châtillon, Rolland Achard, Artaud et François Jordannenc, Bernard Jaussaud, au nom de Baudonne, sa femme, 1337
Amédée Arnulphi, Guillaume Gruel, 1344-1346
Hugues de Chesiis, sieur de Beaudinar, vend à Raymond de Montauban, seigneur de Montmaur, une maison et quelques droits seigneuriaux pour 30 florins d'or en 1347
Falcon de Cugno, Bertrand, Guignes et Guillaume Jordannenc, Humbert Antoine, dit Taparel, Raymond Eudes, mari de Jordanne de Châtillon, Albert et Jaquinet Lobassi, Antoine Achard, 1350
Barrasse, veuve de Falcon Gautier, 1362
Pierre de Bénévent, mari d'Alix Jordannenc, Catherine et Philippe, ses belles-soeurs, 1363
Guillaume de Bénévent, 1368
Amédée Arnulphi, 1371
Raymond de Savines, 1380
Guigues Gruel, Guillaume Jordannenc, Jean Ferrus, 1381-1390
Aynard de Montauban vend au Dauphin sa seigneurie pour 30 florins d'or en 1387
Guillaume Lobassi et Ayette Jordannenc qui partage son héritage entre les familles Gruel et Vieux, 1391
Guignes Gruel, Jean Ferrus, Jean de Burgo-Malo, Humbert Taparel, 1397
Guillaume Auger, 1399
Jaquemet et Catherine Jordannenc, Jean Vieux, héritier de son oncle Guillaume Jordannenc, de la part de Falcon de Cugno, Jacques de Montorcier, Antoine et Jean Vieux, Rambaud Ferrus, Aynard de Montauban et Humbert Taparel, 1400
Antoine de la Piarre vend sa part à Antoine Vieux, Guillaume Lobassi, Jacques de Montorcier, mari de Montarcine Arnulphi, Jean et Antoine Vieux, Rambaud Ferrus, fils de Barthélemy, et Raymond de Savines, 1413
Briande Taparel, femme de Jacques de la Villette, Catherine, femme de Henri Raymond, 1426
Guillaume Lobassi, 1429
Jeoffroy Vieux, 1435
Dragonette, femme de Jean d'Urre, vend sa part à Jean de la Villette, 1442
Guigues, Jacquemet et Bertrand Jordannenc, 1450
Guiffrey, Gabriel, Antoine et Claude Vieux, 1458.

---INDUSTRIE ET COMMERCE---
Au XIVe siècle il y avait à Veynes une colonie assez nombreuse de juifs pratiquant le commerce. Le 31 janvier 1338, les Lombards reçurent du dauphin la liberté d'y commercer moyennant 120 florins par an.

---HISTOIRE---

1253, 21 mai, hommage et transaction par les seigneurs de Veynes avec le dauphin Guigues VII, alors présent à Veynes, qui leur confirme leurs privilèges.
1296, 17 novembre, charte de transaction entre les coseigneurs et les citoyens de Veynes, par laquelle plusieurs privilèges sont concédés à ces derniers.
1345, septembre, Humbert II et sa suite, en route pour la croisade, séjournent à Veynes. 1348, mai, massacre d'une centaine de juifs de Veynes accusés de répandre la peste.
1369, Veynes est pris et brûlé par l'armée de la comtesse de Provence. Les murailles sont reconstruites à la suite de cet événement

---MONNAIE---

Il y eut à Veynes un atelier delphinal pour la fabrication des monnaies de l'année 1327 à l'année 1329 pour le moins. Aucun signe particulier ne permet de reconnaître ce monnayage.


Serres


Serres

Réf. bibliogr. : http://hautes-alpes1789.ifrance.com/05179.html


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 20:17

XX. Le DÉVOLUY

Le Dévoluy est un pays situé au S. de l'Oisans, au N. du pays du Buëch, au N. E. du Gapençais et à l'E. du Champsaur. Ce pays du Dévoluy tire son nom du massif montagneux qui le forme. Saint-Étienne est une localité.

GÉOGRAPHIE
Le pays du Dévoluy est un massif montagneux de type subalpin. Les trois principaux sommets du Dévoluy : l'Obiou, 2 789 m, le point culminant du massif ; le Grand Ferrand, 2 759 m ; le Pic de Bure, 2709 m. Les principaux cols sont : le col de Rabou, 1 892 m ; le col de Gleize, 1 696 m ; le col du Noyer, 1 664 m, reliant le Dévoluy à la haute vallée du Drac et au Champsaur ; le col du Festre, 1 441 m, reliant Corps à Veynes. Les cours d'eau : la Souloise, qui traverse le massif du sud vers le nord, du col de Rabou au lac du Sautet ; la Ribière, affluent de la Souloise ; le Petit Buëch, affluent du Buëch ; la Béoux, affluent du Petit Buëch.

FAUNE et FLORE

Faune :

* Chamois
* Marmotte
* Lièvre variable
* Hermine, renard
* Lagopède

Flore :

* Mélèze
* Épicéa
* Chardon
* Panicaut des Alpes
* Édelweiss

PATRIMOINE
Mère-l'Église. Une belle chapelle romane du XIe siècle, avec sa tour trapue prolongée par une flèche pyramidale, ses gracieuses baies géminées, ses solides contreforts et son chevet couvert de chaume.
Saint-Étienne a une église placée sous le même patronat.
Agnières-en-Dévoluy. Église de l'Assomption de la Vierge
L'Église paroissiale d'Agnières-en-Dévoluy est sous le vocable de l'Assomption de la Vierge qui a été substitué à ceux de de Notre-Dame-des-Grâces et de Notre-Dame-de-Nazareth.

PHOTOS






Le Col du Noyer


Chapelle de la Mère-Eglise


Canal de Pellafol


Église Saint-Étienne

Réf. Bibl. : http://www.ledevoluy.com


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 22:15

XXI. Le CHAMPSAUR

Le Champsaur est un pays situé entre l'Oisans au N., le Dévoluy à l'O., le Gapençais au S., l'Embrunais à l'E. et le Briançonnais au N. E. Y est souvent associé un sous-pays, le Valgaudemar, au N. La localité qui le marque est en son S.-O. Saint-Bonnet.
Le Champsaur (on prononce champ'saur ; en vivaro-alpin Champsàou) est la haute vallée de la rivière Drac, affluent de l'Isère, depuis sa source, ou plutôt ses sources, au sud du massif des Écrins, jusqu'à l'entrée du lac du Sautet.
Le Valgaudemar est une vallée affluente parcourue par la Séveraisse, qui se jette dans le Drac peu avant le lac.

GÉOGRAPHIE

Il est bordé à l'ouest par le massif du Dévoluy, partie des Préalpes, et au nord et à l'est par le massif des Écrins (Olan, Vieux Chaillol), partie des Alpes internes. Il est séparé de la cuvette de Gap, au sud, par la ligne de partage des eaux entre Durance et Isère, vaste seuil allant des derniers sommets du sud de la chaîne des Bans (le Piolit, altitude 2 464 mètres) jusqu'aux contreforts du Dévoluy (le Pic de Gleize, 2 161 mètres), en passant par les cols de Moissière (1 573 mètres), de Manse (1 269 mètres) et Bayard (1 248 mètres), qui font communiquer la région de Gap - Embrun et le Dauphiné.
Le paysage est l'un des rares bocages conservés en Europe : de petites parcelles, séparées par des haies vivaces, qui les abritent du vent et du froid en hiver, leur conservent l'humidité en été, et servent d'abri à de nombreuses espèces d'oiseaux. Les nombreux canaux d'irrigation, souvent eux aussi bordés d'arbustes, complètent ce découpage de l'espace.

CLIMAT

Très ouvert vers le nord, et protégé sur les autres azimuts (notamment par le massif du Dévoluy à l'ouest), il profite moins de la douceur du climat méditerranéen encore sensible à Gap, et subit le régime des bises, vents du nord qui lui amènent les nuages remontant de la cuvette de Grenoble, et, en hiver, le froid des massifs dauphinois. L'été reste par contre particulièrement agréable par sa douceur et son ensoleillement.
C'est un pays alpin, à la pluviosité assez importante (plus de 1 200 millimètres d'eau par an) mais avec un minimum estival. En 1985, 119 jours de pluie (précipitations supérieures à 0,1 millimètres), 47 jours de neige, 160 jours de gel (température minimale inférieure à 0 °C), et seulement 10 jours de chaud (température maximale supérieure à 25 °C).

HISTOIRE

La plus ancienne mention d'un nom pour ce pays date de 1027, dans une bulle du pape Jean XIX : regio quæ vocatur Camsaurus ; on trouve ensuite, en 1116, Campo Sauro et Campi Sauri (Ch.de Durbon), puis, en 1340, ducatus Campi Auri ; en 1504 Champsaour, en 1552 Champsor, etc.

Aux Ve et VIe siècles, invasions et annexions se succèdent : Vandales, Burgondes —dont un chef, nommé Gaudemar (ou Godemar), s'installe dans la vallée de la Séveraisse, à laquelle son nom est resté attaché—, Ostrogoths, Francs, Lombards... Un relative stabilité s'instaure à partir du VIIe siècle, où la chrétienté s'établit. En 673, les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille édifient un prieuré dédié à Bonnet, évêque de Clermont ; le bourg qui l'entoure bientôt deviendra, sous le nom de Saint-Bonnet, la « capitale » du Champsaur. En 739, le patrice Abbon, gouverneur de Suse, en Piémont, légua ses paroisses du Haut-Champsaur à l'abbaye de la Novalaise, qu'il avait lui-même fondée en 726. Novalaise léguera ses droits à l'abbaye de Breme, qui les cèdera peu après à l'ordre de Cluny : en 950, l'abbé Guillaume IV de Saint-Chaffre en Velay en était gestionnaire.

Au début du Xe siècle, de nombreux Sarrasins étaient installés dans la haute vallée du Drac ; en témoignent par exemple une grotte des Sarrasins au-dessus du confluent du Drac noir et du Drac blanc, une tour sarrasine emportée par le Drac en 1856, peut-être aussi le hameau voisin des Tourengs. Après de nombreuses exactions, dont l'attaque de Maieul de Forcalquier, abbé de Cluny au pont d'Orcières, en 974, ces Sarrasins furent décimés au lieudit Chamort (champ mort) par Guillaume Ier de Provence, et chassés définitivement de la région.

Au XIe siècle, le seigneur de Montorcier et l'évêque de Gap se partageaient la possession des terres du Champsaur. Au XIIe siècle, le Champsaur échut aux comtes de Forcalquier. D'abord vassaux des comtes de Provence, les comtes de Viennois, dits dauphins, prirent peu à peu possession du pays, depuis nommé Dauphiné.

Humbert II, le dernier des dauphins, fut un réformateur aimé des populations. En 1307, il les autorisa à léguer leurs biens ; il fit du château de Montorcier, acquis par un de ses ancêtres sur la paroisse de Saint-Jean, sur le haut Drac, une résidence somptueuse. Lorsqu'en 1349 André, son fils unique, décéda en bas âge, Humbert II décida de renoncer à ses États ; n'ayant pu les vendre à Benoît XII, pape en Avignon, il les légua à Philippe de Valois, bientôt roi de France sous le nom de Charles V, moyennant 200000 florins, et à la condition que le fils du roi en soit le seigneur : le Dauphiné —dont le Champsaur— était désormais français, et le titre de Dauphin échut aux fils des rois successifs.

Le Dauphin Louis II, fils de Charles VII, séjourna longtemps à Grenoble, et faisait régulièrement étape à Montorcier sur la route d'Embrun. Il était proche des populations, et parlait leur langue. Devenu roi sous le nom de Louis XI, il donna des armoiries à plusieurs familles du Champsaur. En 1442, il autorisa le creusement d'un canal de Pont-du-Fossé à Saint-Laurent. En 1447, il exempta d'impôt les habitants de Champoléon dévastés par une crue du Drac Blanc.

ÉCONOMIE

L'économie du Champsaur est traditionnellement rurale (élevage, prairies, bois). On y produit de la viande de qualité, de la charcuterie, des fromages, et des spécialités culinaires variées : tourtons, caillettes, escargots, tartes, « oreilles d'ânes », ravioles, creusets, tourtes de taillons, etc.[

ROUTES

Jusqu'au Moyen Âge, un des itinéraires importants entre la région lyonnaise et l'Italie passait par le Champsaur, Orcières, le col de Freyssinières (altitude 2 780 mètres) et Embrun. Il se pourrait que cet itinéraire ait été celui emprunté par Hannibal pour sa fameuse traversée des Alpes.

L'annexion par les dauphins de Viennois au XIVe siècle, l'accession au trône de France du dauphin Louis II au XVe renforcèrent cet axe de communication vers le nord. Le passage vers la haute Durance se fit alors plutôt par le col de Moissière.

PATRIMOINE

Le Champsaur, en raison de sa situation géographique, a toujours manqué d'eau en été. Dès le Moyen Âge, des syndicats furent créés pour organiser l'arrosage. En 1442, Louis XI autorisa la construction d'un canal de Pont-du-Fossé à Saint-Laurent, et en 1450 il autorisa les Gapençais à détourner le ruisseau d'Ancelle pour arroser leurs terres.

Saint-Bonnet. L’abbaye de Saint-Victor de Marseille, héritière dans bien des cas de celle de la Novalaise qui avait évangélisé la haute vallée du Drac, fonda, au XIIe siècle, sur la route qui, de Gap, conduisait à La Mure, un prieuré dédié à Saint Bonnet[réf. nécessaire], qui est à la base du bourg actuel. Cette maison religieuse prit une certaine importance au cours du Moyen Âge.Le Dauphin possédait Saint-Bonnet depuis le Xe ou le XIe siècle ; il y plaça un châtelain. La famille de Bonne, champsaurine, commença à acheter les droits du Dauphin sur Saint-Bonnet dès le début du XIVe siècle. Comme dans tous les villages moyenâgeux, les maisons sont serrées les unes aux autres, et forment une ronde autour du prieuré, de l’église et du cimetière, ne laissant que peu de place aux ruelles et aux places. On aperçoit encore, aujourd’hui, dans le vieux Saint-Bonnet des pierres posées le long des façades, les « buttarodes », les buttes-roues qui empêchaient les moyeux des roues de charrettes d’endommager les façades des maisons. Sur certaines façades il est encore possible d’observer les annelles que l’on utilisait pour attacher les chevaux. La plupart des rues et places du village ont une histoire, et très souvent leurs noms encore aujourd’hui symbolisent ce passé : rue des Maréchaux(-ferrants), place Grenette (place aux grains), place du Chévreril (place du marché aux chèvres), etc.
Saint-Jean-Saint-Nicolas. La commune est située dans la haute vallée du Champsaur, entre le confluent du Drac noir et du Drac blanc en amont, et la plaine de Chabottes en aval. Le centre de la commune est le pont sur le Drac (dit « Pont du Fossé »), situé à la hauteur d'un resserrement de la vallée. Le Château de Montorcier, qui fut propriété du dauphin Humbert II, a été ravagé par les guerres de religion. La colline de Frustelle, qui domine la vallée, était le siège du premier château-fort qui fut construit là pour surveiller le passage. Il en est resté longtemps le clocher. Le lieu est aujourd'hui abandonné, et enclos dans une propriété privée. Un château existe à Prégentil au tout début du XIVe siècle. En 1339, le dauphin, qui en est le propriétaire, en fait don à Étienne Roux, son maître d'hôtel, en remerciement de ses services.
Ancelle. Le village d'Ancelle est situé au sud du haut-Champsaur, à l'écart du Drac, à 1350 mètres d'altitude, entouré par les sommets de le petite Autane (2519 m), du Piolit (2484 m) et du Puy de Manse (1637 m). Le village et ses principaux hameaux entourent la plaine de Lachaup, vaste étendue de 2 kilomètres de diamètre et d'altitude moyenne 1300 m. Au VIIIe siècle, Abbon, propriétaire des terres environnantes, aurait confié un forest (pâturage) situé dans cette plaine à une de ses servantes (en latin ancilla) ; le nom d'Ancelle en serait dérivé. En 739, une communauté y est établie, dépendant de l'abbaye de la Novalèse. Au XIe siècle, le comte de Provence aurait conquis le pays, et en aurait confié l'administration à Alleaume de Faudon, dont les descendants s'installèrent sur la crête, au sud, autour de la tour Saint-Philippe, à 1700 mètres d'altitude. Le village de Faudon fut abandonné dès le XIIIe siècle, et un nouveau village construit en bordure de la plaine.

Valgaudemar

Le nom du Valgaudemar apparaît dans les textes latins comme Vallis Gaudemarii ou Vallis Gaude Maria, dès 1284. On raconte qu'un seigneur local mécréant, converti par la Vierge, aurait pris pour cri de guerre "Gaude Maria". Une autre hypothèse est, avec l'érudit chanoine Guillaume, que ce prénom nordique et germanique, Valdemar ou Gaudemar, évoque la présence des Burgondes. Un Roi Gaudemar, vaincu par les fils de Clovis, se serait retiré dans cette vallée perdue qui aurait pris son nom. Au XIe siècle, le Valgaudemar est sous la haute protection de la puissante Abbaye de Cluny, comme beaucoup de vallées voisines. Cette protection contribue beaucoup à l'amélioration du niveau de vie des habitants, qui ne connurent pas le servage et furent toujours qualifiés de "francs et libres".
De cette époque semble originaire la famille Gras, dont le nom court tout au long des siècles suivants, comme ceux de leurs descendants Clémence-d'Ambel et Guillaume-Peyrouse. Les domaines de ces derniers formèrent plus tard les territoires de deux communes du même nom, fusionnées en 1962 pour former "La Chapelle-en-Valgaudemar", qui conserve encore aujourd'hui les armes de ces illustres ancêtres.
Moulins. Depuis le Moyen-Age, de nombreux moulins à farine ont été créés sur le bord des rivières ou des torrents de montagne, dotés d'une caractéristique commune aux uns et aux autres : une roue horizontale, fonctionnant avec la force du courant pour la mise en route du mécanisme.


PHOTOS


Le seuil de Bayard-Manse vu du col de Gleize ; au fond le Piolit.


La plaine de Lachaup, Ancelle.


Vallée du Prapic au-dessus d'Orcières.


Les falaises de Faraud au-dessus du Glaizil.


Navette


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 23:03

XXII. Le GAPENCAIS

Le Gapençais est un pays entouré par le Champsaur au N., le Dévoluy au N.-O., le pays du Buëch à l'O., le Sisteronais au S., le pays de Seyne au S. E., une extrémité d'Ubaye à l'E., et l'Embrunais à l'E. N.-E.

Gap, à 750 mètres d'altitude, au bord de la Luye, Gap est au milieu d'une nature riche et préservée, au sud-ouest du parc national des Écrins, au sud-est du massif du Dévoluy, à l'ouest du lac de Serre-Ponçon et au nord de la Durance. Il existe plusieurs versions sur l'origine du nom de Gap.
Entre le XIIe et le IIIe siècle av. J.-C., trois importantes vagues de peuplement ont eu lieu. L'une d'entre elles serait à l'origine du nom .
Le premier nom de la ville pourrait être d'origine celte et se serait orthographié Vapincum. Dans ce cas Vapincum désignerait le fond d'une vallée dans une zone montagneuse. Ensuite, la transformation de Vap en Gap aurait été faite sous l'influence des Francs ou plus certainement des Goths chez lesquels le G était plus familier que le V .
Cependant, Georges de Manteyer donnerait au nom Vapincum une origine indo-européenne sans être celte; et cela comme le laisse supposer la présence d'une seule consonne p entre deux voyelles a et i.
Mais une autre orthographe du nom est suggérée. Ainsi le premier nom aurait été Wapincum. La racine wap présent dans le groupe des langues germaniques a le sens de cours d'eau, lac ou marécage. La partie incum désignerait une provenance ou une dépendance. En définitive Wapincum serait un lieu sous la dépendance d'un marécage, reflétant effectivement l'emplacement primitif de la ville. Wapincum serait devenu Wapum puis Gap.
Une enceinte polygonale à 11 côtés élevée au III-IV ème siècle a protégé la cité des invasions barbares qui se sont succédées jusqu’au Xème siècle. Au cours du Vème siècle la christianisation de la région a permis l’établissement du premier évêché et la construction de la première église cathédrale.
Grâce à sa position stratégique à l’intersection de plusieurs voies de communication, la ville est devenue au cours du Moyen Age un important centre d’échange des produits issus de l’agriculture et de l’artisanat, en particulier lors des quatre grandes foires annuelles.
C’était aussi une étape pour les pèlerins de Compostelle qui arrivaient du Sud de l’Italie et rejoignaient Arles après avoir traversé les Alpes. Plus tard, Gap est aussi devenue la voie de passage obligée des troupes engagées dans les guerres d’Italie.
Au XVème siècle, les habitants construisirent une nouvelle enceinte sept fois plus longue que le rempart gallo-romain.
Les Templiers possédaient une maison à Gap, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie.
Au XIVe siècle, la ville profite des bénéfices de l'installation des Papes à Avignon qui lui apporte un passage plus fréquent de voyageurs pour développer un artisanat de laines et de peaux qui la fait prospérer.

Jarjayes. Jarjayes est située à l'ouest des Dômes de Remollon. Elle surplombe la vallée de la Durance.

Saint-Etienne-le-Laus. Saint-Étienne-le-Laus est à 9,2 kilomètres de Gap et à 5,7 kilomètres de La Bâtie-Vieille. Saint-Étienne-le-Laus est bâti autour de la rivière l'Avance, rivière torrentielle, affluent de la Durance. Le mot laus est un mot provençal alpin qui signifie « lac », du latin lacus. On le rencontre également sous la forme laux, notamment dans l'appellation Les Sept Laux : lieu-dit où se trouvent sept petits lacs alpins(La Ferrière, Belledone, Isère). Il se prononce laux. Saint-Étienne-le-Laus est situé dans le fertile vallon du Laus, un lac aujourd'hui asséché. Saint-Étienne-le-Laus s'appelait précédemment Saint-Étienne d'Avançon. Le changement de nom date de 1914
La paroisse, dédiée au martyr saint Étienne, existait déjà sous ce vocable au XIIIe siècle.
Vers 1380, existait à Saint-Étienne-d'Avançon un prieuré qui rapportait 20 florins.

Le village de Remollon est situé sur le versant droit de la vallée de la Durance. Il a été établi sur un promontoire (altitude 670m), au milieu de coteaux situés à l'adret de la vallée, et très favorables à la culture de la vigne.

La Bâtie-Vieille
est située à 5 km de La Bâtie-Neuve, 8 km de Gap, 11 km de Chorges et à 21 km de Tallard. Situé en zone de moyenne montagne. La tour du XIIe siècle domine le village. Informations plus précises ICI. XIe s, un fortin serait construit sur la butte (au Xe s, les Sarrasins ont beaucoup sévi dans la région). Fin XIIe s, l'évêque de Gap fait construire une fortification sur la colline pour prévenir des attaques. Début XIIe s, la famille Faudon, vassale du Comte de Forcalqier, fait construire une forteresse sur la colline en face. Cette construction "rivale" ne va pas plaire à l'évêque de Gap. Un conflit est inévitable.
XIIIe s, l'évêque de Gap aurait fait détruire le "fortin" ennemi en face. 1420 (?), l'évêque ferait réaliser de nombreux travaux de modernisation de défense suite à l'amélioration de la puissance des armes de jets.

PATRIMOINE

Construit sur un éperon rocheux dominant la Durance et le village, le château de Tallard existait déjà en 1300, au moins en partie. Les parties les plus anciennes ne paraissent pas antérieures au XIVème siècle alors que les plus modernes datent du XVIe siècle. Construit au XIVe siècle sur un éperon rocheux dominant la Durance et le village, puis complété aux XVe et XVIe siècles, ce château était autrefois une possession de l'Ordre de Malte.

Au XIIe siècle, à Jarjayes, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait les deux églises, l’église paroissiale et l’église castrale, et percevait les revenus qui y étaient attachés.

Photos




Château de Tallard.


Les 3 lacs de Rochebrune.


Jarjayes.


Remollon. Vue des demoiselles coiffées.


La-Bâtie-Vieille. Tour du XIIe s.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 20 Oct - 23:42

XXIII. L'EMBRUNAIS

L'Embrunais est un pays entouré du Briançonnais au N., le Champsaur à l'O., le Gapençais au S.-O., l'Ubaye au S.-E. et le Queyras au N.-E. Les sous-pays sont le Haut-Embrunais et le Guillestrois. Le Parpaillon est à la jonction de l'Ubaye et de l'Embrunais. Les principales localités sont Baratier, Châteauroux-les-Alpes, Crévoux, Crots, Embrun, Les Orres, Saint-André-d'Embrun et Saint-Sauveur.
Le pays est marqué par le cours N.-S. de la Durance qui se jette dans le lac de Serre-Ponçon. Les montagnes qui l'entourent comprennent le Pic de Pied Brun, la Tête de Gaulent.

EMBRUN.
GÉOGRAPHIE. Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la vieille cité d'Embrun doit l'origine celte de son nom à sa position, (Ebr : eau et Dun : forteresse, colline).
Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes.
HISTOIRE. L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.
Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés réduites en 1258.
Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie.
PATRIMOINE. La cathédrale Notre-Dame du Réal (XIe, XIIe, XIIIe et XVe siècles) : architecture d'inspiration Lombarde, son porche encadré par ses deux lions, ses chaires à prêcher, ses grandes orgues offertes par Louis XI, ses vitraux et sa rosace du XVe siècle ainsi que son trésor
La maison des Chanonges, un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre.
La rue Caffe, qui se prolonge sur des maisons à encorbellement du XIVe siècle.
La tour Brune, un donjon carré du XIIe siècle, le seul vestige de la muraille médiévale, ancien donjon des archevêques,
Le couvent des Cordeliers, siège de l’office de tourisme, dont les chapelles sont ornées de fresques des XVe et XVIe siècles.

BARATIER
Les habitants sont les Baratons. Située à proximité du lac de Serre-Ponçon et de la ville d'Embrun, à 50 km de Briançon, à 40 km de Gap, à 4 km d’Embrun. Le sommet du Pouzenc domine la localité.
HISTOIRE. Au Moyen Âge, il existait deux fiefs : Baratier et Verdun. Administrativement et judiciairement, Baratier dépendait d'Embrun. Les armoiries de la famille Bayle de Baratier étaient « d'argent au lévrier de sable accolé de gueules » .
Une autre famille seigneuriale possédait le fief de Verdun. Le site est un peu à l'écart du village qu'il domine, le quartier s'appelle encore « Verdun » ; de la maison subsiste une tour carrée qui parait remonter aux XIIe et XIIIe siècles, elle est englobée dans des constructions « modernes ». Les « Baratier » primitifs reposent dans l'église du village, dans la chapelle dédiée à St Joseph. Faisant référence à l'état ecclésiastique, la paroisse de Baratier était et reste de nos jours sous le vocable de Saint-Chaffrey.
PATRIMOINE. Tour de l’ancienne maison forte de Verdun XIIe siècle. Église du XVIe siècle (dédiée à St-Chaffrey.

CHÂTEAUROUX-LES-ALPES (Chastéréou en vivaro-alpin).
GÉOGRAPHIE. Entouré de quarante hameaux qui se nichent entre la Durance et les Écrins sur un dénivelé de plus de 3000 mètres (de 820 m à 3 156 m), les alentours offrent des paysages splendides qui s'étendent sur les vallées du Bramafan, du Rabioux et du Couleau. Les demoiselles coiffées, phénomène géologique impressionnant...
De magnifiques cascades dont la fameuse Cascade du Rabioux : le torrent du Distroit fait un plongeon de 70 mètres de hauteur à l'entrée de la zone centrale du Parc National des Ecrins...
HISTOIRE et PATRIMOINE. On trouve le tracé de la Voie Royale (XIIème siècle) sur la commune. Elle traverse les hameaux de La Reste, des Rozans, passe devant la chapelle Saint Roch, se perd dans les près pour ressortir au hameau des Eymes et longer le cimetière.
Arrivée sur l’ancienne RN 94 à l’angle d’une croix de mission, elle remonte au dessus du Garage automobile, redescend jusqu’à une seconde croix de mission et poursuit jusqu’au hameau de Saint Alban pour encore continuer sa route jusqu’en Italie.
L’ancien château, édifié au XIème siècle, qui surplombait le hameau de Saint Marcellin.
L'appartenance des terrains aux archevêques d'Embrun au Moyen-Age a certainement semé les prémices d'un bâti religieux, aujourd'hui encore omniprésent.
Châteauroux Les Alpes ne compte pas moins de 10 chapelles dont les plus anciennes, Saint Etienne et Saint Alban, remontent au XIVème siècle. Il existait également deux abbayes sur la commune : Les Beaumes (1132) et Sainte Croix du Rabioux (1124). Cette dernière a disparu.

CRÉVOUX
Ses habitants s'appellent les Crévolins. Située dans le massif du Parpaillon. Autour d'elle se situent le pic Saint-André (2 857 m), La Méale (2 419 m), le pic de Crévoux et ses falaises. Hameaux : Champ Rond, Praveyral et La Chalp.
L'église avec son clocher à bulbe du XVe siècle est un cas unique dans l'Embrunais.

CROTS
Las crottas signifie les caves, les voûtes en vivaro-alpin.
Crots est situé dans la vallée de la Durance, sur la rive gauche de la rivière, à l'entrée de la retenue de Serre-Ponçon.
Le Château de Picomtal des XIV et XVIèmes siècles (domaine privé) domine le village de sa silhouette protectrice.
A quelques kilomètres de Crots, enserrée dans un écrin de montagne, l'Abbaye de Boscodon (XIIe s.), monument de l'art roman avec une architecture proche de l'art cistercien.
Le vieux village et l'église Saint-Laurent (XIVe siècle).

SAINT-ANDRÉ-D'EMBRUN
Saint André d'Embrun s'étire sur la rive gauche de la Durance. A l'est, la commune se délimite par la belle forêt de Saluces. De nombreux hameaux sont disséminés çà et là, comme celui de Siguret près du lac de même nom. Les habitants de St-André, portent le surnom de bourguignons, en raison d'une culture viticole, ancienne et abondante, exploitée sur les pentes surplombant la Durance.
La commune se caractérise par un habitat très ouvert sur la vallée et les sommets du Parc national des Ecrins.

SAINT-SAUVEUR
Mentionné au XIIIe s. Eglise de la Transfiguration 1465 : fresques 15e-16e s. Sommet de Méale (2419 m). Forêt de Méale, mélèzes* et feuillus.

HAUT-EMBRUNAIS
Brève description ICI
Saint-Crépin. Situé sur une colline arrondie qui domine la vallée de la Durance, entre Embrun (22 km au S.) et Briançon (25 km au N.). Au-dessus du village, le sentier des Thurifères permet d'admirer de très beaux spécimens d'une espèce rare de résineux, le genévrier thurifère. Village avec plan en escargot, dont l'alignement de maisons au nord constitue les remparts. Église à clocher lombard et portail sculpté. L’archevêque d’Embrun était Seigneur majeur de Saint-Crépin par donation du Dauphin André en 1210. Des seigneurs inférieurs ou engagistes tenaient en fief une partie du territoire, notamment les familles Rostaing, Richière, des Bardonnèche, de Rame, Cayre, de Morges, Giraud, Rascassié. Ruines du château fort du XIe s. Chapelle rurale du XIIe s.
dite « Église vieille ». Église de style roman tardif, consacrée en 1452 (première reconstruite dans le canton) (Porche en plein cintre. Sculpture à l’extérieur et à l’intérieur).
Saint-Crépin, Eygliers et Mont-Dauphin ne formaient alors qu’une seule communauté nommée : « Mandement de Saint-Crépin ».

GUILLESTROIS
La ville de Guillestre s'étend sur un plateau situé à une altitude moyenne de 1000 m , dominant la rive gauche des gorges du Guil, peu avant son confluent avec la Durance. Située à la porte du Queyras, elle est le point d'accès unique de cette vallée, notamment pendant les mois d'hiver. Guillestre est un carrefour et un point de départ pour le col de l'Izoard, le col de Vars, et le col Agnel. Elle est aussi point de passage entre Embrun et Briançon. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Sainte-Marie. Chapelle St Guillaume (XIe siècle).
Le premier texte mentionnant le nom de Guillestre date de 1118. Guillestre dépendait alors des archevêques d'Embrun ; la région était le Dauphiné et la capitale Grenoble. La ville était entourée d'une muraille de pierres et était dominée par son château-fort.
L'ancien château de Guillestre fut construit en 1150. C'était un site rectangulaire de 80 mètres sur 38 et peu élevé par rapport au village. Malgré sa facilité de conquête par le sud du fait des prairies en contre-bas, il possédait une grande et belle vue sur le village. La muraille qui faisait le tour du village reliait celui-ci au château. Les archevêques d'Embrun, seigneurs du lieu, aimaient y venir passer quelques jours. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien.
La Tour d'Eygliers ou Tour Guillaume vestige des remparts médiévaux, servait à défendre la porte de l'ancienne route qui menait à Eygliers. Elle fut construite en 1392 et fut restaurée récemment.


PHOTOS


Vue panoramique sur Embrun. ____________________________Cathédrale Notre-Dame du Réal, façade, à Embrun.

______________
La Maison des Chanonges. Embrun. La Tour brune. Embrun.


Vue panoramique sur Baratier.


Châteauroux-les-Alpes. ______________________________Les Demoiselles coiffées. Châteauroux-les-Alpes.

__________
Crévoux. Église. XVe s. Crévoux. Vue.

________ ____
Église Saint-Laurent. XIVe s. Le Château de Picomtal. L'abbaye de Boscodon.


Lac de Siguret.


Saint-Crépin.


Vue sur Guillestre.


Tour des Eygliers. Guillestre.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 27 Oct - 0:59

XXIV. Le QUEYRAS

Le Queyras est un pays entouré au N. par le Briançonnais, à l'O. l'Embrunais, au S. l'Ubaye. Elle est traversée par le Guil et comporte huit localités principales aujourd'hui : Arvieux, Abriès, Aiguilles, Ceillac, Château-Queyras et Ville-Vieille, Molines-en-Queyras, Ristolas et Saint-Véran.
Le mot Queyras se prononce localement « à la française », c'est-à-dire avec le s final muet.

GÉOGRAPHIE. Le col de l'Izoard, à 2 361 m d'altitude, est, depuis le Briançonnais, la porte du Queyras. La traversée de la Casse Déserte annonce un désert. Le contraste en aval n'en est que plus saisissant. Au-dessous de ce cirque lunaire hérissé de cheminées de fées (vestiges de fortes érosions) se succèdent des steppes, des forêts, des tapis floraux. C'est le pays des villages altiers aux fours banaux et aux fontaines cerclées de bois, où les fils électriques sont enterrés. Ils sont à l'image de la plus haute commune d'Europe, Saint-Véran (2 000 m).
Pendant la longue période de prospérité et de croissance démographique du XVIe au XVIIIe siècle, la superficie occupée par la forêt a reculé, en dépit des mesures prises pour éviter une déforestation massive, ce qui a eu pour conséquences de renchérir le prix du bois d’œuvre, plus rare.

HISTOIRE. Il ne semble pas que cette haute vallée ait été occupée et mise en valeur de façon permanente avant les XIe et XIIe siècles. Des érudits du XIXe siècle ont cru lire dans le testament du Patrice Abbon (739), patrice qui possédait de vastes domaines dans la vallée de la Durance et du Mont-Cenis à Marseille, en se fondant sur les mots latins curte mea salliaris, villa vetolae, mulinarici, des allusions à Ceillac, Château-Ville-Vieille et Molines, alors que ces mots désignent apparemment une court des saules (une court était un vaste domaine), la ferme (villa) des génisses (veaux d'une année) et un comptoir de pierres à moulins. Les plus anciennes références au Queyras ou à ses villages datent du XIIe siècle. La plus ancienne archive se rapportant à un village du Queyras est une charte de privilèges accordée en 1259 par le Dauphin Guigues aux habitants d'Abriès (ils sont placés sous la sauvegarde du Dauphin et il est créé dans leur village un marché hebdomadaire). Dans les archives du Dauphiné à Grenoble, comme dans les archives de l'Église, il est fait référence à plusieurs reprises au Queyras au XIIe siècle. Les documents les plus connus sont les trois enquêtes fiscales ordonnées dans les mandements de montagne (Queyras, Val Cluson, Bellin), entre 1249 et 1267 par le Dauphin Guigues, qui était désireux de connaître avec précision les taxes, impôts, redevances, etc. que lui devaient ses dépendants, les terres qu'il possédait, les hommes liges qu'il protégeait, ainsi que l'enquête ordonnée en 1339 par le Pape d'alors qui avait exprimé son désir de racheter au Dauphin les droits féodaux sur ces mandements de montagne, mais qui y a renoncé quand il s'est rendu compte que la transaction ne lui rapporterait rien. Le Dauphin, dont l'État était ruiné à la suite de longues guerres contre la Savoie, a alors décidé de vendre ses propres droits aux habitants de ces cinq mandements de montagne : Queyras, Briançon, Oulx, Val Cluson, Val Varaita. La transaction est consignée dans une charte signée en 1343 à Beauvoir-en-Royans. En versant 12 000 florins d'or et une rente annuelle de 4 000 ducats d'or, les habitants deviennent « francs et bourgeois ». Ils ne paient plus de redevances pour construire des moulins ou des fours à pain, ni pour utiliser l'eau des torrents, ni pour creuser des canaux, etc. Ils peuvent se réunir librement pour délibérer de leurs affaires et élire leurs représentants. Ils ont le droit de chasser et, en conséquence, celui de porter des armes. Dès lors, ces mandements ont pris le nom d'escartons, nom dérivé du verbe escarter, signifiant « répartir ». Il incombait aux habitants eux-mêmes ou à leurs représentants (mansiers, procureurs, consuls) de répartir entre les familles les redevances à verser à l'autorité féodale ; puis, à partir de 1349, au roi de France, à qui le Dauphin Humbert II a vendu son État. Ce système féodal s'est perpétué sous l'Ancien Régime, jusqu'à la Révolution, qui a aboli toutes les chartes de privilèges. En fait, il n'y a jamais eu, comme a réussi à le faire accroire, pour servir la propagande idéologique en faveur de la République en France, un juriste républicain du Second Empire, M. Fauché-Prunelle, de « République des Escartons ».
Le Queyras n'était pas pauvre, contrairement à ce qui est écrit souvent. Les tableaux, les retables architecturés, les statues, les sculptures, les voutes peintes et décorées, tout cela coûte cher aujourd'hui, et a coûté très cher jadis. Or, ce sont des familles, souvent nombreuses, d'éleveurs ovins, pour la plupart, exploitant de 5 à 6 hectares, ou de commerçants, qui ont financé tout cela et ont pu soustraire de leurs revenus de quoi payer les artistes / artisans et leurs fournitures, en plus de ce qu'ils ont soustrait pour faire instruire leurs enfants, et cela dès la fin du XVe siècle.

Abriès. au confluent des torrents du Guil et du Bouchet, à 30km de Guillestre.
Il semble qu'une population se soit établie de façon permanente à Abriès à compter du XIe siècle ou du XIIe siècle. Les cartulaires des XIIe et XIIIe siècle mentionnent les noms Abrii et Villa (la ferme ou le domaine) Abriarum (cf. le Dictionnaire topographique des Hautes Alpes, Joseph Roman, fin XIXe siècle). ans un autre de ses ouvrages, intitulé Tableau historique des Hautes Alpes (2 volumes, 1887) et qui est, dans le tome II, un inventaire détaillé des archives du département, du VIe siècle à la fin du XVe siècle, Joseph Roman établit que la plus ancienne mention du nom Abriès, en dehors des cartulaires, date de 1259 : c'est une "charte de privilèges" accordée par le Dauphin Guigues aux citoyens d'Abriès. Les privilèges dont ces citoyens jouissent désormais sont de deux ordres : ils sont placés sous la sauvegarde du Dauphin quand ils se rendent à Briançon et en reviennent; et tous les mercredis, est créé un marché à Abriès, avec exemption de toute redevance pour les habitants et obligation faite à tous les gens du Queyras de s'y rendre, "au moins un par maison et de ne rien vendre sans l'avoir offert à ce marché". De fait, Abriès entre dans l'histoire du Queyras et du Dauphiné comme un lieu d'échanges et de transactions, qui a été longtemps assez dynamique et a assuré la prospérité de cette communauté pendant plusieurs siècles.

Aiguilles. D’une altitude de 1450 m, dansla haute vallée du Guil, Aiguilles est situé à 90 km de Gap, à 70 km de Briançon.
L'Eglise St Jean baptiste. En 1433, l'Eglise se trouvait au cœur du village, sur le bord du torrent. Le cimetière et le presbytère l'entouraient. Le 24 juin 1433, à 14h, une pluie torrentielle s'abattit sur Aiguilles. Elle fût reconstruite en bois à l'emplacement actuel. Entre 1433 et 1633, elle fût la proie du feu, sans qu'on en connaisse les dates exactes. Elle a finalement été reconstruite en pierre et ciment.

Ceillac. La vallée de Ceillac est une vallée façonnée par les glaciers et traversée par un affluent du Guil, le Cristillan.
Le nom de Ceillac apparaît pour la première fois dans une bulle du pape datant de 1118 (valle Ciliaci). Cette bulle confirmait la possession des églises de Guillestre, Risoul et Ceillac à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui percevait les revenus qui y était attachés1.
Après être passé entre les mains de différents puissants seigneurs, Ceillac incombe, dès le XIIIe siècle, à l'archevêque d'Embrun qui demeurera pour de longs siècles le seigneur de Ceillac. Il prélevait des droits sur la mouture, sur les moulins, sur les fours, sur la chasse, sur les troupeaux et une capitation (jusqu'au XIVe siècle). Il avait en plus droit de justice comme tous les seigneurs de cette époque. L'archevêque avait un officier, un mandataire pour veiller à ses droits, celui-ci pouvant exercer la charge de consul. Durant plusieurs siècles, le village est dirigé par le consul. Il est élu pour un an lors de l'assemblée générale des habitants se tenant sur la place du village. Il s'occupait des règlements, des amendes, des saisies, de la délimitation, du traçage et de l'entretien des chemins, de la fixation des mesures, de la sécurité (incendie notamment), des fours, des moulins, de la police rurale. Il pouvait, pour des décisions d'importance, convoquer la population en assemblée générale sur la place.
Église Sainte-Cécile (XIVe-XVe s.). Plus d'infos ICI.

Château-Queyras et Ville-Vieille
Emblème de l'autorité et de défense contre les pillards, première porte du Briançonnais, le château delphinal est érigé au Moyen-Age sur un vertigineux éperon rocheux, à 1400m d'altitude. Le château, surnommé dans le pays « le nid d’aigle » protégeait dès le VIIe siècle, la vallée des invasions barbares. On trouve les premières traces écrites sur le fort vers 1260, les termes de Castello Cadracii (1260) et de Castellus (1265) sont mentionnés. Le château appartenait, à cette époque, aux souverains du briançonnais. En 1276, le fort change de propriétaire et est vendu au dauphin. A l’occasion de la mort de son fils, Humbert II dresse l’inventaire de ses états. La première description précise du château date donc de 1339. u XIVe siècle, le château est destiné à un usage militaire.
1368-69 : Guerre entre Dauphiné et Provence.

Molines-en-Queyras. Molines est irriguée par l'Aigue Agnelle, descendant du col du même nom. Elle est composée de sept hameaux : Molines, La Rua, Gaudissard, Clot la Chalp, Pierre-Grosse (1926 mètres), Le Coin et Fontgillarde (1990 mètres). Un huitième, Costeroux (2100 mètres).

Territoire de Ristolas. La commune se divise en trois villages : le chef-lieu (Saint-Marcellin), la Monta (Saint-Laurent) et l'Echalp ( Saint-Sébastien).

Saint-Véran. A 2040 m d'altitude Saint-Véran est traditionnellement le plus haut village d'Europe « où se mange le pain », Hameaux de La Chalp et du Raux.
La légende de saint Véran de Cavaillon raconte que, évêque de Cavaillon, né dans le Gévaudan au VIe siècle, il blessa un dragon qui ravageait la région de Cavaillon et le chassa en lui ordonnant d'aller mourir dans les Alpes. Ce dernier, saignant lors de sa retraite, a laissé tomber des gouttes de sang ; d'où la présence en France d'autres villages nommés Saint-Vérand, dans le Vaucluse, l'Isère et le Rhône.

PHOTOGRAPHIES



Église Sainte-Cécile. Ceillac.


Fort-Queyras.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 1 Nov - 17:39

XXV. LE TRICASTIN

Le Tricastin est un pays entouré par la Valdaine au N., le Bas-Vivarais à l'O., les Garrigues au S. O., le Comtat Venaissin au S., l'Enclave des Papes et les Baronnies à l'E., et le Diois au N. E. Le Rhône fait office de frontière à l' O. Le centre principal du pays est Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Le Lyonnais-Dauphiné RP descend le long du Rhône jusque Lapalud, alors que le Tricastin comprend également plus au sud Bollène et Mondragon.

Saint-Paul-Trois-Châteaux
L’importance de la ville ne décroît pas au Moyen Âge : un siège épiscopal y est installé, et c’est à partir du XIIe siècle qu’est bâtie la Cathédrale, au cœur de la ville ceinte d’un rempart défensif en pierre du Midi. En 1408, Dieudonné d’Estaing, envoyé par le pape pour gouverner le diocèse de Saint-Paul, conclut avec le roi de France un traité de pariage afin de « s’assurer, en toute occasion, la protection » du Dauphin.

Cathédrale Notre-Dame. Cet imposant édifice fut commencé au milieu du XIIe siècle à partir du chœur et achevé vers 1220. Il appartient au style roman provençal avec un plan simple, une harmonie de volumes, un décor dépouillé, une taille et un appareillage des pierres soignés, la référence à l'Antiquité et l'absence d'ouverture au nord. Son architecture, très sobre, en impose par la pureté de ses lignes et la majesté de sa construction. Le portail de la façade ouest a un cintre finement sculpté. La nef voûtée en berceau sur doubleaux est d’une élévation de 24 mètres. La travée précédant le transept présente, à l’étage, un faux triforium ; les niches, encadrées de pilastres et de colonnettes, surmontent une frise très fine. Le curieux bas-relief du pilier de la chaire et les mosaïques des XIIe et XIIIe siècles se trouvent derrière l’autel et représentent « la ville de Jérusalem » (mosaïque contemporaine sans doute des deux 1res croisades soit 30 ans env. après la construction de la cathédrale), ce qui nous apprend que l’église actuelle en a remplacé une précédente dont le sol a été exhaussé. L’abside principale, voûtée en cul de four, est ornée d’une bonne copie de la Cène de Léonard de Vinci. Se trouve un exemple similaire à Saint-Restitut, tout proche, mais de taille plus modeste. Le décor est fait de cinq arcades classiques du roman provençal avec colonnettes cannelées ou torsadées surmontées de chapiteaux. Porche gothique (milieu XVe siècle) contre le porche sud.
Charnier : ancienne commanderie d'hospitaliers puis maison forte avec vestiges du donjon du XIIIe siècle et logis des XVIIe - XVIIIe siècles.
Murailles romaines : ruines de l'enceinte urbaine antique, extérieure au centre médiéval.
Au centre ville : enceinte médiévale avec trois portes fortifiées : Notre-Dame, Fanjoux et les Fontaines. Une enceinte fortifiée attestée au XIIe siècle enserre encore la quasi totalité de la ville médiévale. Son tracé englobe une surface réduite par rapport à la ville gallo-romaine. Ce rempart entourait à la fois des zones funéraires, les églises et l'ensemble de la colline dite « du Château » où se situait la demeure de l'évêque, seigneur spirituel et temporel de la cité.
Chapelle Sainte-Juste : emplacement du rocher de Tutela, fortification épiscopale médiévale en ruines.
Hôtel de Narbonne-Pellet. Cette demeure avec « jardins, cour et basse-cour » date essentiellement des XVe et XVIe siècles. La façade de la cour sud-ouest, avec ses fenêtres, ses gargouilles et ses vestiges de créneaux, est représentative du style « fin gothique, première renaissance ». Les fenêtres nord et ouest, inspirées de l’art antique, sont qualifiées de « seconde renaissance ».
Quartier de la Juiverie. Zone résidentielle des juifs de la ville du XIIe au XVe siècle. Ces derniers tenaient des commerces dans la ville ainsi qu’une partie des fours. Datant de 1445 et haute de 2,40m, cette arche exceptionnelle présuppose la présence d'une synagogue Rue de la Juiverie.
La Place aux Herbes. Cette petite place tire son nom du marché aux légumes qui s’y tenait au Moyen Age. Dans l’Impasse Notre Dame, on peut observer un passage médiéval ayant conservé son plafond en bois. Dans ce passage subsiste la dernière fenêtre médiévale de la ville en arc brisé.

La Baume-de-Transit
La Baume-de-Transit est située à 12 km de Valréas, à 9 km de Saint-Paul-Trois-Châteaux et à 11 km de Grignan.
Situé sur les confins du Dauphiné, le village de Baume servit autrefois de lieu de transit aux marchandises destinés à l’enclave provençale du comté de Grignan ; de là, lui vint son nom de Baume-de-Transit. La seigneurie appartenait à la maison des Poitiers de Saint-Vallier. C’est ce qui explique le titre de dame de Baume qu’avait pris la célèbre Diane, laquelle serait venue plusieurs fois au château.
Le château féodal : les ruines que l’on aperçoit de très loin, sont les restes, encore très importants (grands pans de murs et une grosse tour), de l’ancien château féodal que le comte de Suze prit aux huguenots et qu’il saccagea, en 1574.
L’église est l’un des plus curieux édifices de tout le Dauphiné. L’épaisseur de ses murs accuse le XIe siècle. Elle aurait été construite à l’époque de la première croisade par un noble chevalier qui voulait en faire son tombeau. Il prit modèle, dit-on sur l’église du Saint-Sépulcre de Jérusalem et les quatre absides qu’il fit élever formèrent une croix grecque. Les guerres de religion ayant détruit l’église paroissiale, on abattit l’abside de l’Est et on construisit la nef actuelle sans grand intérêt. Les trois absides restantes sont devenues le sanctuaire de l’église actuelle et forment un trèfle. Leurs colonnettes avec chapiteaux d’un goût exquis et toute leur élégante décoration font de l’église de Baume-de-Transit l’un des plus beaux monuments du Tricastin.
Infos suppl. ICI

Bouchet
Bouchet est situé à 12 km de Bollène, 25 km de Nyons.
Au 11e siècle, Bouchet n'était qu'une maison de chasse cachée parmi les bois d'où son nom de Boscheto. Au 12e siècle, dans les années 1150, fut édifiée par Raymond des Baux Prince d'Orange, une abbaye cistercienne de religieuses : Notre Dame du Bosquet, dont la première supérieure est connue en 1184. L'église romane qui fut construite à la même époque communiquait avec l'abbaye par un passage supérieur. L'abbaye connut des périodes difficiles et fut assiégée de nombreuses fois et l'on raconte qu'en l'an 1200, elle fut sauvée par les abeilles, qui jetées du haut des remparts mirent en fuite les armées du Comte de Toulouse. Dans cette abbaye vécut une partie de sa vie et mourut en 1230, Saint Bertrand de Garrigue, 1er compagnon de Saint Dominique. La grande peste de 1348, les pillages des grandes compagnies finirent par ruiner l'abbaye et ses dépendances, et en 1413 son domaine fut rattaché à celui d'Aiguebelle. En 1442 une partie du Domaine et des bâtiments furent loués à 3 familles Auvergnates de Saint Flour; ce fut le commencement de la commune de Bouchet et les noms de ces familles sont parvenus jusqu'à notre époque.
L'abbaye : Fondée au XIIe siècle par le prince d’Orange, l’abbaye de Bouchet ne recevait que les filles nobles de la région. Ravagée en 1200 par l’une des bandes du vicomte de Turenne, elle fut restaurée en 1202 et à nouveau occupée par les religieuses, mais un relâchement des mœurs s’étant produit, dit-on, dans le monastère celui-ci fut annexé, le 29 novembre 1413 à l’abbaye d’Aiguebelle, qui le laissa tomber en ruines. Les biens de l’abbaye de Bouchet étant passés plus tard dans le domaine de la Chambre apostolique du Venaissin, le pape Sixte IV en affecta les revenus, en 1480, au Collège du Roure d’Avignon. La vieille abbaye prit dès lors le nom de collège. L’église paroissiale contiguë à « l’ancien collège » possède une abside et des absidioles qui forment un pur joyau d’architecture cistercienne. Plus d'infos ICI.
Vieux villages aux maisons médiévales.
Eglise romane remaniée en gothique flamboyant.

Clansayes.
En bordure de la Vallée du Rhône, au pied des reliefs.
Le village étage ses maisons au flanc du rocher qui émerge d’une série de collines très intéressantes au point de vue géologique. Les Templiers y eurent une importante forteresse qui passa, en 1312, aux Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
La tour des Templiers : haute de 20 mètres, elle est bâtie sur la crête du rocher. De la terrasse on jouit d’un vaste panorama s’étendant jusqu’aux Cévennes. La tour est carrée, mais les contreforts qui flanquent ses quatre faces lui donnent une forme octogonale. Ces contreforts se terminent, dans leur partie supérieure, en mâchicoulis dont les extrémités viennent se rejoindre, sur les arêtes des angles, pour former, avec leurs retombaux, des T gigantesques. Cela prouve que la tour est bien contemporaine des Templiers et a servi de donjon à leur forteresse.
L’église : L'église romane est du XIIe siècle mais l’église principale était celle de Toronne dont on sait qu’elle a été reconstruite par le chapelain Ugolin en 1206. Toronne était une petite commanderie des Templiers qui fut cédée aux Chevaliers de Saint Jean de Jerusalem.


La Garde-Adhémar.
Le village est construit sur une crête rocheuse dominant la vallée du Rhône au niveau de Pierrelatte.
Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge une importante place forte de la famille des Adhémar.
L’église : édifice roman, pur joyau architectural du Tricastin. D'abord chapelle castrale (XIe ?), elle devint au début du XIIe siècle église paroissiale, dépendante de l’abbaye de Tournus jusqu'en 1540.
Sa façade principale aux lignes harmonieuses et la baie occidentale qu’encadre un fronton sur pilastres, toutes ses ouvertures en plein cintre en font un véritable modèle de l’art roman provençal. Sa grande particularité est de posséder deux absides qui se font face l’une à l’autre aux deux extrémités de la nef centrale, ce qui lui a valu d’être comparée aux églises des bords du Rhin. Cet édifice de modestes dimensions étonne par la verticalité de ses lignes non interrompues par des corniches. Les deux collatéraux, voûtés en quarts de cercle, servent de contre forts. La dernière travée de la nef principale du côté de l’est est couverte d'une coupole à huit pans sur trompes coniques. L’abside contenant le sanctuaire s’ouvre devant cette travée. Elle est flanquée de deux absidioles. La chapelle latérale septentrionale abrite une statue romane très ancienne (XIIe siècle) qui au cours du XIXe siècle reçut le nom de Notre-Dame-du-Bon-Secours. Cette église est surmontée d’un élégant clocher dont seul le premier étage conserve des éléments romans.
Le prieuré du Val des Nymphes est une chapelle romane (XIIe s.) située près de La Garde-Adhémar . En ce site déjà densément peuplé, les Bénédictins de Tournus fondèrent un prieuré vers le XIe siècle. À partir du XIIIe siècle, la population se déplaça vers le bourg castral fortifié de La Garde-Adhémar.
Le prieuré du Val des Nymphes semble également déserté dès le XIVe siècle par les moines qui se réfugient à l'intérieur des remparts. Parmi les quatre églises du Val des nymphes qui existaient au début du XIIe siècle, seule l'église priorale Notre Dame survécut.

Montségur-sur-Lauzon.
Montségur est situé à 9 km à l'est de Saint-Paul-Trois-Châteaux qui est le chef-lieu de canton, à 9 km au sud de Grignan et à 17 km à l'est de Pierrelatte.
Vestiges du château médiéval et de l'enceinte du village fortifié.
Chapelle Saint-Claude. Située sur une ancienne voie romaine reliant Orange - Grignan, route très fréquentée au moyen-âge, longeant la rivière du Lez,une hôtellerie y fut construite à l'usage des rouliers. Or, l'histoire nous révèle, qu'un muletier y fut assassiné. L'aubergiste abandonna sa demeure ; Les muletiers pour conjurer le malheur et conserver la mémoire de leur confrère, bâtirent en ce lieu un petit oratoire. Cette petite chapelle ( IXéme siècle) fut dédiée à St. Claude qui est leur protecteur et leur Saint.
Notre-Dame des Barquets. Cette chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié, ou des sept douleurs, se nommait autrefois Notre-Dame des Baïsses, c'est-à-dire Notre-dame d'en bas. Elle aurait été construite au X1e siècle.

Rochegude.
Ses maisons qui tournent le dos au mistral se pressent autour du Château (1250-), perché sur son rocher à une altitude de 130m, Rochegude domine la plaine, et du haut de son belvédère, offre à ses visiteurs le panorama unique de son vignoble.
Au sud, une chapelle, joyau de l'architecture romane, édifice du 12ème siècle, porte le nom du patron du village "Saint Denis". Cette chapelle est l'une des plus vieilles chapelles romanes de la région. Elle a été construite dans la seconde moitié du XI siècle. Elle est caractérisée par une élévation assez importante pour une faible largeur.
Son plan présente une nef basilical encadrée par des bas-côtés. Le chevet est recouvert de lauzes. Dans la chapelle, on remarque des voûtes en plein cintre, et des arcs outrepassés plus ou moins marqués qui sont une des particularités du monument. Sur de nombreux piliers, des impostes remplacent les chapiteaux et ont un décor archaïques. Le monument est exceptionnel également pour ces six remplois de plaques carolingiennes (VIII - IX siècle) décorées d'entrelacs. Par la suite, il a été repris, transformé (les baies ont été agrandies par exemple); réparé et restauré..
Au nord, construite sur le socle rocheux, la chapelle fortifiée des Aubagnans, défie le temps et l'histoire depuis 800 ans.

Saint-Restitut.
Saint-Restitut est situé à 2 km de Saint-Paul-Trois-Châteaux.
La tour funéraire de Saint-Restitut est une tour romane du XIe siècle. La tour funéraire de Saint-Restitut constitue la partie la plus ancienne de l'église de Saint-Restitut. La date de sa fondation soulève un problème complexe sur lequel les archéologues sont loin d’être d’accord, les estimations allant du IVe siècle au XIe siècle. A l’intérieur de la tour se trouve un caveau qui aurait contenu le corps de l’aveugle-né guéri par Jésus-Christ, qui aurait quitté la Palestine, changé son nom de Sidoine en celui de Restitut et serait devenu le premier évêque du Tricastin.
Église. Au milieu du XIIe siècle, cette église est venue s'accoler à la tour funéraire. Descr. ICI.

Solérieux.
Le village a une église fondée par les Templiers, d’un pur style roman provençal du XIIe siècle, sans aucun ajout ni modification.

Suze-la-Rousse.
Suze-la-Rousse est étagée sur la rive gauche du Lez et possède une belle vue sur le mont Ventoux, la montagne de la Lance et les Préalpes du Dauphiné. Suze-la-Rousse est située à 10 km au sud-est de Saint-Paul-Trois-Châteaux et à 18 km au nord d' Orange.
Au Moyen Âge Suze était la ville la plus importante du Tricastin. Le château de Suze fut construit au XII° siècle par les princes d'Orange, à l'emplacement d'un relais de chasse offert par Charlemagne à son cousin Guillaume de Gellone. Enceinte fortifiée à la manière médiévale, cette forteresse dominait le pays d'alentour et assurait à ses occupants un tranquillité exceptionnelle. A la Renaissance, les princes d'Orange en firent une demeure de plaisance : cour d'honneur à l'italienne, jeu de Paume, escalier d'honneur "à double révolution".
Au XIV° siècle, la châtelaine était Marguerite des Baux, fille de Bertrand des Baux, appelée « La Rousse », sobriquet dont le pays tirerait son nom. Ayant épousé en 1390 Hugues de Saluces, elle donna le jour à une fille, Antoinette, qui se maria avec Louis de la Beaume. De cette union naquit François de la Beaume, qui donna au château de Suze une célébrité qu’il n’avait jamais connue.
Le Château de Suze-la-Rousse. Le rez-de-chaussée du côté du midi paraît être du XIIe siècle ou du commencement du XIIIe ; mais lorsqu’on construisit la cour, on y éleva une façade Renaissance en harmonie avec les trois autres.

Tulette.
Située à 19 km à l'est de Saint-Paul-Trois-Châteaux et à 21 km au nord-est d'Orange, la commune de Tulette couvre un territoire bordé au sud par la rivière de l'Aygues et s'adosse à l'est sur les toutes premières collines des Préalpes. Le village se situait plus haut à l'origine. Il fut vraisemblablement déplacé en prévision d'y amener de l'eau depuis l'Eygues (ou Aygues) ce qui fut fait par le canal des moulins (devenu du moulin) qui prend "sa source" dans l'Aygues en amont du pont de Buisson. Un autre canal, celui du Comte de Rochegude, qui prend l'eau de la même rivière en aval du Pont de Buisson toujours sur la rive droite, passe un peu au sud du premier avant de se séparer en deux à la Divisoire à l'Est de Bomparet.
Cette seigneurie de la rive gauche du Rhône, du côté du Saint Empire (pas encore vraiment Romain ni Germanique) serait revenue à l'abaye de Cluny en 954 par le biais d'un archevêque démissionné d'Arles du nom de Gérard qui aurait apporté les biens de son église de Saint Saturnin du Port (Pont-Saint-Esprit aujourd'hui) et dont Tulette aurait fait partie. Au XIII ème siècle son pouvoir fut partagé entre celui du seigneur prieur de Saint Saturnin, représenté par le Doyen de Tulette (un moine bénédictin), celui des Fidels et celui de la maison des Baux. Après une transaction entre Guy de Claromane (ou de Clermont) alors prieur de Saint Saturnin et de l'église Saint Pierre de Tulette et les habitants du village, courant 1302 par le biais de Syndics et concernant des droits, d'autres droits sont consignés en 1304 par Bertrand IV des Baux, 3ème Prince d'Orange à ce même prieur comme appartenant à la Principauté d'Orange. Cette dernière les vendra à Déodat de Vindicise, alors seigneur prieur du village, par le dernier Prince d'Orange de la maison des Baux, Raymond V, en 1366.
Seigneurie oubliée par les traités, elle reste à l'écart du rattachement du Dauphiné (1349) puis de la Provence (1482) à la France.
Chapelle Notre-Dame-du-Roure du Xe siècle.
Enceinte médiévale terminée à la fin du XIVe siècle avec tours dont deux rondes, portes et chemin de ronde. L'actuelle porte Costerouze n'éxistait pas à l'origine : Celle que l'on peut voir est l'ancienne porte Pailhouse (ou Palhouse, du latin Palhosri) appelée aussi Grand Portail ou Porte sarrasine qui se trouvait au Sud du village à l'entrée de la Grand'Rue en face l'actuelle route d'Orange, remontée, à l'envers d'ailleurs, presque en face de l'actuelle poste après sa démolition vers le milieu du XIX ème siècle. L'autre seule porte était celle du Portalet au nord-Ouest du vieux village, vers le chemin de Bouchet, aujourd'hui disparue.
Infos sur les sites clunisiens ICI

Pierrelatte.
Pierrelatte est situé dans la vallée du Rhône à respectivement 70 km et 25 km au sud de Valence et de Montélimar, ainsi qu'à 60 km au nord d'Avignon. Un village se forma vers le IXe siècle à l’abri de ce rocher appelé Pétra-Lata, d’où sortit son nom actuel. Le rocher protégeait Pierrelatte contre le mistral
Une forteresse est construite sur le Rocher. Au début du XIVe siècle, les Templiers développent et rénovent l'agriculture. Au-delà des remparts, une deuxième muraille de protection permet de lutter contre les brigands et les pillards. La « charte d'affranchissement » permet aux habitants de désigner leurs représentants, aux pouvoirs limités toutefois : la commune est née.
Dès le début du XVe siècle, le Dauphin, futur Louis XI, réunit la seigneurie de Pierrelatte au Dauphiné puis au domaine royal.
La Chapelle des Pénitents du XIIe s.

Grignan.
L’histoire de Grignan se confond le plus souvent avec l’histoire de son château et de ses résidences successives.
Le bourg castral, mentionné dès 1105, se développe aux XIIIe et XIVe siècles, avec le rôle grandissant de la puissante famille des Adhémar de Monteil, dont la branche cadette (les Adhémar de Grignan), possèdera définitivement la seigneurie dès 1239.
Le village, blotti au pied de son château, restera abrité à l’intérieur de ses murailles jusqu’à l’extrême fin du XVe siècle.
C’est à partir du XIe siècle, avec la christianisation des campagnes, que les premiers groupements de population se fixent en plaine, autour des prieurés, le long des voies de communication, ou à l’emplacement de sites occupés dès l’époque romaine (Prieurés fortifiés de Sarson et de Tourrette, site du Grand Cordy…).
Ces groupements de population sont notamment à l’origine de la formation du hameau de Bayonne, au nord-ouest de Grignan.
La coexistence au XII° siècle des sites fortifiés de hauteur et du réseau des prieurés a fortement influencé le développement urbain postérieur.
Le monument le plus ancien de Grignan. De style roman primitif, la chapelle date du XIe siècle. Sa façade si pure aussi bien que la régularité de sa construction en petit appareil, en font un édifice remarquable. Mentionnée dans une bulle du pape Pascal II, du 24 avril 1105, elle dépendit du prieuré des Tourrettes et fut église paroissiale depuis 1280 jusqu'au XVe siècle. L'intérieur est digne de l'extérieur. Son abside, voûtée en cul de four, paraît cependant avoir subi de nombreuses transformations.

LE VIN DU TRICASTIN. HISTOIRE.
En 680, l’abbé Lambert de Fontenelle quitte sa charge pour devenir archevêque de Lyon. Huit ans plus tard, le prélat fonde à Donzère un monastère qui replante l’antique vignoble.
Le Xe siècle va âtre celui de Cluny. En 954, l’abbaye reçoit des Adhémar des « villae », avec leurs vignes, champs et bois, situées dans le Tricastin. En 958, Conrad le Pacifique cède à Cluny l’abbaye de Saint-Amand de Clansayes, près de Montségur-sur-Lauzon. Cette donation est confirmée, un an plus tard, par le roi Lothaire.
En 993, tandis que la « villa Sancti Restituti » (Saint-Restitut) augmente la manse viticole du siège épiscopal du Tricastrinus, le comte Lambert d’Adhémar donne à dom Maïeul, abbé de Cluny, des « villae » avec leurs vignes dans le terroir du Tricastin.
Au XIIe siècle, les Princes d’Orange édifient le château de Suze-la-Rousse.
Lors de sa guerre en Valdaine, le 5 janvier 1392, Raymond de Turenne fait déposer à Valence une plainte contre la ville de Montélimar. Il accuse le Conseil de la Ville d’avoir saisi un convoi lui appartenant. Il réclame l’annulation de cette prise et qu’on lui rende ses dix-neuf mulets chargés de blé, de fromages et de « vin de benne »6.
Ce « vin de benne » prouvait pourtant que ce convoi avait une origine douteuse. Ce type de vin était obtenu par récupération du jus lors du transport des « tombadou » (bennes à vendange) au seigneur décimateur. Il coulait par saignée – méthode utilisée pour obtenir actuellement des vins rosés – et était recueilli par les paysans grâce à des seaux judicieusement placés. Il était encore appelé «vin couladou ».


PHOTOGRAPHIES



Le mur romain. Saint-Paul-Trois-Châteaux. _Cathédrale Notre-Dame. Saint-Paul-Trois-Châteaux. Hôtel de Narbonne-Pellet. Saint-Paul-Trois-Châteaux.


La Baume-de-Transit.Église. __________La Baume-de-Transit.


Clansayes. _________________________________________________________Église Saint-Michel. La Garde-Adhémar.


Chapelle du Val des Nymphes. ________Montségur-sur-Lauzon.


Rochegude.


Chapelle Saint-Denis. Rochegude. ________________ Tour funéraire. Saint-Restitut. ______ Solérieux.



Réf. bibl. : http://www.musat.fr/index.php?menu=patrimoine_histoire_de_la_ville_moyen_age
http://www.ville-grignan.fr


Dernière édition par Sablelon le Ven 20 Nov - 19:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 3 Nov - 23:50

XXVI. Les BARONNIES

Le pays des Baronnies est entouré par le Diois au N., l'Enclave des papes à l'O., le Comtat venaissin au S. O., le pays de Sault au S., le pays de Forcalquier au S. E., le Sisteronais à l'E., le pays du Buëch au N. E. Ses sous-pays sont le Nyonnais à l'E. et, partiellement, le Rosannais et la Baronnie d'Orpierre. La localité principale est Nyons, à l'E.

GÉOGRAPHIE
Les Baronnies sont un pays de moyenne montagne (altitude inférieure à 1600 m), au relief tourmenté, qui se développe, d'ouest en est, de la plaine de Valréas à la moyenne vallée de la Durance et, du sud au nord, du mont Ventoux et de la montagne de Lure aux marges du Diois.
Un pays compartimenté en vallées (du nord au sud, vallées de l'Eygues et de la Blaisance, de l'Ouvèze et du Céans, du Charuis et de la Méouge, celles enfin du Toulourenc et du Jabron) entrecoupées ici et là d'amples cuvettes synclinales (Rosans, Sainte-Jalle, Montauban, Lachau...) ou des bassins exigus mais fertiles. Les communications permettant de passer d'une vallée à l'autre n'ont jamais été faciles, malgré de nombreux cols de moyenne altitude.
Un pays très largement ensoleillé, aux paysages lumineux, au climat encore méditerranéen, ponctué de villages perchés et de fermes isolées.

HISTOIRE
Les Baronnies tirent leur nom des Barons de Mévouillon et de Montauban qui, du XI au XIIIe siècle avaient acquis une grande indépendance sous la suzeraineté lointaine des Empereurs d’Allemagne. Ces deux seigneuries furent définitivement annexées au Dauphiné en 1315 et 1317, avant d'être cédées, comme partie de cette principauté, au royaume de France en 1349.
Le Moyen Âge a profondément marqué l'histoire et le patrimoine de cette région, en organisant la population à partir de castrums, eux-mêmes sièges de seigneuries. Les nombreux vestiges de tours du XIIIe siècle, qui dominent les vallées et contrôlent aussi les lieux de passage, illustrent cette occupation particulière du territoire. Ces castrums ont majoritairement résisté à la vague de dépleuplement des XIVe et XVe siècle, même si de nomnreux villages furent refondés sur de nouveaux sites à partir du XVe siècle.

Vallée de l'EYGUES

Verclause. A 5 km de Rosans, 9 km de Rémuzat, 10 km de Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, 16 km de Cornillon sur l'Oule, 36 km de Nyons. Fief des Dauphins au XIIIe s. Château ruiné dominant, donjon XIIIe. Église Sainte-Madeleine d'origine romane.
Rémuzat.
Rémuzat est situé à 28 km à l'est de Nyons et à 9 km au sud de La Motte-Chalancon.Autrefois, le bourg était bâti sur la rive droite de l'Oule, au pied du rocher du Caire. On y voit encore des restes de remparts et l'ancienne église Saint-Michel. Ancien fief de la baronnie de Mévouillon, sous la suzeraineté de l’abbaye de Bodon et plus tard de celle de l’abbaye de l’Ile Barbe, il fut vendu en 1305 par le baron Raymond V et l’abbé de l’Île Barbe, à Charles II roi de Sicile et comte de Provence . Il fit partie dès lors de la claverie de l’Oule et releva, jusqu’à la Révolution, du gouvernement de Provence, de la viguerie de Sisteron et du Parlement d’Aix. Chapelle Saint-Michel : édifice modeste du XIIIe siècle dans la tradition romane. On y voit une table d'autel retaillée dans un bloc d'architrave gallo-romain présentant une frise de rinceaux corinthiens.
Saint-May.
Aussitôt après avoir dépassé le village de Sahune, suspendu au flanc de la montagne du Coucou, on entre dans les pittoresques gorges de Saint-May d'une longueur d'environ 8 km, formant un étroit défilé où il n'y a place seulement que pour la rivière et la route nationale souvent taillée dans le roc. Elles sont bordées de rochers à pic d'où dévalent au printemps, de nombreux ruisseaux en cascades. Les sources qui jaillissent de tous côtés y entretiennent pendant l'été, une belle végétation. Vers le milieu des gorges paraît tout à coup, au bord d'un rocher à pic, le village de Saint-May avec les ruines de sa vieille forteresse et de ses remparts.
Appelé autrefois Saint-Mary, il tirait ce nom de Saint-Marius, premier abbé de l'abbaye de Bodon. L'abbaye de Bodon : Fondée au Ve siècle, cette abbaye située sur le rocher Saint-Laurent, à 2 km du village de Saint-May, était l’une des plus anciennes des Gaules. Sarrasins, Lombards, Saxons, Hongrois la saccagèrent tout à tour.
Villepredrix.
Villeperdrix est situé à 9 km au nord-ouest de Rémuzat et à 21 km au nord-est de Nyons.
Vestiges de l'enceinte fortifiée du village médiéval.
Sahune.
Les premières mentions du castrum de Sahune (Anseduna) datent du début du XIe siècle (Cartulaire du chapitre de Vaison). Il relevait alors du diocèse de Die (alors que la paroisse releva dès le XIIe siècle du diocèse de Sisteron) et plusieurs manses sont donnés par une famille présente le long de la vallée de l'Eygues.
Les plus anciens vestiges du village, et surtout du château, datent du XIIIe siècle. Une chapelle, dédiée à Saint-Michel lui était accolée. Elle a été récemment transformée en maison d'habitation. La seigneurie relevait du domaine des Mévouillon et des seigneurs, portant le nom de Sahune, leur en rendait hommage. L'évêque de Die y avait également des droits dès le XIIIe siècle. Au XIVe siècle, à la suite de la disparition des seigneurs de Montauban et Mévouillon, qui dominaient la région des Baronnies, Jean de Sahune rassembla plusieurs seigneuries autour de Sahune et prit le titre de baron. Endetté et sans enfant, il vendit ses droits au Dauphin qui les céda lui-même à la famille des Baux.
Anciennes ruelles, vestiges de quelques ateliers de cordonniers, ancienne église paroissiale (XVIIe s) et vestiges du château féodal et de la chapelle castrale (XIIIe s.).
Vestiges de la chapelle Saint-Jean, au pied du Bramard. En subsiste le chœur à chevet plat qui est très bien appareillé. Cette chapelle est citée dès le XIIe siècle et relevait en 1183 du prieuré de Saint-May et par cet intermédiaire de l'abbaye de l'Ile-Barbe à Lyon.
Curnier.
Curnier est situé à 12 km de Nyons. Curnier est le fief des Mévouillon puis des princes d'Orange au XIVe siècle. Hauterville : Vestiges de l'ancien chef-lieu médiéval perché sur un interfluve. Tour quadrangulaire vers les XIIe-XIIIe siècles, corps de bâtiment et porte des XIVe-XVe siècles.
Condorcet.
Condorcet est situé à 10 km au nord-est de Nyons. L’abbaye de Cluny y fonda un prieuré au IXe siècle et les comtes de Die paraissent en avoir été les seigneurs dès les débuts de la féodalité. Les princes d’Orange en possédèrent plus tard le haut domaine.
Arpavon.
Arpavon est situé à 15 km à l'est de Nyons. Arpavon est un village médiéval fortifié perché sur la montagne de Buisseron à 560 mètres dans un but défensif. Le village est orienté plein sud, en gradin, pour ne cacher le soleil à personne.
Arpavon est un village dont l’origine se situerait à l’époque féodale. Les premiers habitants du village étaient probablement des serfs, attachés à l’exploitation de fermes de quelques grandes familles puissantes, qui s’affranchirent peu à peu, grâce aux mutations fréquentes des maîtres du fief.
Bâti en amphitéatre au sommet du coteau et jadis ceint de murailles, le village était dominé par un chateau encore existant en 1518, mais détruit pendant les guerres civiles. Aujourd'hui ses deux portes et son enceinte ont disparu. Du château, on voyait le frais versant des combes et vers l'ouest, Curnier et le Pilles.
Fief des barons de Mévouillon, appartenant d'abord aux d'Agoult, et dès 1242 aux Ancezune, qui le donnèrent en 1336 aux Dauphins, Arpavon fut vendu en 1341, par ces derniers, aux princes d'Orange, puis repris en 1378, et après avoir appartenu quelque temps aux Saluces, fut donné en 1457 aux Gruel, qui le vendirent en 1486 aux Eschaffin, desquels les Thollon de Sainte-Jalle l'achetèrent en 1499.
Il y avait, en 1330, 78 maisons dans cette seigneurie.
L'église paroissiale d'Arpavon était, à l'origine, un prieuré relevant de la proche abbaye de Bodon de Saint-May. En 1311, elle a été rattachée au diocèse de Sisteron. Au début du XIIIème siècle elle fesait partie intégrante d'un bourg fortifié appartenant à une puissante lignée issue de l'aristocratie carolingienne, la famille de Mévouillon. Cette église, datant du XIIIème siècle est édifiée dans un style roman de Haute-Provence. Elle présente une simple nef et une abside en cul de four. Elle fut sans doute édifiée sur l'emplacement d'une église mentionnée dès le XIème siècle.
Sainte-Jalle.
Sainte-Jalle est situé à 18 km à l'est de Nyons et à 14 km au nord de Buis-les-Baronnies. Détruit à l’époque des grandes invasions barbares, les moines de l’abbaye de Bodon de Saint-May, le reconstruisirent au VIIe siècle et lui donnèrent le nom de Sainte-Galle, la vierge chrétienne qui, d’après la légende, avait mis les barbares en fuite sous les murs de Valence. Ce nom fut changé, à travers les siècles en celui de Sainte-Jalle. Fief des Montauban au 13ème siècle.
L'église Notre-Dame de Beauvert a été construite en 852 dans le style de la 1re période, a remplacé un ancien temple romain, ainsi que le démontre l'inscription latine qui se trouve sur un pilier, à droite du chœur. L'abside est décorée de quatre colonnes antiques, mais c’est surtout le portail qui attire l’attention. Il est surmonté d’une belle frise que soutiennent des chapiteaux sculptés : un personnage tient dans l'une de ses mains levées, un faucon et dans l'autre, une fleur ; à gauche est un joueur de violon et à droite, un troisième personnage, ayant lui-même à sa droite un paon qui se désaltère dans un vase, a, dans sa main un bâton fleuri.
Le château a été récemment restauré avec un donjon du XIIe siècle.
Rochebrune.
Le village de Rochebrune est situé aux confins plein ouest de la vallée de l’Ennuye. Blotti derrière une colline il est perché sur un éperon rocheux et s’étire depuis son extrémité sud jusqu’au nord où l’église et la tour rescapées des temps féodaux sont les gardiennes du silence et de la beauté de ces lieux. Il est entouré et préservé par les reliefs de l’Onglon, de la Serre du Foin, des rochers de Montlaud, de la Fournache et de Linseuil. Il est surveillé par Les Plates, la Serre de Chanteperdrix, les Buisses, Piervon et le rocher de Jeanne. Coulent le ruisseau de Combebelle, le ruisseau de Pié Béraud, celui de la Combe de Naye, de Chapion et de la source du Pessier. Le Rieu Frais se dirige vers la bourgade voisine, Sainte-Jalle.
Au point de vue féodal, le territoire de Rochebrune appartint, morcelé ou en entier, à une vingtaine de familles différentes dont l'histoire exigerait de longs développements, si la plupart d'entre elles n'avaient été déjà rencontrées ou ne devaient l'être bientôt. (Voir pour cela HISTOIRE DE L'ARRONDISSEMENT DE NYONS par A.LACROIX).
(Après le mariage de Almuse de Mévouillon et de Dragonnet II de Montauban les deux baronnies (Mévouillon et Montauban) deviennent distinctes et Rochebrune fait partie avec d'autre villages ( de 35 à 86 selon certaines sources), fiefs ou châteaux de la baronnie de Mévouillon .Quelques-uns de ces villages , les plus proches pour ne citer qu'eux : Curnier-Beauvoisin-Bennivay-Arpavon-Ste Jalle , etc..
Comme à Rioms et dans le voisinage, les Mévouillon y apparaissent dès l'origine de la féodalité, et en 1256, lors du mariage d'une fille de leur maison (Almuse) avec un Montauban (Dragonnet II), sa dot ayant été assise sur Rochebrune.
Des Montauban la seigneurerie échut aux Adhémar de Lombers et aux Dauphins. Mais, au-dessous de ces familles puissantes et suzeraines, d'autres plus obscures en possédèrent le domaine utile, c'est-à-dire les revenus. Vers 1200, R. de Rochebrune servait de témoin à un acte passé aux templiers de Roaix et, en 1308, Imbert de Rochebrune, dit de Sainte-Jalle, allait avec quelques voisins injurier et menacer, à Montségur, l'évêque de Saint-Paul-Trois-Château.
Selon Guy Allard, les d'Arzeliers jouissaient, en 1202, de Sainte-Jalle et de Rochebrune et cet auteur cite Hugues en 1318, Humbert, Raymond et Giraud, en 1351. Blandine, leur parente, entra chez les du Saix, en 1320, et Berthe, fille de Giraud, s'unit, en 1368, avec François d'Alauzon. La paroisse d'Arzeliers, dans les Hautes-Alpes, dépendit d'une famille de son nom, de 1094 à 1390 ; Le Saix, dans le même département, eut le même sort, de 1203 à 1400. On a vu que Pierre, sorti de la dernière, prit alliance avec Blandine d'Arzeliers et vendit peu après sa part de Rochebrune à Jean de Sahune qui, devenu vieux et sans postérité, la céda aux Dauphins. L'un de ces princes la transmit à Raymond de Baux, prince d'Orange, le 10 septembre 1341, moyennant l'hommage et le secours annuel de 12 hommes armés pendant quarante jours. Bientôt après cette obligation était levée au prix de 15.000 florins d'or.
On trouve, en 1414, une donation de Sahune, Condorcet, Rochebrune et Esparron par Guillaume Rolland à arie de Baux et à Louis de Châlon, son fils.
Au XIVe siècle, Raymond de Remuzat, acquéreur des droits des Alauzon, et Jean Alleman, fils de Gilet se déclarent vassaux des Dauphins pour Rochebrune que la postérité de l'un et de l'autre garda quelque temps. Après eux figurent les Morges de l'Epine en 1350 ; les Meyssennas et les Artellar ou Artillar (1351) ; les Thollon de Sainte-Jalle ; les Luirieu ; les Armand, de Lus ; les Renard de Saint-Julien, les d'Agoult et les Giberti.
Ces diverses maisons, étudiées ailleurs (Voir pour cela HISTOIRE DE L'ARRONDISSEMENT DE NYONS par A.LACROIX), n'ont pas laissé de souvenirs dans la commune ; nous rappellerons seulement que Jeanne de Sassenage, dame de Sainte-Jalle, fille de François et d'Alix de Châlon, épousa Humbert de Luirieu, seigneur de la Cueille, d'une grande famille du Bugey, et vendit, en 1402, sa part de Rochebrune à Soffrey de Thollon, conseiller delphinal.
Bésignan.
Bésignan est située à 5 km de Sainte-Jalle, à 13 km de Buis-les-Baronnies et à 23 km de Nyons. Château de la Colombières, ruines du château du dernier seigneur de Bésignan.
Saint-Sauveur-Gouvernet.
Ce petit village construit sur le flanc sud de la montagne fait face à la vallée de l'Ennuye, Bésignan et Sainte-Jalle. Le château de Gouvernet datant du XIIIe siècle avec ses tours crénelées, ses meurtrières et sa belle façade, le château domine la vallée de l’Ennuye. Fief des évêques de Die au XIIIe, puis des Montauban-Gouvernet, passé par la suite aux La Tour-Gouvernet.
Bellecombe-Tarendol.
Bellecombe-Tarendol est située à 26 km de Nyons. Le Moyen-Âge fit de Bellecombe Tarendol un site partagé entre trois seigneureries : Bellecombe, Tarendol et Pennafort, et les ruines du chateau de Pennafort sont encore visibles un peu à l'écart du village. Au XIVe siècle, les seigneurs Rémuzat s'approprièrent le lieu.
Château ruiné de Pennafort (une tour du XIe s.), vieux village en amphithéâtre, chapelle rurale Sainte-Catherine : clocher XIVe, chapelle Saint-Étienne romane ruinée : subsistent le chœur.
Montéral-les-Sources.
Montréal-les-sources est situé à 20 km à l'est de Nyons, 6 km à vol d'oiseau de Rémuzat.
Chapelle Saint-Julien. Déjà au XIe siècle cette chapelle payait à l'évêque de Sisteron une redevance. Par charte du Pape Innocent II la chapelle devient une possession bénédictine.
Cette chapelle surplombe le torrent dit de St-Julien à un kilomètre environ au sud est du village. De ce monument il ne reste plus que l'abside ronde et voutée, la nef a été détruite. Les offices réguliers étant tenus dans l'église du village, elle a été délaissée. Les travaux d'aménagement du nouveau cimetière ont permis de découvrir des vestiges funéraires confirmant que ce lieu avait déjà servi de sépulture.
Lemps.
Terre des comtes de Provence, possession des Montauban au XIIIe s. D'après la tradition, l'église aurait été construite par un moine revenu de la croisade. Prieuré bénédictin relevant de l'Ile-Barbe.
Ruines d'un château cité au 13ème. Eglise Saint-Pierre XIIe/XVIIe s.
Châteauneuf-de-Bordette.
Châteauneuf-de-Bordette est situé à 12 km de Nyons. La commune de Chateauneuf de Bordette est formée par deux vallées, celle de Bordette au nord et du Rieu Sec au sud. Ces deux cours d'eau sont tous les deux affluents de l'Eygues. Elle est bordée par deux chaines de moyennes montagnes, dominées par Garde Grosse à l'ouest (944 mètres) et par la montagne d'Autuche à l'est (965 mètres).
La commune de Chateauneuf de Bordette a été formée à partir d'une seigneurie qui a regroupé à partir du XIe siècle les versants orientaux des montagnes d'Essaillon et de Garde Grosse, les versants occidentaux des montagne d'Autuche et de Peytieu, ainsi que les deux vallées qui les séparent, celle du Rieu Sec au sud et celle de Bordette au nord. Au centre de la vallée, un château, situé au pied de Garde Grosse, protégeait un village installé en contrebas et contrôlait le passage entre Mirabel-aux-Baronnies et Les Pilles.
En 1023, à l'occasion d'une donation du castrum d'Altonum à l'abbaye de Cluny, en Bourgogne, plusieurs sites, villae ou castri de la région de Nyons sont cités, dont la villa de Pupianne, ainsi que le castrum de Pictavis (aujourd'hui Peytieu), situé sur le territoire de Chateauneuf de Bordette en limite avec le territoire de Benivay-Ollon. Les fossés de ce castrum ont été repérés dans les années 1990, par Michèle Bois, archéologue. Cette charte de donation montre surtout que le territoire de Chateauneuf de Bordette était intégré, au début du XIe siècle, dans un ensemble plus important, appartenant à une même famille appelée Mirabel, et qui comprenait une bonne partie des terres situées au sud et à l'est du cours de l'Eygues, depuis Les Pilles jusqu'à Mirabel.
Chateauneuf de Bordette a connu au cours des XIe, XIIe et XIIIe siècles une période de prospérité sans précédent. C'est pendant cette période que quatre églises ont été construites : Saint-Pierre de Pupianne (disparue), Saint-Michel et Saint-Quenin (qui subsistent, même si elles ont été reconstruites au moins une fois depuis). Une autre chapelle, dédiée à Notre-Dame (disparue), était peut-être celle du château. La seigneurie appartient au début du XIIIe siècle à la famille de Valréas qui en prête hommage aux Montauban. Comme l'ensemble des biens et des droits de cette famille, Chateauneuf de Bordette passe sous la suzeraineté du Dauphin de Viennois en 1315 puis du roi de France en 1349.
Les XIVe et XVe siècles sont des périodes de crise économique et démographique qui entrainent l'abandon d'une grande partie du territoire de la seigneurie, à l'exception peut-être du quartier de Pupianne au nord. Il faut en fait attendre la fin du XVe siècle pour que le territoire de la commune se repeuple, probablement à l'initiative du seigneur d'alors, un Thollon de Sainte-Jalle, qui cède les terres abandonnées contre la promesse d'une redevance annuelle. Les familles qui s'installent alors à Chateauneuf de Bordette vont finir par donner leur noms à la plupart des hameaux de la commune (Les Lattards, Les Mayets, les Chamoux, les Gleyses, les Roustans, les Liotards, etc.). Elles abandonnent aussi les maisons de l'ancien village, situé au pied de la colline dominée par le château et qui était entouré d'une muraille.
L'église Saint-Michel, de fondation médiévale, est l'église paroissiale. Il s'agit d'un édifice modifié à de nombreuses reprises au cours des siècles suivants. Elle comprend une nef, un transept formé par deux chapelles latérales et un chœur semi-circulaire mais à chevet plat. Depuis le XIXe siècle, l'église n'est plus orientée et l'accès se fait désormais par l'est (ancien choeur).
La chapelle Saint-Quenin est un édifice de fondation médiévale. Elle était entourée d'un cimetière qui a désormais disparu. Elle est orientée et composée d'une nef voûtée et d'un chœur semi circulaire, voûté en cul de four. L'originalité de cette chapelle tient aux marques lapidaires des pierres de la porte et d'une des fenêtres occidentales.
Les Pilles.
Le village des Pilles tire son nom des deux rochers en forme de pyramides ou « piles » formant l’entrée de l’étroit défilé où il est construit. L’Eygues le divise en deux parties inégales reliées par un pont qui a pu résister aux crues les plus terribles.
La commune est située à 7 km à l'est de Nyons.
La seigneurie des Pilles située dans le Comtat Venaissin était propriété pontificale. Étant situé à un endroit stratégique à la frontière avec le Dauphiné, c'était un village fortifié. De cette époque il reste encore quelques vestiges au pied du rocher de l'Aiguille.
Aubres
Aubres est situé à quatre kilomètres de Nyons et à vingt-deux kilomètres de Vaison-la-Romaine. Fief des barons de Montauban. La commune est une possession des Caderousse au XIVe siècle mais confisquée par les Dauphins. Vieux village perché. Église du XIVe siècle ; Chapelle des Pénitents et du Calvaire ; Ruines du château.

Le NYONSAIS
Nyons
Située en bordure de la vallée du Rhône, côté est, à la latitude de Pierrelatte dont elle est séparée par l'enclave des Papes, Nyons est une petite ville située dans une cuvette naturelle, au bord de l'Eygues. Elle est environnée de moyennes montagnes (Essaillon, Garde Grosse, Saint-Jaume et Vaux), qui lui procurent son climat si particulier. Elle est située à l'ouest d'une cluse qui marque une des entrées occidentales des Baronnies.
Son vent local, le Pontias, souffle à partir de 10 heures du soir et jusqu'à 10 heures du matin. Ce vent, froid l'hiver mais rafraîchissant l'été, fournit une parfaite aération à la ville. Une légende locale, rapportée dans l'ouvrage de Gervais de Tilbury, le Livre des Merveilles, veut qu'il ait été apporté dans un gant par l'archevêque Césaire d'Arles, au début du VIe siècle.
La villa de Niomes est citée en 972 dans un acte de donation des églises Saint-Vincent et Saint-Ferréol de Nions à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Longtemps possession directe de cette abbaye et des archevêques d'Arles, Nyons passe sous la domination effective de seigneurs laïcs. Les seigneurs de Montauban parviennent à y prendre pied au début du XIIIe siècle. Après un siècle de conflits pour la possession de la seigneurie, la ville est intégrée au Dauphiné en 1315. Il reste toutefois que le Dauphin doit toujours rendre l'hommage au pape pour Nyons, Vinsobres et Mirabel. En 1349, après le transport du Dauphiné à la France, la ville de Nyons devient propriété du roi-dauphin qui restera suzerain jusqu'à la Révolution.
La ville connaît une période de croissance exceptionnelle à partir de la fin du XIIIe siècle et jusqu'au début du XVe siècle, croissance liée à la présence de la cour papale à Avignon, à celle de marchands italiens et d'une communauté juive nombreuse.
Patrimoine de Nyons.
Le quartier des Forts : ce quartier a été organisé à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe siècle autour de deux rues, l'actuelle rue des Petits Forts à l'est et la rue des Grands Forts à l'ouest, cette dernière étant en grande partie couverte par des maisons d'habitation. Il conserve en grande partie une allure médiévale. La crête est dominée par deux tours du XIIIe siècle, la tour Randonne et la tour dite Dauphine. Ce quartier ouvrait sur la ville par deux portes vers le sud, le portail Corcosson, qui existe encore (entrée de la rue des Grands Forts) et le portail Gérenton (rue des Petits Forts) dont il ne reste que quelques traces. Le portail Corcosson, qui passe sous le château féodal, est surmonté de trois écussons, dont un représente les armes du Dauphin (inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques). Ce quartier était terminé au nord par le château delphinal, construit au XIVe siècle et dont il ne reste que deux tours et quelques traces de murs extérieurs.
La place du Docteur Bourdongle dite Place des Arcades (site inscrit) était une des places de Nyons consacrée au marché ou aux foires de Nyons. Elle fut probablement créée au XIVe siècle. Elle est bordée d'arcades, à l'instar de celle de Buis-les-Baronnies. Au nord, à côté de la porte Saint-Jacques, une maison abritait la cour de justice dès le XIVe siècle. Elle fut par la suite appelée « maison du roi ».
Le pont roman enjambant l'Eygues (ou Aygues) : inauguré en 1409 par l'évêque de Vaison, le pont relie les deux rives de l'Eygues. Le pont était bien gardé par une redoute élevée à chaque extrémité, et la tour du péage qui occupait le centre du pont (classé monument historique).
La porte de la Pomme et l'ancien clocher : elle tirerait son nom d'une pomme sculptée dans son arc d'ouverture, aujourd'hui disparu. Elle jouxtait la tour du clocher dont les premiers niveaux, voutés, ont été construits au XIVe siècle. Le clocher primitif fut édifié en 1352.
Le Château Vieux. Après l’annexion du Dauphiné à la France (1343), un châtelain s’y établit. Les barons de Montauban s’y installèrent puis les Dauphins du Viennois. A la suite de la violation du traité signé entre le Roi de France et le Dauphin Humbert II le 12 juillet 1349, la ville de Nyons ayant acquis la seigneurie, le château devint propriété communale
La Tour Randonne, située sur les hauteurs du quartier des Forts. Sur le vieux donjon se dresse une pyramide de trois étages d'arcades à quatre faces ornées de statues. Elle soutient une statue colossale de la Vierge. Le monument, en y comprenant la tour Randonne elle-même, mesure 24 mètres de hauteur et domine toute la vallée. La tour Randonne fut jadis construite par Randonne de Montaubant en 1280, rattachant ainsi sa baronnie à Nyons.
L'ancien monastère Saint-Césaire : au nord de l'église, un grand bâtiment, réaménagé au milieu du XVIIIe siècle, est celui de l'ancien monastère Saint-Césaire de Nyons, rattaché dès 972 à l'abbaye Saint-Césaire d'Arles. Ce prieuré fut le seigneur majeur de Nyons jusqu'en 1317, avant de transmettre ses droits au pape.
L'église Saint-Vincent et les tableaux de l'ancien couvent des Récollets : l'église Saint-Vincent de Nyons est mentionnée dès la fin du Xe siècle. Toutefois, l'édifice actuel a été reconstruit au cours de la première moitié du XVIIe siècle, après les destructions liées aux guerres de religion. Sa large nef conserve une allure romane.
La chapelle Notre-Dame de Chausan : cette chapelle, située sur un site occupé à l'époque gallo-romaine, est le dernier vestige d'un édifice religieux plus grand, mentionné dès le XIIIe siècle. Elle fut donnée au monastère Saint-Césaire de Nyons, dépendant de l'abbaye Saint-Césaire, en 1272, par l'évêque de Vaison. Brûlée lors des guerres religieuses, elle resta en ruine pendant plus d'un siècle et fit place à la petite chapelle actuelle.
L'ancien monastère au quartier Saint-Pierre : les sarcophages et vestiges de toutes sortes que l'on y a trouvés, nous apprennent qu'une agglomération y exista dès la plus haute antiquité. Une tradition historique locale veut que ce soit à cet endroit que Saint-Césaire fonda, au commencement du VIe siècle, le monastère qui devait exercer des droits de suzeraineté sur la ville de Nyons jusqu'au début du XIVe siècle et y percevoir la dîme jusqu'à sa suppression en 1789. À la fin du Xe siècle, une chapelle dédiée à Saint Pierre, située dans la villa de Patennatis, y est déjà mentionnée.

Vinsobres.
Vinsobres est situé à 9 km au sud-ouest de Nyons, à 14 km au nord-est de Tulette, à 12 km au sud-est de Valréas et à 15 km au nord de Vaison-la-Romaine.
Village perché sur une colline. De Vinzobrio en 1137. Occupation romaine. Fief des Montauban puis des Dauphins.
Ruines d'un donjon dominant le village et vestiges de l'enceinte médiévale et d'une porte, le "Portalou".
ancien Prieuré du XIIéme siècle
Traverse des Templiers

Mirabel-aux-Baronnies
Mirabel-aux-Baronnies est situé à 16 km de Valréas.
Castrum Mirabellum au début de la féodalité, la seigneurie passa aux barons de Montauban. Le 9 octobre 1206, Dragonet de Montauban et son fils Raymond cédèrent leur haute justice sur le fief, en échange de droits seigneuriaux sur Vinsobres, à Eldiarde, abbesse de Saint-Césaire d'Arles.
Après l'annexion de la baronnie de Montauban par les dauphins, ceux-ci comblèrent Mirabel de largesses. Mirabel fut atelier monetaire, le château fut agrandi et embelli, l'église Saint-Julien reconstruite avec une chapelle spéciale pour eux. Ils firent de leur domaine de Beaulieu l'une de leurs principales résidences. Pillée et saccagée au XIVe siècle, par les Compagnies de Routiers. Jusqu'à 1348, il y existait un quartier juif, nommé Les Josiols, en contrebas, au nord du village. À cause de rumeurs selon lesquelles les juifs étaient responsables de la peste qui menaçait cette année-là, ils furent assassinés ou envoyés vers Carpentras. Le quartier fut intégralement détruit.
# Les anciens remparts (chemin des Barrys), fortifications et tour du XIIe siècle.
# Le chœur et l'église paroissiale St Julien est ce qui reste de l'ancienne chapelle delphinale du XIIIe siecle, réconstruit en 1645- 1651.
# Quelques ruines du château du XIIIe siècle.
# L'ancienne fontaine sur la Place des Armes datant du XIIIe siècle.
# La chapelle de N.D. de Beaulieu (2 kilomètres au sud-ouest de Mirabel) est ce qu'il reste de l'ancienne résidence des Dauphins.
La chapelle du Calvaire.

Saint-Maurice-sur-Eygues
Petit village, Saint-Maurice-sur-Eygues est à quelques kilomètres de Nyons (12 km), Valréas (18 km) et Vaison-la-Romaine (16 km).
Le château du XIVe siècle domine le village.

Piégon
Piégon s'étend essentiellement sur les contreforts et des terrasses dominées par les premières montagnes des Baronnies. L'essentiel des terres sont situées entre 250 et 350 mètres d'altitude. La montagne de Buisse et celle de Gourbeau constituent les points culminants de la commune (787 et 704 mètres). Elle est traversée par deux petits cours d'eau : le ruisseau du Grand Vallat qui devient la Gaude en entrant sur le territoire de Mirabel-aux-Baronnies et le Gourbeau. Au sud, le Lauzon forme la limite avec Puyméras (dans le Vaucluse). Piégon est situé à 10 km au sud de Nyons et à 10 km au nord de Vaison-la-Romaine.

Il faut en fait attendre le milieu du XIIe siècle pour trouver la première mention de Piégon. Certains membres d’une famille de Podio Guigonis, alliés aux Artellar (des environs de Sahune), aux Humbert (de Rochebrune) ou aux Cairanne, assistent alors à plusieurs donations à la commanderie de Roaix (entre 1165 et 1219). Au début du XIIIe siècle, le fief entre dans l’aire d’influence des Mondragon-Montauban qui dominent la région de Nyons et, à ce titre, est officiellement intégré au Dauphiné en 1315 et au royaume de France en 1349. Le village de Piégon se développe à l’ouest et en contrebas d’un château, fondé au XIe siècle qui occupe le sommet de la colline. Deux rues desservent une cinquantaine de maisons, entourées de murailles. Une seule porte, au nord, permet d’accéder au village et au château. La possession du château permet de contrôler la route principale qui allait de Nyons au Buis, ce qui explique l’existence d’une châtellenie à Piégon au début du XIVe siècle. A l’ouest du village, une chapelle, Notre-Dame de Cadenet, est peut-être le siège au Moyen Age d’un prieuré qui dépend, depuis le milieu du XIIIe siècle au moins, du chapitre cathédral de Vaison. Elle ne devient église paroissiale qu’au début du XVIIe siècle après la destruction, au cours du XVIe siècle, de l’église du village, anciennement église castrale et dédiée à saint Pierre.
Les familles de seigneurs dominant le village furent les Piégon (XIIe-XIIIe siècles), les Bourdeaux (XIVe siècle) et les Autanne (XVe-XVIe siècle).
Vestiges de l'enceinte du village déserté au XIXème siècle.
Pontillard : maison forte du XIVème siècle.

Vallée de l'OUVEZE et affluents

Beauvoisin.
Beauvoisin est situé à 20 km au nord-est de Vaison-la-Romaine et à 8 km à l'ouest de Buis-les-Baronnies. Au XIIe siècle, l’église paroissiale Saints-Simon-et-Jude et ses revenus relevaient de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon. Fief des Mévouillon et des Dauphins.
Vestiges de tour circulaire et de muraille de l'ancien château médiéval fortifié au XVIe siècle. Rives de l'Eyguemarse et du ruisseau des Granges.
Mollans-sur-Ouvèze.
Mollans-sur-Ouvèze est bâtie sur un rocher au pied de la colline de Chatelard à l'entrée d'une gorge considérée autrefois comme la clef des Baronnies. Occupant le centre d'un hémicycle couvert d'oliviers, elle forme le fond d'une riche et fertile vallée.
La commune est située à 10 km au sud-ouest de Buis-les-Baronnies et à 20 km au sud de Nyons.
D’origine très ancienne, Mollans fit partie de la baronnie de Mévouillon. Le baron Raymond V céda la seigneurie, le 7 novembre 1293 à Albert de Médicis dont la famille devait par la suite jouer un rôle considérable en France. Plus tard la seigneurie fut divisée en deux parties ; de là, le fort supérieur et le fort inférieur dont les ruines, encore imposantes, dominent le bourg.
Aux XIIe et XIIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré et trois églises, dont l’église paroissiale, et percevait tous les revenus attachés à ces établissements.
La plus grande curiosité du pays est la grotte des anges, grande excavation au fond de laquelle est le gouffre, immense réservoir aux eaux d’une limpidité parfaite.
Enceintes d'un castrum avec tour, vestiges de trois portes et beffroi.
Vestiges de deux châteaux le supérieur étant mieux conservé que l'inférieur sur le sommet du rocher dominant le village dont il ne reste que la partie basse du donjon et quelques-unes de ses défenses. Construit par les comtes de Mévouillon au 12ème siècle, il est aujourd’hui propriété privée, et on ne peut admirer que d’en-dessous son aspect simple, carré et trapu mariant une partie médiévale avec une partie Renaissance.
Pont, d’origine médiévale, à une seule arche. Jadis, ce pont était flanqué d’un dispositif de sécurité constitué de trois tours rondes : il n’en reste qu’une aujourd’hui, qui servit de base à l’érection d’un beffroi au début du XVIIIe siècle.
Pierrelongue.
Pierrelongue est situé à 7 km au sud-ouest de Buis-les-Baronnies (chef-lieu du canton) et à 16 km à l'est de Vaison-la-Romaine. Aux XIIe et XIIIe siècles, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait l’église, dont elle percevait les revenus. Doit son nom à l'aiguille rocheuse qui portait un château fort.
Pierrelongue tombe, comme beaucoup de villages environnants, sous la coupe des barons de Mévouillon. Ceux-ci laissent notre village en fief à d’autres seigneurs, comme les Adhémar de Montélimar pratiquement jusqu’au XVIe siècle. Pendant la première moitié du XIVe siècle, une guerre épouvantable éclate entre Hugues Adhémar, notre seigneur de l’époque, et la famille des Baux (probablement Agoult des Baux, seigneur de Brantes). Ce dernier fera tuer toute la population de Pierrelongue, sans exception, et raser complètement le village qui s’étendait sur les hauteurs, en face de la montagne de Bluye. Seule demeurera la tour de guet, perchée sur son rocher, plus bas sur la rive de l’Ouvèze, là où s’étend l’actuel village. Pierrelongue restera sans habitant pendant plus de 150 ans, jusqu’en 1518.
Eygaliers.
A 6 km de Buis les Baronnies, 4,5 de Plaisians, 10 km de Propiac-les-Bains, 22 km de Vaison-la-Romaine, 30 km de Nyons. Altitude : 380 m. Étagé sur une colline et presque cerné par un torrent. Eygaliers est surplombé d'un château en ruine avec remparts (XIIIe s.).
Plaisians.
Tours : vestiges du castrum de Plaisians sur le rocher dominant la Cluse.
Tours de Guibert : vestiges du castrum de Guibert au sommet du rocher dominant le col.
Buis-les-Baronnies.
Située sur la rive droite de l'Ouvèze, au pied de l'arête crénelée du rocher Saint-Julien, la ville s'étend au milieu de prairies et de belles oliveraies. La digue qui protège la ville des crues de l'Ouvèze est pendant la saison hivernale une promenade ensoleillée d'où l'on aperçoit le vieux village de La Roche-sur-le-Buis avec les ruines de son château féodal.
Le Buis, ancienne capitale de la tribu vocontienne des Boxanses, puis, au Moyen Âge, de la baronnie de Mévouillon, ne relevant que du Saint Empire Romain Germanique. Au XIIe siècle, ils choisirent de s’installer au Buis, devenu pour cette raison Buis-les-Baronnies, et la ville resta jusqu’au début du XIVe siècle la capitale d’un état quasiment indépendant.
Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré (Sancte Marie de Projactis, actuellement Saint-Denis-de-Projat) et l’église Saint-Julien, dont elle percevait les revenus. Siège d’un baillage puis d’un vibaillage sous l’Ancien Régime, elle hébergea dès 1310 un couvent de dominicains
En 1317 la Baronnie est achetée par le Dauphin de Viennois, et en 1349 elle est rattachée à la couronne de France comme le Dauphiné lui-même, et suit alors le destin du royaume.
Elle fut la ville préférée des Dauphins. Humbert II, date plusieurs de ses chartes du Buis. La ville avait alors 3 500 habitants ce qui, pour l'époque, représente une grande cité ; mais la peste de 1347, y fit d'affreux ravages. La moitié de la population périt. Louis XI la repeupla en y attirant des reitres allemands avec leurs familles et en fit le siège d'un bailliage ; il y annexa même la cour de justice de Nyons, en 1447.
La place du marché : encombrée avant 1291, d'échoppes de bouchers, savetiers et autres artisans, elle est entourée de belles arcades en grande partie gothiques qui rappellent certaines villes de la Suisse alémanique ou de l'Allemagne du Sud. Elles doivent cette ressemblance à la construction qu'en firent, au XVe siècle, les reîtres allemands que Louis XI établit au Buis après la grande peste du siècle précédent.
Place des arcades XVe siècle et XVIe siècle. classée
L'ancien couvent des dominicains : fondé en 1294 par Raymond V de Mévouillon, le couvent fut élevé près du ruisseau de Malguery. Incendié en 1562 par Paul de Mouvans, l'un des chefs calvinistes, il n'en reste aucune trace.
La route des Princes d'Orange: Buis-les-Baronnies est situé sur cet itinéraire autrefois emprunté par les princes d'Orange (dynastie qui régna sur Orange de 1115 à 1702) pour rejoindre leur baronnie d'Orpierre.
La Roche-sur-le-Buis.
La Roche-sur-le-Buis est situé à 3 km à l'est de Buis-les-Baronnies. Aux XIIe et XIIIe siècles, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait un prieuré et trois églises dont elle percevait les revenus. Ruines du château-fort médiéval avec donjon sur le rocher dominant le village.
Restes d'une tour quadrangulaire à Sias dominant la Cluse.
Vercoiran.
Vercoiran est situé à 9 km au nord-est de Buis-les-Baronnies. Le village domine les gorges de l’Ouvèze. Ruines du château féodal.


GALLERIE PHOTOS



Verclause.


Rémuzat. __________________________________________________ Saint-May.


Sahune. _____________________________ Arpavon


Sainte-Jalle. ____________________ Rochebrune. Église Saint Jean-Baptiste (XIIe siècle et XIIIe siècle).

______
Rochebrune. Tour d'angle du château. Montréal-les-Sources.


Paysage près de Châteauneuf-de-Bordette.


Les Pilles. ______________________________ Vestiges du château d'Aubres.


Aubres.


Nyons et son pont roman.


Ruelle du vieux Nyons. Nyons. Tour Randonne.


Prieuré du XIIe s. de Vinsobres. ___ Mirabel-aux-Baronnies.


Église Saint-Julien. Mirabel-aux-Baronnies. Remparts. Mirabel-aux-Baronnies.


Fontaine de la Place d'Armes. Mirabel-aux-Baronnies.


Mollans-sur-Ouvèze. _________ Château. _________ Tour ronde médiévale flanquant le pont à une arche, et surmonté d'un beffroi du XVIIIe s.


Eygaliers. Vue sur Eygaliers et les alentours.


Buis-les-Baronnies.


Place du Marché. Buis-les-Baronnies.

_________________
Tour du Grand Safre. Buis-les-Baronnies. XIVe s. Tour de la Gendarmerie. Buis-les-Baronnies. XIVe s.


Remparts sud. XIVe s. Buis-les-Baronnies.


La Roche-sur-le-Buis.


Vercoiran.


Réf. bibl. : http://www.provence.guideweb.com ; http://www.rochebrune-drome.fr ; www.nyons.com
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