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 Le vivaro-alpin pour le sud Dauphiné

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Sablelon

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MessageSujet: Le vivaro-alpin pour le sud Dauphiné   Mer 30 Juil 2008 - 15:17

La région du Dauphiné se trouve divisée en deux, du point de vue des langues : sa moitié nord fait partie du domaine de l'arpitan, tandis que sa moitié sud fait partie du domaine des langues d'oc, avec le vivaro-alpin (autrement connu comme "provençal alpin").
C'est ainsi que Valence, Dié, Montélimar et Briançon appartiennent à cette zone d'oc. Ceci dit, le provençal alpin, appelé aussi vivaro-alpin, recouvre une zone autrement plus grande que le seul sud Dauphiné.
Bon, il semble que le vivaro-alpin fasse partie d'une subdivision des langues d'oc, le nord-occitan (comme le limousin et l'auvergnat) par opposition à l'occitan moyen (languedocien, provençal) : le c provenant de la succession CA du latin (CANTARE "chanter") est resté c en languedocien et en provençal (cantar), mais a évolué en tch, ts, etc, dans le nord-occitan (tchantar, tsantar).
Le vivaro-alpin met aussi ja à la place de ga.
La langue est souvent appelée aussi "gavot" par les populations locutrices, et aussi vivaro-alpin dans les publications et études.
Ainsi, à titre d'exemple, on a : chantar, jai.
Sa caractéristique principale est la chute des dentales intervocaliques latines simples : chantaa ou chantaia pour chantada (« chantée »), monea pour moneda (« monnaie »), bastia ou bastiá pour bastida (« bâtie »), maür pour madur (« mûr »). En particulier, le t final des participes passés masculins y est amuï : chantà (noté chantat en graphie classique) pour chantat (« chanté »).
La désinence verbale de première personne y est o (comme en italien, catalan oriental, castillan et portugais, mais aussi en piémontais, la variété la plus proche de l'italien septentrional): parlo pour parli ou parle (« je parle »), parlavo pour parlavi ou parlave (« je parlais »), parlèro pour parlèri ou parlère (« j'ai parlé, je parlai »).

Un trait fréquent est le rhotacisme de l (passage de l à r): barma pour balma ou bauma (« grotte »), escòra pour escòla (« école »), saraa ou saraia pour salada (« salade »).
Dans les parlers des Alpes, le vivaro-alpin a maintenu la prononciation de r final des infinitifs (fait exceptionnel en occitan moderne).

Dictionnaires provençal alpin (ou vivaro-alpin) : ICI
Voir aussi ICI bien que ce soit un provençal alpin (ou vivaro-alpin) un peu plus méridional, c-à-d. de la vallée de Barcelonnette.
Voici les références de quelques textes en vivaro-alpin, pour se faire une idée : http://ocoronel.club.fr/parler/parler.htm
http://www.marraire.com/index.php


Dernière édition par Sablelon le Dim 24 Jan 2010 - 12:06, édité 7 fois
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Sablelon

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MessageSujet: Re: Le vivaro-alpin pour le sud Dauphiné   Dim 15 Mar 2009 - 21:18

Voici une chanson qui serait, selon les dires de l'auteur de l'ouvrage dont elle est issue, répandue dans tout le sud de la France, mais ici écrite dans sa forme valentinoise (Valence).
Le mois de mai

I

Veci lou zjoli me det mai
Quet lous galans plantant lou mai :
N'en plantare yun à ma mio
Sarot plus yaut quet sa tiolino

II

Li boutaren per lou gardà
Un soudart det chzaquet cousta ;
Qui boutaren per sentinello ?
Sarot lou galant det la bello.

III

Ah ! quet met fachzariot per tu
Si ta mio l'ayot vegu ;
Ta mio n amot quoques autres,
Et set mouquarot det nous autres.

IV

Mi savou ben cet quet fare,
Mi m'en ire, m'embarquare ;
Mi m'en ire dret à Marseillo,
Et n'en pensare plus à iello.

V

Quand det Marseillo revindre
Devant sa porto passare,
Demandare à sa vesino
Coumet set porto Catharino.


VI

Catharino set porto bien,
Ait mariado y ot longtien,
Aub un moussu det la campagno
Quet ly faro feret la damo.

VII

N'en porto lou chzapet bourda
Et l espado à soun cousta ;
La noriro meux sen ren feret
Que noun pas ti, mauvais carderet.

C.f. : Essais historiques sur la ville de Valence: avec des notes
Par Jules Ollivier, 1831
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