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 LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné

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Sablelon



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MessageSujet: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 26 Aoû - 17:37

LES PAYS DU LYONNAIS-DAUPHINÉ


Carte des pays et sous pays du Lyonnais-Dauphiné : ICI

Remarque : le sujet est un rassemblement d'informations récoltées sur la Toile, de types géographique, historique, patrimonial et photographique ; la compilation est loin d'être complète, et est ouverte à tout ajout postérieur ; enfin, ces informations sont strictement irl, mais restent dans leur objectif initial d'offrir un soutien au jeu de rôle (les aspects historiques ne dépassent pas le XVe s. et géographiques ne vont pas hors du territoire rp du L.-D.)

INDEX des toponymes du sujet des pays du LD


Note d'utilisation : chaque toponyme du Lyonnais-Dauphiné est accompagné d'un chiffre arabe indiquant la page à aller consulter, et d'un chiffre romain qui désigne l'article, la section du topic.



N. B. : Je ne sais pas pourquoi le site d'hébergement de l'image a donné un arrière-fond grisâtre pourri à chaque mention.

I. LES MONTS DU LYONNAIS : GÉOGRAPHIE HUMAINE ET NATURELLE

Les monts du Lyonnais sont une région de basse montagne appartenant aux contreforts du Massif central et situés dans le département de la Loire et du Rhône.


Paysage typique des monts du Lyonnais depuis Saint-Martin-en-Haut.

Vallées principales

Les monts du Lyonnais sont sillonnés par de nombreuses vallées au fond desquelles coulent des rivières, ayant parfois l'apparence de torrents à cause du relief. Voici les principales d'entre elles :
  • la Brévenne
  • le Garon
  • l'Yzeron
  • la Coise

Point culminant

Le point culminant des monts du Lyonnais est le crêt Malherbe qui culmine à 946 m d'altitude sur la commune de Marcenod près du village de Lamure.

Les monts du lyonnais sont souvent confondus avec les montagnes du Matin au sud de Tarare dont le point culminant est la Tour Matagrin à 1 004 m d'altitude sur la commune de Violay. Les monts du Lyonnais et les montagnes du Matin sont deux entités géographiques distinctes de part et d'autre de la vallée de la Brévenne, ce qui confère aux montagnes du Matin un éloignement qui les distingue donc naturellement du Lyonnais.

Le crêt Malherbe malgré son apparence arrondie et son profil trapu est le point culminant des monts du lyonnais, suivi de peu par le signal de Saint-André à 934 m d'altitude repérable par son pylône d'antenne relai et son profil pentu accentué par sa position dominante sur les coteaux du lyonnais s'étendant sur le versant oriental que surplombe le village de Saint-André-la-Côte. Les sommets des monts du Lyonnais et la ligne des crêtes de Saint-Christo-en-Jarez à Sainte Catherine offrent un panorama splendide sur la chaîne des Alpes.


Économie :

Traditionnellement :

  • Élevage de porcs (Capitale du saucisson à Saint Symphorien/Coise avec divers salaisons).
  • Élevage avicole
  • Production laitière représentent la 2ème activité agricole du département du Rhône, disséminée dans tout l’espace rural, mais particulièrement au nord du département et dans les Monts du Lyonnais.
  • Capitale du chapeau à Chazelles/Lyon
  • Fabriques de meubles
  • Usines à chaussures
  • Tuilerie de Sainte Foy l'Argentière
  • Activité minière à Sourcieux les mines, saint Genis l'Argentière (carrière de la Patte).



Ferme traditionnelle des Monts du Lyonnais

Curiosités

Les monts du Lyonnais offrent de nombreuses curiosités parmi lesquelles:

  • Un paysage varié
  • les chapelles et églises romanes
  • la vallée en Barret
  • les anciens moulins
  • le lac de Thurins
  • le lac d'Yzeron
  • le plateau de Saint Romain (600 m d'altitude)
  • Le cœur historique de Messimy
  • Le chemin de fer touristique de la Brévenne (CFTB) à Ste Foy l'Argentière
  • Le parc d'animation ferroviaire du mini train des monts du Lyonnais à Sainte-Foy-l'Argentière



La Chapelle sur Coise


Yzeron

Cultures fruitières

Les vallées des monts du Lyonnais offrent la possibilité de nombreuses cultures dont :

  • la framboise (capitale : Thurins).
  • la cerise à Bessenay
  • la Pêche de vigne sur le plateaux mornantais
  • la Pomme de Pollionay à Chaussan


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 14:08

II. LE DAUPHINÉ

Le Dauphiné (arp. Dofena) est marqué par une ville principale, Grenoble (en arp. Grenoblo). Aujourd'hui, le Dauphiné correspond aux départements actuels de l'Isère, des Hautes-Alpes et de la Drôme. On distingue le Bas-Dauphiné entre l'Isère et le Rhône, comprenant le Vercors et le Diois, et le Haut-Dauphiné, plus montagneux, situé entre la Grande-Chartreuse et la Durance, comprenant la chaîne de Belledonne et le Pelvoux. La province d'ancien Régime avait pour limite, au nord, le Rhône qui la séparait de La Bresse (Brêsse) et du Bugey (Bugê). À l'est, venaient la Savoie et le Piémont, et au sud le Comtat Venaissin et la Provence. La limite occidentale était marquée par le Rhône au sud de Lyon. Le Dauphiné s'étendait jusqu'aux faubourgs de Lyon. On le divisait en Haut Dauphiné (alpes) et Bas Dauphiné ou Dauphiné du Midi (préalpes).

Dans le premier, on distinguait :

* le Grésivaudan,
* le Royans,
* le Champsaur,
* le Trièves,
* le Briançonnais,
* le Queyras,
* l'Embrunais,
* le Gapençais,
* le Dévoluy,
* le Vercors,
* le Bochaine,
* les Baronnies

Dans le deuxième :

* le Viennois,
* le comté de Valentinois avec la ville de Valence, annexé par Charles VI en 1404,
* le comté du Diois, autour de la cité épiscopale de Die, également annexé en 1404,
* le Tricastin
* la principauté d'Orange qui fut annexée au Dauphiné, (en 1793 elle fut comprise dans le département de Vaucluse).

Il faut ajouter l'actuel Dauphiné italien et piémontais qui appartenait à la France et au Briançonnais jusqu'en 1713. L'usage du français s'y est maintenu jusqu'au XXe siècle :

* les vallées d'Oulx,
* le Pragela,
* la Castelade de Châteaudauphin (Casteldelfino).
Le noyaux réputé historique est Vienne.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 14:11

III. LA DOMBES

La Dombes (en arpit. Domba) se trouve juste au nord-est de Lyon, entre la Saône, le Rhône et l'Ain. C'est un plateau de faible altitude (330 m), dont le sol argileux, caillouteux est recouvert de dépôt morainiques et parsemé d'étangs poissonneux. En partie drainée, la région porte des cultures et on y pratique l'élevage des vaches laitières.

Histoire

La Dombes fit partie de la Bourgogne, puis devint une principauté qui appartint aux maisons de Beaujeu (1218-1400), de Bourbon (1400-1523) et d'Orléans, avant d'être réunie à la couronne de France (1762).

La partie sudde la Dombes appartenait, elle, aux seigneurs de Thoire et Villars.
La Dombes souffrit de guerres entre les comtes de Savoie et les sires de Thoire et Villars (alliés au Dauphin et au comte de Chalon contre la Savoie) à partir de la fin du XIIIe siècle. En voulant aider Édouard, comte de Savoie contre Guigue V dauphin de Viennois, Humbert Ier de Beaujeu fut fait prisonnier à Varey en Bugey en 1325, durant la bataille de Varey. Il fut contraint de prêter hommage pour les seigneuries de Meximieux, Miribel et Bourg-Saint-Christophe à l'Est de la Dombes, et demanda au comte de Savoie un dédommagement. Les terres des sires de Thoire et Villars subirent, quant à elles, plusieurs chevauchées parties des terres des comtes de Savoie, jusqu'à ce que le climat ne s'apaise, aux alentours de 1355. Humbert VII de Thoire et Villars, n'ayant pas vu son fils unique lui survivre et se trouvant menacé par le duc de Bourgogne à qui il refusait de prêter hommage, vendit ses terres en 1402, les partageant entre les ducs de Savoie et de Bourbon (qui avaient obtenu le Beaujolais du dernier sir de Beaujeu en 1400 et pouvaient ainsi agrandir leurs terres vers l'est), se plaçant ainsi sous la protection de ces grands princes. Humbert VII de Thoire et Villars garda toutefois l'usufruit de ses terres jusqu'à sa mort en 1423.**
Le centre urbain historique semble avoir été Trévoux (en arpit. Trévoex), mais d'autres localités marquent le territoire, tels que Montluel et bien d'autres encore.

CURIOSITÉS NATURELLES
Les étangs, très nombreux (plus de mille), sont d'origine humaine. Ils ont été creusés - principalement par les moines, en mettant à profit les dépôts d'argile morainiques. En particulier, leur profil est maîtrisé et déterminé par le type de pêche, illustré sur la photo : à la différence des étangs du Forez, au fond plat, les étangs de la Dombes présentent une très légère pente, permettant à l'eau de s'écouler lentement et régulièrement vers l'émissaire (dénommé « thou ») lors de leur vidange à l'occasion de la pêche. Ils permettent une pisciculture importante depuis longtemps, mais jusqu'au XIXe siècle, la région souffrait d'un paludisme endémique.

L'alternance assec-évolage est une particularité culturelle et culturale locale, où culture céréalière et élevage du poisson sont intimement associés.

Sans oublier la célèbre grenouille des Dombes qui est une spécialité culinaire.
Photos :
  • La Dombe, ses villages et ses étangs : magnifique album photos de la Dombes
  • Le Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes : le site est illustré de superbes photos de ce milieu particulier formés de mille et mille étangs !


LANGUES
La Dombes fait partie de la zone linguistique de l'arpitan.

*Dombes, dans REY (A.), Le Petit Robert des noms propres, Paris, 1999, p. 607.
** Wikipedia (je sais, c'est point fameux, mais c'est tout ce que j'ai sur la Toile).


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 15:57

IV. LE VIENNOIS

Le Pays viennois siège de part et d'autre du fleuve « Rhône », au sud de Lyon.
Il s'intègre dans une grande variété de paysages vallonnés et multicolores, forestiers ou cultivés, d'où la vue s'échappe sur la vallée du Rhône et le Parc Naturel du Pilat.
Ce territoire occupe une situation privilégiée au sein de la région Rhône-Alpes. En effet, il s'ouvre aisément à l'est sur les Alpes et le Jura, et bénéficie des influences méridionales de la Drôme et de l'Ardèche.
Le Viennois se trouve sur le domaine linguistique de l'arpitan.
De plus, la ville de Vienne bénéficie d'une position stratégique de carrefour, à proximité des grands axes de communication Nord/Sud et Est/Ouest. Elle est ainsi proche des grandes agglomérations telles que Lyon (25 km), Valence (66 km), Saint-Etienne (39,51 km), Grenoble (75 km)...
Les localités suivantes peuvent être citées, entre autres, comme faisant partie du Viennois (km à vol d'oiseau) :
  • Serpaize, à quelques km (4,81) au nord-ouest de Vienne, sur un plateau
  • Seyssuel, à quelques km (4,63) au nord-est de Vienne




  • Moidieu-Détourbe, à 11 km à l'est de Vienne. Son histoire est résumée
    ICI.

  • Septème, à 10,31 km au nord-est de Vienne. Septème tire son nom de la septième borne milliaire sur la voie romaine reliant Vienne à Aoste (Italie). Son histoire est résumée ICI



  • Saint-Romain-en-Gal, à deux km au nord-ouest de Vienne.

  • Eyzin-Pinet, à 11 km au sud-est de Vienne. Géographie et histoire évoquée ICI.


  • Chasse-sur-Rhône, à 9 km au nord-ouest de Vienne. Informations ICI.

  • Pont-Évêque, à 2,80 km à l'est de Vienne. Histoire ICI.

  • Chonas-l'Amballan, à 8,84 km au sud-ouest de Vienne. Histoire, géo ICI.

  • Jardin, à 3,85 km au sud-est de Vienne. Histoire et géo ICI.



  • Chuzelles, à 6,82 km au nord de Vienne. Géo et Histoire ICI.



  • Reventin Vaugris, à 6,82 km au sud-ouest de Vienne. Évocation ICI.

  • Villette-de-Vienne, à 7,45 au nord-est de Vienne. Géo, histoire, patrimoine ICI.



  • Les Côtes d'Arey, à 7,57 km au sud de Vienne. Savoir-faire, patrimoine ICI.



  • Estrablin, à 6,78 km à l'est de Vienne. Histoire ICI

  • Luzinay, à 9,35 km au nord-est de Vienne. Histoire ICI



  • Saint-Sorlin, au sud de Vienne. Géographie naturelle et Histoire ICI



  • Vienne. Comment ne pas mentionner la ville emblématique de son pays...
    Vienne (en arp. Vièna) se situe sur la rive gauche du Rhône, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. S'y trouvent l'église Saint-Pierre (Ve, VIe et XIIe s.), l'église Saint-André -le-Bas, en grande partie du XIIe s, (chapiteaux romans), un cloître roman (XIIe s.) et la cathédrale Saint-Maurice (XIIe-XIIIe s.). A noter aussi : l'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VI-XVIII) ; La chapelle Saint-Maxime ; Le mont Pipet et la chapelle Notre-Dame de Pipet très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie) ; Le Château de La Bâtie sur le mont Salomon (XIIIe siècle). Sa devise fut, dès le Moyen Âge, "Vienna, civitas sancta", Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La ville fut le siège d'un archevêché au Ve s. Elle passa successivement aux Burgondes, aux Francs et aux Lombards. Elle fut annexée à la France avec le Dauphiné en 1349.


    Vienne vue du ciel.


    Cathédrale Saint-Maurice (XIIe-XIIIe s.), Vienne.


    Château de la Batie (XIIIe s.)


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 22:32

V. LES TERRES FROIDES

Les Terres froides s'étendent, dans le département de l'Isère, du Grand-Lemps à Bourgoin-Jallieu, dans une boucle formée par la Bourbre, affluent du Rhône. Elles forment une ligne de partage des eaux entre l'Isère au sud et le Rhône au nord et à l'ouest. A noter aussi la localité de La Tour-du-Pin. Des sous-pays parsèment les Terres Froides, tels que les Bièvres (au sud) et les Terres Basses (au nord, à cheval sur l'Isle Crémieu)

On l'appelle aussi "pays des collines". Les moraines des glaciers de l'époque quaternaire ont donné a cette partie au nord-ouest du département de l'Isère un pays de collines ondulées appelées Terres Froides et Terres Basses.

Cette région du Bas-Dauphiné se distingue par un climat plus rigoureux l'hiver, venant du fait que la terre argileuse, imperméable, toujours imprégnée d'eau est lente à s'échauffer. Ailleurs, les sables morainiques donnent un sol plus sec.

Ce terroir est une entité culturelle assez typée, particulièrement visible à travers son habitat aux yeux de ceux qui le parcourent ; les maisons traditionnelles sont construites en terre argileuse appelée pisé. Les toits sont très pentus et recouverts de tuiles écailles, et généralement de dimensions assez impressionnantes.

Les Terres Froides font partie du domaine linguistique de l'arpitan.

La Tour du Pin. Le château, édifié au XIIe s., fut détruit en 1591. Le château féodal se situait sur l'emplacement de l'actuel cimetière ; il n'en reste rien, si ce n'est peut-être un puits et quelques souterrains difficilement explorables du fait des éboulements. Cf. ICI. La première trace de la baronnie de LA TOUR DU PIN, remonte à un certain BERLION 1° vers 1100. Il semblerait que ce soit l'ancêtre des barons de LA TOUR DU PIN. Ses descendants devenant dauphins du Viennois et souverains du DAUPHINE (l'Isère, la Drôme et les Hautes Alpes actuelles).
Depuis 1290 il y a deux foires annuelles à la Tour du Pin. Jusqu’en 1834, elles se sont toujours tenues dans la prairie de Prailles, de l’autre coté de la Bourbre, face au lycée Elie Cartan.
Église romane.

Le château de Châbons. Cf. ICI.
Le château du Passage. Cf ICI.
Le château de Tournin. Cf ICI.

Le château de Vallin. Cf ICI.

La famille de La Tour du Pin. La famille de La Tour du Pin est une famille noble du Dauphiné dont les origines peuvent être remontées jusqu’au XIIe siècle, avec Berlion seigneur de La Tour du Pin vivant en 1107. Certains la rattachent à la maison d’Auvergne par Gérold de la Tour vivant en 960.
Cette famille s’est alliée aux plus grandes familles du Moyen-Age comme celles d’Auvergne, Du Puy Montbrun, d´Aix Artaud de Montauban, de Genève , de Beauvoir, d'Adhémar, de Coligny .
Ils sont seigneurs de La Tour du Pin, Vinay, Armieux et Vatilieu, Quinsonnas, Illins, les Côtes-d’Arey, Monseveroux.
Une branche collatérale des La Tour du Pin en Trièves les La Tour de Clelles forme les branches illustres de La Charce et Gouvernet.
Ses membres se sont illustrés dans les armes avec René de La Tour du Pin qui a écrit aussi sur le catholicisme social, l'Église avec Hugues, (1227-28 décembre 1249) mort à la septième croisade et Gui (1250-28 février 1285), tous deux évêques de Clermont, la littérature avec Patrice de La Tour du Pin.
La famille fut reçue aux Honneurs de la Cour.
1. La Tour du Pin

* Albert II (1176-1226), dont le nom et les armes figure dans la première des salles des croisades du château de Versailles épouse Marie, fille de Robert IV Dauphin d'Auvergne (v. 1150-1234). Comme son père, il participe à la troisième croisade et fait des La Tour du Pin des hauts et puissants seigneurs. Il est la tige de la branche qui a régné en Dauphiné et s'est éteinte en 1355, par la mort de Humbert II du Viennois, qui cède le Dauphiné à la France en 1343 et 1349. Elle règne soixante-sept ans[1]. Il a plusieurs enfants dont :

* Albert III (1202-1259), sénéchal du royaume d'Arles, épouse en 1225 Béatrix dame de Coligny, ils auront notamment comme enfants :

* Béatrix de la Tour du Pin, femme de Guillaume de Roussillon, qui fonde en 1280 la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez .

* Humbert seigneur de La Tour du Pin et de Coligny, qui par son mariage le 1er septembre 1273 avec Anne dauphine de Viennois, comtesse d'Albon, du Grésivaudan, de Vienne, de Grenoble, de Gap et dame de Faucigny devient dauphin de Viennois et formèrent le troisième race des dauphins de Viennois. Leur fils Henri sera évêque de Metz.
Le personnage le plus connu de cette famille est Humbert II.

Armoiries: De gueules à la tour d’or, senestrée d’un avant-mur de même, maçonnée de sable

2. La Tour Vinay

Berlion I, fils d’Albert, seigneur de Vinay, assassiné en 1249, est à l'origine de cette branche.

Armoiries: de gueules à la tour d’argent senestrées d’un avant-mur de même, maçonnée de sable

3. La Tour du Pin Gouvernet

Berlion I serait aussi à l’origine de cette branche.

Ils sont seigneurs de Clelles, Gouvernet, Chambly, Lens, Montmorin, Puygros, et la Charce, érigée en marquisat en mai 1619 en faveur de René de La Tour Gouvernet, né en 1543, baron d’Aix, Mévillon et de Montauban, maréchal de camp, Sénéchal de Valentinois, compagnon de Lesdiguières.
* Armoiries : D’azur à une tour crénelée de 5 pièces d’argent, maçonnée et portillée de sable au chef cousu de gueules, chargé de 3 heaumes d’or, posés de profil
* Devises Turris Fortitudo mea, Courage et loyauté




Réf. bibl. : http://www.turritoire.com/spip/spip.php?rubrique1


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 17 Nov - 20:42

VI. L'ISLE CRÉMIEU

Ce pays correspond à un plateau calcaire séparé du Jura au Nord par le Rhône, des plaines de Lyon à l'ouest par une falaise creusée de grottes. Elle se caractérise notamment par la présence de pâturages et d'étangs.
La ville marquante de ce petit pays est Crémieu (habitants Crémolans). Elle fut une ancienne place forte commandant l'une des portes du Dauphiné. Son château Delphinal date du XIIe s. Les portes fortifiées et vestiges de l'enceinte sont du XIVe s. Il y a aussi une église des XIVe - XVIe s. renfermant un beau mobilier. La ville se caractérise par des ruelles tortueuses et des avenues commerçantes.
Des figures historiques y ont séjourné, tels Louis XI (né en 1423 -mort en 1483).
Le pays se trouve dans l'aire de diffusion de l'arpitan.


Église de Crémieu

Autre localité d'Isle Crémieu, Morestel, cité typiquement médiévale. Une tour du XIIe s. s'y trouve encore ainsi que sa table d'orientation. Ses remparts l'enceignent toujours ainsi qu'une église gothique Saint-Symphorien se dresse dans la localité.


Morestel


Morestel.

Saint-Chef est une cité abbatiale. L'abbatiale contient de magnifiques fresques romanes dont le thème est la "Jérusalem céleste". Le bourg se caractérise par une architecture de pisé et de terre, où s'implante un réseau de ruelles. Le relief tourmenté du vaste territoire de la commune culmine à 308 mètres d'altitude. Le bourg s'est développé autour d'un monastère fondé au VIème siècle, dans un vallon jadis appelé le Val Rupian, et de nos jours la Vallée Rupéenne. Cette communauté religieuse fut une des plus puissantes de France avant de connaître le déclin, puis sa translation en 1774.
C'est sur cette terre de contrastes, composée de bois de châtaigniers, d'étangs et de plateaux propices à la vigne que se niche au fond d'un vallon la commune de Saint-Chef.


L'abbatiale de Saint-Chef.


L'abbatiale de Saint-Chef.

La Balme abrite des grottes remarquables.

Le Château de Cingle se situe à Vernas. Ancienne maison forte bâtie sur les soubassements d'une villa gallo-romaine. Organisé autour d'une cour, le château du Cingle apparaît en 1413 dans un acte de reconnaissance passé au profit d'Antoine Pélerin, remarquable par sa situation au pied des falaises de l'Isle-Crémieu et par la soigneuse restauration qui en fut faite depuis 1968, sauvegardant une partie des toitures en dalles de pierres caractéristiques de ce pays. Cette demeure abrita jadis, le temps d'une nuit François 1er. Bâtiment en U encadrant une cour pavé, fenêtres à meneaux, tour ronde, tour carré. On accède aux étages par une tour ronde abritant un escalier à vis et desservant de grandes salles dont celle d'angle au premier niveau qui présente un plafond et une cheminée en pierre du XVe siècle.


Le château de Cingle, Vernas.

A noter aussi le village médiéval abandonné de Quirieu, le "nid d’aigle" de Brotel, la maison-forte de Montplaisant, le château de Chapeau-Cornu, les maisons fortes de Verna, de Mépieu, le château vieux de Vertrieu


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 17 Nov - 23:37

VII. LE HAUT-VIVARAIS

Le Haut-Vivarais est la moitié nord du Vivarais. En ce qui concerne le Vivarais dans son ensemble, il est en bordure orientale du Massif central, limité par le Rhône à l'est. Des phénomènes volcaniques ont donné naissances à des petits massifs. Le Vivarais est découpé par des torrents méditerranéens se jetant dans le Rhône. De riches verges se trouvent sur les pentes qui mènent au Rhône. A l'intérieur du pays, ce sont plutôt les châtaigneraies et l'élevage qui prédominent.
Le Haut-Vivarais, quant à lui, moitié nord donc du Vivarais, est limitée au nord par le massif du Pilat (env. à l'ouest-sud-ouest du Viennois), au sud-ouest par la Montagne (même latitude que le massif de Meygal hors Vivarais à l'ouest) et à l'extrémité sud-est par le Rivage (en face de la partie sud du Valentinois, rive droite du Rhône).
Le nord du Haut-Vivarais fait partie de l'aire de l'arpitan, tandis que le reste appartient au provençal alpin.

La principale ville du Haut-Vivarais est Annonay, presque au centre du pays. La ville se trouve aux pieds des montagnes, à 75 km de Lyon, à 45 km de Valence et à 40 km de Saint-Étienne. Au contact de régions au relief très différent, la ville a été édifiée en amphithéâtre à partir des berges des deux rivières : la Cance et la Deûme. Point culminant : le Montmiandon à 679 m
Annonay s'est développée grâce à sa situation au carrefour de routes commerciales.

Histoire d'Annonay : Au XIIIe siècle la petite ville d'Annonay est une étape importante sur la route du pèlerinage la Vierge du Puy-en-Velay: en sont témoins les hôtels pour pélerins, les 5 monastères et les 2 prieurés. En 1487 la ville compte 14 églises pour environ 2 000 habitants. Jusqu'aux guerres de religion, les clercs représenteront jusqu'à la moitié de la population .
Les familles Roussillon, Rohan-Soubise, Levis-Ventadour, dominent la région. En 1288 une charte est signée entre la ville et le seigneur d'Annonay. Celle-ci accorde une certaine autonomie à la ville : en particulier, le droit de levée des tailles. À partir de 1365, deux consuls ont en charge les destinées de la ville.
Au cours du XVe siècle, Annonay s'affirme comme un carrefour commercial : exportation de son vin, échanges entre la vallée du Rhône, le Dauphiné et la montagne, grâce aux muletiers ; la tannerie se développe en profitant des eaux de la Deume). Mais cette relative prospérité attire les brigands, routiers et mercenaires. Lors de la guerre de Cent Ans, la ville renforce ses remparts avec des tours de guet percées de portes afin de contrôler les entrées et sorties.
En 1524, Annonay est rattachée au domaine du roi de France à la suite de la révolte du connétable de Bourbon : ses biens, dont fait partie Annonay, sont confisqués.

Patrimoine d'Annonay :
  • Porte ancienne du vieux château du XIIe siècle en partie détruite vers 1968
  • Pont Valgelas du XIVe siècle, ancienne porte de la ville. Illustration ICI
  • Les Voûtes Soubises : rue couverte sous les remparts (XIIe-XIIIe siècle). Illustration ICI
  • Tour des Martyrs du XIIe siècle : vestige des remparts de la ville ; de cette tour située au dessus de la Deûme, on jetait les condamnés à mort qui s'écrasaient dans la rivière peu profonde. ICI
  • Clocher octogonal de Trachin : vestige d'un prieuré datant de 1320


Le PILAT

Terre de contraste, le Pilat regroupe sur un petit territoire (700km²) un patrimoine naturel et culturel particulièrement riche et diversifié.
Massif de moyenne montagne étagé entre 140 et 1432m d'altitude, le Pilat voit s'affronter les climats méditerranéens, continentaux et océaniques, ce qui lui confère une exceptionnelle diversité de richesses naturelles, donnant naissance à 5 paysages bien tranchés :

- le Haut-Pilat, formé de plateaux à 1000m d'altitude où les prairies d'élevage sont parsemées d'importantes fermes de granit.
- le Pilat du Jarez, aux portes de la vallée urbanisée avec son architecture typique et marqué par de fortes pentes et de nombreux barrages.
- le Piémont rhodanien, pays des pommiers et des vignobles escarpés sur les coteaux le long du Rhône.
- la vallée de la Déôme, versant méridional du Pilat à la frontière de l'Ardèche dévoile un riche passé industriel.
- les Crêts, sommets du massif et site naturel majeur du Pilat où se côtoient hêtraies, chirats et landes sommitales.

L'origine du nom Pilat reste obscure. La légende raconte que le mont Pilat qui reçut le corps de Ponce Pilate porte son nom.
Les premières traces importantes d'habitat dans le Pilat se trouvent principalement à Saint-Romain-en-Gal, quartier de la ville de Vienne antique situé sur la rive droite du Rhône. Les vestiges des thermes publics, de riches maisons de commerçants, d'entrepôts et d'ateliers d'artisans témoignent encore aujourd'hui du développement de la ville au Ier siècle après JC. À l'époque médiévale, le Pilat est un territoire peu peuplé où s'installent des établissements monastiques comme le prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue ou la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez.
Les diverses parties du Pilat :
  • Le Piémont rhodanien du Pilat.
    Le Rhône suit la bordure orientale du massif du Pilat, de Givors, au nord, jusqu'à la commune de Saint-Pierre-de-Bouf, limitrophe de l'Ardèche.
  • La vallée de la Déôme
    Ce versant méridional du Pilat, voisin de l'Ardèche, s'organise autour de la vallée de la Déôme, longue faille géologique qui sépare le massif du Pilat et la chaîne des Boutières.
    De grands bois de sapins et des hêtraies couvrent les hauteurs et les versants tournés vers le nord, tandis que les prairies et les taillis de feuillus alternent sur les pentes les mieux exposées et les fonds de vallons.
    L'agriculture et l'exploitation forestière, surtout dans la forêt de Taillard, se partagent l'espace rural et organisent le paysage.
  • La zone des Crêts
    Les Crêts désignent ces sommets couverts de landes qui culminent au Crêt de la Perdrix (1432 m) au cour du massif du Pilat.
    Riches d'une flore et d'une faune diversifiées, les crêts abritent un milieu naturel exceptionnel aux paysages et panoramas grandioses.
    Les rudes conditions climatiques, la végétation pseudo-alpine et les vastes éboulis rocheux, appelés chirats, confèrent à ces paysages une identité montagnarde.
  • Le Haut-Pilat
    Prolongement des plateaux vellaves, le Haut-Pilat s'étale sur un plateau granitique à 1000m d'altitude, couvert de prairies humides, parfois tourbeuses.
    Cette région, très favorable à une agriculture laitière de montagne, domine le bassin stéphanois qui fut, à l'origine, le premier centre de consommation des produits agricoles.
    La fauche et la pâture des prés non retournés permettent le maintien de la flore printanière (narcisses, jonquilles, crocus, pensées, colchiques) sur des espaces toujours en herbe, valorisés par l'élevage laitier.
    Vers l'ouest, les landes de Chaussitre occupent le dernier crêt du Pilat, tandis qu'à l'est la profonde vallée du Furan marque la limite avec le versant du Jarez.


Site de référence sur le Pilat : http://www.parc-naturel-pilat.fr/

DOSSIER ILLUSTRATIONS DU HAUT-VIVARAIS



Haut-Vivarais, lieu non identifié


Haut-Vivarais


Haut-Vivarais


Le Pilat


Le Piémont rhodanien du Pilat.


La vallée de la Déôme (Pilat)


La zone des Crêts (Pilat)


La Montagne

A suivre...
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Ven 21 Nov - 20:16

VIII. LES CHAMBARANS

Le pays des Chambarans se situe au sud des Terres Froides, à l'est du Rhône, donc, et au nord du Valentinois et au nord-ouest du Vercors. Il se subdivise en trois sous-pays : le Bas-Dauphiné (partie ouest), le Pays Antonin (sud-est) et le Pays de Vinay (nord-est).

Géographie

Le plateau des Chambarans avec une altitude de 600 à 700 m domine largement la plaine de Bièvre (400 m), le cirque de Moirans (moins de 200 m) et la plaine de Vinay (250 m).
La formation superficielle, appelée "cailloutis des Chambarans", est constituée de gros galets presque entièrement quartziques emballés dans une matrice argileuse rouge-orangé.
Ces sols lourds, acides, et un climat hivernal rigoureux font du plateau des Chambarans un terroir peu propice aux labours, l'agriculture fait une large place aux prairies.
Les boisements, taillis de feuillus ou plantations de résineux, ont une valeur limitée. En forêt, de nombreux étangs occupent les dépressions.
Évité par les flux principaux qui empruntent la vallée de l'Isère ou la plaine de Bièvre, le plateau boisé des Chambarans est un massif isolé.


Paysage

Le massif des Chambarans domine abruptement la plaine de l'Isère à l'est mais s'incline doucement vers l'ouest. Il est entaillé de plusieurs vallées parmi lesquelles la Galaure offre les paysages les plus ouverts face aux paysages fermés des plateaux supérieurs.

Ces plateaux sont le domaine quasi exclusif des forêts. Ils en sont recouverts à 85%, seuls quelques-uns de leurs replats essartés étant cultivés en blé, maïs et cultures fourragères. Elles sont essentiellement faites de maigres taillis, souvent dégradés, comme dans la forêt domaniale de 1800 ha, le reste étant partagé entre propriétaires privés et communes. De nombreux étangs y témoignent de sols asphyxiants et froids, comme le climat lui-même qui affiche une pluviosité supérieure à la moyenne. Les habitations sont limitées à quelques fermes isolées, hameaux et villages qui se rassemblent de préférence dans les vallées aux sols plus fertiles. Quant aux échappées visuelles, elles sont très limitées.

La motivation paysagère est également enrichie par une amélioration de la valeur faunistique du massif, qui compte déjà une réserve animalière de 300 ha, notamment en ce qui concerne l'élevage du chevreuil pour la location de chasses. D'autres projets de valorisation pédagogique et touristique émergent également, autour de structures telles que les fermes pédagogiques.
Les quelques plateaux cultivés font transition entre les forêts et les vallées. Leur relief est pratiquement plat. Leur position dominante par rapport aux vallées et les continuités ouvertes des cultures leur ménagent parfois des horizons lointains comme ceux du Vercors, au sud.

Dans ce contexte, les structures ponctuelles ou linéaires de la végétation prennent une importance déterminante. D'un point de vue écologique, elles jouent le rôle de taches et de corridors qui favorisent le refuge et la circulation de la faune. D'un point de vue esthétique elles structurent l'espace en y introduisant des verticales qui, par leur élévation relative, peuvent devenir des points d'appel et, par leurs continuités boisées, manifester la présence d'un réseau parcourable. Ces continuités jouent en outre le rôle d'écrans qui attisent la curiosité, au sol, par les jeux de caché-montré qu'elles réservent, comme les coulisses d'une scène de théâtre et appellent un maillage de haies qui augmenterait notablement la motivation paysagère des promeneurs et randonneurs.

Dans les vallons s'encaissent les vallées de la Galaure et du Galaveyson et les vallons du Lentiol, de la Pérouse, de l'Aigue Noire, du Valéré, de la Limone supérieure et du Galaveyson supérieur. Les vallées sont relativement ouvertes par rapport aux vallons, plus encaissés et essentiellement couverts, comme en Chartreuse, par la forêt et les herbages, parfois par quelques cultures en fond de vallée où les sols alluviaux sont meilleurs. Les forêts mêlent le Chêne, le Châtaignier et le Charme en bas de pente.

La vallée de la Galaure fait suite au cours supérieur de la rivière, étroit et boisé, et représente le modèle de la vallée agricole traditionnelle dont l'identité écosymbolique est facilement reconnaissable:

  • Des crêtes la plupart du temps boisées,
  • Des ripisylves et rideaux boisés de fonds de talwegs perpendiculaires à l'axe de la vallée,
  • Des versants occupés par une polyculture où dominent les herbages à bovins et ovins,
  • Un fond plat occupé par des cultures céréalières, et séparé de la rivière par sa ripisylve à Peupliers, Frênes et Saules.


Habitat et localités

Un habitat traditionnel faisant point d'appel et parfois point focal et réparti de façon régulière dans les pentes, jamais en fond de vallée inondable. La localisation en crête, comme c'est le cas au Grand-Serre, n'en prendra qu'un caractère plus exceptionnel et motivera la protection attentive de la silhouette et des motifs architecturaux en galets ou en pisé du village.
La diversité est assurée par le nombre des motifs, pratiquement tous ceux qui ont été reconnus dans les paysages précédents, en y ajoutant ceux de la rivière et de ses berges, particulièrement attractifs. L'harmonie et l'équilibre sont assurés par la proportion relative des continuités ouvertes et fermées et par les coulées vertes qui assurent les continuités entre forêts supérieures et ripisylves inférieures.

Les localités sont, par exemple, Vinay, Saint-Marcellin et Tullins.
Tullins se situe à 13 km de Vinay et de Voiron, à 17 km du Grand-Lemps, à 23 km de Saint-Marcellin, à 26 km de La Côte-Saint-André et à 29 km de Grenoble. Tullins se situe à flanc de coteaux sur les derniers contreforts boisés du plateau de Chambaran. À ses pieds s’étend la plaine alluvionnaire de l’Isère, partie rurale et agricole de la commune. La commune de Tullins est baignée par le Rival et bordée par l’Isère.

Histoire

Tullins.. L’histoire de Tullins commence à l’époque des Celtes avant que les Romains n'occupent la région. À la mort du dernier seigneur de Tullins en 1428, le Dauphin hérite de la seigneurie de Tullins. Après le rattachement du Dauphiné à la France, la ville est donnée en engagement à différentes familles de la région pendant plus de deux siècles (de 1428 à 1650). Les Clermont-Tonnerre obtinrent la charge héréditaire de Tullins jusqu’à la Révolution.
Les seigneurs de Tullins : Les premiers seigneurs connus à Tullins, à partir du XI° siècle, étaient apparentés à la famille de Poitiers, comtes de Valentinois (une de leurs plus célèbres membres sera Diane de Poitiers). Guigues II, au début du XIVe siècle, conseiller du dauphin, était l'un des plus puissants seigneurs du Dauphiné. Humilie, sa fille, réussit à conserver le fief de Tullins convoité par le dauphin Humbert II. En 1346, le château et la terre reviennent par alliance à la famille de Roussillon. En 1428, Claude de Roussillon meurt sans enfant et teste en faveur du dauphin Louis II, le futur roi de France Louis XI . Celui-ci met le fief en location, il l'engage. Dès lors, sept seigneurs ou familles engagistes vont se succéder : De 1456 à 1462, Antoine Bolomier, De 1462 à 1526, Geoffroy Alleman,
La cité a une Église Saint-Laurent-des-Prés (des XIe au XVe siècles), un château féodal (XIIe et XVe-XVIe s.), une Porte de Saint-Quentin (des XIIIe et XIVe siècles), et un Château de Saint-Jean-de-Chepy (des XVe et XVIe siècles).

Moirans. Témoignage de cette époque, un patrimoine architectural exceptionnel : l'église Saint-Pierre, bâtie au XI e siècle est classée monument historique.
La ville a su préserver une " tour romaine " proche de l'actuelle salle des fêtes, vestige des anciennes fortifications de la période des grandes invasions barbares qui marquèrent la fin de la " pax romana ".
Les vestiges d'un ancien couvent des Cordeliers datant du XIIIe siècle témoignent d'une architecture monastique médiévale exceptionnelle dans le département.
Menacée d'être vendue plusieurs fois aux seigneurs pour renflouer les caisses du trésor royal, les habitants de Moirans payent de leurs propres deniers, le prix de l'adjudication pour rester sous l'autorité du roi lui-même.

Beaulieu

Beaulieu, actuellement dans le canton de St-Marcellin, a eu un passé gallo-romain qu'attestent les vestiges trouvés dans le sol lors de labours, de creusement de fondations ou de tranchées, en particulier au lieu-dit Le Gua où est situé le village.
Au XIIIe siècle des moines bénédictins fondent l'Abbaye de Beaulieu qui sera transformée un peu plus tard en prieuré par les Chanoines de Saint Ruf, et leur église sera celle de la paroisse jusqu'à la Révolution. Rien ne subsiste de ces bâtiments. Les biens du Prieuré ont été vendus comme biens nationaux en 1791 et l'emplacement de l'ancien cimetière en 1835.
En découvrant les terres que leur offrait le Seigneur, les moines auraient dit : " Belli loci ". C'est peut-être l'origine du nom de la commune.

Le Pays Antonin

Dans le pays Antonin, les coteaux moutonnent sur le plateau des Chambarans, la forêt sauvage et imposante cache de surprenants petits bourgs avec leurs curieuses façades de galets roulés et de pisé ocre. Comme localités, sont à noter : La Côte Saint André, Bressieux, petit village dominé par les ruines de son château féodal construit au XIIe siècle en brique rouge, Marnans et de son église romane, Roybon, La Trappe, Dionay qui abrite la chapelle romane chapelle Saint Jean le Fromental du Xe siècle, Saint Antoine L'Abbaye, village médiéval adossé à l'enceinte de l'ancienne abbaye de Saint Antoine, magnifique édifice gothique (XIIe et XVe siècles).

Dossier photos :


Les Chambarans, avec vue au fond sur le village de Varacieux.


Les Chambarans.


Les Chambarans.


Les Chambarans


Plaine de Bièvre, dans les Chambarans


Cirque de Moirans, dans les Chambarans


Cluse de Voreppe, en Chambarans


La Vallée de la Galaure, dans les Chambarans


Habitat dans les Chambarans.


Saint-Marcellin


Moirans. Tour romane.


Moirans. Église Saint-Pierre.


Beaulieu.


Cognin-les-gorges.


Ruines du château de Bressieux. Pays Antonin. Chambarans.


Saint Antoine l'Abbaye. Pays Antonin. Chambarans.

Réf. bibl. : http://www.isere-environnement.fr/pages/ENS_CartePaysage_item/id/5044
http://www.ville-moirans.fr/
http://www.isere-tourisme.com/articles/pays-antonin-199-1.html

A suivre (Histoire, notamment).


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 23 Nov - 16:38

IX. LA CHARTREUSE

La Chartreuse est un pays comprenant le massif montagneux du même nom, ainsi que la région de Voiron (le Voironnais). Ce dernier sous-pays forme un croissant accolé à la partie ouest du massif de la Chartreuse. La Chartreuse est un pays compris entre les Terres Froides (ouest), les Chambarans (sud-ouest), le Vercors (sud), le Grésivaudan (est), et la Savoie Propre (nord).


  • Le Massif de la Chartreuse
    Le massif de la Grande-Chartreuse est un massif des Préalpes françaises qui s'étend entre la cluse de Chambéry au Nord. et celle de Grenoble au Sud. Le point culminant en est le pic de Chamechaude (2 087 m).

    Fortement marqué par la présence des pères chartreux depuis plus de neuf siècles (arrivée de saint Bruno en Chartreuse et fondation du monastère de la Grande Chartreuse en l’an 1084, dont quasi plus rien ne date de l'époque médiévale de par les nombreux incendies connus), le patrimoine culturel de la Chartreuse témoigne des phases successives des activités qu’ils ont introduites et développées, comme le pastoralisme, la métallurgie ou la distillerie (liqueur). De nombreux bâtiments publics, maisons particulières, oratoires, chapelles, portent toujours leur marque : globe surmonté d’une croix et gravé de sept étoiles.

    Jalonnés de typiques maisons cartusiennes aux murs de pierres et de planches, aux toits d’essendoles (tuiles en bois), les routes, villages et sentiers de la Chartreuse sont autant de pages des différentes époques de l’Histoire. Trait d’union entre la France et la Savoie, le territoire s’est enrichi, au gré des dominations successives, de forteresses, châteaux demeures seigneuriales, ponts, granges monastiques. La Chartreuse compte ainsi 27 édifices inscrits ou classés au titre des monuments historiques (ouvrages d’art, édifices religieux ou militaires).

    Le travail du bois, le tressage de la paille, de l'osier et du noisetier ont longtemps alimenté le quotidien de paniers, corbeilles, paillas et ruches…

    L’agriculture

    L’agriculture est une activité majeure pour le massif de la Chartreuse.

    Le bois

    Avec une forêt couvrant plus de la moitié de son territoire, dont la Grande Chartreuse (une des plus importantes forêts domaniales de France : 8 248 ha), la Chartreuse est l’une des régions françaises les plus boisées. Élément constitutif du paysage, lieu d’accueil d’une faune variée, moyen essentiel de lutte contre l’érosion et espace de loisirs, cette forêt constitue tout naturellement un patrimoine majeur pour la Chartreuse. C’est une réelle ressource économique dont il apparaît fondamental d’assurer durablement la gestion.

    En collaboration avec les forestiers, le Parc naturel régional de Chartreuse œuvre à la préservation de la diversité biologique du milieu ainsi qu’au maintien et au développement d’une sylviculture économiquement rentable.

    Industrie et artisanat

    Le massif est marqué par une tradition métallurgique et textile, ainsi que par le travail du bois.

  • Le Voironnais

    Le Voironnais reprend la liste de localités qui se trouve ICI (mais une partie de ces localités débordent du Voironnais)
    La ville de Voiron se trouve à 27 km au nord de Grenoble, 87 km au sud de Lyon et 80 km au nord-est de Valence. Au Moyen Âge, Voiron n'est encore qu'un village, mais déjà un emplacement stratégique qui attire de nombreux commerçants. En effet, sa position frontalière avec le Dauphiné voisin (elle est alors savoyarde de 1029 à 1355) lui procure un avantage commercial indéniable sur ses rivales (Vienne et Grenoble). De cette époque lointaine ne reste que de faibles traces au cœur de la ville. Le château de Barral dominait la cité, la tour Barral en était un des éléments. Cette situation géographique prendra fin dès l'annexion de Voiron par le royaume de France.
    A noter dans le patrimoine de Voiron :
    • L'église Saint-Pierre date du IXe siècle, elle est ainsi l’un des plus vieux monuments de la ville de Voiron et fait partie des quelques traces du passé médiéval de la commune avec la tour Barral, et le quartier Sermorens[1]. Construite au pied d'un coteau déjà occupé à l'époque gallo-romaine, elle aurait été bâtie sur une chapelle privée domaniale datant de l'époque carolingienne et fut ensuite transformée en église paroissiale. Les fidèles accédaient à cette église médiévale par un clocher-porche, et c’est au XVe siècle qu’elle fut agrandie par la construction de cinq chapelles gothiques annexes.
    • La tour Barral date du XIIIe siècle, elle faisait partie du système défensif de Voiron, la commune étant à l’époque, et depuis le XIe siècle, une enclave savoyarde en territoire dauphinois. C’est à cette époque et sous l’impulsion de Pierre II de Savoie que le château qui avait une forme de parallélogramme et la double muraille qui descendait sur la colline virent le jour à Voiron. Une tour de 11,50 m de diamètre se dressait sur le point le plus haut du site. Les dauphinois prirent le château plusieurs fois et c’est à la suite du traité de Paris de 1355, que Amédée VI abandonna ses possessions qui se situaient à l’ouest du Guiers dont faisaient partie les châteaux de Voiron et Tolvon (sur la commune de Saint-Étienne-de-Crossey) qui furent livrés au Dauphin en 1377.





Dossier photos


Panoramique de la vallée du Grésivaudan et du massif de la Chartreuse pris depuis les Sept Laux.


Le Charmant Som et Chamechaude depuis le col de la Grande Vache


La Tour Barral. Voiron.


Église Saint-Pierre. Voiron.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 23 Nov - 17:04

X. LE GRÉSIVAUDAN

Le Grésivaudan, ou Graisivaudan est une portion de la vallée de l'Isère prolongeant la Combe de Savoie : bordée à droite par le massif de la Grande-Chartreuse et à gauche par la chaîne de Belledonne, cette dépression fait partie du sillon alpin. C'est une plaine agricole.
Géologiquement parlant, le pays du Grésivaudan n'est en fait qu'une part du Grésivaudan, qui descend en aval de Grenoble jusque Tullins, et remonte jusque Albertville. Les géologues donnent donc le nom de Haut-Grésivaudan pour l'amont de Grenoble.
Le pays du Grésivaudan est marqué par des villes comme Pontcharra et Grenoble.
Entre massif de Belledonne et Chartreuse, le Grésivaudan offre un cadre grandiose : Louis XII l'avait surnommé « le plus beau jardin de France ».
La région du Grésivaudan fait partie du domaine linguistique arpitan.

  • Pontcharra. Le nom de Pontcharra est issu du mariage gallo-latin de "pons" et de "carrum" ("pont à char"). Cette dénomination daterait de la période gallo-romaine, la "villa" de Pontcharra était la plus importante de la vallée après celle de Meylan. Elle aurait été un lieu particulièrement important à l'époque, étant donné les difficultés à traverser le Bréda (son cours était d'ailleurs beaucoup plus important qu'aujourd'hui).

    Après les grandes invasions (burgondes notamment), le lieu-dit de "Pontcharra" entre dans une période de décadence. La place est stratégique mais le milieu particulièrement inhospitalier (marécages, invasions,...) et les hommes préfèrent s'installer sur les coteaux (d'où la multitude de hameaux). Le nom de "Pontcharra" apparaît pour la première fois dans les textes vers le milieu du XIVe siècle, auparavant, seules des cabanes de lépreux y étaient présentes.

    Le ruisseau du Breda qui traverse la ville a pendant longtemps fait office de frontière entre le royaume de France et le duché de Savoie. La rue des mettanies qui longe le Bréda coté Villard Benoit doit d'ailleurs son nom au latin meta qui indique la limite d'un territoire.

    Les monuments principaux sont :
    • Château Bayard, maison natale du chevalier Pierre de Terrail, seigneur de Bayard. A l'origine, le château de Bayard était une maison forte. En régime féodal, le château était la demeure du Seigneur. Pierre Terrail premier du nom, dit « Le Vieux », arrière grand-père de l'illustre chevalier « sans peur et sans reproche », était le vice-châtelain du Seigneur d'Avallon.Pierre Terrail entreprit dès 1404 la construction de sa demeure, située au lieu dit Bayard à Pontcharra. Même s'il ne s'agissait que d'une maison forte, l'édifice qu'il fit élever était pourtant loin d'étre négligeable: des illustrations du XIXe siècle montrent une demeure protégée par quatre tours rondes, élevées sur trois niveaux de fenêtres à meneaux. La terrasse donne sur la vallée du Grévisaudan et sa merveilleuse vue, s'ouvrant sur de vastes territoires : les montagnes du Jura, celles du Vercors, du massif de Belledonne, de Chartreuse. Le fils de Pierre Terrail, Pierre II, prit le titre de Seigneur de Bayard. Dès lors,la maison forte prit officiellement l'appellation de château.A la mort de Pierre II Terrail en 1465 à Montlhéry, c'est son fils Aymon (1420-1496) qui prit le titre de Seigneur de Bayard et occupa le château. Comme son père et son grand-père, il consacra une bonne partie de sa vie à combattre pour le compte du Roi de France.
    • La tour d'Avallon (commune de Saint-Maximin) et le fort Barraux (commune de Barraux) ne sont pas situés sur le territoire de la commune, mais étant bâtis sur des coteaux bordant la commune, ils sont particulièrement visibles de Pontcharra (située dans la plaine du Grésivaudan). Ces monuments sont liés à la position exceptionnelle et stratégique du Haut-Grésivaudan qui fut longtemps la frontière franco-savoyarde.
    • Pontcharra est née de l'unification des paroisses de Grignon et de Villard-Benoit. Les églises de ces deux petites bourgades subsistent encore aujourd'hui mais ne sont plus utilisées.


  • Grenoble

    Grenoble (arp. Grenoblo) se trouve dans la plaine du Grésivaudan, entouré de hautes montagnes.

    Situation
    Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaine de Belledonne (à l'Est).
    La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est souvent considérée comme la ville la plus plate de France et d'Europe[réf. nécessaire]. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres.
    Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent) mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille (XVIe s.) et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.

    Cathédrale Notre-Dame (XIIe - XIIIe s.), remaniée ; église Saint-André du XIIIe s. (restaurée) ; église Saint-Laurent (XIe - XIIe s.), dont la crypte date de la fin du VIe s ; Collégiale Saint-André (début XIIIe s.) abritant le mausolée élevé au chevalier Bayard. La Tour de l'Isle (XIVe s.). Palais de justice (XVe et XVIe s.).

    Histoire
    D'abord ville des Allobroges (Cularo, l'agglomération prit le nom de l'empereur Gratien au IVe s. (Gratianopolis). Aux IXe - Xe s., elle fit partie du royaume de Bourgogne-Provence.
    Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-d-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue. Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.
    En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.
    Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.



Dossiers photos :


Vue de la vallée du Grésivaudan depuis le sommet de la Croix de Belledonne, au fond le massif de la Chartreuse.


Cathédrale Notre-Dame. Nef. Grenoble.


Collégiale Saint-André. Grenoble.


La Tour de l'Isle à l'origine. Dessin.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 27 Nov - 22:51

XI. BELLEDONNE-SEPT-LAUX

La chaîne de Belledonne est un massif des Alpes françaises situé aux portes de Grenoble, principalement en Isère, le versant nord-est se trouvant en Savoie. Elle culmine à 2977 mètres.
Les habitants sont appelés Belledonniens.

Le massif s'étend sur 60 km de long et 10 km de large.
Il se compose de trois chaînons principaux. Du sud au nord :

  • Le massif de Belledonne, à proprement parler : s'étend (du sud au nord) de la vallée de la Romanche au Pas de la Coche ; le point culminant est le Grand Pic de Belledonne.
  • Le massif des Sept Laux : s'étend (du sud-ouest au nord-est) du Pas de la Coche au col de la Croix ; le point culminant est le Rocher Blanc.
  • Le massif d'Allevard : s'étend (du sud au nord) du col de la Croix à la vallée de l'Arc ; le point culminant est le Puy Gris.


Il est bordé sur son versant nord-ouest par l'Isère et fait face aux massifs de la Chartreuse (large vallée du Grésivaudan) et des Bauges (combe de Savoie). Au nord-est, sur la rive opposée de l'Arc (Maurienne), se situe le massif de la Vanoise. À l'est, il est séparé par le torrent Glandon du massif des Arves et au sud-est par l'Eau d'Olle des Grandes Rousses. Pour finir, à l'extrémité sud, de l'autre côté de la Romanche (basse vallée de l'Oisans), s'élève le massif du Taillefer.

Les sommets enneigés de Belledonne constituent le décor naturel des deux plus grandes villes des Alpes françaises (Grenoble et Chambéry).

Étymologie. Belledonne s'écrit sans article, contrairement à la plupart des autres massifs, et au singulier ; son étymologie a plusieurs versions.

D'après PL. Rousset, il faudrait chercher les origines de la toponymie dans les langues indo-européennes d'Asie centrale ; Belledonne aurait donc une origine préceltique associée aux racines bel, bal, bol signifiant « hauteur », « rocher », « belvédère » avec l'ajout plus tardif de la finale done.

C'est l'arrivée du latin bellus qui aurait induit un glissement de sens en faisant perdre la signification première de « rocher élevé » au profit du qualificatif de « beauté ». Il aurait alors fallu expliquer ce qui était « beau », on décida un rapprochement imagé avec donna, la « mère ». Cette version poétique de la mère à l'enfant interprétable depuis le versant Est par la relative ressemblance du Grand Pic à une femme ayant à ses côtés un enfant est très souvent évoquée.

Raymond Joffre accrédite cette hypothèse de bella donna, « la belle dame », que les émigrants italiens venant travailler en Oisans en passant par le col du Glandon auraient initiée. Il légitime cette origine par son caractère récent, ne trouvant trace de ce toponyme qu'à partir du XVIIIe siècle. En effet, en 1414 apparaît « mons frigidus fontis inclusis pratis de Freydana » traduit par « la montagne de la source cachée dans les prés de Freydane ». Freydana est une appellation qui se retrouve versant Grésivaudan en plusieurs lieux (au Moutaret : Frédon, Freydières, Freydon en 1260 ; à Sainte-Agnès : Freydone en 1413 ; à Morêtel-de-Mailles : cabannaria de freyduri en 1260 ; à Chapareillan : Freydière, Freydier), mais jamais dans la vallée de l'Eau d'Olle. Le Pic de Belledonne n'est évoqué que sous l'appellation de Freydane jusqu'au XVIe siècle, et uniquement côté ouest. La carte de Bourcet de 1749 entérine le nom de Belledonne pour désigner le point culminant, tandis que celle de Cassini, terminée en 1789, fait une union toponymique en écrivant Roc de Freydane ou de Belledone.

J. Bruno mentionne un mons belli dignarii de 1444, qui désigne la montagne de Bédina, et associe bedina, beldina et belledone. Selon lui, il faudrait remonter à l'ancien beldina / bel done, dont seules les formes anciennes du mot donnent son sens : bel = « obscur » + di du gaulois divos = « sacré » + na du gaulois nantos = « vallée » : c'est « la vallée sacrée ».

Autre hypothèse trouvant racine dans la langue gauloise : belo signifie « puissant », « imposant » et dunon désigne soit un lieu fortifié, soit une muraille ou un mouvement de terrain assez fort pour constituer un obstacle difficile à vaincre. Le nom Belledonne serait alors issu de belodunon, datant de 2500 ans au moins, dont le sens se serait perdu au fur et à mesure que d'autres langues s'imposèrent.

G. Tuaillon rappelle que les gens du pays ne donnaient pas de noms aux massifs montagneux. Belledonne serait d'abord le nom d'un petit torrent. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le nom a désigné le massif. Cependant, d'après le dictionnaire de Pilot de Thorey, il n'existe aujourd'hui pas de torrent ayant le nom de Belledonne.

Le sommet du massif portait un nom différent selon le versant : le Roc de Freydone côté Grésivaudan (qui évoluera en orthographe et en lieu, pour être aujourd'hui le col de Freydane) désignait le point culminant, nommé Pic de Belledonne côté Eau d'Olle.

Une autre hypothèse a aussi cours, il s'agit du rapprochement avec la plante Atropâ Belladona, surnommée « belle dame » en référence aux romaines de l'Antiquité se servant d'extraits utilisés pour donner du brillant aux yeux ou comme fard.

Vers la Savoie, certains désignent parfois le massif en y ajoutant l'article « les », Belledonne semblant évoquer un pluriel à consonance italienne.

Concernant le massif des Sept Laux, dans la partie centrale de Belledonne, cet ensemble de sommets et de lacs a d'abord été connu sous le nom de « montagne abîmée » en 1622 (parois et vallons donnant sur de profondes vallées), puis de Cælo sur la carte de Tillemon en 1690 : en latin, Cælum-i-o signifie « montagne du ciel » (reflets des lacs ou sommets élevés ?). Ensuite, en 1803, le comte de Barral fit dresser une carte pour figurer dans son contrat de 2e mariage où l'on trouve l'orthographe Ceylau qui, déformée phonétiquement, devint Sept Laux. Ainsi, Laux ne serait pas le pluriel de « lac », d'autant plus que le plateau central de ce massif comporte 14 lacs nommément désignés, et non 7. Les Sept Laux ne désignent donc pas les sept lacs.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Ven 28 Nov - 23:29

XII. VALENTINOIS

Le Valentinois est cette petite plaine alluviale s’étendant sur la rive gauche du Rhône moyen, formée par les basses vallées de deux cours d’eau se jetant dans ce fleuve, l’Isère au nord et la Drôme au sud.

Cette région tire son nom de la cité de Valence, établie sur une terrasse dominant le Rhône, à cinq kilomètres au sud du confluent de l’Isère et à une quinzaine de kilomètres de celui de la Drôme.

À l’est, le massif du Vercors, premier contrefort des Alpes, forme entre ces deux rivières une barrière naturelle continue et parallèle au cours du Rhône à une vingtaine de kilomètres.


  • Une tendance générale aux caractères méditerranéens est sensible au fur et à mesure que l’on s’avance vers le sud, plus particulièrement après avoir franchi la basse Drôme. Mais déjà dans la plaine valentinoise, l’adret des collines sablonneuses abrite des plantes nettement méditerranéennes : le romarin, les cistes ou l’hélianthème de l’Apennin.
  • Au sud de la rivière Drôme, la forêt de Marsanne, s’étageant entre 300 et 500 mètres d’altitude, « offre encore l’image de la transition entre le nord et le sud. Les ubacs y sont couverts de chênes à feuilles caduques et même de hêtres », néanmoins les chênes à feuilles vertes sont annonciateurs du Midi.
  • Au nord de l’Isère s’étend la « Drôme des collines », boisée essentiellement de chênes à feuilles caduques, typique de paysages de la France moyenne.



On peut distinguer, dans le Valentinois, différentes unités de paysage :

* Les basses vallées de l'Isère et de la Drôme avec leurs zones de confluence

* Le piedmont, au pied du versant occidental du Vercors

* Les terrasses du Rhône moyen

Comté de Valentinois

En 950-960, le comté de Die fut un temps rattaché à celui de Valentinois

Le Valentinois dépendait de la province du Dauphiné.

Le Valentinois fut échangé en 1446 par le duc Amédée VIII de Savoie le Pacifique contre le Faucigny au profit du roi Charles VII de France.

Valence
Sa situation géographique place Valence au centre de l'axe méridien de la vallée du Rhône, au débouché de la vallée de l'Isère, voie d'accès vers les Alpes. Située à quelques kilomètres au sud du 45e parallèle, la ville est souvent désignée comme la porte du Midi. « À Valence le Midi commence » disent les gens du « Nord ». La cité est désormais établie sur quatre terrasses alluviales qui s'étagent sur la rive gauche du Rhône.

La ville, à l'abri des crues du fleuve et protégée par ses remparts est une étape sur la route des pèlerinages vers Compostelle. La vie religieuse s'anime, la cathédrale Saint-Appolinaire est construite ainsi que l'abbaye des chanoines de Saint-Ruf. Deux personnages importants se disputent le pouvoir sur la ville : l'évêque et le comté de valentinois.
Le Rhône est parfois présenté comme la frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique dont Valence fait partie, jusqu’au XVe siècle, mais c'est surtout un trait d'union entre les différents pays qui le bordent. L'évêché de Valence, tout comme la principauté rivale, le comté de Valentinois-Diois, s'étendent d'ailleurs sur les deux rives. C'est aussi un axe commercial important, notamment pour le sel, ce dont va profiter la ville qui en garde comme trace le nom de la rue « Saunière », autrefois nom de l'une des quatre portes de Valence, celle qui donnait au Sud.
L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au Nord de l'ancienne porte Pomperi ; et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence. Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers Porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix Porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au Sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au Sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la « Maladière ».
Après la disparition du comté de Valentinois, incorporé au Dauphiné, le dauphin Louis II peut imposer l'hommage à l'évêque et à l'abbé de Saint-Ruf (abbé exempt et immuniste) : Valence est donc incorporée au Dauphiné.
La seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle constituent un âge d'or pour la cité médiévale, matérialisé par la Maison des Têtes et le Pendentif. Fondée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, l'université de Valence s'est rapidement développée. Des professeurs de renom venus de divers pays, tel Jacques Cujas ont forgé sa réputation en enseignant le droit, la théologie, la médecine et les arts.

Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour. Il en fait un palais delphinal occupé par la suite par l'ordre religieux des Récollets. Cette époque s'achève brutalement lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits.


Patrimoine unique en France, aujourd'hui lieux de promenade et pour certains (d'élevage de truites), les canaux de Valence ont accompagné la ville depuis l'époque romaine. C'est dans les quartiers Est de Valence, au pied d'un gradin, la terrasse du séminaire, que les canaux (17 kilomètres et 40 kilomètres en comptant les canaux secondaires d'arrosage), prennent leur source. Trés vite, les Valentinois vont s'attacher à canaliser ces eaux formant des marécages insalubres. Au XIIIe siècle, la réglementation et l'utilisation des canaux sont le privilège des monastères de Saint-Ruf et Saint-Victor qui décidèrent de l'emplacement des moulins.

En effet, l'eau, utilisée pour l'irrigation, la consommation d'eau potable et les lavoirs, est également une source d'énergie précieuse pour le développement économique de l'époque. Les principaux (Charran, Thon, Moulins et Malcontents) traversent la ville d'est en ouest avant de se rejoindre pour former le canal de l'Épervière qui se jette ensuite dans le Rhône.

Romans-sur-Isère
Info ICI
  • Histoire
    La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne. Cette abbaye reçoit la protection du pape « de Rome » d’où le nom de la ville qui se développe autour. Selon d’autres sources, Romans est « le pays des Romains ».

    Les moines sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre. L’église devient collégiale Saint-Barnard. Autour de cette abbaye, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap, un pont est construit. Il permet la perception d’un péage, ce qui offre des revenus pour la ville. Un marché s’installe autour de la collégiale, il existe encore aujourd’hui sur la place Maurice Faure.

    L’église, détruite plusieurs fois par des hommes de guerre du voisinage, est toujours reconstruite. Pour se protéger, les Romanais édifient un premier rempart au milieu du XIIième siècle. L’église romane est transformée en église gothique au XIIIième siècle par l’archevêque Jean de Bernin. C’est aussi l’époque où les Romanais commencent à s’émanciper du pouvoir des chanoines et élisent des consuls.

    L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitent la convoitise d’un prince local, le Dauphin, qui annexe la cité en 1342. Ce dernier, en 1349, cède ses possessions à la France : le Dauphiné (les départements de la Drôme, de l’Isère et des Hautes-Alpes). L’acte est signé dans la demeure du Dauphin près du Pont Vieux, suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard.

    C’est alors le début de la guerre de Cent Ans. La ville qui s’était étendue en surface, décide de se protéger par un second rempart qui englobe les « faux bourgs » : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commence à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain. La porte du dernier rempart devenue inutile est choisie pour accueillir un automate marteleur qui donne l’heure à toute la ville : le Jacquemart. C’est aussi l’affirmation du pouvoir civil face au pouvoir des chanoines. Le Jacquemart de Romans (de « jacques », terme méprisant désignant les paysans au Moyen-Age) est un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises. Son uniforme actuel est celui des soldats de la Révolution française. Un vieil automate est aujourd’hui exposé aux Archives communales de Romans.

  • Armoiries
    En langage héraldique, science des armoiries, les armes de Romans se décrivent ainsi :
    « D’azur, à la porte de la ville ouverte en forme de tour carrée d’argent, pavillonnée et girouettée, flanquée de deux guérites pavillonnées et girouettées de même, le tout maçonné de sable et un grand R couronné d’or placé dans l’ouverture de la porte ».

    L’origine de ce blason est à rechercher vers 1450, date à laquelle le dauphin Louis II (futur Louis XI) accepte l’autonomie des consuls de Romans, les autorités civiles de l’époque.
    C’est certainement à cette époque que les Romanais choisissent la figure de la « porte fortifiée » pour symboliser l’autonomie du pouvoir civil face au pouvoir religieux des chanoines.
    Le blason est timbré, c’est-à-dire surmonté d’une couronne murale ajoutée sous le Premier Empire, rappelant le rôle de chef-lieu de la municipalité moderne. Ces armes sont accompagnées de la devise « St Georges et Dalphiné », « cri de guerre » du dernier dauphin Humbert II, co-seigneur de Romans en 1344, St Georges étant le saint protecteur du Dauphiné.
    Des doutes subsistent quant à la nature de la composition végétale qui soutient l’écu et la symbolique qui s’y rattache. Dans la majorité des représentations, il s’agit de deux branches de lierre, symbole de « l’affection constante », peut-être celle des Romanais pour leur ville ( ?). Mais certains documents ont retenu les branches d’olivier, considérées comme le symbole de sagesse, de paix, d’abondance et de gloire.
    Nous ignorons comment et par qui fut choisie, au milieu du XVe siècle, la figure centrale de ces armes. Nous savons seulement que la porte fortifiée qui se trouvait alors sur le Pont Vieux fut retenue comme monument à styliser.

Dossier photos


Panorama de Valence, depuis la rive droite du Rhône.


Le château de Crussol. Alentours de Valence. XIIe s.


L'Isère à Romans-sur-Isère. Valentinois.


La Collégiale Saint Barnard. Romans-sur-Isère. Valentinois. XIIe-XVIIIe s.


La Tour Jacquemart. Romans-sur-Isère.


Armoiries de Romans-sur-Isère.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 1 Déc - 22:45

XIII. LE VERCORS

PRÉCISION PRÉLIMINAIRE IMPORTANTE

Le terme Vercors lui-même est d'usage récent pour désigner l'ensemble du massif : jusqu'au milieu du XXe siècle, il ne désignait que le canton de la Chapelle-en-Vercors relié au Royans. Le nord du massif, autour de Lans-en-Vercors, Villard-de-Lans, Autrans et Méaudre, en liaison avec la région grenobloise, était appelé Quatre Montagnes. Ce sont les tragiques évènements de la Seconde Guerre mondiale, le développement du tourisme et, enfin, la création d'un parc naturel régional sur le territoire qui donnèrent une unité au massif. (Ceci dit, on peut se demander pourquoi alors l'on peut trouver des toponymes comme Lans-en-Vercors dans les Quatre Montagnes)

GÉOGRAPHIE NATURELLE ET HUMAINE

Massif des Préalpes françaises du Nord, situé entre départements de l'Isère et la Drôme. C'est un plateau calcaire qui culmine à 2341 m au Grand Veymont ; de nombreuses forêts le recouvrent. Il se trouve à une centaine de kilomètres au sud de Lyon. Sa superficie est d'environ 135 000 hectares, ce qui en fait le plus grand massif des Préalpes du Nord.
Il est entouré par le massif de la Chartreuse au nord-est, le massif du Taillefer à l'est (il fait face à la Matheysine) et le massif du Diois au sud[1].
Il est arrosé du nord-est au nord-ouest par l'Isère, à l'est par le Drac (Trièves) et au sud par la Drôme (Diois). À l'ouest, il domine la vallée du Rhône.

Bien que résumée par le terme « plateau », la géographie apparente du Vercors est complexe. Vue de loin, elle semble simple : la différence d'altitude entre le massif et les vallées est de plusieurs centaines de mètres, pour atteindre les zones habitées qui se trouvent entre 800 et 1 200 mètres. La crête du flanc Est présente plusieurs sommets qui dépassent les 2 000 mètres, l'intérieur du massif oscillant entre 800 et 1 500 mètres.
Mais en y regardant de plus près, les contrastes sont importants : de larges vallées (val de Lans-en-Vercors, région d'Autrans, de la Chapelle-en-Vercors, etc) et plateaux (forêt des Coulmes, forêt de Lente et les immenses Hauts-Plateaux du Vercors) sont séparé4s par de profondes gorges (gorges de la Bourne, du Furon, etc.), par des falaises imposantes de 1 000 mètres de profondeur (falaises de Presles, de Combe-Laval, etc.).

Subdivisions du Vercors.
En raison de ce relief particulier, le centre du Vercors est découpé en plusieurs régions distinctes[4].

Les Coulmes, au nord-ouest, ont toujours été la partie la plus boisée du massif. La forêt à été exploitée au XIXe siècle pour faire du charbon de bois, particulièrement par des personnes d'origine italienne, qui ont légué un des plats régionaux du Vercors, les ravioles. Dans cette région, le Vercors ressemble plus à une montagne qu'à une succession de plateaux, les plis du calcaire urgonien étant plus arrondis. Plusieurs routes impressionnantes permettent de se rendre dans les Coulmes, en particulier la route des gorges du Nan, et celle des gorges des Écouges.

Les Quatre Montagnes est une région est très appréciée des Grenoblois pour leurs sorties du week-end. Néanmoins, il existe toujours des activités traditionnelles dans les Quatre Montagnes, en particulier l'élevage bovin laitier et la production de fromage. Les quatre villages principaux (Autrans, Méaudre, Lans-en-Vercors et Villard-de-Lans) sont répartis sur deux plateaux séparés par des monts boisés.

Le Vercors drômois est constitué de plateaux plus petits, mais plus nombreux. Certains de ces plateaux sont spectaculaires (Ambel, Font-d'Urle), et offrent de belles vues des uns sur les autres ou sur les plaines environnantes. Au nord du Vercors drômois se trouvent plusieurs gorges traversées par des routes impressionnantes taillées à même la falaise. Les plateaux herbeux du Vercors drômois sont utilisés comme alpages en été. La transhumance est l'occasion d'une fête à Die.

Les Hauts-Plateaux du Vercors constituent la zone la plus haute, la plus sauvage et la plus protégée du massif. Cette zone ne comporte aucun résident permanent, aucune route bitumée, et aucun véhicule à moteur n'y est autorisé. Les seules activités économiques sont l'exploitation des forêts selon le modèle de la futaie jardinée et l'utilisation des pâturages comme alpages en été.

Sur le pourtour du massif, le parc régional du Vercors recouvre partiellement ou entièrement quatre autres zones géographiques.

Le Royans, au nord-ouest, est une région vallonnée dédiée à l'élevage et à la culture de noyers. Trois des plus impressionnantes gorges du Vercors convergent vers le Royans : les gorges de la Bourne, le cirque de Combe-Laval, et la vallée d'Échevis, comportant les petits et les grands goulets.

La Gervanne, dans le sud-ouest, est une zone de collines accidentées au pied des plateaux, où l'on trouve de jolis villages.

Toponymie
Les principaux villages des Quatre Montagnes sont : Villard-de-Lans, Lans-en-Vercors, Autrans, Méaudre et Corrençon-en-Vercors.
Dans le Vercors proprement dit ou Sud-Vercors, moins peuplé, figurent La Chapelle-en-Vercors, Saint-Agnan-en-Vercors, Vassieux-en-Vercors, Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Julien-en-Vercors.
Pont-en-Royans et Saint-Jean-en-Royans sont deux communes loties au pied des montagnes, dans le Royans.


HISTOIRE

Le Vercors doit son nom à un peuple celte vivant dans ces montagnes au moment de l'invasion romaine : les Vertacomicorii. L'occupation est limitée au cours de l'Antiquité aux zones de piémont. Le plateau est exploité de façon saisonnière, la trace la plus visible étant des carrières au sud des Hauts-Plateaux. Les Romains se sont probablement servi de pierres du massif pour la construction de Die (Dea Augusta, capitale septentrionale du peuple voconce à partir de la fin du Ier siècle).

Au cours du Moyen Âge, le massif est peu à peu colonisé, en commençant par la « vallée du Vercors », comprenant La Chapelle, Saint-Julien, Saint-Martin et Saint-Agnan (le suffixe « en Vercors » étant une adjonction récente) ainsi que Rencurel, où de modestes châteaux en pierre remplacent de précédentes fortifications en bois et en terre, vestiges de la féodalité et des petites seigneuries locales, visant à contrôler la route commerciale entre le Diois et la région grenobloise. Peu à peu, les barons de Sassenage étendent leurs prérogatives sur le pays des Quatre Montagnes, les Coulmes et une partie du Royans, tandis que les évêques de Die contrôlent majoritairement le sud du massif. Cette frontière politique va se perpétuer au cours des siècles, et se retrouvera finalement dans le partage entre la Drôme et l'Isère à la fin du XVIIIe siècle.

Au XIIe siècle, des communautés de moines s'installent dans le même temps dans les « déserts » du Vercors : Chartreux aux Écouges et à Bouvante, Cisterciens à Léoncel puis Valcroissant, privilégiant eux davantage la vie collective. Ils contribuent en tout cas au façonnement du paysage (défrichages, culture, élevage).

ÉCONOMIE

Le Vercors a une activité agricole et d'élevage marquée par la transhumance ovine depuis des siècles qui a creusée d'innombrables drailles et chemins muletiers vertigineux

TRADITIONS ET PARTICULARITÉS

  • Les toits de chaume en seigle ont recouvert les fermes traditionnelles du Vercors.
    Les traditionnelles lauzes du plateau des Quatre-Montagnes, extraites des carrières calcaires environnantes, recouvraient les pignons, étaient surnommées « saut de moineaux » et protégeaient les toits du vent et de la pluie. Une pierre ronde, appelée épi de faîtage ou « couve » (symbolisant la fertilité), recouvrait la plus haute des dalles.
    En raison de la rudesse du climat et du relief, chaque élément architectural apporte une réponse à une contrainte. Les caractéristiques communes des fermes sont un grand volume allongé et des murs de pierre enduits avec peu d'ouvertures larges pour garder la chaleur, deux pans de toiture fortement inclinés pour chasser la neige, et un arbre feuillu (fruitier si possible), pour avoir de l'ombre en été mais de la lumière en hiver.

  • Le cheval du Vercors est connu au moins depuis l'Antiquité.


Dossiers photos

Topographie et régions du Vercors.


Crête principale du massif, du Moucherotte (à gauche) à la Grande Moucherolle (à droite), et val de Lans


Cheval du Vercors.
(à suivre)


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 29 Jan - 18:16

XIV. LE TRIEVES


GÉNÉRALITÉS

Le Trièves est une région du sud du département de l'Isère, dans les Alpes françaises. Il est délimité géographiquement :


  • au sud par le col de la Croix-Haute,
  • à l'ouest par la limite orientale du Parc naturel régional du Vercors (Rochers du Baconnet ; Serpaton ; Vallée Basse de la Gresse),
  • à l'est par le cours du Drac et le massif du Dévoluy,
  • au nord par la limite septentrionale de la commune de Monestier de Clermont.


Ce territoire montagneux, situé à l'extrémité méridionale du Sillon Alpin dont il est le cul-de-sac, réunit une trentaine de communes, formant trois cantons organisés autour de leurs chefs-lieux : Clelles, Mens et Monestier-de-Clermont. C'est une grande vallée ondulée, un "cloître de montagnes" (Jean Giono). Situé sur l'axe Grenoble-Marseille, il est traversé par la RN 75 et la ligne SNCF Grenoble-Veynes.

Au carrefour des influences alpine et méridionale (via le Col de la Croix-Haute), ce territoire de montagne encore préservé des pollutions et des grands aménagements a réussi a conserver une agriculture et une vie sociale dynamiques, qui s'allient à des paysages et un patrimoine naturel (géologique, botanique et faunistique) d'une grande valeur.

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

Constitutant l'extrémité sud du Sillon Alpin, le Trièves est un territoire de moyenne montagne (entre 500 et 1200 mètres d'altitude) lové entre les massifs qui l'entourent de trois côtés : ouest massif du Vercors), sud et est (chaîne de l'Obiou - massif du Dévoluy). Seul le côté nord est ouvert, mais il est séparé du territoire voisin de la Matheysine par les profondes gorges du Drac. C'est donc une sorte de forteresse naturelle, qui a donné son caractère aux paysages et aux habitants de cette région.

Le Trièves appartient encore aux Alpes du Nord mais se situe juste à la limite géographique des Alpes du Sud, sur l'autre versant du col de la Croix-Haute, et dont le massif voisin du Dévoluy, dont les sommets dominent le Trièves, fait déjà partie. Cette situation, ainsi que le relief particulier du Trièves, s'expliquent par son histoire géologique.

HISTOIRE

Période galloromaine

Dès 121 avant J.-C., toute notre région fut placée sous le contrôle des légions romaines. Il paraît certain qu'une voie romaine a traversé le Trièves, ce qui pourrait justifier l'origine de ce nom de Trièves (carrefour routier de trois voies), alors que Mens viendrait vraisemblablement de "mansio", nom romain désignant une étape routière. Aucun vestige de cette époque n'existe à Mens, mais à Saint-Baudille-et-Pipet, Clelles et Roissard ont été trouvées des céramiques (Musée du Trièves).

Les carrières romaines de la Cléry qui s'étendent sur plus de 600 m dans la partie sud du Vercors (les hauts-plateaux) entre La Batie de Gresse et le Mont Aiguille attestent une activité importante (photo au Musée du Trièves).

Enfin le trésor des monnaies de Pellafol, découvert en 1922, frappées à l'époque de Constantin Ier atteste la présence de Romains dans le Trièves.

3) Le Haut Moyen-Age

L'étude en est, pour le moment, très problématique : les seules données précises sont fournies par le site de la Grande Côte à Roissard où l'étude de l'habitat et de la nécropole ont pu fournir quelques indications intéressantes.

4) Le Moyen-Age

C'est autour du XIe siècle qu'est fixée habituellement la mise en place, le développement et l'organisation structurée du peuplement en Trièves, bien que les sources écrites (cartulaires essentiellement) soient assez rares. C'est surtout à partir du XIVe siècle qu'elles deviennent abondantes. Parallèlement, le bâti religieux, castral et villageois devient aussi une source d'information.

En effet, le Trièves compte alors une vingtaine de châteaux et plus de quarante paroisses (donc d'églises). Si la plupart des châteaux et des fortifications ont disparu, des mottes castrales subsistent, plus ou moins nettement (Puy-Bozon, le Chatelard, Morges).

Le bourg castral de Mens – bien que ses fortifications aient été détruites – garde néanmoins dans son aspect actuel, la structure typique circulaire de l'époque médiévale.

La population du Trièves pratiquait essentiellement l'agriculture et l'élevage. Mens en était le centre économique le plus important avec ses foires et ses marchés, il était un carrefour de voies de communication et d'échanges entre Diois, Gapençais, Baronnies et Grésivaudan.

Libertés et franchises ont été confirmées de la part des dauphins, moyennant des sommes importantes payées par la communauté. Le four et le moulin sont gérés par les consuls. Pauvres et malades sont accueillis par la maison de l'aumône et pélerins et voyageurs reçus par les Templiers.

Réf. Bibl. : Histoire - Trièves Tourisme dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens http://www.trieves-tourisme.fr/fr/culture-et-patrimoine/histoire/histoire.html?Itemid=101

PATRIMOINE RURAL ET RELIGIEUX


  • Le patrimoine rural

    Extrêmement bien préservé, il est une des composantes majeures du paysage et s'observe dans chaque village. Ses composantes les plus modestes (fours, fontaines, maisons paysannes) sont aussi essentielles que celles considérées comme prestigieuses (manoirs, maisons de maître). L'homogénéité des formes, des volumes et des couleurs, la relation étroite et harmonieuse qu'ont entretenue les constructions et le terrain sont autant d'éléments qui fondent la qualité et la rareté de cet ensemble.

    Éléments caractéristiques du Trièves: La maison paysanne, la génoise, la tuile écaille.

  • Le patrimoine religieux

    La plupart des églises du Trièves présentent des traits communs : une nef unique avec des arcades aveugles, une mouluration très simple, des impostes et des portails arrondis en plein cintre sans tympan et souvent précédés d'un petit porche voûté.
    Au XVIe siècle, la Réforme de la religion a connu dans le Trièves un écho considérable. Aujourd'hui, notamment à Mens et ses environs, le patrimoine protestant est un témoignage majeur de l'histoire de la région.
    L'architecture du temple est très différente de celle de l'église catholique : il s'agit d'un espace unique orienté vers la chaire du pasteur où les ornements sont inexistants. La plupart des temples sont des constructions modernes ou des réutilisations de bâtiments anciens.


Réf. Bibl. : Patrimoine rural et religieux dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens, http://www.trieves-tourisme.fr/fr/culture-et-patrimoine/architecture/patrimoine-rural-et-religieux.html?Itemid=100

PHOTOS



Réf. Bibl. : Trièves en images dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens http://www.trieves-tourisme.fr/fr/nous-decouvrir/trieves-en-images/photos-du-trieves.html?Itemid=42
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 4 Fév - 16:19

XV. L'OISANS

GÉOGRAPHIE

L'Oisans est une région des Alpes délimitées par les vallées de la Romanche, de la Durance et du Drac. L'Oisans a comme pays voisins le Trièves à l'ouest, le Pays du Buëch dans sa minuscule extrémité sud-ouest, le Dévoluy au sud, le Champsaur au sud sud-est, le Briançonnais à l'est, la Maurienne au nord-est et la chaîne de Belledonne-Sept-Laux au nord-ouest. C'est un ensemble montagneux où culminent 3 sommets : les Écrins (4 103 m), le Pelvoux (3 946 m), la Meije (3 963 m). Y prend sa source la Romanche, dans laquelle se jettent l'Eau d'Olle, la Lignarre, la Sarenne, le Vénéon et le Ferrand. Entre Livet-et-Gavet et Le Bourg-d'Oisans, la Romanche forme des gorges profondes.

Le pays est marqué par quatre localités : La Mure à l'ouest, Valbonnais au centre, centre-ouest, Le Bourg d'Oisans au nord, et Corps au sud.
Les sous-pays sont : la Matheysine à l'ouest, le Valbonnais au centre-centre-ouest, le Beaumont au sud, et le Valjouffrey au sud-est.

HISTOIRE


I. MEROVINGIENS, CAROLINGIENS :
ROIS DE BOURGOGNE


Les invasions barbares en Dauphiné mirent fin à la paix romaine ; les Vandales, les Wisigoths et les Alains ravagèrent le bas Dauphiné, ils furent suivis des Burgondes, (d’origine scandinave), qui au V eme. Siècle quittèrent Genève, leur première capitale, pour Lyon.
Leurs voisins, les Francs, avides de pouvoir tentèrent en l’an 500 d’envahir Vienne ; après un second échec en 524 près de Morestel, ils vainquirent les Burgondes à Autun en 532. Le royaume burgonde passait sous la domination Franque en 534.
A la mort de Clovis, le royaume fut partagé entre ses quatre fils.
Pendant la fin du VI eme. Siècle la région fut déchirée par les luttes de la monarchie mérovingienne ; l’unité ne fut retrouvée qu’au début du VII eme. Siècle sous les règnes de Clotaire II et de Dagobert.
Au début du VII eme. Siècle, la région connut des incursions de la part des Sarrazins.
La dynastie Mérovingienne prit fin avec son dernier représentant Pépin II, qui mourut en 714.
Sous le règne de Carolingiens, l’ancien royaume burgonde demeura une province lointaine, peu soumise au pouvoir central. Au partage de l’empire de Charlemagne en 839, Louis le Pieux, seuls fils survivant le l’empereur donna la Burgondie à son fils Charles le Chauve.
En 843, le « Regnum Burgundia » fut attribué à Lothaire ; à sa mort en 855, le partage se fit entre ses trois fils, le plus jeune, Charles de Provence recevant les territoires situés entre le Rhône et les Alpes ; son frère Lothaire II lui succéda.
En 879, réunis en concile, six archevêques et vingt et un évêques confièrent la couronne au comte Boson.
En 888, la partie nord du royaume échut à Rodolphe et devint le royaume de Bourgogne Transjurane.
Au X eme. Siècle, toutes les terres des Bosonides passèrent sous la souveraineté des Rodolphiens et constituèrent le second royaume de Bourgogne, où allaient naître trois états féodaux distincts :
-la Provence

-la Savoie

-le Dauphiné
Sous les rois bourguignons, le mouvement de la grande voie, arrêtée au-delà des monts fit place à une fâcheuse inertie pour la contrée ucénienne. Cette contrée, presque réduite à elle-même, sembla alors être tombée dans l’oubli ; cet isolement fit se tourner les habitants, avec plus d’intérêt vers le village, (Bourg d’Oisans), qui était venu se fixer en son centre.
A cette époque, l’idiome de la province changea avec les maîtres ; de l’antique dénomination d’UCENNIS donnée à la peuplade, il fut remplacé tour à tour par :
UÏSSAN UISSON UÏSAN VISAN …
VISAN fut celui que porta la contrée jusqu’au XV eme. Siècle, où fut définitivement adopté celui d’OISANS.

II. COMTES D’ALBON
DAUPHINS DE VIENNOIS


A la mort de Rodolphe III, (dit le Fainéant), dernier roi de Bourgogne en 1032, de vastes territoires étaient devenus la propriété des évêques et archevêques de la région ; l’archevêque de Vienne, Brochard, se sentant proche de la mort, voulut régler ses affaires. Il fit de ses terres, deux parts, l’une allant à Humbert aux mains blanches qui devint alors comte de Savoie, l’autre au sud qu’il céda à Guigues le Vieux, dès lors comte d’Albon
Ce lambeau de terre au sud de Vienne allait constituer la base du futur « Dauphiné ». Dès cette accession à leur territoire, l’enchevêtrement de leurs possessions allait amener des conflits entre comtes de Savoie et d’Albon. Mais outre les maisons d’Albon et de Savoie, d’autres familles seigneuriales puissantes, qui toutes détenaient des pouvoirs étendus de juridiction et une situation très indépendante, créaient une forte instabilité.
La première dynastie des comtes d’Albon qui commença avec Guigues 1 er. dit « le vieux » en 1029, (Guigues IV prit en 1133 pour la première fois le surnom de Dauphin), s’éteint avec Guigues V en 1162.
Le premier représentant de la dynastie de Bourgogne est André-Dauphin, (fils de Béatrice d’Albon et de Hugues III, Duc de Bourgogne). Cette deuxième dynastie prend fin à son tour à la mort de Jean 1 er. en 1282.
Une troisième dynastie naît alors, elle est dite « De la tour » ; son dernier représentant est Humbert II, qui abdiquera en 1349 en faveur de Charles, petit fils du roi de France.
Malgré la cession de ses états à la couronne de France, Humbert II n’avait pas aliéné son patrimoine de l’Oisans ; deux ans après le « transfert », il le léga à Amédée de Viennois, son fils naturel.
Ce fils, créé Chevalier, prit alors le nom d’Amédée d’Oisans, de lui est issue l’illustre famille de Viennois, l’un des plus beaux blason du Dauphiné et dans laquelle d’héritage delphinal de l’Oisans fut conservé et transmis jusqu’en 1830, dans la descendance de madame la comtesse d’Albon, fille de monsieur le marquis de Viennois, dernier seigneur de ce nom dans l’Oisans.
Les richesses du sous-sol de l’Oisans n’avaient pas tardé d’exciter l’attention des Dauphins et bientôt, ils songèrent à les mettre à profit d’une manière particulière.
Dans ce but, ils se constituèrent dans la plaine de l’Oisans, un domaine patrimonial, indépendant de leur droit de fief et consistant en terres, forets, maisons et métairies …
Mais, ce qui dans l’Oisans, provoqua surtout leur intérêt, fut la richesse du sous-sol ; pour cela, ils entreprirent sur les traces d’anciennes exploitations romaines des travaux considérables, qu’ils étendirent ensuite à toute la contrée.
Peu après sa première apparition dans les écrits, en 1036, « Saint Laurent au bord du Lac » est choisi par Humbert, évêque de Grenoble qui déjà en 1012, ayant créé le prieuré de Grenoble, (prieuré St. Laurent), continua dans son action et créa une filiale de celui-ci à Bourg d’Oisans.
C’est dans ce bourg, que le Dauphin placera le « Château », siège de la châtellenie d’Oisans. Cette bourgade, siège du gouvernement local a politiquement les statuts d’une petite ville ; c’est le seul village de l’Oisans où les habitants soient qualifiés de bourgeois…

III. LE DAUPHINE DES ROIS

Désormais réuni à la France, le Dauphiné allait conserver cependant, pendant près d’un siècle, (de 1349 – 1440), un statut particulier : le premier Dauphin de la maison de France eut souci de respecter les usages et les institutions de cette région.
Désireux de s’attirer les bonnes grâces de ses nouveaux sujets, il les exempta de certains impôts.
Le Dauphiné ne demeura pas un spectateur impassible de la « Guerre de cent ans », pour laquelle il fournit d’importants contingents d’hommes d’armes.
La guerre avec la Savoie avait repris pour le malheur du Dauphiné, qui vit ses troupes écrasées par l’armée du comte de Savoie.
En cette fin de siècle, vers l’année 1374, plusieurs milliers de malandrins se répandirent dans la province et portèrent la terreur dans la région sous le nom de « Grande compagnie ».
Sur les rives de l’Isère, apparaissaient des idées provinciales et séparatistes ; près d’un siècle s’était écoulé depuis l’annexion jusqu’au règne du Dauphin Charles III, (le futur roi de France Charles VII), mais l’intégration se fait lentement… Paris était bien loin …
La population fut surprise en 1438, quand le Dauphin Louis compta prendre, lui-même, les rennes de l’administration de la province et y fixer son séjour. Il réforma la fiscalité, accorda sa protection aux banques. Peu à peu, le Dauphiné devenait un état « séparé et bien distinct de la France ».
Charles VII suivait avec inquiétude les faits et gestes de son fils ; il reprit possession du Dauphiné, lorsque ce dernier se mit à lever des troupes ; le Dauphin prit la fuite pendant que les notables du Dauphiné s’empressaient de faire soumission auprès du Roi de France.
Avant la Guerre de cent ans, il est incontestable que les communautés de l’Oisans étaient riches. Aux malheurs de la guerre s’ajoutèrent la peste noire et ses effets, ainsi que la famine.
Venue du Comtat vers la fin de l’année 1348, la peste reparut à Romans en 1361 et les épidémies se succédèrent, la permanence des mortalités constitue désormais un aspect essentiel de la vie locale.
La peste atteint Grenoble ainsi que l’Oisans entre 1410 et 1427 ; la vallée du Vénéon fut éprouvée à trois reprises entre 1428 et 1447.
Après ces dures épreuves, le Grésivaudan qui s’étendait sur la vallée de l’Isère, l’Oisans, la Matheysine et le bas du cours du Drac, ne représentait après 1474 que 40% de la population enregistrée en 1339.
Mais la peste et la famine ne sont pas les seules catastrophes, le feu, lui aussi, doit être combattu :

·1427 Le hameau principal de Venosc brûle complètement
·1447 La Grave annonce que le tiers de la paroisse a brûlé
·1458 Le Bourg voit brûler la plupart de ses maisons
Au XV° siècle, le seul centre qui attire quelque peu les immigrants est le Bourg d’Oisans où déjà le déséquilibre entre récoltes et besoins atteste d’une vie urbaine assez active.

Réf. bibl. : http://www.oisans-histoire.eur.st

III. APERCU SELON CHAQUE SOUS-PAYS

La Matheysine.GÉOGRAPHIE Situé dans le département de l'Isère, à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble en direction de Gap, au sein du massif du Taillefer, le plateau de la Matheysine culmine aux alentours de 1000 m en moyenne.
Cette région naturelle est composée du canton de La Mure qui se situe en sud-Dauphiné, chevauchant le 45è parallèle.
Elle s'étend sur un peu plus de 20 km du nord au sud et 13 km d'est en ouest. Le plateau est délimité à l'ouest et au sud par le Drac. C'est d'ailleurs ce torrent qui sépare la Matheysine du Trièves au sud et du massif du Vercors à l'ouest. Au nord, c'est la fameuse côte de Laffrey qui monte depuis Vizille située dans la vallée de la Romanche (350 m). Quant à l'est, ce sont les sommets du Grand Serre (2141 m) et du Tabor (2390 m) qui séparent le canton de La Mure et celui de Valbonnais.
Hormis ces reliefs, le plateau est traversé du nord au sud par les sommets de la Montagne du Conest (Peyrouse, Connex) où figure une des sept merveilles du Dauphiné : la Pierre Percée, et du Sénépy. Au pied de ceux-ci, toujours suivant la même orientation se trouvent les lacs de Laffrey (lac Mort, lac de Laffrey, lac de Petichet et lac de Pierre-Châtel).
ÉTYMOLOGIE Les noms Mathaysana (XIe siècle) puis Mattacena (XIVe siècle) pouvant signifier Matta "être mouillé" et Cena "plateau", ce qui résume bien la géographie du lieu, ont été tour à tour utilisés ; et enfin Mataisine (XIIIe siècle).
Les habitants sont appelés Matheysins.

Le Valbonnais. La région de Valbonnais est placée entre les deux voies de Grenoble à Briançon (celle de l’Oisans et celle de La Mure-Gap) et occupe, en plein Pelvoux, les vallées de la Bonne, de la Malsanne et de la Roizonne.
Valbonnais est à 52km de Grenoble par La Mure et à 76km par Bourg d’Oisans.
Le pays de Valbonnais qui, à l’est confine la Matheysine, présente un caractère alpin accusé avec les profondes vallées de la Roizonne, de la Bonne et de la Malsanne qui drainent les massifs montagneux du Taillefer et de l’Oisans aux sommets de plus de 3 000 mètres : Le Rochail, la Muzelle, les Souffles, la pointe Swan et l’Olan, point culminant 3564 m.
Le Valbonnais a constitué une entité féodale du XIème siècle à 1789 avec Valbonnais, Entraigues, Le Périer, Chantelouve et Valjouffrey.
Aux XIVème et XVème siècles, dans les hautes vallées, seuls le seigle et l’avoine mûrissaient et quelques pauvres champs de froment clairsemés. L’élevage s’ajoutait à ces faibles ressources. Le bétail pâturait sur les hauteurs de Chantelouve, Le Périer et Valjouffrey. Les basses vallées étaient mieux loties : au milieu des champs de seigle et d’avoine, les terres à froment étaient plus nombreuses. La vigne poussait dans la vallée de la Roizonne et sur le versant sud. La partie privilégiée par la variété de ses cultures était la basse vallée de la Bonne. Le ruisseau de Royer assurait l’irrigation des prairies.
Au Périer il y avait un château. En 1339 le château du Périer est décrit comme un autre fief des Alleman (châteaux de Rattier, Valbonnais, Entraigues). Il n'en reste plus que quelques pierres.

Le Beaumont. Au nombre des localités constituant le pays, on compte notamment Saint-Laurent, Saint-Michel, La Salle et Quet et Saint-Pierre-de-Méaroz.
Corps en est une ville fortifiée au Moyen Âge, dont, jusqu'au XIVe siècle, le Dauphin héritait des biens des habitants. Dans la première moitié du XVe siècle, le dauphin Louis II, futur roi de France sous le nom de Louis XI, y [Corps] fit régulièrement étape en se rendant à Montorcier en Champsaur. L'église paroissiale de Corps faisait partie d'un prieuré construit en 1212 par des moines bénédictins de Marseille, et dont il ne reste par ailleurs que le porche d'entrée face à l'église. De style roman, l'église a été ravagée en 1821 par un incendie qui a aussi détruit le presbytère et la plus grande partie du village d'alors ; elle a été restaurée en accord avec son style d'origine. Le clocher est de style gothique.

Le Valjouffrey. Le pays a, sur la partie amont de la vallée de la Bonne, ainsi que sur la totalité de la vallée du Béranger, comme localités La Chapelle, La Chalp, Les Faures, Le Désert, et Valsenestre. La vallée est fermée en amont par le massif des Ecrins. Le Valjouffrey devrait (explication habituelle) son nom à Josfredi, personnage d'origine germanique camarade ou vassal de Gaudemar, dernier roi burgonde qui, battu à Autun en 531 par le fils de Clovis, se serait réfugié dans la vallée voisine dénommée depuis Valgaudemar. Fréquentée au moins depuis l'époque romaine, la vallée de la Bonne a longtemps souffert d'un réseau routier mal entretenu qui lui a valu sa réputation de montagne enclavée. Comme le stipule l'annuaire statistique du département de l'Isère en 1809: "On ne parvient dans les communes de ce canton que par des sentiers étroits, rapides et dangereux, impraticables aux voitures". Comme dans toutes les vallées de montagne, les villages du Valjouffrey sont riches en fours, bassins, fontaines, ponts en pierre, canaux. Situés dans tous les villages du Valjouffrey, ce sont généralement de petits édifices indépendants, construits en pierre de pays. Ils sont le plus souvent voutés et recouverts d'une toiture à deux pans. Le four banal appartenait au seigneur,


PHOTOS


Cf. ce site ICI pour le Valjouffrey, ICI pour le Valbonnais, et ICI quelques photos de la Matheysine

Sources bibl. : http://www.valjouffrey.fr/ ;


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LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné

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