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 LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné

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Sablelon



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MessageSujet: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 26 Aoû - 16:37

LES PAYS DU LYONNAIS-DAUPHINÉ


Carte des pays et sous pays du Lyonnais-Dauphiné : ICI

Remarque : le sujet est un rassemblement d'informations récoltées sur la Toile, de types géographique, historique, patrimonial et photographique ; la compilation est loin d'être complète, et est ouverte à tout ajout postérieur ; enfin, ces informations sont strictement irl, mais restent dans leur objectif initial d'offrir un soutien au jeu de rôle (les aspects historiques ne dépassent pas le XVe s. et géographiques ne vont pas hors du territoire rp du L.-D.)

INDEX des toponymes du sujet des pays du LD


Note d'utilisation : chaque toponyme du Lyonnais-Dauphiné est accompagné d'un chiffre arabe indiquant la page à aller consulter, et d'un chiffre romain qui désigne l'article, la section du topic.



N. B. : Je ne sais pas pourquoi le site d'hébergement de l'image a donné un arrière-fond grisâtre pourri à chaque mention.

I. LES MONTS DU LYONNAIS : GÉOGRAPHIE HUMAINE ET NATURELLE

Les monts du Lyonnais sont une région de basse montagne appartenant aux contreforts du Massif central et situés dans le département de la Loire et du Rhône.


Paysage typique des monts du Lyonnais depuis Saint-Martin-en-Haut.

Vallées principales

Les monts du Lyonnais sont sillonnés par de nombreuses vallées au fond desquelles coulent des rivières, ayant parfois l'apparence de torrents à cause du relief. Voici les principales d'entre elles :
  • la Brévenne
  • le Garon
  • l'Yzeron
  • la Coise

Point culminant

Le point culminant des monts du Lyonnais est le crêt Malherbe qui culmine à 946 m d'altitude sur la commune de Marcenod près du village de Lamure.

Les monts du lyonnais sont souvent confondus avec les montagnes du Matin au sud de Tarare dont le point culminant est la Tour Matagrin à 1 004 m d'altitude sur la commune de Violay. Les monts du Lyonnais et les montagnes du Matin sont deux entités géographiques distinctes de part et d'autre de la vallée de la Brévenne, ce qui confère aux montagnes du Matin un éloignement qui les distingue donc naturellement du Lyonnais.

Le crêt Malherbe malgré son apparence arrondie et son profil trapu est le point culminant des monts du lyonnais, suivi de peu par le signal de Saint-André à 934 m d'altitude repérable par son pylône d'antenne relai et son profil pentu accentué par sa position dominante sur les coteaux du lyonnais s'étendant sur le versant oriental que surplombe le village de Saint-André-la-Côte. Les sommets des monts du Lyonnais et la ligne des crêtes de Saint-Christo-en-Jarez à Sainte Catherine offrent un panorama splendide sur la chaîne des Alpes.


Économie :

Traditionnellement :

  • Élevage de porcs (Capitale du saucisson à Saint Symphorien/Coise avec divers salaisons).
  • Élevage avicole
  • Production laitière représentent la 2ème activité agricole du département du Rhône, disséminée dans tout l’espace rural, mais particulièrement au nord du département et dans les Monts du Lyonnais.
  • Capitale du chapeau à Chazelles/Lyon
  • Fabriques de meubles
  • Usines à chaussures
  • Tuilerie de Sainte Foy l'Argentière
  • Activité minière à Sourcieux les mines, saint Genis l'Argentière (carrière de la Patte).



Ferme traditionnelle des Monts du Lyonnais

Curiosités

Les monts du Lyonnais offrent de nombreuses curiosités parmi lesquelles:

  • Un paysage varié
  • les chapelles et églises romanes
  • la vallée en Barret
  • les anciens moulins
  • le lac de Thurins
  • le lac d'Yzeron
  • le plateau de Saint Romain (600 m d'altitude)
  • Le cœur historique de Messimy
  • Le chemin de fer touristique de la Brévenne (CFTB) à Ste Foy l'Argentière
  • Le parc d'animation ferroviaire du mini train des monts du Lyonnais à Sainte-Foy-l'Argentière



La Chapelle sur Coise


Yzeron

Cultures fruitières

Les vallées des monts du Lyonnais offrent la possibilité de nombreuses cultures dont :

  • la framboise (capitale : Thurins).
  • la cerise à Bessenay
  • la Pêche de vigne sur le plateaux mornantais
  • la Pomme de Pollionay à Chaussan


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 13:08

II. LE DAUPHINÉ

Le Dauphiné (arp. Dofena) est marqué par une ville principale, Grenoble (en arp. Grenoblo). Aujourd'hui, le Dauphiné correspond aux départements actuels de l'Isère, des Hautes-Alpes et de la Drôme. On distingue le Bas-Dauphiné entre l'Isère et le Rhône, comprenant le Vercors et le Diois, et le Haut-Dauphiné, plus montagneux, situé entre la Grande-Chartreuse et la Durance, comprenant la chaîne de Belledonne et le Pelvoux. La province d'ancien Régime avait pour limite, au nord, le Rhône qui la séparait de La Bresse (Brêsse) et du Bugey (Bugê). À l'est, venaient la Savoie et le Piémont, et au sud le Comtat Venaissin et la Provence. La limite occidentale était marquée par le Rhône au sud de Lyon. Le Dauphiné s'étendait jusqu'aux faubourgs de Lyon. On le divisait en Haut Dauphiné (alpes) et Bas Dauphiné ou Dauphiné du Midi (préalpes).

Dans le premier, on distinguait :

* le Grésivaudan,
* le Royans,
* le Champsaur,
* le Trièves,
* le Briançonnais,
* le Queyras,
* l'Embrunais,
* le Gapençais,
* le Dévoluy,
* le Vercors,
* le Bochaine,
* les Baronnies

Dans le deuxième :

* le Viennois,
* le comté de Valentinois avec la ville de Valence, annexé par Charles VI en 1404,
* le comté du Diois, autour de la cité épiscopale de Die, également annexé en 1404,
* le Tricastin
* la principauté d'Orange qui fut annexée au Dauphiné, (en 1793 elle fut comprise dans le département de Vaucluse).

Il faut ajouter l'actuel Dauphiné italien et piémontais qui appartenait à la France et au Briançonnais jusqu'en 1713. L'usage du français s'y est maintenu jusqu'au XXe siècle :

* les vallées d'Oulx,
* le Pragela,
* la Castelade de Châteaudauphin (Casteldelfino).
Le noyaux réputé historique est Vienne.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 13:11

III. LA DOMBES

La Dombes (en arpit. Domba) se trouve juste au nord-est de Lyon, entre la Saône, le Rhône et l'Ain. C'est un plateau de faible altitude (330 m), dont le sol argileux, caillouteux est recouvert de dépôt morainiques et parsemé d'étangs poissonneux. En partie drainée, la région porte des cultures et on y pratique l'élevage des vaches laitières.

Histoire

La Dombes fit partie de la Bourgogne, puis devint une principauté qui appartint aux maisons de Beaujeu (1218-1400), de Bourbon (1400-1523) et d'Orléans, avant d'être réunie à la couronne de France (1762).

La partie sudde la Dombes appartenait, elle, aux seigneurs de Thoire et Villars.
La Dombes souffrit de guerres entre les comtes de Savoie et les sires de Thoire et Villars (alliés au Dauphin et au comte de Chalon contre la Savoie) à partir de la fin du XIIIe siècle. En voulant aider Édouard, comte de Savoie contre Guigue V dauphin de Viennois, Humbert Ier de Beaujeu fut fait prisonnier à Varey en Bugey en 1325, durant la bataille de Varey. Il fut contraint de prêter hommage pour les seigneuries de Meximieux, Miribel et Bourg-Saint-Christophe à l'Est de la Dombes, et demanda au comte de Savoie un dédommagement. Les terres des sires de Thoire et Villars subirent, quant à elles, plusieurs chevauchées parties des terres des comtes de Savoie, jusqu'à ce que le climat ne s'apaise, aux alentours de 1355. Humbert VII de Thoire et Villars, n'ayant pas vu son fils unique lui survivre et se trouvant menacé par le duc de Bourgogne à qui il refusait de prêter hommage, vendit ses terres en 1402, les partageant entre les ducs de Savoie et de Bourbon (qui avaient obtenu le Beaujolais du dernier sir de Beaujeu en 1400 et pouvaient ainsi agrandir leurs terres vers l'est), se plaçant ainsi sous la protection de ces grands princes. Humbert VII de Thoire et Villars garda toutefois l'usufruit de ses terres jusqu'à sa mort en 1423.**
Le centre urbain historique semble avoir été Trévoux (en arpit. Trévoex), mais d'autres localités marquent le territoire, tels que Montluel et bien d'autres encore.

CURIOSITÉS NATURELLES
Les étangs, très nombreux (plus de mille), sont d'origine humaine. Ils ont été creusés - principalement par les moines, en mettant à profit les dépôts d'argile morainiques. En particulier, leur profil est maîtrisé et déterminé par le type de pêche, illustré sur la photo : à la différence des étangs du Forez, au fond plat, les étangs de la Dombes présentent une très légère pente, permettant à l'eau de s'écouler lentement et régulièrement vers l'émissaire (dénommé « thou ») lors de leur vidange à l'occasion de la pêche. Ils permettent une pisciculture importante depuis longtemps, mais jusqu'au XIXe siècle, la région souffrait d'un paludisme endémique.

L'alternance assec-évolage est une particularité culturelle et culturale locale, où culture céréalière et élevage du poisson sont intimement associés.

Sans oublier la célèbre grenouille des Dombes qui est une spécialité culinaire.
Photos :
  • La Dombe, ses villages et ses étangs : magnifique album photos de la Dombes
  • Le Parc des oiseaux de Villars-les-Dombes : le site est illustré de superbes photos de ce milieu particulier formés de mille et mille étangs !


LANGUES
La Dombes fait partie de la zone linguistique de l'arpitan.

*Dombes, dans REY (A.), Le Petit Robert des noms propres, Paris, 1999, p. 607.
** Wikipedia (je sais, c'est point fameux, mais c'est tout ce que j'ai sur la Toile).


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 14:57

IV. LE VIENNOIS

Le Pays viennois siège de part et d'autre du fleuve « Rhône », au sud de Lyon.
Il s'intègre dans une grande variété de paysages vallonnés et multicolores, forestiers ou cultivés, d'où la vue s'échappe sur la vallée du Rhône et le Parc Naturel du Pilat.
Ce territoire occupe une situation privilégiée au sein de la région Rhône-Alpes. En effet, il s'ouvre aisément à l'est sur les Alpes et le Jura, et bénéficie des influences méridionales de la Drôme et de l'Ardèche.
Le Viennois se trouve sur le domaine linguistique de l'arpitan.
De plus, la ville de Vienne bénéficie d'une position stratégique de carrefour, à proximité des grands axes de communication Nord/Sud et Est/Ouest. Elle est ainsi proche des grandes agglomérations telles que Lyon (25 km), Valence (66 km), Saint-Etienne (39,51 km), Grenoble (75 km)...
Les localités suivantes peuvent être citées, entre autres, comme faisant partie du Viennois (km à vol d'oiseau) :
  • Serpaize, à quelques km (4,81) au nord-ouest de Vienne, sur un plateau
  • Seyssuel, à quelques km (4,63) au nord-est de Vienne




  • Moidieu-Détourbe, à 11 km à l'est de Vienne. Son histoire est résumée
    ICI.

  • Septème, à 10,31 km au nord-est de Vienne. Septème tire son nom de la septième borne milliaire sur la voie romaine reliant Vienne à Aoste (Italie). Son histoire est résumée ICI



  • Saint-Romain-en-Gal, à deux km au nord-ouest de Vienne.

  • Eyzin-Pinet, à 11 km au sud-est de Vienne. Géographie et histoire évoquée ICI.


  • Chasse-sur-Rhône, à 9 km au nord-ouest de Vienne. Informations ICI.

  • Pont-Évêque, à 2,80 km à l'est de Vienne. Histoire ICI.

  • Chonas-l'Amballan, à 8,84 km au sud-ouest de Vienne. Histoire, géo ICI.

  • Jardin, à 3,85 km au sud-est de Vienne. Histoire et géo ICI.



  • Chuzelles, à 6,82 km au nord de Vienne. Géo et Histoire ICI.



  • Reventin Vaugris, à 6,82 km au sud-ouest de Vienne. Évocation ICI.

  • Villette-de-Vienne, à 7,45 au nord-est de Vienne. Géo, histoire, patrimoine ICI.



  • Les Côtes d'Arey, à 7,57 km au sud de Vienne. Savoir-faire, patrimoine ICI.



  • Estrablin, à 6,78 km à l'est de Vienne. Histoire ICI

  • Luzinay, à 9,35 km au nord-est de Vienne. Histoire ICI



  • Saint-Sorlin, au sud de Vienne. Géographie naturelle et Histoire ICI



  • Vienne. Comment ne pas mentionner la ville emblématique de son pays...
    Vienne (en arp. Vièna) se situe sur la rive gauche du Rhône, en face de Saint-Romain-en-Gal et de Sainte-Colombe, au confluent du Rhône et de la Gère. S'y trouvent l'église Saint-Pierre (Ve, VIe et XIIe s.), l'église Saint-André -le-Bas, en grande partie du XIIe s, (chapiteaux romans), un cloître roman (XIIe s.) et la cathédrale Saint-Maurice (XIIe-XIIIe s.). A noter aussi : l'abbaye féminine et l'ancienne église Saint-André-le-Haut (VI-XVIII) ; La chapelle Saint-Maxime ; Le mont Pipet et la chapelle Notre-Dame de Pipet très beau point de vue sur la ville (voir photos dans la galerie) ; Le Château de La Bâtie sur le mont Salomon (XIIIe siècle). Sa devise fut, dès le Moyen Âge, "Vienna, civitas sancta", Vienne, cité sainte, allusion à l'antiquité de la christianisation de la ville et à son rôle religieux (rang primatial des archevêques, nombreux établissements religieux et importances des reliques conservées dans la cité). La ville fut le siège d'un archevêché au Ve s. Elle passa successivement aux Burgondes, aux Francs et aux Lombards. Elle fut annexée à la France avec le Dauphiné en 1349.


    Vienne vue du ciel.


    Cathédrale Saint-Maurice (XIIe-XIIIe s.), Vienne.


    Château de la Batie (XIIIe s.)


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 16 Nov - 21:32

V. LES TERRES FROIDES

Les Terres froides s'étendent, dans le département de l'Isère, du Grand-Lemps à Bourgoin-Jallieu, dans une boucle formée par la Bourbre, affluent du Rhône. Elles forment une ligne de partage des eaux entre l'Isère au sud et le Rhône au nord et à l'ouest. A noter aussi la localité de La Tour-du-Pin. Des sous-pays parsèment les Terres Froides, tels que les Bièvres (au sud) et les Terres Basses (au nord, à cheval sur l'Isle Crémieu)

On l'appelle aussi "pays des collines". Les moraines des glaciers de l'époque quaternaire ont donné a cette partie au nord-ouest du département de l'Isère un pays de collines ondulées appelées Terres Froides et Terres Basses.

Cette région du Bas-Dauphiné se distingue par un climat plus rigoureux l'hiver, venant du fait que la terre argileuse, imperméable, toujours imprégnée d'eau est lente à s'échauffer. Ailleurs, les sables morainiques donnent un sol plus sec.

Ce terroir est une entité culturelle assez typée, particulièrement visible à travers son habitat aux yeux de ceux qui le parcourent ; les maisons traditionnelles sont construites en terre argileuse appelée pisé. Les toits sont très pentus et recouverts de tuiles écailles, et généralement de dimensions assez impressionnantes.

Les Terres Froides font partie du domaine linguistique de l'arpitan.

La Tour du Pin. Le château, édifié au XIIe s., fut détruit en 1591. Le château féodal se situait sur l'emplacement de l'actuel cimetière ; il n'en reste rien, si ce n'est peut-être un puits et quelques souterrains difficilement explorables du fait des éboulements. Cf. ICI. La première trace de la baronnie de LA TOUR DU PIN, remonte à un certain BERLION 1° vers 1100. Il semblerait que ce soit l'ancêtre des barons de LA TOUR DU PIN. Ses descendants devenant dauphins du Viennois et souverains du DAUPHINE (l'Isère, la Drôme et les Hautes Alpes actuelles).
Depuis 1290 il y a deux foires annuelles à la Tour du Pin. Jusqu’en 1834, elles se sont toujours tenues dans la prairie de Prailles, de l’autre coté de la Bourbre, face au lycée Elie Cartan.
Église romane.

Le château de Châbons. Cf. ICI.
Le château du Passage. Cf ICI.
Le château de Tournin. Cf ICI.

Le château de Vallin. Cf ICI.

La famille de La Tour du Pin. La famille de La Tour du Pin est une famille noble du Dauphiné dont les origines peuvent être remontées jusqu’au XIIe siècle, avec Berlion seigneur de La Tour du Pin vivant en 1107. Certains la rattachent à la maison d’Auvergne par Gérold de la Tour vivant en 960.
Cette famille s’est alliée aux plus grandes familles du Moyen-Age comme celles d’Auvergne, Du Puy Montbrun, d´Aix Artaud de Montauban, de Genève , de Beauvoir, d'Adhémar, de Coligny .
Ils sont seigneurs de La Tour du Pin, Vinay, Armieux et Vatilieu, Quinsonnas, Illins, les Côtes-d’Arey, Monseveroux.
Une branche collatérale des La Tour du Pin en Trièves les La Tour de Clelles forme les branches illustres de La Charce et Gouvernet.
Ses membres se sont illustrés dans les armes avec René de La Tour du Pin qui a écrit aussi sur le catholicisme social, l'Église avec Hugues, (1227-28 décembre 1249) mort à la septième croisade et Gui (1250-28 février 1285), tous deux évêques de Clermont, la littérature avec Patrice de La Tour du Pin.
La famille fut reçue aux Honneurs de la Cour.
1. La Tour du Pin

* Albert II (1176-1226), dont le nom et les armes figure dans la première des salles des croisades du château de Versailles épouse Marie, fille de Robert IV Dauphin d'Auvergne (v. 1150-1234). Comme son père, il participe à la troisième croisade et fait des La Tour du Pin des hauts et puissants seigneurs. Il est la tige de la branche qui a régné en Dauphiné et s'est éteinte en 1355, par la mort de Humbert II du Viennois, qui cède le Dauphiné à la France en 1343 et 1349. Elle règne soixante-sept ans[1]. Il a plusieurs enfants dont :

* Albert III (1202-1259), sénéchal du royaume d'Arles, épouse en 1225 Béatrix dame de Coligny, ils auront notamment comme enfants :

* Béatrix de la Tour du Pin, femme de Guillaume de Roussillon, qui fonde en 1280 la chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez .

* Humbert seigneur de La Tour du Pin et de Coligny, qui par son mariage le 1er septembre 1273 avec Anne dauphine de Viennois, comtesse d'Albon, du Grésivaudan, de Vienne, de Grenoble, de Gap et dame de Faucigny devient dauphin de Viennois et formèrent le troisième race des dauphins de Viennois. Leur fils Henri sera évêque de Metz.
Le personnage le plus connu de cette famille est Humbert II.

Armoiries: De gueules à la tour d’or, senestrée d’un avant-mur de même, maçonnée de sable

2. La Tour Vinay

Berlion I, fils d’Albert, seigneur de Vinay, assassiné en 1249, est à l'origine de cette branche.

Armoiries: de gueules à la tour d’argent senestrées d’un avant-mur de même, maçonnée de sable

3. La Tour du Pin Gouvernet

Berlion I serait aussi à l’origine de cette branche.

Ils sont seigneurs de Clelles, Gouvernet, Chambly, Lens, Montmorin, Puygros, et la Charce, érigée en marquisat en mai 1619 en faveur de René de La Tour Gouvernet, né en 1543, baron d’Aix, Mévillon et de Montauban, maréchal de camp, Sénéchal de Valentinois, compagnon de Lesdiguières.
* Armoiries : D’azur à une tour crénelée de 5 pièces d’argent, maçonnée et portillée de sable au chef cousu de gueules, chargé de 3 heaumes d’or, posés de profil
* Devises Turris Fortitudo mea, Courage et loyauté




Réf. bibl. : http://www.turritoire.com/spip/spip.php?rubrique1


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 17 Nov - 19:42

VI. L'ISLE CRÉMIEU

Ce pays correspond à un plateau calcaire séparé du Jura au Nord par le Rhône, des plaines de Lyon à l'ouest par une falaise creusée de grottes. Elle se caractérise notamment par la présence de pâturages et d'étangs.
La ville marquante de ce petit pays est Crémieu (habitants Crémolans). Elle fut une ancienne place forte commandant l'une des portes du Dauphiné. Son château Delphinal date du XIIe s. Les portes fortifiées et vestiges de l'enceinte sont du XIVe s. Il y a aussi une église des XIVe - XVIe s. renfermant un beau mobilier. La ville se caractérise par des ruelles tortueuses et des avenues commerçantes.
Des figures historiques y ont séjourné, tels Louis XI (né en 1423 -mort en 1483).
Le pays se trouve dans l'aire de diffusion de l'arpitan.


Église de Crémieu

Autre localité d'Isle Crémieu, Morestel, cité typiquement médiévale. Une tour du XIIe s. s'y trouve encore ainsi que sa table d'orientation. Ses remparts l'enceignent toujours ainsi qu'une église gothique Saint-Symphorien se dresse dans la localité.


Morestel


Morestel.

Saint-Chef est une cité abbatiale. L'abbatiale contient de magnifiques fresques romanes dont le thème est la "Jérusalem céleste". Le bourg se caractérise par une architecture de pisé et de terre, où s'implante un réseau de ruelles. Le relief tourmenté du vaste territoire de la commune culmine à 308 mètres d'altitude. Le bourg s'est développé autour d'un monastère fondé au VIème siècle, dans un vallon jadis appelé le Val Rupian, et de nos jours la Vallée Rupéenne. Cette communauté religieuse fut une des plus puissantes de France avant de connaître le déclin, puis sa translation en 1774.
C'est sur cette terre de contrastes, composée de bois de châtaigniers, d'étangs et de plateaux propices à la vigne que se niche au fond d'un vallon la commune de Saint-Chef.


L'abbatiale de Saint-Chef.


L'abbatiale de Saint-Chef.

La Balme abrite des grottes remarquables.

Le Château de Cingle se situe à Vernas. Ancienne maison forte bâtie sur les soubassements d'une villa gallo-romaine. Organisé autour d'une cour, le château du Cingle apparaît en 1413 dans un acte de reconnaissance passé au profit d'Antoine Pélerin, remarquable par sa situation au pied des falaises de l'Isle-Crémieu et par la soigneuse restauration qui en fut faite depuis 1968, sauvegardant une partie des toitures en dalles de pierres caractéristiques de ce pays. Cette demeure abrita jadis, le temps d'une nuit François 1er. Bâtiment en U encadrant une cour pavé, fenêtres à meneaux, tour ronde, tour carré. On accède aux étages par une tour ronde abritant un escalier à vis et desservant de grandes salles dont celle d'angle au premier niveau qui présente un plafond et une cheminée en pierre du XVe siècle.


Le château de Cingle, Vernas.

A noter aussi le village médiéval abandonné de Quirieu, le "nid d’aigle" de Brotel, la maison-forte de Montplaisant, le château de Chapeau-Cornu, les maisons fortes de Verna, de Mépieu, le château vieux de Vertrieu


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 17 Nov - 22:37

VII. LE HAUT-VIVARAIS

Le Haut-Vivarais est la moitié nord du Vivarais. En ce qui concerne le Vivarais dans son ensemble, il est en bordure orientale du Massif central, limité par le Rhône à l'est. Des phénomènes volcaniques ont donné naissances à des petits massifs. Le Vivarais est découpé par des torrents méditerranéens se jetant dans le Rhône. De riches verges se trouvent sur les pentes qui mènent au Rhône. A l'intérieur du pays, ce sont plutôt les châtaigneraies et l'élevage qui prédominent.
Le Haut-Vivarais, quant à lui, moitié nord donc du Vivarais, est limitée au nord par le massif du Pilat (env. à l'ouest-sud-ouest du Viennois), au sud-ouest par la Montagne (même latitude que le massif de Meygal hors Vivarais à l'ouest) et à l'extrémité sud-est par le Rivage (en face de la partie sud du Valentinois, rive droite du Rhône).
Le nord du Haut-Vivarais fait partie de l'aire de l'arpitan, tandis que le reste appartient au provençal alpin.

La principale ville du Haut-Vivarais est Annonay, presque au centre du pays. La ville se trouve aux pieds des montagnes, à 75 km de Lyon, à 45 km de Valence et à 40 km de Saint-Étienne. Au contact de régions au relief très différent, la ville a été édifiée en amphithéâtre à partir des berges des deux rivières : la Cance et la Deûme. Point culminant : le Montmiandon à 679 m
Annonay s'est développée grâce à sa situation au carrefour de routes commerciales.

Histoire d'Annonay : Au XIIIe siècle la petite ville d'Annonay est une étape importante sur la route du pèlerinage la Vierge du Puy-en-Velay: en sont témoins les hôtels pour pélerins, les 5 monastères et les 2 prieurés. En 1487 la ville compte 14 églises pour environ 2 000 habitants. Jusqu'aux guerres de religion, les clercs représenteront jusqu'à la moitié de la population .
Les familles Roussillon, Rohan-Soubise, Levis-Ventadour, dominent la région. En 1288 une charte est signée entre la ville et le seigneur d'Annonay. Celle-ci accorde une certaine autonomie à la ville : en particulier, le droit de levée des tailles. À partir de 1365, deux consuls ont en charge les destinées de la ville.
Au cours du XVe siècle, Annonay s'affirme comme un carrefour commercial : exportation de son vin, échanges entre la vallée du Rhône, le Dauphiné et la montagne, grâce aux muletiers ; la tannerie se développe en profitant des eaux de la Deume). Mais cette relative prospérité attire les brigands, routiers et mercenaires. Lors de la guerre de Cent Ans, la ville renforce ses remparts avec des tours de guet percées de portes afin de contrôler les entrées et sorties.
En 1524, Annonay est rattachée au domaine du roi de France à la suite de la révolte du connétable de Bourbon : ses biens, dont fait partie Annonay, sont confisqués.

Patrimoine d'Annonay :
  • Porte ancienne du vieux château du XIIe siècle en partie détruite vers 1968
  • Pont Valgelas du XIVe siècle, ancienne porte de la ville. Illustration ICI
  • Les Voûtes Soubises : rue couverte sous les remparts (XIIe-XIIIe siècle). Illustration ICI
  • Tour des Martyrs du XIIe siècle : vestige des remparts de la ville ; de cette tour située au dessus de la Deûme, on jetait les condamnés à mort qui s'écrasaient dans la rivière peu profonde. ICI
  • Clocher octogonal de Trachin : vestige d'un prieuré datant de 1320


Le PILAT

Terre de contraste, le Pilat regroupe sur un petit territoire (700km²) un patrimoine naturel et culturel particulièrement riche et diversifié.
Massif de moyenne montagne étagé entre 140 et 1432m d'altitude, le Pilat voit s'affronter les climats méditerranéens, continentaux et océaniques, ce qui lui confère une exceptionnelle diversité de richesses naturelles, donnant naissance à 5 paysages bien tranchés :

- le Haut-Pilat, formé de plateaux à 1000m d'altitude où les prairies d'élevage sont parsemées d'importantes fermes de granit.
- le Pilat du Jarez, aux portes de la vallée urbanisée avec son architecture typique et marqué par de fortes pentes et de nombreux barrages.
- le Piémont rhodanien, pays des pommiers et des vignobles escarpés sur les coteaux le long du Rhône.
- la vallée de la Déôme, versant méridional du Pilat à la frontière de l'Ardèche dévoile un riche passé industriel.
- les Crêts, sommets du massif et site naturel majeur du Pilat où se côtoient hêtraies, chirats et landes sommitales.

L'origine du nom Pilat reste obscure. La légende raconte que le mont Pilat qui reçut le corps de Ponce Pilate porte son nom.
Les premières traces importantes d'habitat dans le Pilat se trouvent principalement à Saint-Romain-en-Gal, quartier de la ville de Vienne antique situé sur la rive droite du Rhône. Les vestiges des thermes publics, de riches maisons de commerçants, d'entrepôts et d'ateliers d'artisans témoignent encore aujourd'hui du développement de la ville au Ier siècle après JC. À l'époque médiévale, le Pilat est un territoire peu peuplé où s'installent des établissements monastiques comme le prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue ou la Chartreuse de Sainte-Croix-en-Jarez.
Les diverses parties du Pilat :
  • Le Piémont rhodanien du Pilat.
    Le Rhône suit la bordure orientale du massif du Pilat, de Givors, au nord, jusqu'à la commune de Saint-Pierre-de-Bouf, limitrophe de l'Ardèche.
  • La vallée de la Déôme
    Ce versant méridional du Pilat, voisin de l'Ardèche, s'organise autour de la vallée de la Déôme, longue faille géologique qui sépare le massif du Pilat et la chaîne des Boutières.
    De grands bois de sapins et des hêtraies couvrent les hauteurs et les versants tournés vers le nord, tandis que les prairies et les taillis de feuillus alternent sur les pentes les mieux exposées et les fonds de vallons.
    L'agriculture et l'exploitation forestière, surtout dans la forêt de Taillard, se partagent l'espace rural et organisent le paysage.
  • La zone des Crêts
    Les Crêts désignent ces sommets couverts de landes qui culminent au Crêt de la Perdrix (1432 m) au cour du massif du Pilat.
    Riches d'une flore et d'une faune diversifiées, les crêts abritent un milieu naturel exceptionnel aux paysages et panoramas grandioses.
    Les rudes conditions climatiques, la végétation pseudo-alpine et les vastes éboulis rocheux, appelés chirats, confèrent à ces paysages une identité montagnarde.
  • Le Haut-Pilat
    Prolongement des plateaux vellaves, le Haut-Pilat s'étale sur un plateau granitique à 1000m d'altitude, couvert de prairies humides, parfois tourbeuses.
    Cette région, très favorable à une agriculture laitière de montagne, domine le bassin stéphanois qui fut, à l'origine, le premier centre de consommation des produits agricoles.
    La fauche et la pâture des prés non retournés permettent le maintien de la flore printanière (narcisses, jonquilles, crocus, pensées, colchiques) sur des espaces toujours en herbe, valorisés par l'élevage laitier.
    Vers l'ouest, les landes de Chaussitre occupent le dernier crêt du Pilat, tandis qu'à l'est la profonde vallée du Furan marque la limite avec le versant du Jarez.


Site de référence sur le Pilat : http://www.parc-naturel-pilat.fr/

DOSSIER ILLUSTRATIONS DU HAUT-VIVARAIS



Haut-Vivarais, lieu non identifié


Haut-Vivarais


Haut-Vivarais


Le Pilat


Le Piémont rhodanien du Pilat.


La vallée de la Déôme (Pilat)


La zone des Crêts (Pilat)


La Montagne

A suivre...
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Ven 21 Nov - 19:16

VIII. LES CHAMBARANS

Le pays des Chambarans se situe au sud des Terres Froides, à l'est du Rhône, donc, et au nord du Valentinois et au nord-ouest du Vercors. Il se subdivise en trois sous-pays : le Bas-Dauphiné (partie ouest), le Pays Antonin (sud-est) et le Pays de Vinay (nord-est).

Géographie

Le plateau des Chambarans avec une altitude de 600 à 700 m domine largement la plaine de Bièvre (400 m), le cirque de Moirans (moins de 200 m) et la plaine de Vinay (250 m).
La formation superficielle, appelée "cailloutis des Chambarans", est constituée de gros galets presque entièrement quartziques emballés dans une matrice argileuse rouge-orangé.
Ces sols lourds, acides, et un climat hivernal rigoureux font du plateau des Chambarans un terroir peu propice aux labours, l'agriculture fait une large place aux prairies.
Les boisements, taillis de feuillus ou plantations de résineux, ont une valeur limitée. En forêt, de nombreux étangs occupent les dépressions.
Évité par les flux principaux qui empruntent la vallée de l'Isère ou la plaine de Bièvre, le plateau boisé des Chambarans est un massif isolé.


Paysage

Le massif des Chambarans domine abruptement la plaine de l'Isère à l'est mais s'incline doucement vers l'ouest. Il est entaillé de plusieurs vallées parmi lesquelles la Galaure offre les paysages les plus ouverts face aux paysages fermés des plateaux supérieurs.

Ces plateaux sont le domaine quasi exclusif des forêts. Ils en sont recouverts à 85%, seuls quelques-uns de leurs replats essartés étant cultivés en blé, maïs et cultures fourragères. Elles sont essentiellement faites de maigres taillis, souvent dégradés, comme dans la forêt domaniale de 1800 ha, le reste étant partagé entre propriétaires privés et communes. De nombreux étangs y témoignent de sols asphyxiants et froids, comme le climat lui-même qui affiche une pluviosité supérieure à la moyenne. Les habitations sont limitées à quelques fermes isolées, hameaux et villages qui se rassemblent de préférence dans les vallées aux sols plus fertiles. Quant aux échappées visuelles, elles sont très limitées.

La motivation paysagère est également enrichie par une amélioration de la valeur faunistique du massif, qui compte déjà une réserve animalière de 300 ha, notamment en ce qui concerne l'élevage du chevreuil pour la location de chasses. D'autres projets de valorisation pédagogique et touristique émergent également, autour de structures telles que les fermes pédagogiques.
Les quelques plateaux cultivés font transition entre les forêts et les vallées. Leur relief est pratiquement plat. Leur position dominante par rapport aux vallées et les continuités ouvertes des cultures leur ménagent parfois des horizons lointains comme ceux du Vercors, au sud.

Dans ce contexte, les structures ponctuelles ou linéaires de la végétation prennent une importance déterminante. D'un point de vue écologique, elles jouent le rôle de taches et de corridors qui favorisent le refuge et la circulation de la faune. D'un point de vue esthétique elles structurent l'espace en y introduisant des verticales qui, par leur élévation relative, peuvent devenir des points d'appel et, par leurs continuités boisées, manifester la présence d'un réseau parcourable. Ces continuités jouent en outre le rôle d'écrans qui attisent la curiosité, au sol, par les jeux de caché-montré qu'elles réservent, comme les coulisses d'une scène de théâtre et appellent un maillage de haies qui augmenterait notablement la motivation paysagère des promeneurs et randonneurs.

Dans les vallons s'encaissent les vallées de la Galaure et du Galaveyson et les vallons du Lentiol, de la Pérouse, de l'Aigue Noire, du Valéré, de la Limone supérieure et du Galaveyson supérieur. Les vallées sont relativement ouvertes par rapport aux vallons, plus encaissés et essentiellement couverts, comme en Chartreuse, par la forêt et les herbages, parfois par quelques cultures en fond de vallée où les sols alluviaux sont meilleurs. Les forêts mêlent le Chêne, le Châtaignier et le Charme en bas de pente.

La vallée de la Galaure fait suite au cours supérieur de la rivière, étroit et boisé, et représente le modèle de la vallée agricole traditionnelle dont l'identité écosymbolique est facilement reconnaissable:

  • Des crêtes la plupart du temps boisées,
  • Des ripisylves et rideaux boisés de fonds de talwegs perpendiculaires à l'axe de la vallée,
  • Des versants occupés par une polyculture où dominent les herbages à bovins et ovins,
  • Un fond plat occupé par des cultures céréalières, et séparé de la rivière par sa ripisylve à Peupliers, Frênes et Saules.


Habitat et localités

Un habitat traditionnel faisant point d'appel et parfois point focal et réparti de façon régulière dans les pentes, jamais en fond de vallée inondable. La localisation en crête, comme c'est le cas au Grand-Serre, n'en prendra qu'un caractère plus exceptionnel et motivera la protection attentive de la silhouette et des motifs architecturaux en galets ou en pisé du village.
La diversité est assurée par le nombre des motifs, pratiquement tous ceux qui ont été reconnus dans les paysages précédents, en y ajoutant ceux de la rivière et de ses berges, particulièrement attractifs. L'harmonie et l'équilibre sont assurés par la proportion relative des continuités ouvertes et fermées et par les coulées vertes qui assurent les continuités entre forêts supérieures et ripisylves inférieures.

Les localités sont, par exemple, Vinay, Saint-Marcellin et Tullins.
Tullins se situe à 13 km de Vinay et de Voiron, à 17 km du Grand-Lemps, à 23 km de Saint-Marcellin, à 26 km de La Côte-Saint-André et à 29 km de Grenoble. Tullins se situe à flanc de coteaux sur les derniers contreforts boisés du plateau de Chambaran. À ses pieds s’étend la plaine alluvionnaire de l’Isère, partie rurale et agricole de la commune. La commune de Tullins est baignée par le Rival et bordée par l’Isère.

Histoire

Tullins.. L’histoire de Tullins commence à l’époque des Celtes avant que les Romains n'occupent la région. À la mort du dernier seigneur de Tullins en 1428, le Dauphin hérite de la seigneurie de Tullins. Après le rattachement du Dauphiné à la France, la ville est donnée en engagement à différentes familles de la région pendant plus de deux siècles (de 1428 à 1650). Les Clermont-Tonnerre obtinrent la charge héréditaire de Tullins jusqu’à la Révolution.
Les seigneurs de Tullins : Les premiers seigneurs connus à Tullins, à partir du XI° siècle, étaient apparentés à la famille de Poitiers, comtes de Valentinois (une de leurs plus célèbres membres sera Diane de Poitiers). Guigues II, au début du XIVe siècle, conseiller du dauphin, était l'un des plus puissants seigneurs du Dauphiné. Humilie, sa fille, réussit à conserver le fief de Tullins convoité par le dauphin Humbert II. En 1346, le château et la terre reviennent par alliance à la famille de Roussillon. En 1428, Claude de Roussillon meurt sans enfant et teste en faveur du dauphin Louis II, le futur roi de France Louis XI . Celui-ci met le fief en location, il l'engage. Dès lors, sept seigneurs ou familles engagistes vont se succéder : De 1456 à 1462, Antoine Bolomier, De 1462 à 1526, Geoffroy Alleman,
La cité a une Église Saint-Laurent-des-Prés (des XIe au XVe siècles), un château féodal (XIIe et XVe-XVIe s.), une Porte de Saint-Quentin (des XIIIe et XIVe siècles), et un Château de Saint-Jean-de-Chepy (des XVe et XVIe siècles).

Moirans. Témoignage de cette époque, un patrimoine architectural exceptionnel : l'église Saint-Pierre, bâtie au XI e siècle est classée monument historique.
La ville a su préserver une " tour romaine " proche de l'actuelle salle des fêtes, vestige des anciennes fortifications de la période des grandes invasions barbares qui marquèrent la fin de la " pax romana ".
Les vestiges d'un ancien couvent des Cordeliers datant du XIIIe siècle témoignent d'une architecture monastique médiévale exceptionnelle dans le département.
Menacée d'être vendue plusieurs fois aux seigneurs pour renflouer les caisses du trésor royal, les habitants de Moirans payent de leurs propres deniers, le prix de l'adjudication pour rester sous l'autorité du roi lui-même.

Beaulieu

Beaulieu, actuellement dans le canton de St-Marcellin, a eu un passé gallo-romain qu'attestent les vestiges trouvés dans le sol lors de labours, de creusement de fondations ou de tranchées, en particulier au lieu-dit Le Gua où est situé le village.
Au XIIIe siècle des moines bénédictins fondent l'Abbaye de Beaulieu qui sera transformée un peu plus tard en prieuré par les Chanoines de Saint Ruf, et leur église sera celle de la paroisse jusqu'à la Révolution. Rien ne subsiste de ces bâtiments. Les biens du Prieuré ont été vendus comme biens nationaux en 1791 et l'emplacement de l'ancien cimetière en 1835.
En découvrant les terres que leur offrait le Seigneur, les moines auraient dit : " Belli loci ". C'est peut-être l'origine du nom de la commune.

Le Pays Antonin

Dans le pays Antonin, les coteaux moutonnent sur le plateau des Chambarans, la forêt sauvage et imposante cache de surprenants petits bourgs avec leurs curieuses façades de galets roulés et de pisé ocre. Comme localités, sont à noter : La Côte Saint André, Bressieux, petit village dominé par les ruines de son château féodal construit au XIIe siècle en brique rouge, Marnans et de son église romane, Roybon, La Trappe, Dionay qui abrite la chapelle romane chapelle Saint Jean le Fromental du Xe siècle, Saint Antoine L'Abbaye, village médiéval adossé à l'enceinte de l'ancienne abbaye de Saint Antoine, magnifique édifice gothique (XIIe et XVe siècles).

Dossier photos :


Les Chambarans, avec vue au fond sur le village de Varacieux.


Les Chambarans.


Les Chambarans.


Les Chambarans


Plaine de Bièvre, dans les Chambarans


Cirque de Moirans, dans les Chambarans


Cluse de Voreppe, en Chambarans


La Vallée de la Galaure, dans les Chambarans


Habitat dans les Chambarans.


Saint-Marcellin


Moirans. Tour romane.


Moirans. Église Saint-Pierre.


Beaulieu.


Cognin-les-gorges.


Ruines du château de Bressieux. Pays Antonin. Chambarans.


Saint Antoine l'Abbaye. Pays Antonin. Chambarans.

Réf. bibl. : http://www.isere-environnement.fr/pages/ENS_CartePaysage_item/id/5044
http://www.ville-moirans.fr/
http://www.isere-tourisme.com/articles/pays-antonin-199-1.html

A suivre (Histoire, notamment).


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 23 Nov - 15:38

IX. LA CHARTREUSE

La Chartreuse est un pays comprenant le massif montagneux du même nom, ainsi que la région de Voiron (le Voironnais). Ce dernier sous-pays forme un croissant accolé à la partie ouest du massif de la Chartreuse. La Chartreuse est un pays compris entre les Terres Froides (ouest), les Chambarans (sud-ouest), le Vercors (sud), le Grésivaudan (est), et la Savoie Propre (nord).


  • Le Massif de la Chartreuse
    Le massif de la Grande-Chartreuse est un massif des Préalpes françaises qui s'étend entre la cluse de Chambéry au Nord. et celle de Grenoble au Sud. Le point culminant en est le pic de Chamechaude (2 087 m).

    Fortement marqué par la présence des pères chartreux depuis plus de neuf siècles (arrivée de saint Bruno en Chartreuse et fondation du monastère de la Grande Chartreuse en l’an 1084, dont quasi plus rien ne date de l'époque médiévale de par les nombreux incendies connus), le patrimoine culturel de la Chartreuse témoigne des phases successives des activités qu’ils ont introduites et développées, comme le pastoralisme, la métallurgie ou la distillerie (liqueur). De nombreux bâtiments publics, maisons particulières, oratoires, chapelles, portent toujours leur marque : globe surmonté d’une croix et gravé de sept étoiles.

    Jalonnés de typiques maisons cartusiennes aux murs de pierres et de planches, aux toits d’essendoles (tuiles en bois), les routes, villages et sentiers de la Chartreuse sont autant de pages des différentes époques de l’Histoire. Trait d’union entre la France et la Savoie, le territoire s’est enrichi, au gré des dominations successives, de forteresses, châteaux demeures seigneuriales, ponts, granges monastiques. La Chartreuse compte ainsi 27 édifices inscrits ou classés au titre des monuments historiques (ouvrages d’art, édifices religieux ou militaires).

    Le travail du bois, le tressage de la paille, de l'osier et du noisetier ont longtemps alimenté le quotidien de paniers, corbeilles, paillas et ruches…

    L’agriculture

    L’agriculture est une activité majeure pour le massif de la Chartreuse.

    Le bois

    Avec une forêt couvrant plus de la moitié de son territoire, dont la Grande Chartreuse (une des plus importantes forêts domaniales de France : 8 248 ha), la Chartreuse est l’une des régions françaises les plus boisées. Élément constitutif du paysage, lieu d’accueil d’une faune variée, moyen essentiel de lutte contre l’érosion et espace de loisirs, cette forêt constitue tout naturellement un patrimoine majeur pour la Chartreuse. C’est une réelle ressource économique dont il apparaît fondamental d’assurer durablement la gestion.

    En collaboration avec les forestiers, le Parc naturel régional de Chartreuse œuvre à la préservation de la diversité biologique du milieu ainsi qu’au maintien et au développement d’une sylviculture économiquement rentable.

    Industrie et artisanat

    Le massif est marqué par une tradition métallurgique et textile, ainsi que par le travail du bois.

  • Le Voironnais

    Le Voironnais reprend la liste de localités qui se trouve ICI (mais une partie de ces localités débordent du Voironnais)
    La ville de Voiron se trouve à 27 km au nord de Grenoble, 87 km au sud de Lyon et 80 km au nord-est de Valence. Au Moyen Âge, Voiron n'est encore qu'un village, mais déjà un emplacement stratégique qui attire de nombreux commerçants. En effet, sa position frontalière avec le Dauphiné voisin (elle est alors savoyarde de 1029 à 1355) lui procure un avantage commercial indéniable sur ses rivales (Vienne et Grenoble). De cette époque lointaine ne reste que de faibles traces au cœur de la ville. Le château de Barral dominait la cité, la tour Barral en était un des éléments. Cette situation géographique prendra fin dès l'annexion de Voiron par le royaume de France.
    A noter dans le patrimoine de Voiron :
    • L'église Saint-Pierre date du IXe siècle, elle est ainsi l’un des plus vieux monuments de la ville de Voiron et fait partie des quelques traces du passé médiéval de la commune avec la tour Barral, et le quartier Sermorens[1]. Construite au pied d'un coteau déjà occupé à l'époque gallo-romaine, elle aurait été bâtie sur une chapelle privée domaniale datant de l'époque carolingienne et fut ensuite transformée en église paroissiale. Les fidèles accédaient à cette église médiévale par un clocher-porche, et c’est au XVe siècle qu’elle fut agrandie par la construction de cinq chapelles gothiques annexes.
    • La tour Barral date du XIIIe siècle, elle faisait partie du système défensif de Voiron, la commune étant à l’époque, et depuis le XIe siècle, une enclave savoyarde en territoire dauphinois. C’est à cette époque et sous l’impulsion de Pierre II de Savoie que le château qui avait une forme de parallélogramme et la double muraille qui descendait sur la colline virent le jour à Voiron. Une tour de 11,50 m de diamètre se dressait sur le point le plus haut du site. Les dauphinois prirent le château plusieurs fois et c’est à la suite du traité de Paris de 1355, que Amédée VI abandonna ses possessions qui se situaient à l’ouest du Guiers dont faisaient partie les châteaux de Voiron et Tolvon (sur la commune de Saint-Étienne-de-Crossey) qui furent livrés au Dauphin en 1377.





Dossier photos


Panoramique de la vallée du Grésivaudan et du massif de la Chartreuse pris depuis les Sept Laux.


Le Charmant Som et Chamechaude depuis le col de la Grande Vache


La Tour Barral. Voiron.


Église Saint-Pierre. Voiron.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 23 Nov - 16:04

X. LE GRÉSIVAUDAN

Le Grésivaudan, ou Graisivaudan est une portion de la vallée de l'Isère prolongeant la Combe de Savoie : bordée à droite par le massif de la Grande-Chartreuse et à gauche par la chaîne de Belledonne, cette dépression fait partie du sillon alpin. C'est une plaine agricole.
Géologiquement parlant, le pays du Grésivaudan n'est en fait qu'une part du Grésivaudan, qui descend en aval de Grenoble jusque Tullins, et remonte jusque Albertville. Les géologues donnent donc le nom de Haut-Grésivaudan pour l'amont de Grenoble.
Le pays du Grésivaudan est marqué par des villes comme Pontcharra et Grenoble.
Entre massif de Belledonne et Chartreuse, le Grésivaudan offre un cadre grandiose : Louis XII l'avait surnommé « le plus beau jardin de France ».
La région du Grésivaudan fait partie du domaine linguistique arpitan.

  • Pontcharra. Le nom de Pontcharra est issu du mariage gallo-latin de "pons" et de "carrum" ("pont à char"). Cette dénomination daterait de la période gallo-romaine, la "villa" de Pontcharra était la plus importante de la vallée après celle de Meylan. Elle aurait été un lieu particulièrement important à l'époque, étant donné les difficultés à traverser le Bréda (son cours était d'ailleurs beaucoup plus important qu'aujourd'hui).

    Après les grandes invasions (burgondes notamment), le lieu-dit de "Pontcharra" entre dans une période de décadence. La place est stratégique mais le milieu particulièrement inhospitalier (marécages, invasions,...) et les hommes préfèrent s'installer sur les coteaux (d'où la multitude de hameaux). Le nom de "Pontcharra" apparaît pour la première fois dans les textes vers le milieu du XIVe siècle, auparavant, seules des cabanes de lépreux y étaient présentes.

    Le ruisseau du Breda qui traverse la ville a pendant longtemps fait office de frontière entre le royaume de France et le duché de Savoie. La rue des mettanies qui longe le Bréda coté Villard Benoit doit d'ailleurs son nom au latin meta qui indique la limite d'un territoire.

    Les monuments principaux sont :
    • Château Bayard, maison natale du chevalier Pierre de Terrail, seigneur de Bayard. A l'origine, le château de Bayard était une maison forte. En régime féodal, le château était la demeure du Seigneur. Pierre Terrail premier du nom, dit « Le Vieux », arrière grand-père de l'illustre chevalier « sans peur et sans reproche », était le vice-châtelain du Seigneur d'Avallon.Pierre Terrail entreprit dès 1404 la construction de sa demeure, située au lieu dit Bayard à Pontcharra. Même s'il ne s'agissait que d'une maison forte, l'édifice qu'il fit élever était pourtant loin d'étre négligeable: des illustrations du XIXe siècle montrent une demeure protégée par quatre tours rondes, élevées sur trois niveaux de fenêtres à meneaux. La terrasse donne sur la vallée du Grévisaudan et sa merveilleuse vue, s'ouvrant sur de vastes territoires : les montagnes du Jura, celles du Vercors, du massif de Belledonne, de Chartreuse. Le fils de Pierre Terrail, Pierre II, prit le titre de Seigneur de Bayard. Dès lors,la maison forte prit officiellement l'appellation de château.A la mort de Pierre II Terrail en 1465 à Montlhéry, c'est son fils Aymon (1420-1496) qui prit le titre de Seigneur de Bayard et occupa le château. Comme son père et son grand-père, il consacra une bonne partie de sa vie à combattre pour le compte du Roi de France.
    • La tour d'Avallon (commune de Saint-Maximin) et le fort Barraux (commune de Barraux) ne sont pas situés sur le territoire de la commune, mais étant bâtis sur des coteaux bordant la commune, ils sont particulièrement visibles de Pontcharra (située dans la plaine du Grésivaudan). Ces monuments sont liés à la position exceptionnelle et stratégique du Haut-Grésivaudan qui fut longtemps la frontière franco-savoyarde.
    • Pontcharra est née de l'unification des paroisses de Grignon et de Villard-Benoit. Les églises de ces deux petites bourgades subsistent encore aujourd'hui mais ne sont plus utilisées.


  • Grenoble

    Grenoble (arp. Grenoblo) se trouve dans la plaine du Grésivaudan, entouré de hautes montagnes.

    Situation
    Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaine de Belledonne (à l'Est).
    La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est souvent considérée comme la ville la plus plate de France et d'Europe[réf. nécessaire]. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres.
    Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent) mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille (XVIe s.) et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.

    Cathédrale Notre-Dame (XIIe - XIIIe s.), remaniée ; église Saint-André du XIIIe s. (restaurée) ; église Saint-Laurent (XIe - XIIe s.), dont la crypte date de la fin du VIe s ; Collégiale Saint-André (début XIIIe s.) abritant le mausolée élevé au chevalier Bayard. La Tour de l'Isle (XIVe s.). Palais de justice (XVe et XVIe s.).

    Histoire
    D'abord ville des Allobroges (Cularo, l'agglomération prit le nom de l'empereur Gratien au IVe s. (Gratianopolis). Aux IXe - Xe s., elle fit partie du royaume de Bourgogne-Provence.
    Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-d-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue. Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.
    En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.
    Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.



Dossiers photos :


Vue de la vallée du Grésivaudan depuis le sommet de la Croix de Belledonne, au fond le massif de la Chartreuse.


Cathédrale Notre-Dame. Nef. Grenoble.


Collégiale Saint-André. Grenoble.


La Tour de l'Isle à l'origine. Dessin.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 27 Nov - 21:51

XI. BELLEDONNE-SEPT-LAUX

La chaîne de Belledonne est un massif des Alpes françaises situé aux portes de Grenoble, principalement en Isère, le versant nord-est se trouvant en Savoie. Elle culmine à 2977 mètres.
Les habitants sont appelés Belledonniens.

Le massif s'étend sur 60 km de long et 10 km de large.
Il se compose de trois chaînons principaux. Du sud au nord :

  • Le massif de Belledonne, à proprement parler : s'étend (du sud au nord) de la vallée de la Romanche au Pas de la Coche ; le point culminant est le Grand Pic de Belledonne.
  • Le massif des Sept Laux : s'étend (du sud-ouest au nord-est) du Pas de la Coche au col de la Croix ; le point culminant est le Rocher Blanc.
  • Le massif d'Allevard : s'étend (du sud au nord) du col de la Croix à la vallée de l'Arc ; le point culminant est le Puy Gris.


Il est bordé sur son versant nord-ouest par l'Isère et fait face aux massifs de la Chartreuse (large vallée du Grésivaudan) et des Bauges (combe de Savoie). Au nord-est, sur la rive opposée de l'Arc (Maurienne), se situe le massif de la Vanoise. À l'est, il est séparé par le torrent Glandon du massif des Arves et au sud-est par l'Eau d'Olle des Grandes Rousses. Pour finir, à l'extrémité sud, de l'autre côté de la Romanche (basse vallée de l'Oisans), s'élève le massif du Taillefer.

Les sommets enneigés de Belledonne constituent le décor naturel des deux plus grandes villes des Alpes françaises (Grenoble et Chambéry).

Étymologie. Belledonne s'écrit sans article, contrairement à la plupart des autres massifs, et au singulier ; son étymologie a plusieurs versions.

D'après PL. Rousset, il faudrait chercher les origines de la toponymie dans les langues indo-européennes d'Asie centrale ; Belledonne aurait donc une origine préceltique associée aux racines bel, bal, bol signifiant « hauteur », « rocher », « belvédère » avec l'ajout plus tardif de la finale done.

C'est l'arrivée du latin bellus qui aurait induit un glissement de sens en faisant perdre la signification première de « rocher élevé » au profit du qualificatif de « beauté ». Il aurait alors fallu expliquer ce qui était « beau », on décida un rapprochement imagé avec donna, la « mère ». Cette version poétique de la mère à l'enfant interprétable depuis le versant Est par la relative ressemblance du Grand Pic à une femme ayant à ses côtés un enfant est très souvent évoquée.

Raymond Joffre accrédite cette hypothèse de bella donna, « la belle dame », que les émigrants italiens venant travailler en Oisans en passant par le col du Glandon auraient initiée. Il légitime cette origine par son caractère récent, ne trouvant trace de ce toponyme qu'à partir du XVIIIe siècle. En effet, en 1414 apparaît « mons frigidus fontis inclusis pratis de Freydana » traduit par « la montagne de la source cachée dans les prés de Freydane ». Freydana est une appellation qui se retrouve versant Grésivaudan en plusieurs lieux (au Moutaret : Frédon, Freydières, Freydon en 1260 ; à Sainte-Agnès : Freydone en 1413 ; à Morêtel-de-Mailles : cabannaria de freyduri en 1260 ; à Chapareillan : Freydière, Freydier), mais jamais dans la vallée de l'Eau d'Olle. Le Pic de Belledonne n'est évoqué que sous l'appellation de Freydane jusqu'au XVIe siècle, et uniquement côté ouest. La carte de Bourcet de 1749 entérine le nom de Belledonne pour désigner le point culminant, tandis que celle de Cassini, terminée en 1789, fait une union toponymique en écrivant Roc de Freydane ou de Belledone.

J. Bruno mentionne un mons belli dignarii de 1444, qui désigne la montagne de Bédina, et associe bedina, beldina et belledone. Selon lui, il faudrait remonter à l'ancien beldina / bel done, dont seules les formes anciennes du mot donnent son sens : bel = « obscur » + di du gaulois divos = « sacré » + na du gaulois nantos = « vallée » : c'est « la vallée sacrée ».

Autre hypothèse trouvant racine dans la langue gauloise : belo signifie « puissant », « imposant » et dunon désigne soit un lieu fortifié, soit une muraille ou un mouvement de terrain assez fort pour constituer un obstacle difficile à vaincre. Le nom Belledonne serait alors issu de belodunon, datant de 2500 ans au moins, dont le sens se serait perdu au fur et à mesure que d'autres langues s'imposèrent.

G. Tuaillon rappelle que les gens du pays ne donnaient pas de noms aux massifs montagneux. Belledonne serait d'abord le nom d'un petit torrent. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le nom a désigné le massif. Cependant, d'après le dictionnaire de Pilot de Thorey, il n'existe aujourd'hui pas de torrent ayant le nom de Belledonne.

Le sommet du massif portait un nom différent selon le versant : le Roc de Freydone côté Grésivaudan (qui évoluera en orthographe et en lieu, pour être aujourd'hui le col de Freydane) désignait le point culminant, nommé Pic de Belledonne côté Eau d'Olle.

Une autre hypothèse a aussi cours, il s'agit du rapprochement avec la plante Atropâ Belladona, surnommée « belle dame » en référence aux romaines de l'Antiquité se servant d'extraits utilisés pour donner du brillant aux yeux ou comme fard.

Vers la Savoie, certains désignent parfois le massif en y ajoutant l'article « les », Belledonne semblant évoquer un pluriel à consonance italienne.

Concernant le massif des Sept Laux, dans la partie centrale de Belledonne, cet ensemble de sommets et de lacs a d'abord été connu sous le nom de « montagne abîmée » en 1622 (parois et vallons donnant sur de profondes vallées), puis de Cælo sur la carte de Tillemon en 1690 : en latin, Cælum-i-o signifie « montagne du ciel » (reflets des lacs ou sommets élevés ?). Ensuite, en 1803, le comte de Barral fit dresser une carte pour figurer dans son contrat de 2e mariage où l'on trouve l'orthographe Ceylau qui, déformée phonétiquement, devint Sept Laux. Ainsi, Laux ne serait pas le pluriel de « lac », d'autant plus que le plateau central de ce massif comporte 14 lacs nommément désignés, et non 7. Les Sept Laux ne désignent donc pas les sept lacs.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Ven 28 Nov - 22:29

XII. VALENTINOIS

Le Valentinois est cette petite plaine alluviale s’étendant sur la rive gauche du Rhône moyen, formée par les basses vallées de deux cours d’eau se jetant dans ce fleuve, l’Isère au nord et la Drôme au sud.

Cette région tire son nom de la cité de Valence, établie sur une terrasse dominant le Rhône, à cinq kilomètres au sud du confluent de l’Isère et à une quinzaine de kilomètres de celui de la Drôme.

À l’est, le massif du Vercors, premier contrefort des Alpes, forme entre ces deux rivières une barrière naturelle continue et parallèle au cours du Rhône à une vingtaine de kilomètres.


  • Une tendance générale aux caractères méditerranéens est sensible au fur et à mesure que l’on s’avance vers le sud, plus particulièrement après avoir franchi la basse Drôme. Mais déjà dans la plaine valentinoise, l’adret des collines sablonneuses abrite des plantes nettement méditerranéennes : le romarin, les cistes ou l’hélianthème de l’Apennin.
  • Au sud de la rivière Drôme, la forêt de Marsanne, s’étageant entre 300 et 500 mètres d’altitude, « offre encore l’image de la transition entre le nord et le sud. Les ubacs y sont couverts de chênes à feuilles caduques et même de hêtres », néanmoins les chênes à feuilles vertes sont annonciateurs du Midi.
  • Au nord de l’Isère s’étend la « Drôme des collines », boisée essentiellement de chênes à feuilles caduques, typique de paysages de la France moyenne.



On peut distinguer, dans le Valentinois, différentes unités de paysage :

* Les basses vallées de l'Isère et de la Drôme avec leurs zones de confluence

* Le piedmont, au pied du versant occidental du Vercors

* Les terrasses du Rhône moyen

Comté de Valentinois

En 950-960, le comté de Die fut un temps rattaché à celui de Valentinois

Le Valentinois dépendait de la province du Dauphiné.

Le Valentinois fut échangé en 1446 par le duc Amédée VIII de Savoie le Pacifique contre le Faucigny au profit du roi Charles VII de France.

Valence
Sa situation géographique place Valence au centre de l'axe méridien de la vallée du Rhône, au débouché de la vallée de l'Isère, voie d'accès vers les Alpes. Située à quelques kilomètres au sud du 45e parallèle, la ville est souvent désignée comme la porte du Midi. « À Valence le Midi commence » disent les gens du « Nord ». La cité est désormais établie sur quatre terrasses alluviales qui s'étagent sur la rive gauche du Rhône.

La ville, à l'abri des crues du fleuve et protégée par ses remparts est une étape sur la route des pèlerinages vers Compostelle. La vie religieuse s'anime, la cathédrale Saint-Appolinaire est construite ainsi que l'abbaye des chanoines de Saint-Ruf. Deux personnages importants se disputent le pouvoir sur la ville : l'évêque et le comté de valentinois.
Le Rhône est parfois présenté comme la frontière entre le royaume de France et le Saint Empire romain germanique dont Valence fait partie, jusqu’au XVe siècle, mais c'est surtout un trait d'union entre les différents pays qui le bordent. L'évêché de Valence, tout comme la principauté rivale, le comté de Valentinois-Diois, s'étendent d'ailleurs sur les deux rives. C'est aussi un axe commercial important, notamment pour le sel, ce dont va profiter la ville qui en garde comme trace le nom de la rue « Saunière », autrefois nom de l'une des quatre portes de Valence, celle qui donnait au Sud.
L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au Nord de l'ancienne porte Pomperi ; et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence. Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers Porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix Porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au Sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au Sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la « Maladière ».
Après la disparition du comté de Valentinois, incorporé au Dauphiné, le dauphin Louis II peut imposer l'hommage à l'évêque et à l'abbé de Saint-Ruf (abbé exempt et immuniste) : Valence est donc incorporée au Dauphiné.
La seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle constituent un âge d'or pour la cité médiévale, matérialisé par la Maison des Têtes et le Pendentif. Fondée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, l'université de Valence s'est rapidement développée. Des professeurs de renom venus de divers pays, tel Jacques Cujas ont forgé sa réputation en enseignant le droit, la théologie, la médecine et les arts.

Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour. Il en fait un palais delphinal occupé par la suite par l'ordre religieux des Récollets. Cette époque s'achève brutalement lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits.


Patrimoine unique en France, aujourd'hui lieux de promenade et pour certains (d'élevage de truites), les canaux de Valence ont accompagné la ville depuis l'époque romaine. C'est dans les quartiers Est de Valence, au pied d'un gradin, la terrasse du séminaire, que les canaux (17 kilomètres et 40 kilomètres en comptant les canaux secondaires d'arrosage), prennent leur source. Trés vite, les Valentinois vont s'attacher à canaliser ces eaux formant des marécages insalubres. Au XIIIe siècle, la réglementation et l'utilisation des canaux sont le privilège des monastères de Saint-Ruf et Saint-Victor qui décidèrent de l'emplacement des moulins.

En effet, l'eau, utilisée pour l'irrigation, la consommation d'eau potable et les lavoirs, est également une source d'énergie précieuse pour le développement économique de l'époque. Les principaux (Charran, Thon, Moulins et Malcontents) traversent la ville d'est en ouest avant de se rejoindre pour former le canal de l'Épervière qui se jette ensuite dans le Rhône.

Romans-sur-Isère
Info ICI
  • Histoire
    La ville de Romans est née de la fondation en 838, près d’un gué sur l’Isère, d’une abbaye par Barnard, archevêque de Vienne. Cette abbaye reçoit la protection du pape « de Rome » d’où le nom de la ville qui se développe autour. Selon d’autres sources, Romans est « le pays des Romains ».

    Les moines sont remplacés par des chanoines, qui constituent un chapitre. L’église devient collégiale Saint-Barnard. Autour de cette abbaye, marchands et artisans s’installent et développent une puissante industrie du drap, un pont est construit. Il permet la perception d’un péage, ce qui offre des revenus pour la ville. Un marché s’installe autour de la collégiale, il existe encore aujourd’hui sur la place Maurice Faure.

    L’église, détruite plusieurs fois par des hommes de guerre du voisinage, est toujours reconstruite. Pour se protéger, les Romanais édifient un premier rempart au milieu du XIIième siècle. L’église romane est transformée en église gothique au XIIIième siècle par l’archevêque Jean de Bernin. C’est aussi l’époque où les Romanais commencent à s’émanciper du pouvoir des chanoines et élisent des consuls.

    L’enrichissement et l’indépendance de la ville suscitent la convoitise d’un prince local, le Dauphin, qui annexe la cité en 1342. Ce dernier, en 1349, cède ses possessions à la France : le Dauphiné (les départements de la Drôme, de l’Isère et des Hautes-Alpes). L’acte est signé dans la demeure du Dauphin près du Pont Vieux, suivi d’une cérémonie religieuse dans la collégiale Saint-Barnard.

    C’est alors le début de la guerre de Cent Ans. La ville qui s’était étendue en surface, décide de se protéger par un second rempart qui englobe les « faux bourgs » : quartiers de la Presle, de la Pavigne et de Saint-Nicolas. Ce rempart commence à être abattu vers 1830. Des vestiges sont encore visibles : une tour rue des Remparts-Saint-Nicolas, les murailles du quai Sainte-Claire et du cimetière Saint-Romain. La porte du dernier rempart devenue inutile est choisie pour accueillir un automate marteleur qui donne l’heure à toute la ville : le Jacquemart. C’est aussi l’affirmation du pouvoir civil face au pouvoir des chanoines. Le Jacquemart de Romans (de « jacques », terme méprisant désignant les paysans au Moyen-Age) est un des plus grands de ceux qui subsistent aujourd’hui dans près d’une cinquantaine de villes françaises. Son uniforme actuel est celui des soldats de la Révolution française. Un vieil automate est aujourd’hui exposé aux Archives communales de Romans.

  • Armoiries
    En langage héraldique, science des armoiries, les armes de Romans se décrivent ainsi :
    « D’azur, à la porte de la ville ouverte en forme de tour carrée d’argent, pavillonnée et girouettée, flanquée de deux guérites pavillonnées et girouettées de même, le tout maçonné de sable et un grand R couronné d’or placé dans l’ouverture de la porte ».

    L’origine de ce blason est à rechercher vers 1450, date à laquelle le dauphin Louis II (futur Louis XI) accepte l’autonomie des consuls de Romans, les autorités civiles de l’époque.
    C’est certainement à cette époque que les Romanais choisissent la figure de la « porte fortifiée » pour symboliser l’autonomie du pouvoir civil face au pouvoir religieux des chanoines.
    Le blason est timbré, c’est-à-dire surmonté d’une couronne murale ajoutée sous le Premier Empire, rappelant le rôle de chef-lieu de la municipalité moderne. Ces armes sont accompagnées de la devise « St Georges et Dalphiné », « cri de guerre » du dernier dauphin Humbert II, co-seigneur de Romans en 1344, St Georges étant le saint protecteur du Dauphiné.
    Des doutes subsistent quant à la nature de la composition végétale qui soutient l’écu et la symbolique qui s’y rattache. Dans la majorité des représentations, il s’agit de deux branches de lierre, symbole de « l’affection constante », peut-être celle des Romanais pour leur ville ( ?). Mais certains documents ont retenu les branches d’olivier, considérées comme le symbole de sagesse, de paix, d’abondance et de gloire.
    Nous ignorons comment et par qui fut choisie, au milieu du XVe siècle, la figure centrale de ces armes. Nous savons seulement que la porte fortifiée qui se trouvait alors sur le Pont Vieux fut retenue comme monument à styliser.

Dossier photos


Panorama de Valence, depuis la rive droite du Rhône.


Le château de Crussol. Alentours de Valence. XIIe s.


L'Isère à Romans-sur-Isère. Valentinois.


La Collégiale Saint Barnard. Romans-sur-Isère. Valentinois. XIIe-XVIIIe s.


La Tour Jacquemart. Romans-sur-Isère.


Armoiries de Romans-sur-Isère.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 1 Déc - 21:45

XIII. LE VERCORS

PRÉCISION PRÉLIMINAIRE IMPORTANTE

Le terme Vercors lui-même est d'usage récent pour désigner l'ensemble du massif : jusqu'au milieu du XXe siècle, il ne désignait que le canton de la Chapelle-en-Vercors relié au Royans. Le nord du massif, autour de Lans-en-Vercors, Villard-de-Lans, Autrans et Méaudre, en liaison avec la région grenobloise, était appelé Quatre Montagnes. Ce sont les tragiques évènements de la Seconde Guerre mondiale, le développement du tourisme et, enfin, la création d'un parc naturel régional sur le territoire qui donnèrent une unité au massif. (Ceci dit, on peut se demander pourquoi alors l'on peut trouver des toponymes comme Lans-en-Vercors dans les Quatre Montagnes)

GÉOGRAPHIE NATURELLE ET HUMAINE

Massif des Préalpes françaises du Nord, situé entre départements de l'Isère et la Drôme. C'est un plateau calcaire qui culmine à 2341 m au Grand Veymont ; de nombreuses forêts le recouvrent. Il se trouve à une centaine de kilomètres au sud de Lyon. Sa superficie est d'environ 135 000 hectares, ce qui en fait le plus grand massif des Préalpes du Nord.
Il est entouré par le massif de la Chartreuse au nord-est, le massif du Taillefer à l'est (il fait face à la Matheysine) et le massif du Diois au sud[1].
Il est arrosé du nord-est au nord-ouest par l'Isère, à l'est par le Drac (Trièves) et au sud par la Drôme (Diois). À l'ouest, il domine la vallée du Rhône.

Bien que résumée par le terme « plateau », la géographie apparente du Vercors est complexe. Vue de loin, elle semble simple : la différence d'altitude entre le massif et les vallées est de plusieurs centaines de mètres, pour atteindre les zones habitées qui se trouvent entre 800 et 1 200 mètres. La crête du flanc Est présente plusieurs sommets qui dépassent les 2 000 mètres, l'intérieur du massif oscillant entre 800 et 1 500 mètres.
Mais en y regardant de plus près, les contrastes sont importants : de larges vallées (val de Lans-en-Vercors, région d'Autrans, de la Chapelle-en-Vercors, etc) et plateaux (forêt des Coulmes, forêt de Lente et les immenses Hauts-Plateaux du Vercors) sont séparé4s par de profondes gorges (gorges de la Bourne, du Furon, etc.), par des falaises imposantes de 1 000 mètres de profondeur (falaises de Presles, de Combe-Laval, etc.).

Subdivisions du Vercors.
En raison de ce relief particulier, le centre du Vercors est découpé en plusieurs régions distinctes[4].

Les Coulmes, au nord-ouest, ont toujours été la partie la plus boisée du massif. La forêt à été exploitée au XIXe siècle pour faire du charbon de bois, particulièrement par des personnes d'origine italienne, qui ont légué un des plats régionaux du Vercors, les ravioles. Dans cette région, le Vercors ressemble plus à une montagne qu'à une succession de plateaux, les plis du calcaire urgonien étant plus arrondis. Plusieurs routes impressionnantes permettent de se rendre dans les Coulmes, en particulier la route des gorges du Nan, et celle des gorges des Écouges.

Les Quatre Montagnes est une région est très appréciée des Grenoblois pour leurs sorties du week-end. Néanmoins, il existe toujours des activités traditionnelles dans les Quatre Montagnes, en particulier l'élevage bovin laitier et la production de fromage. Les quatre villages principaux (Autrans, Méaudre, Lans-en-Vercors et Villard-de-Lans) sont répartis sur deux plateaux séparés par des monts boisés.

Le Vercors drômois est constitué de plateaux plus petits, mais plus nombreux. Certains de ces plateaux sont spectaculaires (Ambel, Font-d'Urle), et offrent de belles vues des uns sur les autres ou sur les plaines environnantes. Au nord du Vercors drômois se trouvent plusieurs gorges traversées par des routes impressionnantes taillées à même la falaise. Les plateaux herbeux du Vercors drômois sont utilisés comme alpages en été. La transhumance est l'occasion d'une fête à Die.

Les Hauts-Plateaux du Vercors constituent la zone la plus haute, la plus sauvage et la plus protégée du massif. Cette zone ne comporte aucun résident permanent, aucune route bitumée, et aucun véhicule à moteur n'y est autorisé. Les seules activités économiques sont l'exploitation des forêts selon le modèle de la futaie jardinée et l'utilisation des pâturages comme alpages en été.

Sur le pourtour du massif, le parc régional du Vercors recouvre partiellement ou entièrement quatre autres zones géographiques.

Le Royans, au nord-ouest, est une région vallonnée dédiée à l'élevage et à la culture de noyers. Trois des plus impressionnantes gorges du Vercors convergent vers le Royans : les gorges de la Bourne, le cirque de Combe-Laval, et la vallée d'Échevis, comportant les petits et les grands goulets.

La Gervanne, dans le sud-ouest, est une zone de collines accidentées au pied des plateaux, où l'on trouve de jolis villages.

Toponymie
Les principaux villages des Quatre Montagnes sont : Villard-de-Lans, Lans-en-Vercors, Autrans, Méaudre et Corrençon-en-Vercors.
Dans le Vercors proprement dit ou Sud-Vercors, moins peuplé, figurent La Chapelle-en-Vercors, Saint-Agnan-en-Vercors, Vassieux-en-Vercors, Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Julien-en-Vercors.
Pont-en-Royans et Saint-Jean-en-Royans sont deux communes loties au pied des montagnes, dans le Royans.


HISTOIRE

Le Vercors doit son nom à un peuple celte vivant dans ces montagnes au moment de l'invasion romaine : les Vertacomicorii. L'occupation est limitée au cours de l'Antiquité aux zones de piémont. Le plateau est exploité de façon saisonnière, la trace la plus visible étant des carrières au sud des Hauts-Plateaux. Les Romains se sont probablement servi de pierres du massif pour la construction de Die (Dea Augusta, capitale septentrionale du peuple voconce à partir de la fin du Ier siècle).

Au cours du Moyen Âge, le massif est peu à peu colonisé, en commençant par la « vallée du Vercors », comprenant La Chapelle, Saint-Julien, Saint-Martin et Saint-Agnan (le suffixe « en Vercors » étant une adjonction récente) ainsi que Rencurel, où de modestes châteaux en pierre remplacent de précédentes fortifications en bois et en terre, vestiges de la féodalité et des petites seigneuries locales, visant à contrôler la route commerciale entre le Diois et la région grenobloise. Peu à peu, les barons de Sassenage étendent leurs prérogatives sur le pays des Quatre Montagnes, les Coulmes et une partie du Royans, tandis que les évêques de Die contrôlent majoritairement le sud du massif. Cette frontière politique va se perpétuer au cours des siècles, et se retrouvera finalement dans le partage entre la Drôme et l'Isère à la fin du XVIIIe siècle.

Au XIIe siècle, des communautés de moines s'installent dans le même temps dans les « déserts » du Vercors : Chartreux aux Écouges et à Bouvante, Cisterciens à Léoncel puis Valcroissant, privilégiant eux davantage la vie collective. Ils contribuent en tout cas au façonnement du paysage (défrichages, culture, élevage).

ÉCONOMIE

Le Vercors a une activité agricole et d'élevage marquée par la transhumance ovine depuis des siècles qui a creusée d'innombrables drailles et chemins muletiers vertigineux

TRADITIONS ET PARTICULARITÉS

  • Les toits de chaume en seigle ont recouvert les fermes traditionnelles du Vercors.
    Les traditionnelles lauzes du plateau des Quatre-Montagnes, extraites des carrières calcaires environnantes, recouvraient les pignons, étaient surnommées « saut de moineaux » et protégeaient les toits du vent et de la pluie. Une pierre ronde, appelée épi de faîtage ou « couve » (symbolisant la fertilité), recouvrait la plus haute des dalles.
    En raison de la rudesse du climat et du relief, chaque élément architectural apporte une réponse à une contrainte. Les caractéristiques communes des fermes sont un grand volume allongé et des murs de pierre enduits avec peu d'ouvertures larges pour garder la chaleur, deux pans de toiture fortement inclinés pour chasser la neige, et un arbre feuillu (fruitier si possible), pour avoir de l'ombre en été mais de la lumière en hiver.

  • Le cheval du Vercors est connu au moins depuis l'Antiquité.


Dossiers photos

Topographie et régions du Vercors.


Crête principale du massif, du Moucherotte (à gauche) à la Grande Moucherolle (à droite), et val de Lans


Cheval du Vercors.
(à suivre)


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 29 Jan - 17:16

XIV. LE TRIEVES


GÉNÉRALITÉS

Le Trièves est une région du sud du département de l'Isère, dans les Alpes françaises. Il est délimité géographiquement :


  • au sud par le col de la Croix-Haute,
  • à l'ouest par la limite orientale du Parc naturel régional du Vercors (Rochers du Baconnet ; Serpaton ; Vallée Basse de la Gresse),
  • à l'est par le cours du Drac et le massif du Dévoluy,
  • au nord par la limite septentrionale de la commune de Monestier de Clermont.


Ce territoire montagneux, situé à l'extrémité méridionale du Sillon Alpin dont il est le cul-de-sac, réunit une trentaine de communes, formant trois cantons organisés autour de leurs chefs-lieux : Clelles, Mens et Monestier-de-Clermont. C'est une grande vallée ondulée, un "cloître de montagnes" (Jean Giono). Situé sur l'axe Grenoble-Marseille, il est traversé par la RN 75 et la ligne SNCF Grenoble-Veynes.

Au carrefour des influences alpine et méridionale (via le Col de la Croix-Haute), ce territoire de montagne encore préservé des pollutions et des grands aménagements a réussi a conserver une agriculture et une vie sociale dynamiques, qui s'allient à des paysages et un patrimoine naturel (géologique, botanique et faunistique) d'une grande valeur.

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

Constitutant l'extrémité sud du Sillon Alpin, le Trièves est un territoire de moyenne montagne (entre 500 et 1200 mètres d'altitude) lové entre les massifs qui l'entourent de trois côtés : ouest massif du Vercors), sud et est (chaîne de l'Obiou - massif du Dévoluy). Seul le côté nord est ouvert, mais il est séparé du territoire voisin de la Matheysine par les profondes gorges du Drac. C'est donc une sorte de forteresse naturelle, qui a donné son caractère aux paysages et aux habitants de cette région.

Le Trièves appartient encore aux Alpes du Nord mais se situe juste à la limite géographique des Alpes du Sud, sur l'autre versant du col de la Croix-Haute, et dont le massif voisin du Dévoluy, dont les sommets dominent le Trièves, fait déjà partie. Cette situation, ainsi que le relief particulier du Trièves, s'expliquent par son histoire géologique.

HISTOIRE

Période galloromaine

Dès 121 avant J.-C., toute notre région fut placée sous le contrôle des légions romaines. Il paraît certain qu'une voie romaine a traversé le Trièves, ce qui pourrait justifier l'origine de ce nom de Trièves (carrefour routier de trois voies), alors que Mens viendrait vraisemblablement de "mansio", nom romain désignant une étape routière. Aucun vestige de cette époque n'existe à Mens, mais à Saint-Baudille-et-Pipet, Clelles et Roissard ont été trouvées des céramiques (Musée du Trièves).

Les carrières romaines de la Cléry qui s'étendent sur plus de 600 m dans la partie sud du Vercors (les hauts-plateaux) entre La Batie de Gresse et le Mont Aiguille attestent une activité importante (photo au Musée du Trièves).

Enfin le trésor des monnaies de Pellafol, découvert en 1922, frappées à l'époque de Constantin Ier atteste la présence de Romains dans le Trièves.

3) Le Haut Moyen-Age

L'étude en est, pour le moment, très problématique : les seules données précises sont fournies par le site de la Grande Côte à Roissard où l'étude de l'habitat et de la nécropole ont pu fournir quelques indications intéressantes.

4) Le Moyen-Age

C'est autour du XIe siècle qu'est fixée habituellement la mise en place, le développement et l'organisation structurée du peuplement en Trièves, bien que les sources écrites (cartulaires essentiellement) soient assez rares. C'est surtout à partir du XIVe siècle qu'elles deviennent abondantes. Parallèlement, le bâti religieux, castral et villageois devient aussi une source d'information.

En effet, le Trièves compte alors une vingtaine de châteaux et plus de quarante paroisses (donc d'églises). Si la plupart des châteaux et des fortifications ont disparu, des mottes castrales subsistent, plus ou moins nettement (Puy-Bozon, le Chatelard, Morges).

Le bourg castral de Mens – bien que ses fortifications aient été détruites – garde néanmoins dans son aspect actuel, la structure typique circulaire de l'époque médiévale.

La population du Trièves pratiquait essentiellement l'agriculture et l'élevage. Mens en était le centre économique le plus important avec ses foires et ses marchés, il était un carrefour de voies de communication et d'échanges entre Diois, Gapençais, Baronnies et Grésivaudan.

Libertés et franchises ont été confirmées de la part des dauphins, moyennant des sommes importantes payées par la communauté. Le four et le moulin sont gérés par les consuls. Pauvres et malades sont accueillis par la maison de l'aumône et pélerins et voyageurs reçus par les Templiers.

Réf. Bibl. : Histoire - Trièves Tourisme dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens http://www.trieves-tourisme.fr/fr/culture-et-patrimoine/histoire/histoire.html?Itemid=101

PATRIMOINE RURAL ET RELIGIEUX


  • Le patrimoine rural

    Extrêmement bien préservé, il est une des composantes majeures du paysage et s'observe dans chaque village. Ses composantes les plus modestes (fours, fontaines, maisons paysannes) sont aussi essentielles que celles considérées comme prestigieuses (manoirs, maisons de maître). L'homogénéité des formes, des volumes et des couleurs, la relation étroite et harmonieuse qu'ont entretenue les constructions et le terrain sont autant d'éléments qui fondent la qualité et la rareté de cet ensemble.

    Éléments caractéristiques du Trièves: La maison paysanne, la génoise, la tuile écaille.

  • Le patrimoine religieux

    La plupart des églises du Trièves présentent des traits communs : une nef unique avec des arcades aveugles, une mouluration très simple, des impostes et des portails arrondis en plein cintre sans tympan et souvent précédés d'un petit porche voûté.
    Au XVIe siècle, la Réforme de la religion a connu dans le Trièves un écho considérable. Aujourd'hui, notamment à Mens et ses environs, le patrimoine protestant est un témoignage majeur de l'histoire de la région.
    L'architecture du temple est très différente de celle de l'église catholique : il s'agit d'un espace unique orienté vers la chaire du pasteur où les ornements sont inexistants. La plupart des temples sont des constructions modernes ou des réutilisations de bâtiments anciens.


Réf. Bibl. : Patrimoine rural et religieux dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens, http://www.trieves-tourisme.fr/fr/culture-et-patrimoine/architecture/patrimoine-rural-et-religieux.html?Itemid=100

PHOTOS



Réf. Bibl. : Trièves en images dans Site de l'Office de tourisme du canton de Mens http://www.trieves-tourisme.fr/fr/nous-decouvrir/trieves-en-images/photos-du-trieves.html?Itemid=42
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 4 Fév - 15:19

XV. L'OISANS

GÉOGRAPHIE

L'Oisans est une région des Alpes délimitées par les vallées de la Romanche, de la Durance et du Drac. L'Oisans a comme pays voisins le Trièves à l'ouest, le Pays du Buëch dans sa minuscule extrémité sud-ouest, le Dévoluy au sud, le Champsaur au sud sud-est, le Briançonnais à l'est, la Maurienne au nord-est et la chaîne de Belledonne-Sept-Laux au nord-ouest. C'est un ensemble montagneux où culminent 3 sommets : les Écrins (4 103 m), le Pelvoux (3 946 m), la Meije (3 963 m). Y prend sa source la Romanche, dans laquelle se jettent l'Eau d'Olle, la Lignarre, la Sarenne, le Vénéon et le Ferrand. Entre Livet-et-Gavet et Le Bourg-d'Oisans, la Romanche forme des gorges profondes.

Le pays est marqué par quatre localités : La Mure à l'ouest, Valbonnais au centre, centre-ouest, Le Bourg d'Oisans au nord, et Corps au sud.
Les sous-pays sont : la Matheysine à l'ouest, le Valbonnais au centre-centre-ouest, le Beaumont au sud, et le Valjouffrey au sud-est.

HISTOIRE


I. MEROVINGIENS, CAROLINGIENS :
ROIS DE BOURGOGNE


Les invasions barbares en Dauphiné mirent fin à la paix romaine ; les Vandales, les Wisigoths et les Alains ravagèrent le bas Dauphiné, ils furent suivis des Burgondes, (d’origine scandinave), qui au V eme. Siècle quittèrent Genève, leur première capitale, pour Lyon.
Leurs voisins, les Francs, avides de pouvoir tentèrent en l’an 500 d’envahir Vienne ; après un second échec en 524 près de Morestel, ils vainquirent les Burgondes à Autun en 532. Le royaume burgonde passait sous la domination Franque en 534.
A la mort de Clovis, le royaume fut partagé entre ses quatre fils.
Pendant la fin du VI eme. Siècle la région fut déchirée par les luttes de la monarchie mérovingienne ; l’unité ne fut retrouvée qu’au début du VII eme. Siècle sous les règnes de Clotaire II et de Dagobert.
Au début du VII eme. Siècle, la région connut des incursions de la part des Sarrazins.
La dynastie Mérovingienne prit fin avec son dernier représentant Pépin II, qui mourut en 714.
Sous le règne de Carolingiens, l’ancien royaume burgonde demeura une province lointaine, peu soumise au pouvoir central. Au partage de l’empire de Charlemagne en 839, Louis le Pieux, seuls fils survivant le l’empereur donna la Burgondie à son fils Charles le Chauve.
En 843, le « Regnum Burgundia » fut attribué à Lothaire ; à sa mort en 855, le partage se fit entre ses trois fils, le plus jeune, Charles de Provence recevant les territoires situés entre le Rhône et les Alpes ; son frère Lothaire II lui succéda.
En 879, réunis en concile, six archevêques et vingt et un évêques confièrent la couronne au comte Boson.
En 888, la partie nord du royaume échut à Rodolphe et devint le royaume de Bourgogne Transjurane.
Au X eme. Siècle, toutes les terres des Bosonides passèrent sous la souveraineté des Rodolphiens et constituèrent le second royaume de Bourgogne, où allaient naître trois états féodaux distincts :
-la Provence

-la Savoie

-le Dauphiné
Sous les rois bourguignons, le mouvement de la grande voie, arrêtée au-delà des monts fit place à une fâcheuse inertie pour la contrée ucénienne. Cette contrée, presque réduite à elle-même, sembla alors être tombée dans l’oubli ; cet isolement fit se tourner les habitants, avec plus d’intérêt vers le village, (Bourg d’Oisans), qui était venu se fixer en son centre.
A cette époque, l’idiome de la province changea avec les maîtres ; de l’antique dénomination d’UCENNIS donnée à la peuplade, il fut remplacé tour à tour par :
UÏSSAN UISSON UÏSAN VISAN …
VISAN fut celui que porta la contrée jusqu’au XV eme. Siècle, où fut définitivement adopté celui d’OISANS.

II. COMTES D’ALBON
DAUPHINS DE VIENNOIS


A la mort de Rodolphe III, (dit le Fainéant), dernier roi de Bourgogne en 1032, de vastes territoires étaient devenus la propriété des évêques et archevêques de la région ; l’archevêque de Vienne, Brochard, se sentant proche de la mort, voulut régler ses affaires. Il fit de ses terres, deux parts, l’une allant à Humbert aux mains blanches qui devint alors comte de Savoie, l’autre au sud qu’il céda à Guigues le Vieux, dès lors comte d’Albon
Ce lambeau de terre au sud de Vienne allait constituer la base du futur « Dauphiné ». Dès cette accession à leur territoire, l’enchevêtrement de leurs possessions allait amener des conflits entre comtes de Savoie et d’Albon. Mais outre les maisons d’Albon et de Savoie, d’autres familles seigneuriales puissantes, qui toutes détenaient des pouvoirs étendus de juridiction et une situation très indépendante, créaient une forte instabilité.
La première dynastie des comtes d’Albon qui commença avec Guigues 1 er. dit « le vieux » en 1029, (Guigues IV prit en 1133 pour la première fois le surnom de Dauphin), s’éteint avec Guigues V en 1162.
Le premier représentant de la dynastie de Bourgogne est André-Dauphin, (fils de Béatrice d’Albon et de Hugues III, Duc de Bourgogne). Cette deuxième dynastie prend fin à son tour à la mort de Jean 1 er. en 1282.
Une troisième dynastie naît alors, elle est dite « De la tour » ; son dernier représentant est Humbert II, qui abdiquera en 1349 en faveur de Charles, petit fils du roi de France.
Malgré la cession de ses états à la couronne de France, Humbert II n’avait pas aliéné son patrimoine de l’Oisans ; deux ans après le « transfert », il le léga à Amédée de Viennois, son fils naturel.
Ce fils, créé Chevalier, prit alors le nom d’Amédée d’Oisans, de lui est issue l’illustre famille de Viennois, l’un des plus beaux blason du Dauphiné et dans laquelle d’héritage delphinal de l’Oisans fut conservé et transmis jusqu’en 1830, dans la descendance de madame la comtesse d’Albon, fille de monsieur le marquis de Viennois, dernier seigneur de ce nom dans l’Oisans.
Les richesses du sous-sol de l’Oisans n’avaient pas tardé d’exciter l’attention des Dauphins et bientôt, ils songèrent à les mettre à profit d’une manière particulière.
Dans ce but, ils se constituèrent dans la plaine de l’Oisans, un domaine patrimonial, indépendant de leur droit de fief et consistant en terres, forets, maisons et métairies …
Mais, ce qui dans l’Oisans, provoqua surtout leur intérêt, fut la richesse du sous-sol ; pour cela, ils entreprirent sur les traces d’anciennes exploitations romaines des travaux considérables, qu’ils étendirent ensuite à toute la contrée.
Peu après sa première apparition dans les écrits, en 1036, « Saint Laurent au bord du Lac » est choisi par Humbert, évêque de Grenoble qui déjà en 1012, ayant créé le prieuré de Grenoble, (prieuré St. Laurent), continua dans son action et créa une filiale de celui-ci à Bourg d’Oisans.
C’est dans ce bourg, que le Dauphin placera le « Château », siège de la châtellenie d’Oisans. Cette bourgade, siège du gouvernement local a politiquement les statuts d’une petite ville ; c’est le seul village de l’Oisans où les habitants soient qualifiés de bourgeois…

III. LE DAUPHINE DES ROIS

Désormais réuni à la France, le Dauphiné allait conserver cependant, pendant près d’un siècle, (de 1349 – 1440), un statut particulier : le premier Dauphin de la maison de France eut souci de respecter les usages et les institutions de cette région.
Désireux de s’attirer les bonnes grâces de ses nouveaux sujets, il les exempta de certains impôts.
Le Dauphiné ne demeura pas un spectateur impassible de la « Guerre de cent ans », pour laquelle il fournit d’importants contingents d’hommes d’armes.
La guerre avec la Savoie avait repris pour le malheur du Dauphiné, qui vit ses troupes écrasées par l’armée du comte de Savoie.
En cette fin de siècle, vers l’année 1374, plusieurs milliers de malandrins se répandirent dans la province et portèrent la terreur dans la région sous le nom de « Grande compagnie ».
Sur les rives de l’Isère, apparaissaient des idées provinciales et séparatistes ; près d’un siècle s’était écoulé depuis l’annexion jusqu’au règne du Dauphin Charles III, (le futur roi de France Charles VII), mais l’intégration se fait lentement… Paris était bien loin …
La population fut surprise en 1438, quand le Dauphin Louis compta prendre, lui-même, les rennes de l’administration de la province et y fixer son séjour. Il réforma la fiscalité, accorda sa protection aux banques. Peu à peu, le Dauphiné devenait un état « séparé et bien distinct de la France ».
Charles VII suivait avec inquiétude les faits et gestes de son fils ; il reprit possession du Dauphiné, lorsque ce dernier se mit à lever des troupes ; le Dauphin prit la fuite pendant que les notables du Dauphiné s’empressaient de faire soumission auprès du Roi de France.
Avant la Guerre de cent ans, il est incontestable que les communautés de l’Oisans étaient riches. Aux malheurs de la guerre s’ajoutèrent la peste noire et ses effets, ainsi que la famine.
Venue du Comtat vers la fin de l’année 1348, la peste reparut à Romans en 1361 et les épidémies se succédèrent, la permanence des mortalités constitue désormais un aspect essentiel de la vie locale.
La peste atteint Grenoble ainsi que l’Oisans entre 1410 et 1427 ; la vallée du Vénéon fut éprouvée à trois reprises entre 1428 et 1447.
Après ces dures épreuves, le Grésivaudan qui s’étendait sur la vallée de l’Isère, l’Oisans, la Matheysine et le bas du cours du Drac, ne représentait après 1474 que 40% de la population enregistrée en 1339.
Mais la peste et la famine ne sont pas les seules catastrophes, le feu, lui aussi, doit être combattu :

·1427 Le hameau principal de Venosc brûle complètement
·1447 La Grave annonce que le tiers de la paroisse a brûlé
·1458 Le Bourg voit brûler la plupart de ses maisons
Au XV° siècle, le seul centre qui attire quelque peu les immigrants est le Bourg d’Oisans où déjà le déséquilibre entre récoltes et besoins atteste d’une vie urbaine assez active.

Réf. bibl. : http://www.oisans-histoire.eur.st

III. APERCU SELON CHAQUE SOUS-PAYS

La Matheysine.GÉOGRAPHIE Situé dans le département de l'Isère, à une trentaine de kilomètres au sud de Grenoble en direction de Gap, au sein du massif du Taillefer, le plateau de la Matheysine culmine aux alentours de 1000 m en moyenne.
Cette région naturelle est composée du canton de La Mure qui se situe en sud-Dauphiné, chevauchant le 45è parallèle.
Elle s'étend sur un peu plus de 20 km du nord au sud et 13 km d'est en ouest. Le plateau est délimité à l'ouest et au sud par le Drac. C'est d'ailleurs ce torrent qui sépare la Matheysine du Trièves au sud et du massif du Vercors à l'ouest. Au nord, c'est la fameuse côte de Laffrey qui monte depuis Vizille située dans la vallée de la Romanche (350 m). Quant à l'est, ce sont les sommets du Grand Serre (2141 m) et du Tabor (2390 m) qui séparent le canton de La Mure et celui de Valbonnais.
Hormis ces reliefs, le plateau est traversé du nord au sud par les sommets de la Montagne du Conest (Peyrouse, Connex) où figure une des sept merveilles du Dauphiné : la Pierre Percée, et du Sénépy. Au pied de ceux-ci, toujours suivant la même orientation se trouvent les lacs de Laffrey (lac Mort, lac de Laffrey, lac de Petichet et lac de Pierre-Châtel).
ÉTYMOLOGIE Les noms Mathaysana (XIe siècle) puis Mattacena (XIVe siècle) pouvant signifier Matta "être mouillé" et Cena "plateau", ce qui résume bien la géographie du lieu, ont été tour à tour utilisés ; et enfin Mataisine (XIIIe siècle).
Les habitants sont appelés Matheysins.

Le Valbonnais. La région de Valbonnais est placée entre les deux voies de Grenoble à Briançon (celle de l’Oisans et celle de La Mure-Gap) et occupe, en plein Pelvoux, les vallées de la Bonne, de la Malsanne et de la Roizonne.
Valbonnais est à 52km de Grenoble par La Mure et à 76km par Bourg d’Oisans.
Le pays de Valbonnais qui, à l’est confine la Matheysine, présente un caractère alpin accusé avec les profondes vallées de la Roizonne, de la Bonne et de la Malsanne qui drainent les massifs montagneux du Taillefer et de l’Oisans aux sommets de plus de 3 000 mètres : Le Rochail, la Muzelle, les Souffles, la pointe Swan et l’Olan, point culminant 3564 m.
Le Valbonnais a constitué une entité féodale du XIème siècle à 1789 avec Valbonnais, Entraigues, Le Périer, Chantelouve et Valjouffrey.
Aux XIVème et XVème siècles, dans les hautes vallées, seuls le seigle et l’avoine mûrissaient et quelques pauvres champs de froment clairsemés. L’élevage s’ajoutait à ces faibles ressources. Le bétail pâturait sur les hauteurs de Chantelouve, Le Périer et Valjouffrey. Les basses vallées étaient mieux loties : au milieu des champs de seigle et d’avoine, les terres à froment étaient plus nombreuses. La vigne poussait dans la vallée de la Roizonne et sur le versant sud. La partie privilégiée par la variété de ses cultures était la basse vallée de la Bonne. Le ruisseau de Royer assurait l’irrigation des prairies.
Au Périer il y avait un château. En 1339 le château du Périer est décrit comme un autre fief des Alleman (châteaux de Rattier, Valbonnais, Entraigues). Il n'en reste plus que quelques pierres.

Le Beaumont. Au nombre des localités constituant le pays, on compte notamment Saint-Laurent, Saint-Michel, La Salle et Quet et Saint-Pierre-de-Méaroz.
Corps en est une ville fortifiée au Moyen Âge, dont, jusqu'au XIVe siècle, le Dauphin héritait des biens des habitants. Dans la première moitié du XVe siècle, le dauphin Louis II, futur roi de France sous le nom de Louis XI, y [Corps] fit régulièrement étape en se rendant à Montorcier en Champsaur. L'église paroissiale de Corps faisait partie d'un prieuré construit en 1212 par des moines bénédictins de Marseille, et dont il ne reste par ailleurs que le porche d'entrée face à l'église. De style roman, l'église a été ravagée en 1821 par un incendie qui a aussi détruit le presbytère et la plus grande partie du village d'alors ; elle a été restaurée en accord avec son style d'origine. Le clocher est de style gothique.

Le Valjouffrey. Le pays a, sur la partie amont de la vallée de la Bonne, ainsi que sur la totalité de la vallée du Béranger, comme localités La Chapelle, La Chalp, Les Faures, Le Désert, et Valsenestre. La vallée est fermée en amont par le massif des Ecrins. Le Valjouffrey devrait (explication habituelle) son nom à Josfredi, personnage d'origine germanique camarade ou vassal de Gaudemar, dernier roi burgonde qui, battu à Autun en 531 par le fils de Clovis, se serait réfugié dans la vallée voisine dénommée depuis Valgaudemar. Fréquentée au moins depuis l'époque romaine, la vallée de la Bonne a longtemps souffert d'un réseau routier mal entretenu qui lui a valu sa réputation de montagne enclavée. Comme le stipule l'annuaire statistique du département de l'Isère en 1809: "On ne parvient dans les communes de ce canton que par des sentiers étroits, rapides et dangereux, impraticables aux voitures". Comme dans toutes les vallées de montagne, les villages du Valjouffrey sont riches en fours, bassins, fontaines, ponts en pierre, canaux. Situés dans tous les villages du Valjouffrey, ce sont généralement de petits édifices indépendants, construits en pierre de pays. Ils sont le plus souvent voutés et recouverts d'une toiture à deux pans. Le four banal appartenait au seigneur,


PHOTOS


Cf. ce site ICI pour le Valjouffrey, ICI pour le Valbonnais, et ICI quelques photos de la Matheysine

Sources bibl. : http://www.valjouffrey.fr/ ;


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 11 Fév - 17:53

XVI. LE BRIANCONNAIS

Pour résumer, le pays du Briançonnais jouxte à l'ouest l'Oisans, au nord la Maurienne, dans son extrémité sud-ouest le Champsaur, au sud l'Embrunais, au sud-est le Queyras.
Les sous-pays sont, entre autres, la Haute-Romanche, l'Oulx et la Vallouise.

Pour un article très complet sur le Briançonnais, se rendre à cette page CI


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Jeu 12 Fév - 17:19

XVII. LA VALDAINE

La Valdaine est un pays dont le principal centre de population est Montélimar. Le pays est limité à l'ouest par le Rhône, au nord par le Valentinois, à l'est par le Diois, et au sud par le Tricastin. Viviers, sur la rive gauche du Rhône, marque la limite entre Valdaine et Tricastin.


HISTOIRE ET PATRIMOINE

Lieu d'occupation humaine très ancien, la Valdaine (contraction de "Val d'Ainan", du nom de la rivière qui arrose toute l'étendue du territoire cantonal) est habitée à l'origine autour et sur le lac de Paldru (communes de Paladru et de Montferrat, qui sont à l'ouest du canton). Une cité lacustre est en effet bâtie, avec maisons sur pilotis. Durant le haut Moyen Âge, s'installe autour du lac une communauté singulière, dite des Paysans-Chevaliers. Au XIe siècle est édifiée l'église de Voissant, toujours visible aujourd'hui, ce qui en fait la plus ancienne église du Dauphiné. Au siècle suivant débute la construction de l'église de Saint-Geoire, chef-d’œuvre aujourd'hui classé (et restauré dernièrement).

Montélimar.

Il y a six mille ans, un village est établi à Gournier. La région fait partie de la Provincia Romana en 117 av. J-C. Au début du 1er siècle, Agrippa trace la voie Lyon-Arles, un relais est établi à Acunum (Aygu).
Partie du royaume de Bourgogne-Provence, le pays de Montélimar entre dans la mouvance du Saint Empire Romain germanique en 1032. Les bénédictins de l’Isle-Barbe-Lès-Lyon y possèdent onze églises. Cette époque voit l’ascension de la famille des Adhémar de Monteil qui construit un vaste palais et donne son nom à la ville.
À la fin du XIe siècle, on voit apparaître la famille d'Adhémar, sans doute originaire du Royans et qui peu à peu assoit son autorité sur la région. Guillaume-Hugues d'Adhémar est le premier seigneur de Montélimar ("seigneur de Monteil"). Il est le frère d'Adhémar de Monteil, évêque du Puy et légat du pape pour la première croisade. La famille regnera sur la région de Montélimar jusqu'au XIIIe siècle. Les d'Adhémar font construire leur palais (XIIe siècle) sur le promontoire de Narbonne à la place d'un vieux chateau.
Les d'Adhémar, au XIe siècle vont construire autour de leur fief de nombreux châteaux (Grignan, Châteauneuf-du-Rhône, Rochemaure et La Garde-Adhémar). La seigneurie comptera à son apogée une trentaine de châteaux.
En 1198 la seigneurie est partagée entre deux frères, Giraud et Lambert d'Adhémar.
En la même année, les Montiliens obtiennent une charte des libertés. En 1449, Montélimar est intégrée au Dauphiné par le Dauphin futur Louis XI. L’église Sainte Croix est reconstruite et érigée en collégiale.
Dès le milieu du XIIe siècle, la cité des d'Adhémar est désignée sous le nom de "Monteil des Aimar". La forme définitive date de 1328.
En 1365 une partie de la ville (qui est une co-seigneurie) passe sous la protection de la papauté. Le pape fait rénover le palais seigneurial et entretenir les remparts.
Détruit depuis la fin du XIVe siècle, le pont sur le Roubion n’est reconstruit qu’en 1806. L’ancienne route du Combat devient la Nationale 7.
En 1447 c'est le dauphin, le futur Louis XI qui devient maître de la ville et de son château.

Châteauneuf-du-Rhône

Châteauneuf du Rhone (à la limite sud du pays de Valdaine) était une communauté de l'élection, subdélégation et sénéchaussée de Montélimar, formant une paroisse du diocése de Saint Paul Trois Châteaux, dont l'église dédiée à Saint Nicolas (ecclesia de Castro Novo 1250) et les dîmes appartenaient à l'abbé d'Ainay en sa qualité de prieur du lieu. Quant à la seigneurie temporelle de Châteauneuf du Rhône, elle appartenait aux évêques de Viviers, qui hauts seigneurs de cette terre dès 1206, en acquirent en 1264 et 1295 le domaine utile des Châteauneuf. Le mandement de Châteauneuf du Rhone (Mandamentum Castri Novi 1367) avait la même étendue que la commune de ce nom. Pour se faire une idée des dimensions de la localité, il y avait 120 maisons dans cette commune, en 1762.
Son étymologie est la suivante : 1) Castrum Novum Montis Pancerii, 1292 (terre de Saint Pierre du Palais) 2) Castrum Noveum Rhodanum 1300 3) Castrum Montispenserii 1364 4) Castrum Novum de Raco 1365 5) Castrum Novum de Rac 1442 6) Chateauneuf de Rac 1579 ; 7) Chateauneuf du Rosne 1598 (terre de Saint Pierre du Palais)
Patrimoine et histoire : Vers le IXème siècle, on trouve installé un prieuré : Saint-Pierre-Du-Palais la maison conventuelle fut, à son tour saccagée au XVlème siècle, au cours des guerres religieuses.
Tout près de là l'oratoire Saint-,Joseph avec à gauche la route de Chamblanc et à droite, le chemin du stade qui contourne un parc aux arbres séculiers du château de Combaumont, manoir féodal, avec ses tours crénelées, ses meurtrières, ses fossés, sa herse et son pont-levis.
Au croisement de Saint-Joseph, nous distinguons deux coteaux voisins : Sainte-Catherine et Montpensier, couronnés de vestiges imposants d'un vieux château féodal, avec ses murailles crénelées, plus ou moins ruinées, ses tours démantelées et les restes d'une tour massive à deux étages, ancien donjon qui domine l'enceinte et atteste l'opulence de cette forteresse féodale.
Entre ces deux collines, une agglomération entourée de verdure et confortablement installée dans la combe d'ou émerge unclocher roman : c'est le village de Châteauneuf-du-Rhône

Enceinte moyenâgeuse, d'une importance stratégique, rendant le passage impossible, sans l'autorisation du maître de céans.
En 1198, ce vieux bourg fortifié s'appelait Castrum Montipencerie, en 1292, Castrum novum Montispencerie, puis Castrum de Raco en 1365, Chasteauneuf de Rac en 1579, Bourg-Le-Rhône en 1793, sous la révolution.
Son aspect féodal dominant le cours du Rhône justifie son appellation moderne.
Au centre du village, le quartier de Courbon, la place moderne de la Grangette, aménagée en avant de l'ancienne enceinte; C'est un carrefour de quatre routes l'une en direction d' Allan, l'autre de Donzère, la troisième de Montélimar et à l'ouest la quatrième vers l' Ardèche, cette dernière en direction de la gare, longe le château de la Grangette, le groupe scolaire, la place du Monument aux Morts (place M. de Maujouy), et passe au pied du moulin seigneurial décapité, plus loin à droite, la fontaine de Morterol, avec ses vestiges de thermes romains.
La Grande Rue, artère principale du pays, montre au passage quelques vestiges des XVème et XVlème siècles; à gauche, la rue Juiverieconduisant à la place des Orpailleurs, et à droite, la rue Paillarès avec les prisons seigneuriales, elle nous amène à la place de l'église, Saint-Nicolas du XIIème siècle de style roman byzantin, restaurée dans son style primitif, véritable morceau d'architecture, avec son clocher roman (cloches de 1619) et ses chapelles septentrionales du XVème siècle.

A l'Est de la place,la rue de la Poterne, la porte du Levant, dite la Poterne, décorée d'une vétuste et naïve statuette de la Vierge, en bois.
Plus bas la rue déclive de la Combe, qui va rejoindre la route de Viviers et aboutissait autrefois, au portail du Couchant : porte de la Combe.
On aperçoit d'ici les remparts; à l'angle Nord, placée sur une la façade, une niche rudentée abrite toujours une Vierge couronnée, en bois : c'est Notre Dame du Rhône (XVème siècle), tenant dans ses bras l'enfant Jésus.
Tout près de là, la ruelle tortueuse du puits carré, qui traverse la place du même nom.
Au Midi, une longue ligne de hauts remparts surmonte le ruisseau bien nommé, le Merdari, égout collecteur du vieux village.
Dans la rue montant au Château de Montpensier on y rencontre encore plusieurs vestiges du XVème et XVlème siècle.
Le portail terminal, côté midi, dit de Notre Dame ou de Donzère, ouvert au fond du ravin, dans le rempart méridional de deux mètres d'épaisseur.
Avec sa tour carrée de huit mètres de hauteur qui la surmonte, cette porte d'entrée, comporte de chaque côté, un bel arceau de cinq mètres de haut.
L'arc intérieur est surmonté d'une niche où trônait, jadis, la statue de la Vierge (statue en bois de un mètre de hauteur) qui se trouve aujourd'hui à l'entrée du cimetière principal qui date de 1640. Au dessus de l'arcade extérieure, se voit encore, mais martelé aussi, l'écusson qui portait sans doute les armes seigneuriales du fondateur de Castrum Novum Montepencerie.
Quel a été le premier seigneur de Montpencier?
En 1199, Messire Guy, seigneur de Châteauneuf, épouse Guillaumette, fille du seigneur de Donzère et prête hommage en 1206, à Bernon, évêque de Viviers.
La seigneurie de Châteauneuf passe ensuite aux adhémar de la Garde, puis de Grignan, et vers la fin du XIIlème siècle, aux évêques de Viviers jusqu'à la révolution; elle fut rattachée au Dauphine (domaine royal) en 1516.
Le village a gardé malgré son adaptation à la vie moderne, l'empreinte de ses temps lointains : rues étroites, calades, andrones, antiques maisons, vieilles ruines.
Son enceinte désuète qui contraste avec le développement des temps modernes connu ces dernières années.

Château Porcher du Moyen Âge ; Enceinte médiévale barrant le passage de la voie Montélimar Donzère et se raccordant à deux châteaux perchés (Montpensier et Sainte Catherine) avec tours et portes.
Tradition importante de la fête de Saint-Nicolas aussi. Cf ICI.

Rochefort
Situé en plein cœur de la vallée du Rhône, le village est située à plus de 10 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est de la ville de Montélimar et à plus de 30 kilomètres au nord-ouest de Vaison-la-Romaine. Le village n'est accessible que par la départementale 4 qui fait la jonction entre l'Autoroute 7 vers 5 kilomètres au nord-ouest et le village de Grignan à une dizaine de kilomètres au sud-est.

Les communes les plus proches sont La Touche, Puygiron, Espeluche et Montjoyer. L'histoire du village remonte au Moyen Âge lorsque les habitants de la région viennent se regrouper (env. XIIIe s.) autour des murailles du château dont les fondations remontent au Xe siècle et qui accueille au Moyen Âge la seigneurie de la famille de Puy-Montbrun. C'est ce château (Rochefort) qui donnera son nom au village.
Rochefort est doté d'un château dont les premières fondations du mandement remontent à 1138 sur une implantation initiale composée de deux mottes de terre distinctes ayant été érigées entre la fin du Xe et le début du XIe siècle. Un nouveau château est érigé vers 1223 composé d'une chapelle castrale et d'une massive tour rectangulaire entourés d'une muraille autour de laquelle se groupe un village qui sera reprise au XIVe siècle.

Montboucher-sur-Jabron



PHOTOS



Montélimar. Le château des Adhémar est un important exemple d'architecture médiévale de la moyenne vallée du Rhône. Parmi ses éléments architecturaux : une chapelle du XIe siècle et un logis du XIIe siècle au décor exceptionnel.



Vue de Châtenauneuf-du-Rhône.


Château. Rochefort.

Sources : http://www.chateauneuf-du-rhone.fr/chateauneuf/chateauneufhier.htm


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Sam 14 Mar - 7:10

XVIII. LE DIOIS

Le Diois est un pays qui tire son nom de la ville de Die sur la Drôme.
Il est bordé par le Vercors (N), le Valentinois (N-O), la Valdaine (O), le Tricastin (S-O), les Baronnies (S), le pays du Buëch (S-E et E) et le Trièves (N-E).
Le Diois, parcouru d'est (amont) en ouest (aval) par la Drôme, se subdivise en plusieurs sous-pays : le Haut-Diois (N-E) à l'E de Die ; le Bas-Diois en aval de la Drôme à l'O, marqué par la localité de Crest ; le pays de Quint (N) ; le Désert (S) ; le Pays de Dieulefit (S-O) autour de la localité du même nom ; et le Pays de Bourdeaux (O), à l'E de la Valdaine.
Die se trouve au pied de la montagne de Glandasse, barrière rocheuse sud du Vercors, qui culmine à 2 041 m.

RELIEF

Le Diois a pour trait d'union central la vallée de la Drôme et se compose de montagnes, vallées et plateaux au sud et au nord de cette rivière. C'est un territoire relativement enclavé dans le centre-est du département de la Drôme à la limite des Hautes-Alpes et cerné de cols (col de Rousset au nord, col de Menée, col de Grimone et col de Cabre à l'est, nombreuses vallées au sud dont la vallée de la Roanne, plus gros affluent de la Drôme). L'accès le plus courant se fait à partir de la vallée du Rhône à l'ouest (Valence, Crest).
On décrit traditionnellement le Diois comme étant une région située entre Valence et le Bochaine.

HISTOIRE ET PATRIMOINE
Sous l'appellation de Dieniis tractus, c'était une petite province de l'ancienne France qui faisait partie du Bas-Dauphiné, et était située entre le Valentinois et le Gapençais.

Le Diois était jadis habité par les Vocontii, peuple gaulois romanisé de la province de Narbonnaise. Cette vaste cité des Voconces avait pour capitales Luc-en-Diois et Vaison, avant de se séparer de cette dernière, de Gap et de Sisteron pour se recentrer sur Die, qui en fut la capitale dès le second siècle après J.-C. sous le nom Colonia Dea Augusta Vocontiorum. Les textes du VIe siècle lui donnent déjà le nom de civitas Diensis, cité du Diois.

Le testament d'Abbon, en 789, fait état de nombreuses possessions dans le pagus Diensis qui devint dès le Xe siècle un comté vassal des comtes de Toulouse, marquis de Provence : en 1189, ceux-ci le donnèrent en fief à Aymar II de Poitiers, qui décida de le réunir au comté de Valentinois. Ce ne fut pas du goût des évêques-comtes de Die, qui disputèrent durant deux siècles la suprématie sur ce territoire aux comtes de Valentinois. Il fut finalement vendu à Charles VI en 1404 et intégré au Dauphiné par la suite.

Châtillon-en-Diois
Châtillon serait né comme poste de surveillance érigé sur le rocher. Son nom viendrait du latin « castillio » pour « castellum », château.
Néanmoins les preuves formelles de l’existence du village nous sont parvenues uniquement du XI éme siècle sous la forme d’actes de donations ou d’héritages concernant les seigneurs et contes de Provence et du Dauphiné.
Cette forteresse attira alors la population de la vallée.

Après les Romains, la région fut envahie par les Burgondes, les Francs, puis les Lombards.
Pendant ce temps là le christianisme progressait. On pense que le couvent de Notre Dame de Combeau fut construit vers l’an 610 puis fut détruit et brûlé par les Sarrasins en 787.

Puis le pays fut envahi successivement par les Normands et les Hongrois en 924.


Autour du château on cultivait les champs, les céréales et la vigne. En 1239 CHÂTILLON comptait prés de 1500 habitants. Cette population ni très riche, ni très pauvre vivait relativement bien. La nourriture, le vin, les habits étaient produits localement et en suffisance.

L’Eglise St Nicolas, construction romane, dédiée au Saint du même nom, fut construite adossée au rocher. Il reste quelques vestiges aujourd’hui comme l’arc au dessus de l’abside.

Les » Rostangs « était l’artère principale. Etroite, elle était bordée par les maisons des bourgeois. Il y avait un hôpital (aujourd’hui disparu) dont on trouve trace en 1350 et qui a laissé un » viol » du même nom, et un moulin appartenant au seigneur. Le commerce était très actif avec ses foires.

Les Châtillonnais étaient régis par la Charte de DIE. Les habitants élisaient le procureur et les syndics pour la gestion de la ville (les consuls). Ainsi nombre de libertés étaient inscrites sur un acte fondateur seigneurial dont la légitimité reposait sur une coutume d’émancipation très ancienne.

Vers 1270 CHATILLON devint la propriété des Princes D’ORANGE puis vendu à l’évêque de DIE vers 1315 puis réuni au Dauphiné par la volonté de LOUIS XI vers 1450.

La fin du moyen age fût une époque difficile. Châtillon connut de mauvaises récoltes, la peste, une révolte contre le châtelain, la peur des « grandes compagnies », l’envahissement barbare d’Olivier Duguesclin frère de Bertrand Duguesclin , l’effort financier d’un début de reconstruction des remparts, une dernière invasion des « routiers » en 1391. Par la suite Châtillon connut une ère de tranquillité.

Photos ici : http://www.chatillon-en-diois.fr/village.htm
Source : http://www.chatillon-en-diois.fr

Die

Capitale du Diois, berceau de la Clairette de Die, la ville est blottie au bord de la rivière Drôme, au pied de la montagne de Glandasse, limite méridionale du massif du Vercors et montagne emblématique des Diois...
Vous pourrez découvrir ses remparts avec d'importantes portions de l’enceinte gallo-romaine des IIIème et IVème s., sa porte St Marcel érigée au IIIème s., elle était une des principales portes d’entrée de la ville, sa Cathédrale Notre-Dame construite entre le XIème et le XIIIème s., elle est dédiée à la Vierge et sa Mosaïque des Quatre Fleuves dans la Chapelle St Nicolas qui est une mosaïque romane représentant symboliquement l’univers. Une tour du XIe siècle est visible en façade dans la rue de l'Armellerie. De nombreuses inscriptions romaines, des chapiteaux et sculptures médiévales, sont remployées dans les façades des maisons urbaines.


Vue sur la ville de Die, depuis la cathédrale.

La Porte Saint-Marcel. Die. IIIe s.

Cathédrale Notre-Dame. Die. Porche (XIe s.)

Tour de Purgnon. Die. Vestiges d'un château épiscopal transformé en chapelle mariale au XIXe siècle.

Abbaye de Valcroissant. L’isolement, l’abondance de l’eau, le cadre montagneux sont propres à la vie et au recueillement. C’est pour ces raisons-là que cette abbaye s’est installée à Valcroissant. Pour apprécier totalement cette abbaye, il faut l’imaginer telle qu’on la voyait au XIIème siècle avec des murs enduits et peints en blanc, y compris les pierres de taille. Des lauzes grises servaient en couverture et en dallage. Après plus de 800 ans d’existence, Valcroissant conserve l’essentiel de ses bâtiments, notamment le réfectoire qui possède les vestiges de peintures du XIVème siècle, ainsi que des graffitis. La salle capitulaire est également remarquable. L’abbaye est toujours en exploitation (agricole : troupeau de brebis et plantes aromatiques). Elle est classée monument historique depuis 1971. Elle est propriété privée et habitée.

Pontaix
Bâti de part et d’autre de la rivière à un endroit où la vallée de la Drôme se rétrécit, ce petit village pittoresque fut longtemps un point stratégique de la région.
Le Donjon : surplombant le village, ce château, bâti vers 1200, contrôlait l’accès vers la haute vallée de la Drôme. Détruit partiellement au XVIème s., il en reste aujourd’hui un donjon éventré ceinturé par deux restes de courtine.
Le Temple : ancienne chapelle du XVème s., classée monument historique, on peut encore y apprécier son maître-autel du XVIIème s., ses fresques du XVème s. et ses deux chapelles bâties en encorbellement au dessus de la rivière.

Pontaix.

Donjon de Pontaix.

Luc
Ancienne capitale des Voconces, "Lucus augusti", actuellement Luc-en-Diois, est une station verte de vacances, située à 560 m d'altitude, entre le Pic de Luc et la montagne de Clamontard.
Elle se caractérise de nos jours par ses ruelles ponctuées de voûtes, lavoirs, vieilles demeures et anciennes devantures de magasins en noyer, témoins de son importance au 19ème siècle.

Luc

La Motte Chalançon
Bourg circulaire perché sur une colline (butte naturelle), vous y découvrirez les ruines d'un Fort dont il ne reste que l'église - XIIe siècle,restaurée - et deux tours vers lesquelles grimpent des ruelles typiques appelées "calades ". Admirez également les nombreux fontaines et lavoirs.


La Motte Chalançon.

Saint-Benoît
Village perché, St Benoît possède un vieux village (site classé) trés joli avec ses façades présentant des linteaux du XIIIème s., et son église inscrite aux monuments historiques.


Saint-Benoît.

Saillans
Déambulez dans ce village à travers ses vieilles ruelles, au milieu des arcades, fontaines, fronton romain en marbre,bornes milliaires (à l'Eglise et à la Mairie) ou encore son ancien canal aménagé en promenade. Découvrez également la salle du conseil municipal avec ses décor et mobilier classés.
Enfin ne manquez pas l'Eglise Romane de St Géraud (XIIe s. classée).


Saillans.

Vachères
C'est un village perché à 830 m d’altitude, dans le Parc naturel régional du Luberon, entre le Luberon et la montagne de Lure. Depuis son point culminant à 865 m la vue englobe les sites du Pic Saint-Loup à l'ouest et de la Sainte-Baume au sud. Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1274 (de Vaqueriis), est le pluriel du nord-occitan vachièro, pour vacherie. Le village se fortifie au XIIIe siècle. La commune compte quatre châteaux, deux églises, plusieurs chapelles de campagne, un prieuré, 3 moulins, des calades (rues empierrées), des restes de remparts, un portail du XIIIe siècle, des maisons d'époque Renaissance avec fenêtres à meneaux, des enseignes gravées. En arrivant au village, on aperçoit les restes de l’ancienne enceinte : coffrage de la courtine, tour ronde engagée, tour carrée ; on peut aussi suivre le tracé, qui rejoignait le château et la façade de l’église, qui étaient intégrés aux fortifications.
Le château domine le village. Sa première construction est médiévale, et il en reste les parties inférieures.
L’église Saint-Christophe, ancienne église paroissiale, est de style roman. Construite au XIIIe siècle, la voûte en berceau brisé de la nef, qui couvrait les trois travées, s’est effondrée au début des années 1960. L’abside est rectangulaire ; au-dessus de l’arc triomphal, le clocher-mur est médiéval de façon certaine.
La chapelle Saint-Ambroise de la Conseillère, du XIe siècle, est établie sur un site fréquenté au néolithique. Elle possède une nef unique voûtée en pierres sèches, et une abside en cul-de-four. Elle a été agrandie et transformée en grange.
La chapelle Notre-Dame de Bellevue date de la fin du XIe siècle, malgré toutes les parties manquantes ; la façade occidentale possède une fenêtre géminée de cette époque, même si elle a été restaurée depuis.

Vue depuis les toits de Vachères sur la montagne de Lure.


Église Saint-Christophe. Vachères. XIIIe s.

Saint-Andéol
Saint-Andéol est situé à 13 km au nord-ouest de Die (chef-lieu du canton) et à 20 km au nord de Saillans. Les communes limitrophes sont Vachères-en-Quint, Sainte-Croix et Saint-Julien-en-Quint. Le village s'est appélé Saint-Andéol-et-Saint-Etienne-en-Quint, jusqu'en 1906. Les habitants (gentilés) de Saint-Andéol s'appellent les "Saint-Andéolais".




Saint-Julien
Saint-Julien-en-Quint est situé à 15 km au nord-ouest de Die. Les communes limitrophes sont Saint-Andéol et Marignac-en-Diois. Le village se trouve à 500 m d'altitude au coeur d'un cirque rocheux formé par les falaises du Vercors culminant à 1643m (But de Saint Genix) ou la Montagne d'Ambel.


Crest
Crest se trouve a 25 kilomètres au sud-est de Valence. Le nom de la ville se prononce « cré ». Ses habitants sont appelés les Crestois(es).
Se situant en dessous du 45 mme parallèle, Crest se trouve dans le tiers sud de la France. Crest (195m d’alt.) se situant dans le Dauphiné est au porte du parc naturel régional du Vercors sur la route de Gap. La vallée de la Drôme officie, ici, comme frontière climatique mais aussi géologique. Le climat comme le paysage sont un melting pot de différentes influences et constitue ainsi une riche biodiversité. Ici les climats méditerranéen, océanique, continentale et montagnard se partagent les lieux.. Toutefois les influences provençales et montagnardes sont de plus en plus dominantes. Ceci étant certainement due au réchauffement climatique. Reste qu’il pleut autant qu’a Lyon (827 mm par an), tant dis que la moyenne d’ensoleillement est d’environ 2250 heures par an, pour 2899 à Toulon, 1976 à Lyon, 1880 à vichy, 1797 à Paris et 1600 à Lille. Pour l’anecdote Toulouse bénéficie de 2090 heures par an.
Le nom de la ville vient de sa position : la cité ancienne est posée sur l'extrémité d'une crête rocheuse.
Crest est célèbre pour sa tour, le plus haut donjon de France avec 52 mètres. La tour de Crest est la trace d'un imposant château qui fut détruit par Louis XIII qui le trouvait potentiellement dangereux. La ville de Crest fut créée par la famille Arnaud comme l'illustre le nom de la ville Crista Arnaldorum, crête des Arnaud.
Borel d’Hauterives dans l’Armorial du Dauphiné donne les indications suivantes : Famille nombreuse et puissante qu’Aymar du Rivail, historien du Dauphiné, prétend être d’origine roturière (in diensi agro ignobilis arnaudarum gens, page 419) et qui fit bâtir la ville de Crest, la Baume-des-Arnauds et Chastel-Arnaud. Arnaud de Crest fit hommage le 15 août 1145, à l’évêque de Die, de ses châteaux de Crest, d’Aouste-sur-Sye, de Saint-Benoit, de Beconne, de Saint-Médard, de Divajeu, de Marsanne, de Cobonne, de la Recluse et de la Forest. Le même Arnaud fut probablement connétable de Tripoli à la seconde croisade (1155). Cette maison possédait la seigneurie de Crest, soit en partie, soit totalement. Le 15 août 1146, afin de financer un voyage en terre sainte, Arnaud de Crest céda à l’évêque de Die ses possessions dans le diocèse de Die, dont le site fortifié de Crest.

Réf. bibl. : http://www.diois-tourisme.com/pages/cult_villages.htm


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mer 1 Juil - 13:58

... Crest



La ville de Crest et la tour. Sa hauteur est de 52 mètres et il domine la ville. Cette tour est la gardienne d'une des portes des Préalpes drômoises et offre une large vue panoramique, des tables d'orientations. Des expositions y sont organisées.


Centre médiéval de Crest (dont tour) :
- Escaliers des Cordeliers (XIVème et XVIème siècle).
- La Chapelle des Cordeliers et sa salle panoramique.
- La Porte Montségur, les rues pittoresques des Cuiretteries, des Ecoles et Saint François.

Dieulefit
Les communes limitrophes de Dieulefit sont, du Nord au Sud et d'Ouest en Est : Le Poët-Laval, Rochebaudin, Félines-sur-Rimandoule, Truinas, Comps, Vesc, Montjoux et Roche-Saint-Secret-Béconne.
Histoire : VIIIe siècle : la ville est envahie par les Sarrasins ; XIIIe siècle : fief des comtes de Valentinois. ; XVe siècle : développement de l'industrie du drap.



Dieulefit s'étale le long du Jabron, au pied du plateau des Rouvières.


Le beffroi (XVe siècle) sur la place de l'Abbé Magnet (place de l'Eglise). A son pied, une fontaine construite au début du XVIIIe siècle par « La Pensée de L'Aigle » et « La Douceur de Voiron », deux Compagnons tailleurs de pierre.


Au bord du Jabron, les façades du Savelas (partie basse de l'ancienne ville).


Le clocher de l'église Saint-Pierre émerge au-dessus des toits de la Viale (ville ancienne).

Bourdeaux
Situé dans la vallée du Roubion, Bourdeaux est situé près du massif de Saou et de la montagne de Couspeau. Une guerre fait rage entre les deux châteaux de Bourdeaux jusqu'en 1357 : ce conflit oppose les comtes de Valentinois et les évêques de Die qui en sortiront vainqueurs et garderont le fief jusqu'à la Révolution. Comme traces de ce conflit, on peut voir tout autour de Bourdeaux nombre de ruines de tours ou villages abandonnés.
Bourg pittoresque : façade de maison 15e s. classée, porte fortifiée.
Ruines de deux châteaux médiévaux dominant le bourg : château des Evêques de Die (mur-bouclier imposant dit "le Grand manteau", château des Poitiers (donjon rectangulaire avec fenêtre romane).
Beffroi carré.
Fontaine dite "d'Alberte de Poitiers".
Les habitants sont les Bourdelois.


Crupies, en pays de Bourdeaux. Vue sur la chapelle Saint-Jean du XIe s.


Mornans, en pays de Bourdeaux. Muraille.


Poet-Celard, en pays de Bourdeaux. Château.

Diaporama de cette magnifique région de Bourdeaux ici : ICI
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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Dim 12 Juil - 12:13

XIX. PAYS DU BUËCH

Le Pays du Buëch est limité à l'O. N. O. par le Diois, au N. par le Trièves et l'Oisans, au N. E. par le Dévoluy, à l'E. par le Gapençais, au S. E. par le Sisteronais, au S. par les Baronnies. Ses sous-pays sont au N. O. la Bochaine, au N. E. le Veynois (autour de Veynes), au centre le Serrois (autour de Serres), à l'extrémité sud O. le Rosannais (autour de Rosans), au centre S. la Barronie d'Orpierre (cité d'Orpierre), à l'extrémité S. E. le Laragnais (autour de Laragne-Monteglin).

C'est un pays de moyenne montagne dominé par quelques sommets (Montagne d'Aujour, 1834 m, Montagne de Céüse, 2016 m), barré au sud par la Montagne de Chabre (1352 m). Le terrain est principalement constitué de marnes et d'alluvions, qui donnent des sols pauvres.

Serrois :
Serres : Aujourd'hui gros village construit en demi-cercle au pied d'un pic rocheux, Serres fut provençale, appartint au Royaume de Naples, devint dauphinoise en 1298.
De l'époque médiévale, où Serres était une forteresse protégée de remparts, datent l'église romane St Arey (12ème siècle) ainsi que les vestiges de tours et murailles d'un château fort (14ème siècle),
la placette à arcades, les fenêtres et façades sculptées dont celle de la maison du connétable de Lesdiguières, le quartier de la côte , les portes anciennes, une tombe hébraïque de la même époque (XIVe s.) et le quartier de la Juiverie.

Veynois :
Veynes (Vèina en occitan vivaro-alpin) : Située à 25 km à l'ouest de Gap, au Moyen Age, le bourg a eu ses Seigneurs. Les paysans en proie aux exigences de leurs suzerains fixèrent les droits et obligations réciproques de chacun par la charte communale du 17 novembre 1296.

Au XIVème siècle, les Seigneurs majeurs de Veynes appartenaient aux familles Bosson de Veynes, Aymar de Poitiers, Rosen de la Villette. Il existait à cette époque :
- trois paroisses : l'église du chef lieu, la paroisse de Saint Marcellin et celle de Château Vieux
- une colonie de Juifs pratiquant le commerce. Accusés de répandre la peste, une centaine d'entre eux furent massacrés en 1349.

Saint-Marcellin : hameau de Veynes. En 1150, cette paroisse existait déjà sous le vocable de saint Marcel ou Marcellin. Au XIVe. siècle, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes était collateur de cette cure et décimateur de cette paroisse.

Châteauvieux : Cette paroisse était placée sous le vocable de saint Jean L'évangéliste. Dés 1312, le commandeur de Saint-Antoine de Veynes en avait le juspatronat. Le commandeur de Saint-Antoine de Veynes partageait avec les dames de Sainte-Claire de Sisteron les dîmes de ces trois paroisses (Veynes, Saint-Marcellin, et Châteauvieux).

---RELIGION en VEYNOIS---

Ces paroisses dépendaient de l'archiprêtré du Gapençais. Vers 1090, Isoard, évêque de Gap, donne à Cluny l'église de Notre-Dame de Veynes. Depuis le XII. siècle la paroisse de Veynes est connue sous le vocable de saint Sauveur ou de la Transfiguration. Dés 1173, un prieuré, dépendant des moines augustins de Chardavon, existait à Veynes sous le titre de Saint-Sauveur; donné plus tard à l'ordre de Saint-Antoine, il fut confirmé le 13 novembre 1312 par l'évêque et le chapitre de Gap au commandeur de Saint Antoine de Veynes. Ce commandeur était également collateur de la cure. Vers 1280, Falcon de Cugno, seigneur de Veynes, fonda dans cette église une chapelle de Sainte-Lucie.L'ordre de Saint-Antoine en Viennois avait à Veynes une commanderie; le 13 novembre 1312 l'évêque et le chapitre de Gap lui donnèrent le prieuré de Saint-Sauveur, le juspatronat des trois paroisses et les dîmes qui en dépendaient. Une possession de la commanderie porte encore le nom de Clastre (Claustrum)

L'ordre du Temple avait eu, très certainement, des propriétés à Veynes, dont un quartier se nomme encore le Temple ces biens de l'ordre du Temple furent dévolus vraisemblablement à celui de Saint-Jean de Jérusalem et de ce dernier tombèrent dans les mains des Antonins avec lesquels l'ordre de Saint- Jean fit, le 16 mai 1311, un très important acte d'échange.

---HOPITAL---
En 1377, il y avait à peu de distance du bourg de Veynes un hôpital sous le titre de Sainte-Marie-Madeleine. La Madeleine de Veynes existait encore au siècle dernier. Une maladrerie avait été fondée également dans cette communauté, avant 1389.

---ADMINISTRATION ET JUSTICE
Veynes nommé à l'époque romaine Davianum était une station de la voie de Briançon à Die.
Les coseigneurs de Veynes avaient le droit de haute et basse justice; les trois seigneurs majeurs l'exerçaient deux ans chacun à Veynes et les autres coseigneurs une septième année à Gap.
Les jugements de leurs magistrats pouvaient être déférés en appel au vibailli de Gap. Par privilège delphinal concédé le 2l mai1253, la justice delphinale devait être gratuite pour les seigneurs de Veynes.

---ETAT FEODAL---
La seigneurie de Veynes est, de toutes les Hautes-Alpes, celle dont l'histoire est la plus difficile à faire; ce n'est pas faute de documents, car ils abondent, mais au contraire à cause de la multitude extraordinaire de seigneurs qui ont possédé cette terre à la fois, et successivement. Il y eut, très certainement, au commencement du moyen âge, une seule seigneurie majeure à Veynes et un certain nombre de seigneuries inférieures vassales de la précédente, comme dans la Val-d'Oze et les autres terres voisines. Au XIIe., cette seigneurie majeure était divisée en deux parts, en trois au XIVe.
1. coseigneurie majeure:

  • Boson de Veynes, 1435
  • Guillaume, Amédée et Pons, 1150
  • Giraud, 1155
  • Richard et Pierre, 1178-1188
  • Falcon qui teste en 1239
  • Falcon et Richard, 1240
  • Guigues, Rostaing, Lantelme, Pierre, Boniface, Raymond, Richard et Guigues, 1253-1273
  • Guillaume, Arnoul, Artaud, Jordan, Henri, Garnier, Aynard, Albert et Falcon, fils de Guigues, 1273-1339
  • Raymond et Jacomin, son neveu, 1346
  • Raymond. Guigues, Antoine, Rolland, Pierre et Jacomin, 1350
  • Forestier, 1376
  • Guillaume, 1399-1423
  • Jean et Isnard, 1423-1447
  • Guillaume, 1474


2e coseigneurie majeure:

Elle fut détachée de la précédente par une vente que fit Falcon de Veynes au Dauphin, de sa part, en 1317. Aymar de Poitiers l'acquit de ce prince le 20 janvier 1345, avec deux parts qui lui appartenaient antérieurement à cette date comme paiement de 6,000 livres tournois, qui lui étaient dues pour la restitution de la dot de Béatrix de Baux, femme de Guy, dauphin ; elle rapportait 700 florins.
  • Louis, son fils, 1366-1419
  • Louis, cousin du précédent, 1419-1427
  • Charles, 1427-1454
  • Aymar, son fils, vend cette seigneurie à Louis de Beaumont en 1499, qui la même année la revend à Monnet Rolland, 1499-1510


3e coseigneurie majeure:

  • Boson de la Villette, 1127
  • Boson, 1258
  • Guillaume, Ancelme, Richaud et Albert, 1296-1325
  • Jacques, dit Bonami, Humbert, Pierre, Henri et Boson, 1333-1365
  • Raymond, 1386-1397
  • Jacques,1407-1450
  • Jean, 1458


Voici à leur ordre de date les noms d'une foule de coseigneurs intérieurs de Veynes:

# Vitet et Jacques d'Aignelles, Pierre et Robert d'Escharène, Hugues de Furmeyer, Guignes de Haut-Villard, Réné de la Coeheria, Lantelme du Villard, Falcon de Rousset, Raymond et Januensis de Châteauneuf, Armand Lessasierge, Guy de Saint Marcellin, 1239
Falcon le Mecers, 1248
Boson et Richard d'Escharène, Guillaume et Robert, leurs neveux, Amédée, Albert, Guignes et Raymond de Châteauvieux, Falcon le Doux, Guillaume Arnulphi, Falcon de Cugno, Albert de Châtillon, Falcon de Rousset, Astabaica, 1253
Boson de Châtillon, Falcon de Châteauvieux, Jean et François Bontemps, Rolland et Guillaume Achard, Pierre Arnulphi, Artaud Jordan, Rostaing de Chime, François Jordannenc, Rolland Taparel, 1260
Guignes et Lantelme de Châteauvieux, Eudes d'Escharène, Albert Rostagnet, Guigues Saunier, François Artaud, Guignes et Artaud, 1270
Boson et Artaud de Charance, Falcon de Cugno, Abbon de Châtillon, Boson et Guillaume Robert, Falcon de Rousset, 1273
Eudes d'Escharène, Guillaume Eyraud, Arnoul de Montalin, Rostaing de Châteauvieux, Albert, Aimon, Arnoul et Pierre de Cugno, Pierre de Serre, Jean Colaud, fils de Rambaud, 1296
Pierre de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Pierre de Saint, Paul, Arnaud Saunier, Albert et Arnaud de Châtillon, Guillaume Taparel, Hugues de Rousset, Artaud, Giraud, Royer, Henri, Arnaud, Raymond et Lagier de la Piarre, 1297
Artaud Jordannenc, Rolland Taparel, Boson de Châtillon, 1300
Jordanne de Châtillon, femme de Bodon Eudes, 1316
Eudes Raymond, Arnoul de Cugno, Guillaume, Arnaud et François Jordannenc, Raymond de Laborel, au nom de Marcelle, sa femme; Jean Ronchamp, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Achard, Geoffroy de Forty, au nom d'Aynarde, sa femme, 1318
Guillaume, François et Artaud Jordannenc, Falcon de Châteauvieux, 1329
Guillaume Achard, Eudes Raymond, Rolland Taparel, 1334
Lantelme de Domène, Falcon de Châteauvieux, Guillaume Arnulphi, Boson de Châtillon, Rolland Achard, Artaud et François Jordannenc, Bernard Jaussaud, au nom de Baudonne, sa femme, 1337
Amédée Arnulphi, Guillaume Gruel, 1344-1346
Hugues de Chesiis, sieur de Beaudinar, vend à Raymond de Montauban, seigneur de Montmaur, une maison et quelques droits seigneuriaux pour 30 florins d'or en 1347
Falcon de Cugno, Bertrand, Guignes et Guillaume Jordannenc, Humbert Antoine, dit Taparel, Raymond Eudes, mari de Jordanne de Châtillon, Albert et Jaquinet Lobassi, Antoine Achard, 1350
Barrasse, veuve de Falcon Gautier, 1362
Pierre de Bénévent, mari d'Alix Jordannenc, Catherine et Philippe, ses belles-soeurs, 1363
Guillaume de Bénévent, 1368
Amédée Arnulphi, 1371
Raymond de Savines, 1380
Guigues Gruel, Guillaume Jordannenc, Jean Ferrus, 1381-1390
Aynard de Montauban vend au Dauphin sa seigneurie pour 30 florins d'or en 1387
Guillaume Lobassi et Ayette Jordannenc qui partage son héritage entre les familles Gruel et Vieux, 1391
Guignes Gruel, Jean Ferrus, Jean de Burgo-Malo, Humbert Taparel, 1397
Guillaume Auger, 1399
Jaquemet et Catherine Jordannenc, Jean Vieux, héritier de son oncle Guillaume Jordannenc, de la part de Falcon de Cugno, Jacques de Montorcier, Antoine et Jean Vieux, Rambaud Ferrus, Aynard de Montauban et Humbert Taparel, 1400
Antoine de la Piarre vend sa part à Antoine Vieux, Guillaume Lobassi, Jacques de Montorcier, mari de Montarcine Arnulphi, Jean et Antoine Vieux, Rambaud Ferrus, fils de Barthélemy, et Raymond de Savines, 1413
Briande Taparel, femme de Jacques de la Villette, Catherine, femme de Henri Raymond, 1426
Guillaume Lobassi, 1429
Jeoffroy Vieux, 1435
Dragonette, femme de Jean d'Urre, vend sa part à Jean de la Villette, 1442
Guigues, Jacquemet et Bertrand Jordannenc, 1450
Guiffrey, Gabriel, Antoine et Claude Vieux, 1458.

---INDUSTRIE ET COMMERCE---
Au XIVe siècle il y avait à Veynes une colonie assez nombreuse de juifs pratiquant le commerce. Le 31 janvier 1338, les Lombards reçurent du dauphin la liberté d'y commercer moyennant 120 florins par an.

---HISTOIRE---

1253, 21 mai, hommage et transaction par les seigneurs de Veynes avec le dauphin Guigues VII, alors présent à Veynes, qui leur confirme leurs privilèges.
1296, 17 novembre, charte de transaction entre les coseigneurs et les citoyens de Veynes, par laquelle plusieurs privilèges sont concédés à ces derniers.
1345, septembre, Humbert II et sa suite, en route pour la croisade, séjournent à Veynes. 1348, mai, massacre d'une centaine de juifs de Veynes accusés de répandre la peste.
1369, Veynes est pris et brûlé par l'armée de la comtesse de Provence. Les murailles sont reconstruites à la suite de cet événement

---MONNAIE---

Il y eut à Veynes un atelier delphinal pour la fabrication des monnaies de l'année 1327 à l'année 1329 pour le moins. Aucun signe particulier ne permet de reconnaître ce monnayage.

DOSSIER PHOTOS


Serres


Serres

Réf. bibliogr. : http://hautes-alpes1789.ifrance.com/05179.html


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 18:17

XX. Le DÉVOLUY

Le Dévoluy est un pays situé au S. de l'Oisans, au N. du pays du Buëch, au N. E. du Gapençais et à l'E. du Champsaur. Ce pays du Dévoluy tire son nom du massif montagneux qui le forme. Saint-Étienne est une localité.

GÉOGRAPHIE
Le pays du Dévoluy est un massif montagneux de type subalpin. Les trois principaux sommets du Dévoluy : l'Obiou, 2 789 m, le point culminant du massif ; le Grand Ferrand, 2 759 m ; le Pic de Bure, 2709 m. Les principaux cols sont : le col de Rabou, 1 892 m ; le col de Gleize, 1 696 m ; le col du Noyer, 1 664 m, reliant le Dévoluy à la haute vallée du Drac et au Champsaur ; le col du Festre, 1 441 m, reliant Corps à Veynes. Les cours d'eau : la Souloise, qui traverse le massif du sud vers le nord, du col de Rabou au lac du Sautet ; la Ribière, affluent de la Souloise ; le Petit Buëch, affluent du Buëch ; la Béoux, affluent du Petit Buëch.

FAUNE et FLORE

Faune :

* Chamois
* Marmotte
* Lièvre variable
* Hermine, renard
* Lagopède

Flore :

* Mélèze
* Épicéa
* Chardon
* Panicaut des Alpes
* Édelweiss

PATRIMOINE
Mère-l'Église. Une belle chapelle romane du XIe siècle, avec sa tour trapue prolongée par une flèche pyramidale, ses gracieuses baies géminées, ses solides contreforts et son chevet couvert de chaume.
Saint-Étienne a une église placée sous le même patronat.
Agnières-en-Dévoluy. Église de l'Assomption de la Vierge
L'Église paroissiale d'Agnières-en-Dévoluy est sous le vocable de l'Assomption de la Vierge qui a été substitué à ceux de de Notre-Dame-des-Grâces et de Notre-Dame-de-Nazareth.

PHOTOS






Le Col du Noyer


Chapelle de la Mère-Eglise


Canal de Pellafol


Église Saint-Étienne

Réf. Bibl. : http://www.ledevoluy.com


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 20:15

XXI. Le CHAMPSAUR

Le Champsaur est un pays situé entre l'Oisans au N., le Dévoluy à l'O., le Gapençais au S., l'Embrunais à l'E. et le Briançonnais au N. E. Y est souvent associé un sous-pays, le Valgaudemar, au N. La localité qui le marque est en son S.-O. Saint-Bonnet.
Le Champsaur (on prononce champ'saur ; en vivaro-alpin Champsàou) est la haute vallée de la rivière Drac, affluent de l'Isère, depuis sa source, ou plutôt ses sources, au sud du massif des Écrins, jusqu'à l'entrée du lac du Sautet.
Le Valgaudemar est une vallée affluente parcourue par la Séveraisse, qui se jette dans le Drac peu avant le lac.

GÉOGRAPHIE

Il est bordé à l'ouest par le massif du Dévoluy, partie des Préalpes, et au nord et à l'est par le massif des Écrins (Olan, Vieux Chaillol), partie des Alpes internes. Il est séparé de la cuvette de Gap, au sud, par la ligne de partage des eaux entre Durance et Isère, vaste seuil allant des derniers sommets du sud de la chaîne des Bans (le Piolit, altitude 2 464 mètres) jusqu'aux contreforts du Dévoluy (le Pic de Gleize, 2 161 mètres), en passant par les cols de Moissière (1 573 mètres), de Manse (1 269 mètres) et Bayard (1 248 mètres), qui font communiquer la région de Gap - Embrun et le Dauphiné.
Le paysage est l'un des rares bocages conservés en Europe : de petites parcelles, séparées par des haies vivaces, qui les abritent du vent et du froid en hiver, leur conservent l'humidité en été, et servent d'abri à de nombreuses espèces d'oiseaux. Les nombreux canaux d'irrigation, souvent eux aussi bordés d'arbustes, complètent ce découpage de l'espace.

CLIMAT

Très ouvert vers le nord, et protégé sur les autres azimuts (notamment par le massif du Dévoluy à l'ouest), il profite moins de la douceur du climat méditerranéen encore sensible à Gap, et subit le régime des bises, vents du nord qui lui amènent les nuages remontant de la cuvette de Grenoble, et, en hiver, le froid des massifs dauphinois. L'été reste par contre particulièrement agréable par sa douceur et son ensoleillement.
C'est un pays alpin, à la pluviosité assez importante (plus de 1 200 millimètres d'eau par an) mais avec un minimum estival. En 1985, 119 jours de pluie (précipitations supérieures à 0,1 millimètres), 47 jours de neige, 160 jours de gel (température minimale inférieure à 0 °C), et seulement 10 jours de chaud (température maximale supérieure à 25 °C).

HISTOIRE

La plus ancienne mention d'un nom pour ce pays date de 1027, dans une bulle du pape Jean XIX : regio quæ vocatur Camsaurus ; on trouve ensuite, en 1116, Campo Sauro et Campi Sauri (Ch.de Durbon), puis, en 1340, ducatus Campi Auri ; en 1504 Champsaour, en 1552 Champsor, etc.

Aux Ve et VIe siècles, invasions et annexions se succèdent : Vandales, Burgondes —dont un chef, nommé Gaudemar (ou Godemar), s'installe dans la vallée de la Séveraisse, à laquelle son nom est resté attaché—, Ostrogoths, Francs, Lombards... Un relative stabilité s'instaure à partir du VIIe siècle, où la chrétienté s'établit. En 673, les moines de l'abbaye Saint-Victor de Marseille édifient un prieuré dédié à Bonnet, évêque de Clermont ; le bourg qui l'entoure bientôt deviendra, sous le nom de Saint-Bonnet, la « capitale » du Champsaur. En 739, le patrice Abbon, gouverneur de Suse, en Piémont, légua ses paroisses du Haut-Champsaur à l'abbaye de la Novalaise, qu'il avait lui-même fondée en 726. Novalaise léguera ses droits à l'abbaye de Breme, qui les cèdera peu après à l'ordre de Cluny : en 950, l'abbé Guillaume IV de Saint-Chaffre en Velay en était gestionnaire.

Au début du Xe siècle, de nombreux Sarrasins étaient installés dans la haute vallée du Drac ; en témoignent par exemple une grotte des Sarrasins au-dessus du confluent du Drac noir et du Drac blanc, une tour sarrasine emportée par le Drac en 1856, peut-être aussi le hameau voisin des Tourengs. Après de nombreuses exactions, dont l'attaque de Maieul de Forcalquier, abbé de Cluny au pont d'Orcières, en 974, ces Sarrasins furent décimés au lieudit Chamort (champ mort) par Guillaume Ier de Provence, et chassés définitivement de la région.

Au XIe siècle, le seigneur de Montorcier et l'évêque de Gap se partageaient la possession des terres du Champsaur. Au XIIe siècle, le Champsaur échut aux comtes de Forcalquier. D'abord vassaux des comtes de Provence, les comtes de Viennois, dits dauphins, prirent peu à peu possession du pays, depuis nommé Dauphiné.

Humbert II, le dernier des dauphins, fut un réformateur aimé des populations. En 1307, il les autorisa à léguer leurs biens ; il fit du château de Montorcier, acquis par un de ses ancêtres sur la paroisse de Saint-Jean, sur le haut Drac, une résidence somptueuse. Lorsqu'en 1349 André, son fils unique, décéda en bas âge, Humbert II décida de renoncer à ses États ; n'ayant pu les vendre à Benoît XII, pape en Avignon, il les légua à Philippe de Valois, bientôt roi de France sous le nom de Charles V, moyennant 200000 florins, et à la condition que le fils du roi en soit le seigneur : le Dauphiné —dont le Champsaur— était désormais français, et le titre de Dauphin échut aux fils des rois successifs.

Le Dauphin Louis II, fils de Charles VII, séjourna longtemps à Grenoble, et faisait régulièrement étape à Montorcier sur la route d'Embrun. Il était proche des populations, et parlait leur langue. Devenu roi sous le nom de Louis XI, il donna des armoiries à plusieurs familles du Champsaur. En 1442, il autorisa le creusement d'un canal de Pont-du-Fossé à Saint-Laurent. En 1447, il exempta d'impôt les habitants de Champoléon dévastés par une crue du Drac Blanc.

ÉCONOMIE

L'économie du Champsaur est traditionnellement rurale (élevage, prairies, bois). On y produit de la viande de qualité, de la charcuterie, des fromages, et des spécialités culinaires variées : tourtons, caillettes, escargots, tartes, « oreilles d'ânes », ravioles, creusets, tourtes de taillons, etc.[

ROUTES

Jusqu'au Moyen Âge, un des itinéraires importants entre la région lyonnaise et l'Italie passait par le Champsaur, Orcières, le col de Freyssinières (altitude 2 780 mètres) et Embrun. Il se pourrait que cet itinéraire ait été celui emprunté par Hannibal pour sa fameuse traversée des Alpes.

L'annexion par les dauphins de Viennois au XIVe siècle, l'accession au trône de France du dauphin Louis II au XVe renforcèrent cet axe de communication vers le nord. Le passage vers la haute Durance se fit alors plutôt par le col de Moissière.

PATRIMOINE

Le Champsaur, en raison de sa situation géographique, a toujours manqué d'eau en été. Dès le Moyen Âge, des syndicats furent créés pour organiser l'arrosage. En 1442, Louis XI autorisa la construction d'un canal de Pont-du-Fossé à Saint-Laurent, et en 1450 il autorisa les Gapençais à détourner le ruisseau d'Ancelle pour arroser leurs terres.

Saint-Bonnet. L’abbaye de Saint-Victor de Marseille, héritière dans bien des cas de celle de la Novalaise qui avait évangélisé la haute vallée du Drac, fonda, au XIIe siècle, sur la route qui, de Gap, conduisait à La Mure, un prieuré dédié à Saint Bonnet[réf. nécessaire], qui est à la base du bourg actuel. Cette maison religieuse prit une certaine importance au cours du Moyen Âge.Le Dauphin possédait Saint-Bonnet depuis le Xe ou le XIe siècle ; il y plaça un châtelain. La famille de Bonne, champsaurine, commença à acheter les droits du Dauphin sur Saint-Bonnet dès le début du XIVe siècle. Comme dans tous les villages moyenâgeux, les maisons sont serrées les unes aux autres, et forment une ronde autour du prieuré, de l’église et du cimetière, ne laissant que peu de place aux ruelles et aux places. On aperçoit encore, aujourd’hui, dans le vieux Saint-Bonnet des pierres posées le long des façades, les « buttarodes », les buttes-roues qui empêchaient les moyeux des roues de charrettes d’endommager les façades des maisons. Sur certaines façades il est encore possible d’observer les annelles que l’on utilisait pour attacher les chevaux. La plupart des rues et places du village ont une histoire, et très souvent leurs noms encore aujourd’hui symbolisent ce passé : rue des Maréchaux(-ferrants), place Grenette (place aux grains), place du Chévreril (place du marché aux chèvres), etc.
Saint-Jean-Saint-Nicolas. La commune est située dans la haute vallée du Champsaur, entre le confluent du Drac noir et du Drac blanc en amont, et la plaine de Chabottes en aval. Le centre de la commune est le pont sur le Drac (dit « Pont du Fossé »), situé à la hauteur d'un resserrement de la vallée. Le Château de Montorcier, qui fut propriété du dauphin Humbert II, a été ravagé par les guerres de religion. La colline de Frustelle, qui domine la vallée, était le siège du premier château-fort qui fut construit là pour surveiller le passage. Il en est resté longtemps le clocher. Le lieu est aujourd'hui abandonné, et enclos dans une propriété privée. Un château existe à Prégentil au tout début du XIVe siècle. En 1339, le dauphin, qui en est le propriétaire, en fait don à Étienne Roux, son maître d'hôtel, en remerciement de ses services.
Ancelle. Le village d'Ancelle est situé au sud du haut-Champsaur, à l'écart du Drac, à 1350 mètres d'altitude, entouré par les sommets de le petite Autane (2519 m), du Piolit (2484 m) et du Puy de Manse (1637 m). Le village et ses principaux hameaux entourent la plaine de Lachaup, vaste étendue de 2 kilomètres de diamètre et d'altitude moyenne 1300 m. Au VIIIe siècle, Abbon, propriétaire des terres environnantes, aurait confié un forest (pâturage) situé dans cette plaine à une de ses servantes (en latin ancilla) ; le nom d'Ancelle en serait dérivé. En 739, une communauté y est établie, dépendant de l'abbaye de la Novalèse. Au XIe siècle, le comte de Provence aurait conquis le pays, et en aurait confié l'administration à Alleaume de Faudon, dont les descendants s'installèrent sur la crête, au sud, autour de la tour Saint-Philippe, à 1700 mètres d'altitude. Le village de Faudon fut abandonné dès le XIIIe siècle, et un nouveau village construit en bordure de la plaine.

Valgaudemar

Le nom du Valgaudemar apparaît dans les textes latins comme Vallis Gaudemarii ou Vallis Gaude Maria, dès 1284. On raconte qu'un seigneur local mécréant, converti par la Vierge, aurait pris pour cri de guerre "Gaude Maria". Une autre hypothèse est, avec l'érudit chanoine Guillaume, que ce prénom nordique et germanique, Valdemar ou Gaudemar, évoque la présence des Burgondes. Un Roi Gaudemar, vaincu par les fils de Clovis, se serait retiré dans cette vallée perdue qui aurait pris son nom. Au XIe siècle, le Valgaudemar est sous la haute protection de la puissante Abbaye de Cluny, comme beaucoup de vallées voisines. Cette protection contribue beaucoup à l'amélioration du niveau de vie des habitants, qui ne connurent pas le servage et furent toujours qualifiés de "francs et libres".
De cette époque semble originaire la famille Gras, dont le nom court tout au long des siècles suivants, comme ceux de leurs descendants Clémence-d'Ambel et Guillaume-Peyrouse. Les domaines de ces derniers formèrent plus tard les territoires de deux communes du même nom, fusionnées en 1962 pour former "La Chapelle-en-Valgaudemar", qui conserve encore aujourd'hui les armes de ces illustres ancêtres.
Moulins. Depuis le Moyen-Age, de nombreux moulins à farine ont été créés sur le bord des rivières ou des torrents de montagne, dotés d'une caractéristique commune aux uns et aux autres : une roue horizontale, fonctionnant avec la force du courant pour la mise en route du mécanisme.


PHOTOS


Le seuil de Bayard-Manse vu du col de Gleize ; au fond le Piolit.


La plaine de Lachaup, Ancelle.


Vallée du Prapic au-dessus d'Orcières.


Les falaises de Faraud au-dessus du Glaizil.


Navette


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 19 Oct - 21:03

XXII. Le GAPENCAIS

Le Gapençais est un pays entouré par le Champsaur au N., le Dévoluy au N.-O., le pays du Buëch à l'O., le Sisteronais au S., le pays de Seyne au S. E., une extrémité d'Ubaye à l'E., et l'Embrunais à l'E. N.-E.

Gap, à 750 mètres d'altitude, au bord de la Luye, Gap est au milieu d'une nature riche et préservée, au sud-ouest du parc national des Écrins, au sud-est du massif du Dévoluy, à l'ouest du lac de Serre-Ponçon et au nord de la Durance. Il existe plusieurs versions sur l'origine du nom de Gap.
Entre le XIIe et le IIIe siècle av. J.-C., trois importantes vagues de peuplement ont eu lieu. L'une d'entre elles serait à l'origine du nom .
Le premier nom de la ville pourrait être d'origine celte et se serait orthographié Vapincum. Dans ce cas Vapincum désignerait le fond d'une vallée dans une zone montagneuse. Ensuite, la transformation de Vap en Gap aurait été faite sous l'influence des Francs ou plus certainement des Goths chez lesquels le G était plus familier que le V .
Cependant, Georges de Manteyer donnerait au nom Vapincum une origine indo-européenne sans être celte; et cela comme le laisse supposer la présence d'une seule consonne p entre deux voyelles a et i.
Mais une autre orthographe du nom est suggérée. Ainsi le premier nom aurait été Wapincum. La racine wap présent dans le groupe des langues germaniques a le sens de cours d'eau, lac ou marécage. La partie incum désignerait une provenance ou une dépendance. En définitive Wapincum serait un lieu sous la dépendance d'un marécage, reflétant effectivement l'emplacement primitif de la ville. Wapincum serait devenu Wapum puis Gap.
Une enceinte polygonale à 11 côtés élevée au III-IV ème siècle a protégé la cité des invasions barbares qui se sont succédées jusqu’au Xème siècle. Au cours du Vème siècle la christianisation de la région a permis l’établissement du premier évêché et la construction de la première église cathédrale.
Grâce à sa position stratégique à l’intersection de plusieurs voies de communication, la ville est devenue au cours du Moyen Age un important centre d’échange des produits issus de l’agriculture et de l’artisanat, en particulier lors des quatre grandes foires annuelles.
C’était aussi une étape pour les pèlerins de Compostelle qui arrivaient du Sud de l’Italie et rejoignaient Arles après avoir traversé les Alpes. Plus tard, Gap est aussi devenue la voie de passage obligée des troupes engagées dans les guerres d’Italie.
Au XVème siècle, les habitants construisirent une nouvelle enceinte sept fois plus longue que le rempart gallo-romain.
Les Templiers possédaient une maison à Gap, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie.
Au XIVe siècle, la ville profite des bénéfices de l'installation des Papes à Avignon qui lui apporte un passage plus fréquent de voyageurs pour développer un artisanat de laines et de peaux qui la fait prospérer.

Jarjayes. Jarjayes est située à l'ouest des Dômes de Remollon. Elle surplombe la vallée de la Durance.

Saint-Etienne-le-Laus. Saint-Étienne-le-Laus est à 9,2 kilomètres de Gap et à 5,7 kilomètres de La Bâtie-Vieille. Saint-Étienne-le-Laus est bâti autour de la rivière l'Avance, rivière torrentielle, affluent de la Durance. Le mot laus est un mot provençal alpin qui signifie « lac », du latin lacus. On le rencontre également sous la forme laux, notamment dans l'appellation Les Sept Laux : lieu-dit où se trouvent sept petits lacs alpins(La Ferrière, Belledone, Isère). Il se prononce laux. Saint-Étienne-le-Laus est situé dans le fertile vallon du Laus, un lac aujourd'hui asséché. Saint-Étienne-le-Laus s'appelait précédemment Saint-Étienne d'Avançon. Le changement de nom date de 1914
La paroisse, dédiée au martyr saint Étienne, existait déjà sous ce vocable au XIIIe siècle.
Vers 1380, existait à Saint-Étienne-d'Avançon un prieuré qui rapportait 20 florins.

Le village de Remollon est situé sur le versant droit de la vallée de la Durance. Il a été établi sur un promontoire (altitude 670m), au milieu de coteaux situés à l'adret de la vallée, et très favorables à la culture de la vigne.

La Bâtie-Vieille
est située à 5 km de La Bâtie-Neuve, 8 km de Gap, 11 km de Chorges et à 21 km de Tallard. Situé en zone de moyenne montagne. La tour du XIIe siècle domine le village. Informations plus précises ICI. XIe s, un fortin serait construit sur la butte (au Xe s, les Sarrasins ont beaucoup sévi dans la région). Fin XIIe s, l'évêque de Gap fait construire une fortification sur la colline pour prévenir des attaques. Début XIIe s, la famille Faudon, vassale du Comte de Forcalqier, fait construire une forteresse sur la colline en face. Cette construction "rivale" ne va pas plaire à l'évêque de Gap. Un conflit est inévitable.
XIIIe s, l'évêque de Gap aurait fait détruire le "fortin" ennemi en face. 1420 (?), l'évêque ferait réaliser de nombreux travaux de modernisation de défense suite à l'amélioration de la puissance des armes de jets.

PATRIMOINE

Construit sur un éperon rocheux dominant la Durance et le village, le château de Tallard existait déjà en 1300, au moins en partie. Les parties les plus anciennes ne paraissent pas antérieures au XIVème siècle alors que les plus modernes datent du XVIe siècle. Construit au XIVe siècle sur un éperon rocheux dominant la Durance et le village, puis complété aux XVe et XVIe siècles, ce château était autrefois une possession de l'Ordre de Malte.

Au XIIe siècle, à Jarjayes, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possédait les deux églises, l’église paroissiale et l’église castrale, et percevait les revenus qui y étaient attachés.

Photos




Château de Tallard.


Les 3 lacs de Rochebrune.


Jarjayes.


Remollon. Vue des demoiselles coiffées.


La-Bâtie-Vieille. Tour du XIIe s.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Mar 20 Oct - 21:42

XXIII. L'EMBRUNAIS

L'Embrunais est un pays entouré du Briançonnais au N., le Champsaur à l'O., le Gapençais au S.-O., l'Ubaye au S.-E. et le Queyras au N.-E. Les sous-pays sont le Haut-Embrunais et le Guillestrois. Le Parpaillon est à la jonction de l'Ubaye et de l'Embrunais. Les principales localités sont Baratier, Châteauroux-les-Alpes, Crévoux, Crots, Embrun, Les Orres, Saint-André-d'Embrun et Saint-Sauveur.
Le pays est marqué par le cours N.-S. de la Durance qui se jette dans le lac de Serre-Ponçon. Les montagnes qui l'entourent comprennent le Pic de Pied Brun, la Tête de Gaulent.

EMBRUN.
GÉOGRAPHIE. Dominant la Durance et accrochée sur son roc, la vieille cité d'Embrun doit l'origine celte de son nom à sa position, (Ebr : eau et Dun : forteresse, colline).
Située dans une zone de transition géographique formée par la vallée de la Durance d'une part et ses deux versants culminants autour de 3000 m d'autre part, Embrun, 870 m, bénéficie d'un climat parmi les plus secs et ensoleillés des Alpes.
HISTOIRE. L’archevêque-prince d'Embrun était primitivement seul maître de la ville ; le comte de Provence en 1160, le Dauphin en 1210 et 1247, héritiers du comté d'Embrun, lui imposèrent un condominium et opposèrent au beau donjon carré du prélat, la Tour Brune, un château hors des murs, sur le roc, dont il ne reste que la base d'une tour du XIIIe siècle, la construction des fortifications bastionnées ayant occasionné la destruction du reste.
Une commune bourgeoise, régie par des coutumes assez égalitaires en matière fiscale (le tiers état et la noblesse étaient égaux devant l'impôt), s'organisa fort anciennement avec le soutien du clergé, chassa le baile du comte, affirma ses libertés réduites en 1258.
Les Templiers possédaient une maison à Embrun, établissement secondaire qui dépendait d’une commanderie.
PATRIMOINE. La cathédrale Notre-Dame du Réal (XIe, XIIe, XIIIe et XVe siècles) : architecture d'inspiration Lombarde, son porche encadré par ses deux lions, ses chaires à prêcher, ses grandes orgues offertes par Louis XI, ses vitraux et sa rosace du XVe siècle ainsi que son trésor
La maison des Chanonges, un exemple rare d’architecture civile romane (XIIIe siècle), en appareil régulier et à fenêtres géminées ; sur la façade (en haut à gauche), une sculpture de lion en haut-relief mangeant une chèvre.
La rue Caffe, qui se prolonge sur des maisons à encorbellement du XIVe siècle.
La tour Brune, un donjon carré du XIIe siècle, le seul vestige de la muraille médiévale, ancien donjon des archevêques,
Le couvent des Cordeliers, siège de l’office de tourisme, dont les chapelles sont ornées de fresques des XVe et XVIe siècles.

BARATIER
Les habitants sont les Baratons. Située à proximité du lac de Serre-Ponçon et de la ville d'Embrun, à 50 km de Briançon, à 40 km de Gap, à 4 km d’Embrun. Le sommet du Pouzenc domine la localité.
HISTOIRE. Au Moyen Âge, il existait deux fiefs : Baratier et Verdun. Administrativement et judiciairement, Baratier dépendait d'Embrun. Les armoiries de la famille Bayle de Baratier étaient « d'argent au lévrier de sable accolé de gueules » .
Une autre famille seigneuriale possédait le fief de Verdun. Le site est un peu à l'écart du village qu'il domine, le quartier s'appelle encore « Verdun » ; de la maison subsiste une tour carrée qui parait remonter aux XIIe et XIIIe siècles, elle est englobée dans des constructions « modernes ». Les « Baratier » primitifs reposent dans l'église du village, dans la chapelle dédiée à St Joseph. Faisant référence à l'état ecclésiastique, la paroisse de Baratier était et reste de nos jours sous le vocable de Saint-Chaffrey.
PATRIMOINE. Tour de l’ancienne maison forte de Verdun XIIe siècle. Église du XVIe siècle (dédiée à St-Chaffrey.

CHÂTEAUROUX-LES-ALPES (Chastéréou en vivaro-alpin).
GÉOGRAPHIE. Entouré de quarante hameaux qui se nichent entre la Durance et les Écrins sur un dénivelé de plus de 3000 mètres (de 820 m à 3 156 m), les alentours offrent des paysages splendides qui s'étendent sur les vallées du Bramafan, du Rabioux et du Couleau. Les demoiselles coiffées, phénomène géologique impressionnant...
De magnifiques cascades dont la fameuse Cascade du Rabioux : le torrent du Distroit fait un plongeon de 70 mètres de hauteur à l'entrée de la zone centrale du Parc National des Ecrins...
HISTOIRE et PATRIMOINE. On trouve le tracé de la Voie Royale (XIIème siècle) sur la commune. Elle traverse les hameaux de La Reste, des Rozans, passe devant la chapelle Saint Roch, se perd dans les près pour ressortir au hameau des Eymes et longer le cimetière.
Arrivée sur l’ancienne RN 94 à l’angle d’une croix de mission, elle remonte au dessus du Garage automobile, redescend jusqu’à une seconde croix de mission et poursuit jusqu’au hameau de Saint Alban pour encore continuer sa route jusqu’en Italie.
L’ancien château, édifié au XIème siècle, qui surplombait le hameau de Saint Marcellin.
L'appartenance des terrains aux archevêques d'Embrun au Moyen-Age a certainement semé les prémices d'un bâti religieux, aujourd'hui encore omniprésent.
Châteauroux Les Alpes ne compte pas moins de 10 chapelles dont les plus anciennes, Saint Etienne et Saint Alban, remontent au XIVème siècle. Il existait également deux abbayes sur la commune : Les Beaumes (1132) et Sainte Croix du Rabioux (1124). Cette dernière a disparu.

CRÉVOUX
Ses habitants s'appellent les Crévolins. Située dans le massif du Parpaillon. Autour d'elle se situent le pic Saint-André (2 857 m), La Méale (2 419 m), le pic de Crévoux et ses falaises. Hameaux : Champ Rond, Praveyral et La Chalp.
L'église avec son clocher à bulbe du XVe siècle est un cas unique dans l'Embrunais.

CROTS
Las crottas signifie les caves, les voûtes en vivaro-alpin.
Crots est situé dans la vallée de la Durance, sur la rive gauche de la rivière, à l'entrée de la retenue de Serre-Ponçon.
Le Château de Picomtal des XIV et XVIèmes siècles (domaine privé) domine le village de sa silhouette protectrice.
A quelques kilomètres de Crots, enserrée dans un écrin de montagne, l'Abbaye de Boscodon (XIIe s.), monument de l'art roman avec une architecture proche de l'art cistercien.
Le vieux village et l'église Saint-Laurent (XIVe siècle).

SAINT-ANDRÉ-D'EMBRUN
Saint André d'Embrun s'étire sur la rive gauche de la Durance. A l'est, la commune se délimite par la belle forêt de Saluces. De nombreux hameaux sont disséminés çà et là, comme celui de Siguret près du lac de même nom. Les habitants de St-André, portent le surnom de bourguignons, en raison d'une culture viticole, ancienne et abondante, exploitée sur les pentes surplombant la Durance.
La commune se caractérise par un habitat très ouvert sur la vallée et les sommets du Parc national des Ecrins.

SAINT-SAUVEUR
Mentionné au XIIIe s. Eglise de la Transfiguration 1465 : fresques 15e-16e s. Sommet de Méale (2419 m). Forêt de Méale, mélèzes* et feuillus.

HAUT-EMBRUNAIS
Brève description ICI
Saint-Crépin. Situé sur une colline arrondie qui domine la vallée de la Durance, entre Embrun (22 km au S.) et Briançon (25 km au N.). Au-dessus du village, le sentier des Thurifères permet d'admirer de très beaux spécimens d'une espèce rare de résineux, le genévrier thurifère. Village avec plan en escargot, dont l'alignement de maisons au nord constitue les remparts. Église à clocher lombard et portail sculpté. L’archevêque d’Embrun était Seigneur majeur de Saint-Crépin par donation du Dauphin André en 1210. Des seigneurs inférieurs ou engagistes tenaient en fief une partie du territoire, notamment les familles Rostaing, Richière, des Bardonnèche, de Rame, Cayre, de Morges, Giraud, Rascassié. Ruines du château fort du XIe s. Chapelle rurale du XIIe s.
dite « Église vieille ». Église de style roman tardif, consacrée en 1452 (première reconstruite dans le canton) (Porche en plein cintre. Sculpture à l’extérieur et à l’intérieur).
Saint-Crépin, Eygliers et Mont-Dauphin ne formaient alors qu’une seule communauté nommée : « Mandement de Saint-Crépin ».

GUILLESTROIS
La ville de Guillestre s'étend sur un plateau situé à une altitude moyenne de 1000 m , dominant la rive gauche des gorges du Guil, peu avant son confluent avec la Durance. Située à la porte du Queyras, elle est le point d'accès unique de cette vallée, notamment pendant les mois d'hiver. Guillestre est un carrefour et un point de départ pour le col de l'Izoard, le col de Vars, et le col Agnel. Elle est aussi point de passage entre Embrun et Briançon. Au XIIe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possédait le prieuré Sainte-Marie. Chapelle St Guillaume (XIe siècle).
Le premier texte mentionnant le nom de Guillestre date de 1118. Guillestre dépendait alors des archevêques d'Embrun ; la région était le Dauphiné et la capitale Grenoble. La ville était entourée d'une muraille de pierres et était dominée par son château-fort.
L'ancien château de Guillestre fut construit en 1150. C'était un site rectangulaire de 80 mètres sur 38 et peu élevé par rapport au village. Malgré sa facilité de conquête par le sud du fait des prairies en contre-bas, il possédait une grande et belle vue sur le village. La muraille qui faisait le tour du village reliait celui-ci au château. Les archevêques d'Embrun, seigneurs du lieu, aimaient y venir passer quelques jours. Aujourd'hui, il n'en reste plus rien.
La Tour d'Eygliers ou Tour Guillaume vestige des remparts médiévaux, servait à défendre la porte de l'ancienne route qui menait à Eygliers. Elle fut construite en 1392 et fut restaurée récemment.


PHOTOS


Vue panoramique sur Embrun. ____________________________Cathédrale Notre-Dame du Réal, façade, à Embrun.

______________
La Maison des Chanonges. Embrun. La Tour brune. Embrun.


Vue panoramique sur Baratier.


Châteauroux-les-Alpes. ______________________________Les Demoiselles coiffées. Châteauroux-les-Alpes.

__________
Crévoux. Église. XVe s. Crévoux. Vue.

________ ____
Église Saint-Laurent. XIVe s. Le Château de Picomtal. L'abbaye de Boscodon.


Lac de Siguret.


Saint-Crépin.


Vue sur Guillestre.


Tour des Eygliers. Guillestre.


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MessageSujet: Re: LES PAYS du Lyonnais-Dauphiné   Lun 26 Oct - 22:59

XXIV. Le QUEYRAS

Le Queyras est un pays entouré au N. par le Briançonnais, à l'O. l'Embrunais, au S. l'Ubaye. Elle est traversée par le Guil et comporte huit localités principales aujourd'hui : Arvieux, Abriès, Aiguilles, Ceillac, Château-Queyras et Ville-Vieille, Molines-en-Queyras, Ristolas et Saint-Véran.
Le mot Queyras se prononce localement « à la française », c'est-à-dire avec le s final muet.

GÉOGRAPHIE. Le col de l'Izoard, à 2 361 m d'altitude, est, depuis le Briançonnais, la porte du Queyras. La traversée de la Casse Déserte annonce un désert. Le contraste en aval n'en est que plus saisissant. Au-dessous de ce cirque lunaire hérissé de cheminées de fées (vestiges de fortes érosions) se succèdent des steppes, des forêts, des tapis floraux. C'est le pays des villages altiers aux fours banaux et aux fontaines cerclées de bois, où les fils électriques sont enterrés. Ils sont à l'image de la plus haute commune d'Europe, Saint-Véran (2 000 m).
Pendant la longue période de prospérité et de croissance démographique du XVIe au XVIIIe siècle, la superficie occupée par la forêt a reculé, en dépit des mesures prises pour éviter une déforestation massive, ce qui a eu pour conséquences de renchérir le prix du bois d’œuvre, plus rare.

HISTOIRE. Il ne semble pas que cette haute vallée ait été occupée et mise en valeur de façon permanente avant les XIe et XIIe siècles. Des érudits du XIXe siècle ont cru lire dans le testament du Patrice Abbon (739), patrice qui possédait de vastes domaines dans la vallée de la Durance et du Mont-Cenis à Marseille, en se fondant sur les mots latins curte mea salliaris, villa vetolae, mulinarici, des allusions à Ceillac, Château-Ville-Vieille et Molines, alors que ces mots désignent apparemment une court des saules (une court était un vaste domaine), la ferme (villa) des génisses (veaux d'une année) et un comptoir de pierres à moulins. Les plus anciennes références au Queyras ou à ses villages datent du XIIe siècle. La plus ancienne archive se rapportant à un village du Queyras est une charte de privilèges accordée en 1259 par le Dauphin Guigues aux habitants d'Abriès (ils sont placés sous la sauvegarde du Dauphin et il est créé dans leur village un marché hebdomadaire). Dans les archives du Dauphiné à Grenoble, comme dans les archives de l'Église, il est fait référence à plusieurs reprises au Queyras au XIIe siècle. Les documents les plus connus sont les trois enquêtes fiscales ordonnées dans les mandements de montagne (Queyras, Val Cluson, Bellin), entre 1249 et 1267 par le Dauphin Guigues, qui était désireux de connaître avec précision les taxes, impôts, redevances, etc. que lui devaient ses dépendants, les terres qu'il possédait, les hommes liges qu'il protégeait, ainsi que l'enquête ordonnée en 1339 par le Pape d'alors qui avait exprimé son désir de racheter au Dauphin les droits féodaux sur ces mandements de montagne, mais qui y a renoncé quand il s'est rendu compte que la transaction ne lui rapporterait rien. Le Dauphin, dont l'État était ruiné à la suite de longues guerres contre la Savoie, a alors décidé de vendre ses propres droits aux habitants de ces cinq mandements de montagne : Queyras, Briançon, Oulx, Val Cluson, Val Varaita. La transaction est consignée dans une charte signée en 1343 à Beauvoir-en-Royans. En versant 12 000 florins d'or et une rente annuelle de 4 000 ducats d'or, les habitants deviennent « francs et bourgeois ». Ils ne paient plus de redevances pour construire des moulins ou des fours à pain, ni pour utiliser l'eau des torrents, ni pour creuser des canaux, etc. Ils peuvent se réunir librement pour délibérer de leurs affaires et élire leurs représentants. Ils ont le droit de chasser et, en conséquence, celui de porter des armes. Dès lors, ces mandements ont pris le nom d'escartons, nom dérivé du verbe escarter, signifiant « répartir ». Il incombait aux habitants eux-mêmes ou à leurs représentants (mansiers, procureurs, consuls) de répartir entre les familles les redevances à verser à l'autorité féodale ; puis, à partir de 1349, au roi de France, à qui le Dauphin Humbert II a vendu son État. Ce système féodal s'est perpétué sous l'Ancien Régime, jusqu'à la Révolution, qui a aboli toutes les chartes de privilèges. En fait, il n'y a jamais eu, comme a réussi à le faire accroire, pour servir la propagande idéologique en faveur de la République en France, un juriste républicain du Second Empire, M. Fauché-Prunelle, de « République des Escartons ».
Le Queyras n'était pas pauvre, contrairement à ce qui est écrit souvent. Les tableaux, les retables architecturés, les statues, les sculptures, les voutes peintes et décorées, tout cela coûte cher aujourd'hui, et a coûté très cher jadis. Or, ce sont des familles, souvent nombreuses, d'éleveurs ovins, pour la plupart, exploitant de 5 à 6 hectares, ou de commerçants, qui ont financé tout cela et ont pu soustraire de leurs revenus de quoi payer les artistes / artisans et leurs fournitures, en plus de ce qu'ils ont soustrait pour faire instruire leurs enfants, et cela dès la fin du XVe siècle.

Abriès. au confluent des torrents du Guil et du Bouchet, à 30km de Guillestre.
Il semble qu'une population se soit établie de façon permanente à Abriès à compter du XIe siècle ou du XIIe siècle. Les cartulaires des XIIe et XIIIe siècle mentionnent les noms Abrii et Villa (la ferme ou le domaine) Abriarum (cf. le Dictionnaire topographique des Hautes Alpes, Joseph Roman, fin XIXe siècle). ans un autre de ses ouvrages, intitulé Tableau historique des Hautes Alpes (2 volumes, 1887) et qui est, dans le tome II, un inventaire détaillé des archives du département, du VIe siècle à la fin du XVe siècle, Joseph Roman établit que la plus ancienne mention du nom Abriès, en dehors des cartulaires, date de 1259 : c'est une "charte de privilèges" accordée par le Dauphin Guigues aux citoyens d'Abriès. Les privilèges dont ces citoyens jouissent désormais sont de deux ordres : ils sont placés sous la sauvegarde du Dauphin quand ils se rendent à Briançon et en reviennent; et tous les mercredis, est créé un marché à Abriès, avec exemption de toute redevance pour les habitants et obligation faite à tous les gens du Queyras de s'y rendre, "au moins un par maison et de ne rien vendre sans l'avoir offert à ce marché". De fait, Abriès entre dans l'histoire du Queyras et du Dauphiné comme un lieu d'échanges et de transactions, qui a été longtemps assez dynamique et a assuré la prospérité de cette communauté pendant plusieurs siècles.

Aiguilles. D’une altitude de 1450 m, dansla haute vallée du Guil, Aiguilles est situé à 90 km de Gap, à 70 km de Briançon.
L'Eglise St Jean baptiste. En 1433, l'Eglise se trouvait au cœur du village, sur le bord du torrent. Le cimetière et le presbytère l'entouraient. Le 24 juin 1433, à 14h, une pluie torrentielle s'abattit sur Aiguilles. Elle fût reconstruite en bois à l'emplacement actuel. Entre 1433 et 1633, elle fût la proie du feu, sans qu'on en connaisse les dates exactes. Elle a finalement été reconstruite en pierre et ciment.

Ceillac. La vallée de Ceillac est une vallée façonnée par les glaciers et traversée par un affluent du Guil, le Cristillan.
Le nom de Ceillac apparaît pour la première fois dans une bulle du pape datant de 1118 (valle Ciliaci). Cette bulle confirmait la possession des églises de Guillestre, Risoul et Ceillac à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui percevait les revenus qui y était attachés1.
Après être passé entre les mains de différents puissants seigneurs, Ceillac incombe, dès le XIIIe siècle, à l'archevêque d'Embrun qui demeurera pour de longs siècles le seigneur de Ceillac. Il prélevait des droits sur la mouture, sur les moulins, sur les fours, sur la chasse, sur les troupeaux et une capitation (jusqu'au XIVe siècle). Il avait en plus droit de justice comme tous les seigneurs de cette époque. L'archevêque avait un officier, un mandataire pour veiller à ses droits, celui-ci pouvant exercer la charge de consul. Durant plusieurs siècles, le village est dirigé par le consul. Il est élu pour un an lors de l'assemblée générale des habitants se tenant sur la place du village. Il s'occupait des règlements, des amendes, des saisies, de la délimitation, du traçage et de l'entretien des chemins, de la fixation des mesures, de la sécurité (incendie notamment), des fours, des moulins, de la police rurale. Il pouvait, pour des décisions d'importance, convoquer la population en assemblée générale sur la place.
Église Sainte-Cécile (XIVe-XVe s.). Plus d'infos ICI.

Château-Queyras et Ville-Vieille
Emblème de l'autorité et de défense contre les pillards, première porte du Briançonnais, le château delphinal est érigé au Moyen-Age sur un vertigineux éperon rocheux, à 1400m d'altitude. Le château, surnommé dans le pays « le nid d’aigle » protégeait dès le VIIe siècle, la vallée des invasions barbares. On trouve les premières traces écrites sur le fort vers 1260, les termes de Castello Cadracii (1260) et de Castellus (1265) sont mentionnés. Le château appartenait, à cette époque, aux souverains du briançonnais. En 1276, le fort change de propriétaire et est vendu au dauphin. A l’occasion de la mort de son fils, Humbert II dresse l’inventaire de ses états. La première description précise du château date donc de 1339. u XIVe siècle, le château est destiné à un usage militaire.
1368-69 : Guerre entre Dauphiné et Provence.

Molines-en-Queyras. Molines est irriguée par l'Aigue Agnelle, descendant du col du même nom. Elle est composée de sept hameaux : Molines, La Rua, Gaudissard, Clot la Chalp, Pierre-Grosse (1926 mètres), Le Coin et Fontgillarde (1990 mètres). Un huitième, Costeroux (2100 mètres).

Territoire de Ristolas. La commune se divise en trois villages : le chef-lieu (Saint-Marcellin), la Monta (Saint-Laurent) et l'Echalp ( Saint-Sébastien).

Saint-Véran. A 2040 m d'altitude Saint-Véran est traditionnellement le plus haut village d'Europe « où se mange le pain », Hameaux de La Chalp et du Raux.
La légende de saint Véran de Cavaillon raconte que, évêque de Cavaillon, né dans le Gévaudan au VIe siècle, il blessa un dragon qui ravageait la région de Cavaillon et le chassa en lui ordonnant d'aller mourir dans les Alpes. Ce dernier, saignant lors de sa retraite, a laissé tomber des gouttes de sang ; d'où la présence en France d'autres villages nommés Saint-Vérand, dans le Vaucluse, l'Isère et le Rhône.

PHOTOGRAPHIES



Église Sainte-Cécile. Ceillac.


Fort-Queyras.


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