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 Funérailles de Freyelda et Carnil

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Sagaben

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 31 Déc 2008 - 10:10

La cérémonie avait à peine commencé qu'un bruit de chaise et de pas se firent entendre. Le gouverneur quittait les lieux. Une attaque de la ville? Une tempête de neige? Que pouvait-il troubler cette cérémonie qui en vaille vraiment la peine. Le vicomte de Laragne, l'air indigné, interrogea du regard le Goupil qui était à ses côtés.

Son attention fut ensuite reportée par le seigneur de Mions qui montait pour parler. Une description, une narration, de Freyelda. Somptueuse. Amilly opina de temps en temps de la tête, il eut parfois un sourire sur certains propos. Mais cela n'empêchait pas les larmes d'envahir ses yeux. Il resta droit et continua d'écouter.
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Boursiero

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 31 Déc 2008 - 11:01

Le Cardinal avait finit son homélie. C’est le cœur lourd qu’il devait prononcer quelques mots pour son suzerain. Le Gouverneur se leva à son tour, au même moment que le Seigneur de Moins. L’air d’abord interrogateur, comme beaucoup, son regard et sans doute sa pensé se détourna quelque peut, suivant des yeux Sa Grâce. Il se leva à son tour quelques secondes après, rejoignant dans le cœur Max et le Son Eminence.

Puis le Seigneur prit la parole. Poignant, déchirant. Il n’eut bien connu feu la Vicomtesse de Guillestre, mais n’en était pas moins respectueux pour l’une qui avait œuvré pour le Duché.
Puis il caressa le bois froid et regagnât sa place, c’était à son tour.
Il prit un léger souffle, il y avait tant à dire en si peu de temps et la pesante ambiance, lourde et empreinte d’émotions. Il prit une voix grave.

Charles… Carnil…

J’aurai du mal à dissocier maintenant la Chevalerie de ton nom. Ce qu’elle représente et l’idéal que tu lui portais.

Je ne t’ai poinct connu Montilien, mais tes mérites sont montés jusqu’à Lyon. Je pourrai longtemps évoquer tes récompenses, tes titres, et à travers eux tout ton travail pour Montélimar, pour Lyon… pour le Duché dont tu as été Gouverneur et pour le Royaume de France.

De ce Chevalier que tu étais, je voyais avant tout un homme qui aimait. Qui aimait la vie, et qui aimait la protéger. Tu aimais rendre service et te préoccupais toujours de ceux qui t’entoures. T’as vie, mon ami, mon frère, est amour.

Carnil le Téméraire, Charles le Preux, tu étais donc aussi acharné à tes tâches et tes charges que tu n’étais juste, et dévoué au Très Haut. Bourgmestre, l’Hérauderie, les Conseils Ducaux, la Prévosté, le Temple ou encore le Sainct Esprit, tu as touché à tant de domaine et par delà tu as touché aux personnes, regardes en ce jour tous ceux qui sont venus te rendre hommage… une dernière fois.


Le Seigneur de Saint Nazaire prit alors une légère pause de quelques secondes, l’émotion s’emparait de lui à nouveau. Puis il releva un peu la tête et reprit, froid et grave son discours.

Tu n’as pas été épargné pourtant. Ton épouse fut rappelée par Aristote, et tu as continué à aimer, à servir.
Et puis… tu fus ce preux chevalier, celui qui vint au secours de celle qui était en danger, bravant les périls…Celui qui lutta jusqu’à son dernier souffle pour la vie et pour l’amour et à ton tour tu as été appelé par Christos.

Tu as été sage avec moi, et généreux. Nul doute que partout où tu as officié, tu l’as été. De là-haut mesme j’en suis certain, tu veilles d’un œil soucieux et bienveillant sur nous.

… Alors… mon ami… Toi qui seras toujours dans nos cœurs…
Le Connétable prit quelques secondes, un souffle… Repose en paix.

Ainsi lui aussi en regagnant sa place, ne put s’empêcher d’un geste de la main de caresser le cercueil de Charles avant de regagner sa place.
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Ben-Elazar

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 31 Déc 2008 - 13:26

Ben écouta Boursiero plein d'émotion, cet homme là en face de lui avait été annobli et était devenu le suzerin de son parrain le même jour que son propre père le 1 novembre 1455 au domaine des Macquarts...
Il était normal que ce soit lui qui rende hommage a Charles de Macquart comme l'aurait fait avec lui son père Samuel Kamps si il avait été encore de ce monde...

Les mots trouvés par le seigneur de saint Nazaire en Royans était juste, Charles de Macquart dict Carnil était tout à la fois, bon, honnête, homme d'honneur et fidèle en ses convictions et en amitié..

Quand son père avait rejoint Aristote Charles l'avait prit en charge lui Ben-Elazar Kamps et il était devenu son parrain et l'avait guidé sur la bonne voix...

L'émotion nouait la gorges de Ben il n'aurait pu dire un seul mot, tant il était triste de voir partir le deuxième grand homme de sa vie, il jetta un regard a François, il comprennait sa peine il la ressentait.... il en était sur il resterait proche de lui ils étaient presque frère de coeur....

Ben regarda Boursiero a nouveau lorsqu'il eu fini de rendre hommage a Carnil, boursiero aussi avait reçu Ben en son domaine après la mort de son père, il lui avait tendu la main... et offert son amitié!!!


Ben baissa la tête et pria pour que son père retrouve Carnil là ou ils étaient.
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lavoyageuse

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 1 Jan 2009 - 0:00

Voya était perdue dans ses prières et dans les paroles de ceux qui avaient eu le courage de parler. Elle aurait été incapable de prononcer un mot.
Elle qui jusque là avait refusé d'admettre la mort de son amie, en voyant le cercueil et en entendant les mots de Max, elle se mise à pleurer et réalisa enfin que Frey ne reviendrait plus. Jusque là elle avait espérer que tout ceci n'aurait été qu'un cauchemar et qu'elle aurait croisé Frey dans une rue ou une taverne de Vienne, qu'elle l'aurait vu débarquer un dimanche matin à l'église, que Voya aurait pu lui montrer l'avancée des travaux de l'hôpital.
Elle savait que Frey regardait de là-haut, mais ce n'était pas pareil et même si Voya lui gardait une place précieuse en son coeur, la douleur était immense.

Les larmes coulaient sans qu'elle puisse rien y faire, elle se murra dans son silence et serra la main de Myao avec qui elle partageait sa douleur.
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thegoldendragon

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 2 Jan 2009 - 18:38

Les cortège avait fait son entrée dans la cathédrale. Il semblait à golden que le temps s'était arrêté. Le silence était lourd, pesant, les sanglots, s'ils n'étaient réprimés, étaient silencieux. Chacun regardait les deux cercueils avancer peu à peu, sans trop faire attention aux porteurs. Et puis, enfin, ils s'arrêtèrent. Méléagant avait pris la parole, visiblement bouleversé. Le gouverneur quitta la cathédrale, troublant le silence et les esprits. Et puis Max vint parler de Freyelda. Les mots, on ne peut plus justes, vinrent secouer son âme. Elle se rendit enfin compte que tout ce qui se tramait là était bien réel et n'avait rien d'un rêve sinistre. Frey manquait à Vienne, Frey manquait au Lyonnais-Dauphiné, Frey manquait à chaque personne qui l'avait côtoyée et plus que tout, Frey devait manquer à ses enfants encore bien trop jeunes pour qu'on leur arrache leur mère ainsi. Des larmes roulèrent sur ses joues, sans qu'elle tente même de les arrêter.

Ce fut au tour de Boursiero de prendre la parole. Lui aussi paraissait fort éprouvé. Bien qu'elle n'ait connu Carnil que de réputation, son coeur se serra au discours que Boursiero fit, elle pensa de nouveau au troisième orphelin que les défunts laissaient derrière eux.
Les derniers mots prononcés résonnèrent sous la voûte indifférente. Golden frissonna.
Elle se força à regarder les sordides cercueils qui contenaient les deux corps tyrannisés. C'était fini pour eux, fini... Comme cette idée rechignait à s'imposer dans son esprit...
Tout cela n'avait pas vraiment de sens ! Elle réalisa que beaucoup des personnes qu'elle avait autrefois côtoyées étaient partis, plus ou moins définitivement...

Elle regarda les héritiers de chaque famille également, sans curiosité malsaine non, mais plutôt avec des yeux emplis d'une compassion qu'ils ne pouvaient pas voir. Ils venaient de perdre leur dernier parent et pourtant ils devraient assumer leur rang. Rester digne et gérer les domaines qui leur avaient été confiés, assumer les tâches de tous les jours et poursuivre leur éducation. Beaucoup trop pour ceux qui n'étaient encore que des enfants... Même si leur enfance s'était achevée brusquement et définitivement.

Golden sortit de ses pensées, la cérémonie continuait. Pourtant un frisson la parcouru et l'impression indicible que des heures bien sombres s'annonçaient la traversa furtivement.
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Zwyrowsky

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 2 Jan 2009 - 22:45

Le vicomte de Crots assistait, assis, à la cérémonie. Il eut préféré veiller debout ses deux amis, mais l'archevêque en avait décidé autrement. Apparat moins martial, plus religieux. Soit. Il lui vint aux oreilles une des phrases du prêtre. "des mercenaires vénitiens". Tiens donc; il n'avait jamais eu ce détail du serviteur de Charles. Comme tout bon prélat de l'Eglise Romaine, le Cardinal devait être bien informé; il faudrait tenir compte de ce nouvel élément dans leur périple à venir.

Le Gouverneur, assis un rang devant eux, sortit sur ces entrefaites. Bastien d'Amilly lui jeta un regard interrogateur. Jean Zwyrowsky haussa les épaules. Ce n'était pas lui qui était au Conseil. Un page venait de porter un message à Hardryan: sans doute quelqu'affaire d'Etat urgente. Et puis au fond, peu importait.

Le sire de Mions, et celui de Royans, évoquèrent les défunts avec talent et sensibilité. Le vicomte eut un triste sourire, et son esprit vagabonda un instant; il repensait à quelques frasques politiques avec l'un, à quelques conférences amusées avec l'autre. Aux disputes homériques autant qu'aux grands travaux. Aux joies aussi.

*Allons. Reposez en paix, mes amis.*

Il revoyait la scène de Briançon. Son arrivée à l'aube. La découverte des deux corps pâles et rougis. L'interrogatoire. Et puis l'insoutenable instant d'apprendre l'horrible nouvelle aux enfants qu'il avait lui même fait prévenir.

C'est alors que, comme la foudre, un détail lui revint en mémoire. Pardieu... En l'église. Les deux corps dignement préparés par de bonnes et pieuses âmes briançonnaises, l'un à côté de l'autre, gisant noblement. Presque main dans la main, rapprochés par l'étroitesse du chœur de l'église... Comment n'avait-il pas remarqué l'anneau d'or?

Stupéfait de cette découverte, il se tourna brutalement vers son voisin qui dut le croire momentanément égaré de douleur. Il avait envie de rire, tant son idée lui paraissait saugrenue. Et pourtant... Et pourtant il avait envie de hurler de rage et de haine contre celle qui avait brisé ainsi la joie de ses amis. Et penser par dessus tout que ce fait que lui seul avait pu observer devrait rester ignoré... Peut-être en parlerait-il à Espoire, quand ils seraient rentrés. Qu'en penserait-elle? Espoire, qui aimait tant Freyelda.

*Soyez heureux où vous êtes, vous qui n'avez pas eu le temps de l'être ici... Tout sera payé.* murmura-t'il sombrement.
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DeDeLagratte

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 3 Jan 2009 - 14:03

Le Seigneur de Pusignan etait resté silencieux, il avait écouté le Cardinal qui avait pris la parole. Puis ce fût au tour du Seigneur de Mions de prendre la parole et d'évoquer Freyelda, tant de souvenirs, tant de bonté dont elle aait fait preuve tout au long de sa courte vie qui s'achevait bien trop tôt. A cette pensée DeDe ne put refouler la petite larme qui coulait sur sa joue, il se contenta simplement de l'éffacer discrètement puis continua d'écouter Max.

Le Seigneur de Sainct-Nazaire en Royans, fit quant à lui le discours du Preux Carnil, un homme bon pour qui il avait un profond respect et avec qui il avait toujours pris du plaisir à travailler. Ces deux discours, prononcés avec talent par ces deux hommes, le replongea quelques instants dans le passé, soulevant quelques heureux souvenirs en compagnie d'elle et de lui.

Puis son esprit fît son retour, la douloureuse sensation de vide également,tout en jetant un coup d'oeil discrèt vers Golden, il prit sa main puis la serra tout en reprenant sa mine et son regard assombrit comme a son arrivée en la cathédrale.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 3 Jan 2009 - 19:59

La neige avait ralenti sa chute au point de ne tomber qu’en quelques flocons épars. Une brèche s’ouvrit dans le ciel lourd et gris, laissant poindre un franc rayon de soleil qui se dirigea lentement vers les vitraux flambant neuf de cette cathédrale qui avait été détruite puis qui avait commencé à renaître de ses cendres, telle un phénix, sous les premiers mandats de bourgmestre de celle dont on célébrait aujourd’hui la mémoire. Paraîtrait-il que le hasard n’existe pas et qu’Aristote fait parfois bien les choses…

Un rai de lumière diaphane s’engouffra alors dans la nef, projetant mille couleurs sur les visages qu’il venait à éclairer. Doucement, il se déplaça et s’élargit à mesure qu’un coin de ciel se découvrait, balayant une partie de l’assistance. Sa course se ralentit puis s’arrêta dans le chœur qui baignait maintenant dans une luminosité douce et tamisée.

Illuminé par cette grâce discrète, un personnage féminin, situé sur la droite de la Grande Rosace qui bordait le chœur, semblait poser un regard empli d’amour et de compassion sur l’assistance, particulièrement sur trois jeunes personnes blondes toutes de blanc vêtues.

Ceux qui étaient là, priant, se recueillant ou simplement présents pourraient sans doute sentir en écoutant leur cœur, comme une présence bienveillante, comme une ultime bénédiction. Peut-être certains de ceux qui seraient touchés par ce rayon de lumière auraient dans le cœur et dans l’esprit l’image floue et fugace d’une petit sourire, si caractéristique... Si l’on fermait les yeux, peut-être entendrait-on le fantôme d’un léger rire cristallin ou du murmure d’un adieu… Oui, peut-être…

La douce lumière allait là tout le long de la cérémonie, accompagnant chaque mot, chaque prière. Puis elle disparaîtrait soudainement dans le souffle du vent déplaçant les nuages, comme une bougie que l’on souffle, comme une vie que l’on fauche.

Puis la neige recommencerait à tomber juste avant que les portes de la cathédrale ne s’ouvrent de nouveau. Ensuite, il n’y aurait plus rien.
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Paeins

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Lun 5 Jan 2009 - 22:29

L'oraison avait été émouvante, un silence impressionnant mais serein, règnait en la cathédrale baignée depuis peu, par une étrange clartée apaisante, voir réconfortante... Paeins était ému, il cherchait des yeux depuis le début de la cérémonie, la fille de Frey, Alienor. Non qu'il souhaitait s'imposer à elle, mais on lui avait confié mission par missive, et il se devait de la remplir. Le moment était peut-être mal choisi, rajoutant surement douleur supplémentaire à ce coeur déjà trop éprouvé, mais quand pourrait-il le faire sinon ? Doucemement et calmement Paeins se déplaça alors dans l'assistance, s'arretant souvent, marquant des pauses afin d'éviter de ne troubler de trop. Petit à petit donc il rejoignit la jeune fille, se plaçant derrière il lui tapota légèrement l'épaule du vélin qu'il tenait en main, et quand elle se retourna passablement surprise il se courba légèrement baissant le regard en signe de servitude et en lui tendant la missive. Une fois fait il se retira aussi discrètement qu'il était venu, et se rangea au fond de la Cathédrale là où il s'était cantonné à son arrivée, laissant loisir à Alienor de déplier le vélin et d'en prendre connaissance.


Citation :
Alienor,
Je me joints à vous en ces moments douloureux. Votre douleur, je la partage.
Malheureusement le deuil frappant aussi ma propre famille je ne pourrais pas être des vôtres lors des funérailles. Mes souvenirs de votre mère ont jalonné ma vie : mariage, naissances… Pour beaucoup, elle fut une figure incontournable du Lyonnais Dauphiné, mais pour moi, cette grande dame le fut surtout dans le privé. Elle était forte dans la douleur. J’aurais aimé suivre son exemple mais tout le monde ne peut pas avoir sa force de caractère. Je vous présente mes condoléances et je suis certaine que vous serez digne de reprendre le flambeau.

Naltéa

Aurait-il du lui parler ? L'informer de la situation..., lui dire que messire Titilemagnifik était mort, parti avec ses enfants sur les routes rejoindre Naltéa, qui lui manquait de trop, qu'il ne l'avait jamais rejoind, et que les enfants avaitent disparus...aurait-il du lui faire part du désir de Naltea, de se laisser mourrir ayant perdu tout espoir, souffrant trop de la douleur qui l'assaillait, voulant rejoindre ainsi son époux...? Paeins n'en avait eu le courage, pas en cet instant, pas en ce lieu...peut-être par la suite...qui sait aura-t'il un moment propice pour l'en informer plus tard..., enfin il le fera si l'occasion s'en trouve.
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Cyril Kad d'Azayes

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 7 Jan 2009 - 9:59

Le vieux Cardinal Primat de France cheminait aux côtés de Son Eminence Ingeburge et de Son Eminence Jehan Meleagant. Il prêtait son bras à ce dernier. Ils quittèrent la sacristie, entourés d'une horde de ventripotents chanoines épuisant probablement de leur faim les caisses du trésor de l'archevêché de Vienne. L'archevêque était bien de loin de ces futiles hypothèses. Il marchait sans un bruit, le regard perdu dans les vitraux de l'imposant édifice, cherchant un signe, un échappatoire à cette sinistre réalité. Il s'en était venu pour officier aux funérailles de Charles de Macquart, ancien feudataire du Lyonnais Dauphiné. Un grand de ce monde parti rejoindre ses illustres prédécesseurs. Hum, guère de quoi se voir touché outre mesure. Du moins en général... Car cet homme n'était point pour lui l'un de ces noms sur lesquels il ne mettait un visage que lors du porté du cercueil. Il le connaissait de longue date et s'était lié d'amitié avec le Chevalier dont il partageait les valeurs. Son collier d'Isenduil se dandinait à son cou. Alors qu'un rayon de lumière illuminait soudainement la nef, le comte monta en chaire, gravissant lentement les marches en essayant de ne point perdre une ou deux vertèbres dans l'ascension..

Livre des vertus en main, il fit lecture d'un extrait du Livre premier, "le mythe Aristotélicien", d'une voix puissante mais branlante :


    - L’éclipse VII : Le Paradis -

    Les sept anges se tenaient face à moi. Ils arboraient un grand sourire plein de gentillesse que venait souligner leur regard plein de tendresse. Pour la première fois depuis que j’avais laissé mon chien seul dans le champ, je me détendis et m’emplis de la sérénité qu’ils dégageaient. Ils m’aidèrent à me lever et Michel, le plus robuste, me fit monter sur son dos. Je rougis à l’idée de chevaucher un Archange comme un cheval. Mais ils rirent tous, voyant la gêne s’afficher sur mon visage. Ces rires n’étaient pas moqueurs, mais pleins d’amitié.

    Alors, sept grandes paires d’ailes magnifiques s’étendirent. Ils s’approchèrent du bord et se laissèrent tomber. Je hurlai de terreur, mais mon cri s’étouffa lorsque les Archanges redressèrent leur vol et s’envolèrent vers la soleil. Je pus voir sous moi l’ensemble de la lune et me promis intérieurement, si l’occasion m’en était donnée, de toujours vivre dans la vertu, suivant les préceptes d’Aristote et de Christos, afin de ne jamais plus retourner dans un endroit aussi sordide. Galadrielle me lança un sourire complice et me dit: “C’est bien. Tu as pris une judicieuse décision. Puissent les autres vivants faire la même.”

Il descendit de chaire...

Souvenons nous, à l'instar de Sypous cheminant en direction du paradis sur le dos d'un archange, que vivre dans la vertu consiste à vivre comme Dieu le veut. Vivre dans le péché, au contraire, revient à nier la volonté divine et donc à nier notre propre nature divine. Cela revient donc à nous nier nous-même, à travers la négation de Dieu.

N'oublions pas que de ce fait, les humains sont naturellement des êtres sociaux, car vivre en communauté, c’est vivre en accord avec notre statut de composants de Dieu. C’est dans cette logique que se traduit la communauté Aristotélicienne, permise par le sacrement du baptême.

Ceux qui vivent dans la vertu se voient ouvrir les portes du paradis tandis que les autres, sinistres pêcheurs, sont condamnés à une errance éternelle en l'enfer lunaire. Notre frère, notre ami Charles de Macquart, notre soeur, notre amie Francesca Amalya Avencourt, surent, l'un comme l'autre, trouver leur place en la communauté Aristotélicienne, liant des liens amicaux, fraternels, avec ceux qui eurent le plaisir et la chance de croiser leur route.

Nul ne doit espérer atteindre la perfection dans une ou plusieurs vertus, cela est impossible, et donc péché d’orgueil. Nous devons plutôt rechercher le Juste Milieu entre chaque vertu et chaque péché. Le Juste Milieu ne signifie pas un milieu mathématique, à égale distance de ces deux extrêmes, mais une tendance à se diriger vers la vertu en étant conscient de l’impossibilité de l’atteindre. Si le Tout Puissant demeure seul décisionnaire, seul juge quant à notre oscillation entre vertu et pêché, nous pouvons espérer, connaissant nos amis, qu'ils sont dignes de trouver leur place au côté des prophètes et du Très Haut en le paradis qu'Il a créé.

Puissent t'ils rejoindre ce lieu magique que décrivent les Saintes Ecritures. Ce paradis baigné d’une douce lumière sans la moindre obscurité. Ce lieu en lequel ceux qui ont faim se servent sur les arbres fruitiers, ceux qui apprécient les plaisirs de la détente s’allongent dans l’herbe en toute simplicité.


Cyril Kad d'Azayes s'interrompit un instant avant de poursuivre par la lecture d'un second extrait :

    - L’éclipse VIII : La résurrection -

    Cette voix que j’entendis, alors que je me trouvais en compagnie d’Aristote et de Christos, était calme et pénétrante. Ils m’expliquèrent que c’était Dieu Lui-même qui allait me poser la question. J’allai enfin savoir laquelle était-ce. La voix divine me dit: “Toi, l’humain que les tiens nomment Sypous, tu es venu à Moi, découvrant tout ce qu’un humain pourra connaître après sa mort. Tu as visité chacun des sept Enfers, où tu as rencontré chacun des Princes-démons, qui se sont présentés à toi, conformément à Ma volonté. Qu’as-tu retenu de tes périples ?”

    Je répondis: “J’ai compris le sens du Salut. Lorsqu’un humain a vécu dans la vertu, s’étant ainsi conformé à Ta divine parole, transmise par le prophète Aristote et par Christos, le messie, Tu lui accordes le droit d’accéder en ces lieux, au Paradis, au sein du soleil. S'il se détourne de la vertu, refusant d’écouter Ta divine parole, qu’il s’abandonne aux plaisirs terrestres, à l’égoïsme, à la tentation, à de fausses divinités, Ton infinie sagesse t’amène à l’envoyer en Enfer, dans la lune, pour y être puni pour l’éternité. Tu nous aimes, mais c’est également à nous de T’aimer.”

    Dieu me dit: “Maintenant, le temps est venu pour toi de faire ton choix. Tu peux décider d’accepter la mort. Dans ce cas, je jugerai toute ta vie, les moments où tu as su oeuvrer pour la vertu et ceux où tu t’es détourné d’elle. Si, alors, Je juge que tu le mérites, tu rejoindras les élus pour une éternité de joie et de bonheur. Mais si Je juge alors que ta vie n’a pas été assez vertueuse, tu connaîtras une éternité de tourments en Enfer. Mais, si tu penses que ton temps n’a pas encore été accompli, que tu n’as pas encore fait tes preuves devant Moi, tu peux décider de revenir à la vie.”

Raclement de gorge, trempette de lèvres dans un verre d'eau, sueur perlant de son front balayée du revers de la main, l'archevêque fait de nouveau face à l'assemblée et déclare :

Que faut il retenir de cet extrait, chers amis ?

Plusieurs choses, mais avant tout, que Charles de Macquart et Francesca Amalya Avencourt ne sont plus car ils ont accepté ce jugement ! Ils n'ont point opté pour la résurection, offerte à chacun, mais ont estimé qu'il était temps pour eux que leur âme soit jugée par notre Créateur. S'il apparait complexe de surmonter cette épreuve, de ne plus entendre leur voix, de ne plus les croiser en taverne, n'oublions pas qu'aujourd'hui est néanmoins un jour joyeux, car deux fidèles de notre communauté s'en sont probablement allés rejoindre le Très Haut dans la plénitude éternelle. Charles de Macquart et Francesca Amalya Avencourt sont partis trop vite pour nous, dans de sinistres circonstances, mais demeurons convaincus dans notre foy que par leurs efforts, leur gentillesse et leur dévotion, ils se sont assuré une place dans les cieux.

Amen.


La voix du Primat de France se faisait de plus en plus défaillante. Il avait hâte de céder la parole à l'un de ses confrères, désireux de ne point trop laisser transparaitre ses sentiments. Il ajouta :

Mes enfants, ces funérailles nous rappellent plusieurs choses :

Bien évidemment, le souvenir d'Amis Aristotéliciens qui viennent de nous quitter. D'un homme et d'une femme qui avaient une histoire, unique, avec Dieu. Qui étaient entourés de tendresse par Dieu. Qui ont fait, ou non, l'expérience de cette tendresse.
Nous voici nombreux réunis dans cette Cathédrale de Vienne, autour de Charles de Macquart et Francesca Amalya Avencourt, pour prendre conscience de ce lien d'amour qui les a toujours uni a Dieu, qui unit Dieu à chacun de nous, à tout instant.

La mort viendra pour nous cueillir. Tous. Pour les uns tôt, pour les autres plus tard. Pour les uns dans leur jeunesse, pour d'autres dans leur vieillesse.

Le Tout Puissant nous prévient : "Soyez prêts, soyez toujours prêts car vous ne savez ni le jour ni l'heure". Aristote nous a guidé et Christos nous invite à prendre exemple sur lui, à trouver notre joie à vivre pour les autres, à aimer comme ils nous ont aimés. A l'instar de nos amis défunts et de nos apôtres, aimons chaque jour, ne perdons pas une seconde !


Et le vieil homme de se retirer, ralliant sa place d'un pas chancelant, appuyé sur sa crosse primatiale.
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stra

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 7 Jan 2009 - 11:29

[Loin de là, en Armagnac et Comminges]

La lecture de la missive lui annonçant leur disparition l'avait autant surpris que choqué. Il avait mis du temps à se résoudre à cette éventualité, surtout si loin de cette terre du Lyonnais-Dauphiné, où il avait partagé avec eux nombre d'épisodes marquants de sa propre vie d'alors...

C'est ainsi, alourdi de ce poids supplémentaire de la perte d'êtres proches, qu'il se rendit à la Cathédrale d'Auch en ce jour faire brûler deux cierges en leur mémoire. Et tandis que son regard se perdait dans la danse des flammes orangées, il leur adressa à tous deux ses prières en forme d'hommage et d'au-revoir.
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Enguerrand

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 8 Jan 2009 - 9:51

Enguerrand luttait pour garder le contrôle de ses émotions, chaque second semblait être un siècle en ce lieu. Les larmes étaient à peine contenues mais le discours du seigneur de Mions perça un peu plus la déjà fébrile carapace du jeune garçon.

Finalement l'enfant avait si mal connu sa mère, cherchant à tout savoir d'un père qu'il n'avait pas connu, il en avait oublié ceux qui étaient encore là. Certes il savait que Francesca-Amalya était une très grande personnalité du Lyonnois et du Dauphinois mais son dévouement total, son désintéressement pour les mondanités et les récompenses, cela ne l'avait jamais su. Le poursuivant d'armes eut soudain honte d'avoir laissé tant de distance avec sa mère regrettée, bien évidemment, sa formation militaire en Normandie était nécessaire mais il avait commis une erreur en pensant garder son unique parent éternellement, la vie en avait décidé autrement et maintenant il devrait apprendre à connaître sa mère par les récits des autres, comme ce fut le cas auparavant. "Aristote est moqueur", cette phrase lui revenait en tête comme un écho ; si la formule était utilisée plutôt sur un ton humoristique, désormais elle avait un autre son dans ce contexte.

Le chagrin s'enfonça encore un peu plus dans le cœur du fils d'Avencourt. Ce que n'arrangea pas l'hommage à Carnil : Enguerrand était orphelin de père, mère et parrain. Il en prit entièrement conscience à cet instant.
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Meleagant

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 17 Jan 2009 - 2:01

Le prélat se releva de nouveau en se frottant la jambe. Cette fois-ci le chanoine l'accompagna devant les cercueils

Merci frère, dit-il à l'adresse de Kad, qui lui répondit d'un hochement de tête en guise de révérence.

Soeur Ingeburge ?

Le visage habituellement si fermé du cardinal connétable s'adoucit à son adresse et secoua la tête tristement.
L'archevêque de Vienne plaqua un sourire paternel à l'assemblée.


Il est temps pour nous de témoigner une dernière fois toute notre affection au duc d'Hostun et à la vicomtesse de Guillestre.
Recueillons-nous une dernière fois en les recommandant tous deux au Très Hautdans l'espérance de nous retrouver un jour auprès d'eux.


Il baissa la tête, l'assemblée l'imita. Un silence assourdissant envahit la haute nef.
Après un long temps, le prélat releva la tête et s'adressa une nouvelle fois aux porteurs.


Suzerains, vassaux, amis, conduisez ces deux êtres vers leur dernière demeure.

Les cardinaux et les clercs rangés de part et d'autre de ces derniers se levèrent d'un seul homme, bientôt suivis par la foule qui occupait les sièges et les bancs de la cathédrale
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samarel

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 21 Jan 2009 - 20:57

samarel pria avec ferveur pour le salut des âmes de ses deux amis disparus. puis il se leva au signe de monseigneur et prit sa place au coté du cercueil de freyelda. il attendit les autres porteurs en silence, pret à la mener à sa dernière demeure.
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max69lyon

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 22 Jan 2009 - 1:34

La cérémonie se passa, alternant temps de prière et de reccueillement. Les pensées du seigneur de Mions étaient toujours aussi sombres, violentes et haineuses. Toute sa foi ne parvenait pas à le détourner de ces sentiments, qu'il avait toujours réussi à banir jusque là, trouvant refuge dans la prière. Mais là, c'était en vain. Un lourd rideau de velours semblait s'être tiré entre lui et Aristote. Le dernier acte était joué et s'était achevé tragiquement. Et il semblait au Capitaine Episcopal qu'il ne reverrait jamais l'acteur vénéré, qu'il chérissait pourtant.
Puis vint le moment du dernier adieu... Les fidèles présents semblèrent se replier sur eux même, comme autant de fleurs à la tombée de la nuit, dans un champ printanier. Mais certaines ne se rouvriraient pas au retour de l'astre solaire.
Lorsque Son Eminence, après longtemps d'attente, mais qui sembla filer en un instant, commanda aux porteurs de conduire leurs parents et amis en leurs dernières demeures, Max se leva, et d'un pas tout aussi mécanique qu'il avait regagné son banc après l'oraison pour Frey, il suivit Samarel, et prit place de l'autre côté du cercueil. Sa main se remit à caresser imperceptiblement le bois clair. Il fallut un effort considérable au vieux viennois pour que ses doigts aillent enfin enserrer la poignée métallique. Ses jointures blanchirent. La main gauche se posa sur le pommeau de son épée. Levant les yeux, son regard tomba sur un tableau de Sainte Kyrène. Il eut l'impression fugace que celle ci le regardait. Il détourna les yeux, honteux de ses sentiments. La haine était certe la plus mauvaise raison de prendre l'épée aux yeux de la Sainte Patronne de la Garde Episcopale. Un instant après, les cercueils étaient hissés sur les épaules, et lentement, le cortège se mit en marche. Un ultime et fugace rayon de soleil vint frapper l'allée, filtré par les vitraux, puis s'éteignit doucement, comme caché par un nuage. Mais le seigneur de Mions n'y prêta pas attention, son coeur imperméable à toute forme de magie...
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Sagaben

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 24 Jan 2009 - 20:40

Le vicomte de Laragne, à l'invitation de l'archevêque et avec le reste de l'assemblée, baissa la tête. Recueillement. Il repensait à la Pieuse et au Preux. Il avait peut connu le deuxième. Croisé à quelques occasions, durant son mandat de gouverneur et lui de héraut. La première fut une aide et un soutien précieux durant sa gouvernance. Il n'oubliait pas leurs conversations mêlés de sages conseils et de son franc-parler. Un imperceptible sourire se dessina sur la face du Tempéré.

Lors d'une nouvelle invitation du Cardinal, il se leva avec les autres porteurs et se porta à la hauteur du cercueil de la Pieuse. Triste mine. Fière, mais Triste. Regard vers les orphelins. Clignements d'yeux. Pensées de soutien tournées vers eux à travers un regard, mais aussi à travers ses prières, à travers Aristote, mais aussi à travers ces deux Grands. Qu'ils veillent sur eux. Qu'ils veillent sur leur cher Dauphiné.
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Ben-Elazar

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 25 Jan 2009 - 8:29

Ben écoutait la cérémonie tel un automate, son esprit était ailleurs, transporté dans le passé... ce passé qui était celui du temps... ou... son père Samuel Kamps dict Sakamps devint le vassal de Charle de Macquart dict Carnil... le temps ou lui même revenu de ces terres lointaines ou son père l'avait fait élever il devint le filleuil devant Aristote de Carnil...

puis son esprit s'arrêta sur les jours de tristesse... quand son père les quitta pour rejoindre l'eternel... tous ses amis était venu à la cérémonie Carnil en tête le coeur et l'âme remplis de chagrin......

Et aujourd'hui Ben était là pour une autre triste cérémonie... le départ pour le grand voyage de Carnil et son amie Freyelda.. Ben toujours les mains jointes regarda sans même le voir le plafond de la cathédrale.... il regardait l'infini... il regardait un point que lui seul voyait... il regardait son père
.... " Prend soins d'eux papa " .....

Ben savait ... il savait que Carnil en rejoingnant l'éternel était venu prendre place tout à coté de son père et qu'il était heureux de se retrouver pour cette vie éternel, et que tous trois veilleraient sur leurs enfants respectifs et leurs amis.....


Ben revint a lui.. au temps présent au moment ou les porteurs s'apprétaient a reporter les cercueils de bois.... ben sur son visage n'avait plus de larmes, juste... juste un léger sourire comme appaisé.... un frisson le parcouru comme des ombres qui le frolaient
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Demons

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mar 3 Fév 2009 - 21:40

Durant toute la cérémonie Demons n'avait pas dit un mot, c'était à peine si il avait ouvert la bouche pour répéter voire marmonner ce que disais l'évêque et les fidèles. La vie de Freyelda et celle de Carnil avaient été contées avec justesse par leurs proches. Transit de froid aucune couverture aurait pu réchauffer Demons, ce froid ne venait pas de ce vigoureux hiver mais provenait de son corps lui même, comme n'acceptant pas ce qui se déroulait devant ses yeux. Trop de souvenirs venaient lui chatouiller l'esprit, c'est alors qu'il pensa à Sakamps qui était mort quelques mois auparavant, il pense alors à son fils et aux préceptes de la famille qui disait qu'une personne disparaissait vraiment lorsqu'on ne pensait plus à elle. Comme plein d'espoir alors Demons se fit la promesse qu'ils ne disparaitraient jamais. Se retournant vers son écuyer qui avait prit ses parchemins durant la cérémonie il lui fit un rapide signe de la tête comme pour lui dire, tient toi prêt.

Lorsque le Cardinal les invita à se présenter devant les cercueils pour les emmener vers leur dernière demeure, Demons s'approcha accompagné des autres porteurs, s'était le moment des derniers adieu. Mais ils n'étaient pas prêt de disparaitre complètement...
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MacCornell

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Mer 18 Fév 2009 - 17:22

Tout au long de ce dernier hommage rendu à deux illustres personnages du Lyonnais-Dauphiné, MacCornell avait fait son devoir de Seigneur des Lances. Il avait escorté les corps, en avait porté un dans son cercueil. Il avait veillé au près d'eux et s'était recueilli lors de la célébration. Il ne les connaissait pas personnellement mais son devoir était d'être à leurs côtés. C'est cela aussi servir le Lyonnais-Dauphiné. Pas de faits d'armes, ni de gloire, juste une présence discrète et sobre.
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Demons

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Jeu 19 Mar 2009 - 22:14

Lorsque tous les portèrent arrivèrent autour des cercueils, Demons se détacha du groupe et se dirigea vers la nef de la cathédrale. Lorsqu’il prit place pour parler, il attendit quelques instants puis commença à lire quelques mots qu’il avait écrit sur son parchemin que venait de lui donnait son écuyer. A vrai dire il n’avait pas vraiment besoin de son parchemin mais il lui permettait de garder ses esprits.

Avant que nous conduisions Messire Carnil et Dame Freyelda dans leurs tombes, je voudrai leur offrir un dernier hommage. Je ne vais pas vous narrer une nouvelle fois leur vie ni quelques anecdotes car je pense que Messires Boursiero et Maxdelyon l’ont fait beaucoup mieux que je ne pourrai le faire.

Profitant de ce triste évènement qui nous arrache deux amis, je vous annonce aujourd’hui l’ouverture du : Panthéon Dauphinois. Non loin de l’église de Lyon vous pourrez vous rendre dès aujourd’hui dans ce lieu où chacun pourra se rappeler qui étaient les illustres dauphinois qui ont marqués notre duché et nous ont quittés.


Reprenant sa respiration quelques instants Demons rajouta :
N’hésitez donc pas à vous y rendre, parce que un homme n’est vraiment mort que le jour ou plus personne ne pense à lui, honorons la mémoire de Carnil et Freyelda !

Puis Demons redescendit rejoindre sa place près du cercueil avec les porteurs, il était maintenant temps d’emmener ses eux amis vers leur dernière demeure.
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Funérailles de Freyelda et Carnil
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