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 Sermons et messes

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Hardryan



Nombre de messages : 5932
Localisation IG : Montélimar
Date d'inscription : 20/04/2007

MessageSujet: Sermons et messes   Sam 27 Fév 2010 - 16:20

5 juillet 1457 - Messe pour les soldats lyonnais-dauphinois partis prêter main forte à la Bourgogne

Hardryan a écrit:
Hardryan arriva tôt à l'église en ce premier dimanche matin du mois de juillet. En ces temps troubles, il était préoccupé et il essaya de trouver quelques réponses dans le Livre des vertus. C'est ainsi qu'il prépara la messe qui allait avoir lieu un peu plus tard dans la matinée, inspiré par les récents événements qui se jouaient.. de l'autre côté des frontières dauphinoises.

Les heures passèrent et le Diacre s'assura, avant de commencer, que les 5 éléments aristotéliciens était bien présent : de l'eau dans une coupelle, le feu sur un cierge, une pierre taillée sur l'autel, l'encensoir était bien plein et l'arrivée des fidèles à l'intérieur de l'église allait bientôt remplir l'atmosphère la maison de Dieu.

Debout sur le parvis, il attendait l'arrivée des ouailles alors que les cloches retentissaient dans les montagnes et la vallée. À grand renfort de poignées de main, il les invitait à entrer dans la nef. leur emboitant le pas, il s'installa à la sacristie.


Se retournant vers les fidèles:

Mes amis, chers fidèles aristotéliciens, bienvenue dans votre demeure.
Ce jour, nous ferons ensemble un pas de plus vers le chemin de la vertu, d'abord, en nous lavant de tout péchés. Demandons au Très-Haut, dans son infini bonté de nous pardonner. Répétez bien ces paroles avec moi:




Regardant l'assemblée alors que les derniers mots de la confession résonnaient encore en les murs de l'église comme l'écho de la parole divine que tous devaient suivre:

Mes frères, mes soeurs, aujourd'hui je veux vous parler des horreurs qui se déroule dans une contrée à deux pas de la nôtre, qui se déroulent chez nos amis et voisins Bourguignons et contre quoi nos vaillants soldats ainsi que les leurs se dresseront sans peur pour que le Bien et la vertu triomphent une fois de plus dans notre monde.

Des brigands, des hommes vils et fourbes, sans morale, des êtres indignes de Dieu qui pèchent d'avarice, d'envie, de haine déferlent sur les terres de nos amis pour ne laisser derrière eux que mépris et malheureux..

Par le passé, des hommes aussi vils et fourbes que ceux qui sévissent en Bourgogne ont péché... Et Dieu, en toute justice ne les a pas laissés impunis. Rappelons-nous de ce qu'advint d'Oanylone, cité un jour magnifique qui tomba hélas sous la griffe de l'être sans-nom:


Citation :
Les humains s’étaient tant abandonnés au péché que Dieu avait décidé de les punir. Mais la plu-
part d’entre eux ne comprenaient pas en quoi ils avaient fauté, tant avait été grand leur abandon au
vice. Ils avaient tellement pris goût aux plaisirs de la vie qu’ils tremblaient à l’idée de la quitter. Nombre
d’entre eux décidèrent alors de fuir la ville maudite d’Oanylone.

[...]

Les six jours furent terribles, les éclairs déchirant le ciel et le tonnerre ébranlant la volonté des plus faibles. Nombre d’humains fuirent alors la ville. Seuls restaient les plus vils, qui écoutaient les prêches des sept incarnations du péché, et les plus vertueux, qui, à l’instar des sept incarnations de la vertu, acceptaient la punition de Dieu. Même la Créature Sans Nom eut la prudence de prendre la fuite, laissant les sept corrompus s’aveugler dans leur folie.
Le septième jour vint conclure la sentence divine dans un titanesque cataclysme. Dans un tremblement
assourdissant, le sol s’ouvrit sous les pieds des rares à être restés en ville. Des flammes hautes comme une
cathédrale vinrent les dévorer. Les bâtiments furent mis à bas, les pierres s’effondrant sur leurs habitants,
et les flammes dévastaient tout. Bientôt, toute la cité fut engloutie dans les entrailles de la terre, ne laissant plus aucune trace de son existence.

Hardryan referma le Livre des vertus alors qu'il regardait l'assemblée présente:

Voyez ce qui arrivent à ceux qui se laissent glisser dans le vice. À ceux qui oublient que Dieu nous a tant donné et qui écoutent les paroles de la créature sans nom. Voyez ce qui arrive à ceux qui se détournent du véritable amour et de la véritable amitié. Les brigands qui sévissent en Bourgogne connaitront un sort semblable, car nul ne peut échapper à la justice divine.

Après avoir marqué une pause, le Diacre reprit:

Maintenant récitons le credo ensemble, afin que Dieu entende que nous avons une foi infinie en Lui.



Se rendant ensuite à l'autel, le Diacre prépara la communion et invita ensuite les fidèles à s'approcher:



Allez en paix, mes frères et mes soeurs! Que le Très-Haut nous garde, ainsi que nos frères partis en Bourgogne et qu'il nous guide sur les chemins des vertus et de l'amitié aristotélicienne.

Sur ces paroles, Hardryan remonta l'allée centrale et resta sous le porche afin de saluer les fidèles lorsqu'ils passeraient devant lui pour sortir de l'église et profiter de cette belle journée qui s'offraient à eux... loin des soucis...
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Hardryan



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Date d'inscription : 20/04/2007

MessageSujet: Re: Sermons et messes   Sam 27 Fév 2010 - 16:21

16 juillet 1457 - Sermon sur le mariage ou Comment la Créature sans nom vient briser l'Amitié incarnée

Hardryan a écrit:
Sermon sur le mariage ou Comment la Créature sans nom vient briser l'Amitié incarnée

Le mariage... Qu'est-ce que le mariage...

Il est écrit dans le dogme:

Citation :
Le mariage


I) Aspect dogmatique

Chapitre premier: L'amitié incarnée.

Le dogme de l'amitié aristotélicienne précise:

Citation :

"L'Amitié Aristotélicienne" au sens large, qui est une communauté de vie: Par le Baptême chaque baptisé serait introduit dans une union spirituelle en puissance qui serait donc un contact spirituel avec tous les autres baptisés. ce point rejoint la notion traditionelle du Baptême qui introduit dans la communion des Saints.

Cette union spirituelle avec tous les baptisés s'exprime plus particulièrement entre l'époux et l'épouse dans le cadre du mariage. Les époux, par un amour pur et désinteréssé, sont appelés à former cette amitié parfaite qui est le gage de la sainteté aristotélicienne. A travers cette union si belle des époux c'est Dieu lui-même, source de tout amour, qui est glorifié.
Ainsi l'amitié aristotélicienne s'incarne particulièrement dans le mariage et y trouve une authentique réalisation.
Le mariage est indispensable à l'amour incarné, car il fonde une communauté de vie qui débouchera sur la mise au monde d'enfants et la fondation d'une famille, afin de rendre présente la fécondité de l'amour. C'est un engagement ferme et fort, dans lequel les époux se promettent de lutter ensemble contre les germes de haine et de désordre, par delà les difficultés de la vie quotidienne.

Le mariage est donc l'union d'un homme et d'une femme qui se font une promesse: celle de faire face ensemble aux différents obstacles et aux différentes épreuves de la vie afin de pouvoir les surmonter plus facilement et y résister quand le projet commun qui les unit est menacé.

Mais quel est-il ce projet commun? Ce projet commun est la formation de l'amitié parfaite à travers laquelle Dieu, source de tout amour, est glorifié dans les liens sacrés du mariage qui sont l'authentique réalisation de l'amitié aristotélicienne. De cette union si belle des époux se trouvent les fondements d'une communauté de vie qui résulte en la mise au monde d'enfants et d'une famille, consécration de la fécondité de l'amour.

Le mariage est un fondement. La construction menant à la représentation de l'amour, de l'Amitié incarnée, de la communauté de vie. Et les matériaux qui permettent de la construire sont ceux de la vie vertueuse chez les deux époux.

Je vais vous raconter une petite histoire, celle de deux époux et de leur mariage:

Citation :
Il était une fois un homme et une femme qui étaient mariés depuis quelques mois et qui construisaient peu à peu leur foyer. Chacun faisait tout ce qu'il pouvait, ne comptant pas les efforts et l'énergie mise à l'édification de leur maison.

Un jour, un voyageur sans nom passa devant le foyer de l'homme et de la femme, s'y arrêta et interpella cette dernière:
- Bonjour femme, voilà une bien jolie demeure que vous avez là, vous travailler très dur il me semble. Pourquoi ne pas vous reposer, je vois que votre homme est fort comme un boeuf, il peut bien travailler pour deux. qu'il lui dit.
- Ah non mon bon monsieur, ici chacun travaille, c'est comme ça. de lui répondre la femme.
Le voyageur n'en dit pas plus, il reprit son chemin et ne repassa que quelques semaines plus tard où il trouva à nouveau la femme.

- Oh là , femme! Je vous trouve encore à travailler, pourtant vous me semblez fatiguée. Vous devriez vous reposer. qu'il lui dit, et elle de répondre:
- Vrai que je suis fatiguée, un petit repos ne me fera pas de tort.

Et c'est ainsi que la femme s'en alla dans une maison de repos pour se refaire des quelques forces. Pendant ce temps, notre homme travaillait toujours à construire la maison, mais devait redoubler d'efforts pour pallier à l'absence de sa femme.

Celle-ci revint au bout d'un certain temps, mais elle avait pris goût à une vie facile et s'en retourna donc à la maison de repos tandis que son bougre de mari qui, n'ayant plus l'aide de son épouse pour construire la maison s'était essoufflé et n'arrivait plus à être aussi efficace qu'auparavant.

Au cours de la saison, les intempéries frappèrent la contrée plus durement qu'à l'accoutumée et des murs de la maison s'étaient donc écroulés. Notre homme à bout de souffle commença à se questionner, d'autant plus qu'il avait l'estomac vide puisque sa femme n'était plus là pour cultiver le potager qui les nourrissait.

Un jour, l'homme reçut la visite du voyageur sans nom qui lui dit:

- Hé le bougre, tes joues me semblent bien creuses, ta Femme ne te fait donc pas la cuisine? ce à quoi l'homme répondit:
- Hélas, elle reprend des forces à la maison de repos. Elle devait revenir, mais elle a encore besoin de temps je suppose.
- Balivernes! Fainéante ta femme! voilà des mois qu'elle se prélasse! Je l'ai vue en passant au village le mois dernier, alors que toi tu t'éreintes à la tâche ici. M'est avis que tu devrais aller te restaurer chez la voisine.

Le bougre trop affamé pour penser plus loin que le bout de sa langue se fâcha contre son épouse qui ne lui avait pas donné de nouvelles et qui le laissait faire tout le travail. Il se rendit donc chez la voisine où il trouva de quoi se sustenter et bien plus. Il s'y trouva si bien qu'il en oublia sa femme et qu'au lieu de travailler sur sa maison, il se mit à travailler sur celle de la voisine.

Son épouse quant à elle n'ayant pas de nouvelles de son mari et surtout celles du Voyageur sans nom lui disant que tout allait bien se contenta de cela et, se trouvant elle aussi très bien là où elle était, décida d'y rester.

Bientôt de leur maison, il ne resta plus rien.



Qu'est-il donc arrivé au mariage de l'homme et de la femme? Comme leur maison, il a été laissé à l'abandon et il n'en reste plus rien. Les deux époux n'ont pas été vertueux, la femme se laissant aller à la paresse, à un égoïsme, à l'acédie, et l'homme à une colère, à la gourmandise, à la luxure. Ils ont tous les deux oublié leur engagement et leur promesse de lutter ensemble et ont cédé au péché. Leur désunion les a mené à leur perte et ils ont perdu tout ce qu'ils avaient construit jusque-là. De l'amour, de l'Amitié incarnée il ne reste plus rien et le projet commun qui aurait permis de glorifier Dieu n'est plus.

Citation :
Notables, Prélats,
Frères, soeurs,
Chers amis,

Nous, soeur Ellya, professeur du Séminaire Saint-Benoit, en ce seizième jour du mois de juillet de l'an de grâce mil quatre-cent cinquante sept, désirons porter à votre connaissance les faits suivants:

Au nom du corps professoral du Séminaire Saint-Benoit et de par notre mandat de la Congrégation de la Diffusion de la Foi, nous décernons au séminariste Hardryan, le titre de Licencié en Aristologie et capacité à l'Ordination au Diaconat et à la Prêtrise du Séminaire de Saint-Benoit.

Une Eglise efficace est une Eglise qui connaît son dogme, son droit canon et sa liturgie. Par la grâce d'Aristote, de Christos et de Saint Arnvald, que Foi et Raison nous guident.

Pour que la reconnaissance de la présente en soit accrue, nous avons décidé de la confirmer par notre main et de la signer par l'impression de notre sceau.


                  Scellé en l'Abbaye Saint Arnvald de Noirlac en ce seizième jour du mois de juillet de l'an de grâce mil quatre-cent cinquante sept en Berry.


Sœur Ellya
Professeur du séminaire


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