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 Festivités de la Sainct-Georges 1457

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Hardryan

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MessageSujet: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:52



Citation :
Oeuvre de dame Arwel

Citation :
"Combat contre le Dragon de Béryte"

Cheminant vers la Cappadoce,
Sur son blanc destrier véloce,
Georges, chevalier aux nombreux mérites,
Devait traverser la région dévastée de Béryte.
Alors qu'il longeait un marais,
le preux guerrier entendit des plaintes désespérées.
Une gente damoiselle, d'une beauté remarquable,
Lançait dans les airs des clameurs formidables,
Solidement liée à un pieu de bois.
Le jeune homme vint au secours de la Belle aux abois,
Faisant fi de toute prudence au nom de sa Foi.
La princesse Alcyone lui manifesta alors grande joie !
Soudain, une prodigieuse clameur s'éleva,
Cent hommes solidement armés elle précéda.
Cette troupe emmenée par Nahf, Le "Dragon" de Béryte,
N'entendait pas qu'on mît ainsi fin à ses vils rites.
Elle encercla le noble chevalier,
Qui rapidement parut être piégé.
Il pria Dieu et Christos de toute son âme.
Le combat faisait rage dans le fracas des armes.
Prisonnier d'une mêlée périlleuse et dense,
Georges courait un danger immense.
Porté par sa Foi, il se défendait vaillamment,
Quand retentit, au sein de la bataille, un hurlement,
Un terrible hurlement qui sonna la retraite,
Les assaillants s'enfuirent sans Nahf à leur tête,
En effet, le "Dragon" gisait aux pieds de Georges,
Son épieu fiché au milieu de la gorge.
Le guerrier victorieux ramena la princesse,
Suivi de l'affreuse dépouille dont la vue provoqua la liesse.
Le roi loua la prouesse et le courage du chevalier,
Qui convertit Béryte par son acte de piété.
Cependant Georges n'eut ensuite guère de répit :
Considéré par son empereur comme un être impie,
Il fut martyrisé par refus d'abjurer sa Foi !
Aujourd'hui encore, pour nous Dauphinois,
Ce courageux guerrier reste un exemple admiré,
Pour preuve la devise de notre Ost : "Sainct Georges et Dalphiné !"

Voilà ! Pour l'explication, je suis désolée, je n'ai pas tellement compris ce que vous attendiez : donc, mon explication sera courte : j'ai fait ce poème à la gloire de Saint-Georges pour tenter d'expliquer pour quelle raison il est le Saint Patron de notre Ost : il a toutes les qualités requises par un guerrier redoutable : la foi, le courage, la prouesse ... J'ai réadapté le modèle antique à notre société actuelle en faisant de ce soldat romain un chevalier.

Citation :
Oeuvre de dame Plumedange

Citation :











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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:53

colombine d'Albon a écrit:
Oeuvre de Messire Demons

Citation :
Durant la nuit un petit théâtre de bois avait été monté, un grand rideau rouge de quelques pieds de longs et une demie hauteur d’homme de hauteur fermait l’ouverture effectuée dans un grand cadre en bois soutenu par deux poutres, ne laissant qu’un simple rebord visible. Devant, quelques bancs avaient été aussi installés de manière à ce que le public puisse suivre le spectacle à son aise.

Alors que les gens se pressaient pour la fête ignorant le théâtre, un pantin de bois descendit lentement devant le rideau rouge, soutenu par quatre ficelles qui le reliaient au haut du théâtre de bois caché pour le public par un grand rideau noir. Lorsqu’il toucha le sol de bois, un petit « poc » sonore s’étouffa avant que le patin ne prenne une posture bien droite. Habillé aux couleurs du duché le patin leva la main droite qu’il porta à sa bouche et une voix se fit entendre résonnant à travers la place :


Oyez Oyez Dauphinois ! Approchez, approchez et venez écouter la fabuleuse histoire de Saint Georges le pourfendeur de dragon.

S'asseyant sur une chaise imaginaire la marionnette posa sa main sur sa hanche et regarda autour de lui comme si il découvrait de nouvelles têtes. Un petit vent siffla sur la place pleine de monde pour les festivités de saint Georges. Peu à peu les gens s'approchaient du théâtre de bois, s'asseyant sur les bancs ou restant debout; se levant de nouveau le pantin fit quelques pas l'air fier, puis remettant ses main en porte voix, il recommença sa rengaine :

Oyez Oyez Dauphinois ! Approchez, approchez et venez écouter la fabuleuse histoire de Saint Georges le pourfendeur de dragon.


Citation :
Acte Premier

Caché derrière son théâtre le mime tirait les ficelles une à une si bien qu'il n'avait pas une seconde de libre et ne remarqua pas la scène qui venait se jouer tout près de son théâtre. Tirant sur la ficelle de son pantin, il regarda discrètement dans un trou dans le bois, visiblement le monde venait d'arriver il était temps de commencer. D'un mouvement ample le pantin qui venait d'annoncer le début du spectacle se retira par un côté du plancher de bois et le silence se fit dans l'assemblée.
Trois coups sourds sonnèrent derrière le théâtre et un nouveau pantin arriva par là où était parti le dernier. Celui ci était un vieillard à longue barbe, il portait une grande robe marron qui semblait avoir fait son temps, à son bras pendait un bâton que le mime faisait tapait au rythme de ses pas. Puis il fit tourner le vieux pantin et le fit s'assoir regardant l'assemblée avant de commencer :


Il était une fois ...Au rythme des paroles, le rideau rouge derrière le vieillard se souleva tout doucement, tout doucement, laissant découvrir un paysage peint à la main. Le tout ressemblait à un paysage de campagne verdoyant mais peu commun aux contrées dauphinois, au fond quelques arbres semblaient s'abreuver dans un lac tandis qu'un petit château au loin se découpait dans les lignes d'un colline entouré de sable et de palmier, le château ne ressemblait en rien à ceux de France..... une ville de Palestine répondant au nom de Silcha terrassée par un mal terrible. En effet dans un étang voisin de la ville vivait un dragon redoutable qui, maintes fois, avait mis en déroute les armées envoyées contre lui. Un bruit sourd se fit entendre et l'ont vit arriver un énorme dragon dans un jet de fumée qui tenait entre ses mâchoires un soldat, ouvrant la gueule le dragon-patin laissa tomber son trophée l'air menaçant. [color=blue]On raconte même que parfois, il s'approchait des murs de la ville et empoisonnait de son souffle tous ceux qui se trouvaient à sa portée.[/color]
Sur le côté opposé au dragon arriva alors un homme accompagné de deux moutons eux aussi animés par un simple fil laissait au mime le loisir de manipuler plusieurs pantins en même temps.
Afin d'apaiser la fureur du monstre et l'empêcher d'anéantir la ville entière, les habitants convinrent de lui offrir chaque jour deux brebis.D'un geste brusque le dragon se retourna vers l'homme qui terrorisé laissa ses moutons et fila en courant dans un bruit sourd de bois. "tac tac"Le dragon ouvrit alors de nouveau sa bouche et attrapa un mouton. Mais bientôt, les brebis vinrent à manquer et les habitants durent se contraindre à les remplacer par des jeunes gens tirés au sort... le dragon quitta alors la scène le mouton encore dans sa bouche, le premier acte, ou plutôt l'introduction, était terminé.


Citation :
Acte Deux

Dans un petit bruit le décor se souleva laissant place à un autre représentant une ville, ou plutôt une sorte de place du village. De nouveaux pantins arrivèrent alors, ils étaient au nombre de quatre, visiblement le mime n'était pas seul pour tirer les ficelles de ses pantins. Les nouveaux arrivants se regroupèrent et commencèrent à parler :

-Ce dragon me rendra fou, il y a trois jour mon neveu et hier mon fils, bientôt il ne va rester plus aucun bras chez moi!
-Sois encore heureux de ne pas avoir été désigné toi même !
continua une autre voie alors que la marionnette du centre exécutait de grand gestes des bras.
-Et bien je préférai! reprit la première voie tandis que le pantin extrême s'agitait dans tous les sens.
-Taisez vous! interrompit une nouvelle voix, surement modulée, Voici donc le tirage du jour : ... il s'agit de la princesse Adèle... -Malheur entendit on et tous les pantins se mirent à courir dans des directions opposées s'entrechoquant

Lorsque la scène se fut vidée, on entendit de nouveau la voix qui parlait pour le vieillard, toujours présent :

Et c'est ainsi qu'un jour fut choisit comme déjeuner pour le dragon la princesse de la ville car personne n'était exemptée du tirage. Le plus grand malheur était qu'elle était la fille unique du roi, et tous craignait la colère de celui ci. C'est par cette journée noire qu' un jeune chevalier portant le nom de George arriva en ville pour la première fois, son cheval était blanc comme la neige, il était en armure, portant un écu et une bannière d'argent à la croix de gueules.

Dans un bruit de sabot un cavalier arriva alors, lui aussi était un pantin mais le cheval était aussi animé par trois fils qui le retenaient depuis le haut du théâtre. De l'autre côté deux hommes étaient aussi apparus, comme si ils discutaient entre eux. S'avançant vers eux le cavalier les héla :
-Messieurs ! Messieurs! Pouvez vous me renseigner?
Les deux hommes s'arrêtèrent alors de bouger, comme si ils étaient figés. Le chevalier continua :
Eh bien vous êtes sourd vous aussi? Que se passe t'il donc dans cette ville pour que personne ne m'adresse la parole?
Quelques secondes de silence suivirent puis un des deux pantins creva le silence :
-C'est qu'il est arrivé un grand malheur, avant ce soir notre princesse sera dévorée par le dragon qui hante notre ville, on la conduit actuellement au rocher où le dragon viendra la manger.
Le cheval du cavalier se cabra alors, et lorsqu'il se calma la voix du chevalier reprit :
-Eh bien n'y a t'il personne pour combattre ce dragon? Et avant que les deux hommes lui adressent la parole il était déjà repartit.
Un des deux hommes fit un grand geste du bras et ils continuèrent leur chemin sortant dans les coulisses.

Citation :
Acte Trois

Après quelques secondes de répit le mime se remit au travail et le premier décor redescendit doucement alors qu'arrivait une femme et deux hommes arrivèrent marchant côte à côte encadrant la jeune femme qui ne pouvait être que la princesse, en effet vêtu d'une grande robe et avec des longs cheveux bruns le pantin étincelait. On entendit alors mimant la voix d'un des deux hommes :

-Attachons la et filons avant que le dragon n'arrive!

Et le mime fit tourner les deux hommes hommes autour de la princesse avec une corde en faisant attention à ne pas emmêler les cordes des pantins, puis il les fit sortirent aussi vite qu'ils étaient arrivés.
Soudain dans un nouveau nuage de fumée le terrible dragon de bois refit son apparition, ses pas étaient rythmés pas des puissants "tac, tac". La princesse se mit alors à crier et essayer de gesticuler. C'est alors que le destrier blanc du jeune chevalier arriva avec toujours Georges sur son dos tenant sa lance dans la main droite. Monté sur son destrier, il brandit bien haut son étendard et se jette bravement sur le monstre en criant :
Sus ! Sa fougue fut telle qu'il renversa le dragon au sol avant que celui ci eu le temps de se retourner dans un bruissement de bois. Il dit alors à la princesse:
-Mon enfant, ne crains plus et place ta ceinture autour du col de ce monstre.

La voix du conteur revint alors tandis que les personnages de bois bougeaient au rythme de sa voix : La princesse fit comme lui demanda le chevalier et le dragon, se redressant, se mit à la suivre comme un petit chien qu'on mènerait en laisse. La situation était alors cocasse, le pantin-dragon semblait être tiré par la princesse tandis que le chevalier trottait l'air de rien à côté de celle-ci. La bête fut ensuite conduite par la princesse et le chevalier Georges à la ville, pour la première fois la bête avait été terrassée!

Nos personnages sortirent alors au bout de la scène signifiant l'acte terminé.


Citation :
Acte Quatre

Le décor représentant la ville redescendit de nouveau et le dernier acte commença. par le côté opposé où ils étaient sortis la princesse tirant toujours le dragon arrivèrent alors que de l'autre côté trois marionnettes représentant les villageois du début étaient apparues. Puis le chevalier Georges arriva toujours sur son destrier. On entendit alors :

-C'est la princesse!
-Elle est vivante! Et a capturé le dragon!
- A mort le dragon!

Deux nouvelles marionnettes arrivèrent alors et tous se rassemblèrent vers le dragon, visiblement le mime ne pouvait être seul pour mener ce théâtre. Lentement deux fils d'un homme qui venaient d'arriver tirèrent ses lourds bras qui portaient une épée au dessus de sa tête et puis l'épée s'abattit sur le coup du dragon et sa tête spécialement préparée par le mime tomba sur le sol en roulant. On entendit alors de nouveau la voix du conteur :
C'est ainsi que le dragon qui terrorisait la ville fut décapité et la princesse sauvée.

Les marionnettes sortirent alors une à une par le même coté laissant la dépouille du dragon et le chevalier qui partait de l'autre côté.
Le chevalier Georges fut alors récompensé par le roi et quitta la ville pour d'autres aventures.
Il y eu un petit moment de silence puis les rideaux du théâtre se fermèrent laissant la vieille marionnette conteuse qui se remit en mouvement et se leva. Voici la fabuleuse histoire de Saint Georges le pourfendeur de dragon, le patron des chevaliers. Par Saint Georges !Puis la marionnette leva la main et quitta tranquillement le théâtre.

Fin de la représentation.

Cinq minutes après deux hommes et un petit garçon sortirent de derrière le théâtre de bois, c'était Demons accompagné d'un diois et de son enfant, tous sourires ils saluèrent les spectateurs, et Demons présenta la première marionnette qui avait annoncé le spectacle et la fit bouger dans le vide en la faisant parler : Merci à tous de nous avoir écouté!
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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:53

Citation :
Concours de Beauté
Festivités de la Sainct Georges



Citation :
Participation :
Toute les nobles Dames peuvent participer au concours. Pas d'inscriptions : la Dame désireuse de participer aura simplement à se présenter devant le Jury et montrer qu'elle est la plus belle et la plus distinguée. Une salle sera réservée à cette occasion, du 5 au 22 Avril 1457.

Contenu de l'épreuve :
Chaque participante devra se présenter devant le Jury, et montrer ses talents. Couture, broderies, musique ou chant sont autant de qualités que les nobles Dames se doivent d'avoir de nos jours. Le Jury prendra en compte leur éloquence, la qualité de leurs œuvres, et la beauté de leurs vêtements pourra aider à les départager. Le jury se donne le droit de poser des questions à ces nobles Dames.

Récompense :
Ce concours a pour but de désigner la Dame du Tournoi, mettant en scène l'affrontement entre Sainct Georges de Lydda et Nahf "le Dragon". La gagnante de ce concours de beauté représentera donc la princesse Alcyone, donnée en sacrifice aux pillards de Nahf et secourue par Sainct Georges. La Dame remportant le concours, en plus du prestige que cela implique, ouvrira le bal avec le vainqueur des joutes.

[HRP]Il s'agit d'un concours principalement RP. Les participantes devront décrire leur arrivée, se présenter comme il se doit, puis exposer un ou plusieurs talents de leur choix. Pour une tapisserie par exemple, une image et une description sont bien appropriées. Pour une chanson, les paroles peuvent être ajoutées, etc. Pour les vêtements, une image du profil (modifiée ou non) peut-être ajoutée, ou toute autre image. Une description peut suffir. Il est important de souligner que le Jury évalue surtout la qualité du RP !
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter Lhunne ou Mirandor.[/HRP]
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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:54

Citation :
Prestation de damoiselle Colombine d'Albon
tenue a écrit:
Des jours et des nuits durant elle avait passé à confectionner la tenue adéquat pour cette grande occasion.
Ses amis les soyeux de Lyon lui avaient confectionné des soieries bien plus souples que celles que jusqu'alors elle faisait venir de Vénitie.

C'est ainsi parée, d'une ample jupe de taffetas noir moiré aux reflets nacrés, d'une vaporeuse cotte de mousseline du même ton, réhaussée d'un bustier de velour noir rebrodé d'une multitudes d'arabesques au fil d'or, mettant en valeur sa taille fine et sa peau opaline, qu'elle s'apprêtait à prendre le chemin du château.
Mais la Duchesse d'Albon avait l'oeil et le bon et elle retint in extremis la jeune fille afin de mettre un peu d'ordre dans ses boucles folles.
Colombine dut se plier au brossage musclé de sa longue chevelure, soupirant ou poussant de petits cris lorsqu'elle avait l'impression que sa mère en voulait à son crâne.

Elle trépignait d'impatience, lorsque par bonheur Dame Antilia passa rapidement sous les fenêtres de l'hostel familial, elle n'y tint plus et s'excusant auprès de sa mère, s'enveloppa dans sa longue cape de velour noir, assurant qu'elle allait être en retard puisque la Dame était elle déja en route et que...la Duchesse la retint un bref instant encore le temps de fermer sa cape de son propre fermail aux armoiries des d'Albon, un dernier baiser sur le front et Colombine de se hâter vers le château.

Après avoir erré dans le dédale des couloirs du château, elle trouva enfin un page pour la mener à la salle bleue, le remerciant elle lui confia une mission secrête à l'oreille avant de rejoindre enfin les quelques personnes qu'elle connaissait. Elle s'approcha tout d'abord de Lhunne qui semblait afférée, lui glissant à l'oreille... j'espère qu'il n'est pas trop tard pour le concours?

présentation a écrit:
Colombine n'avait rien perdu de la présentation de ces grandes Dames, son petit coeur battait la chamade, allait-elle être à la hauteur du haut de ses seize ans, qu'avait-elle à mettre en avant,
en dehors de sa jeunesse et de ce que les Ursulines lui avaient inculqué. Mais il fallait faire honneur à sa famille, porter haut leur mérite et leurs couleurs.

L'élocution de Péné achevée, elle prit une grande inspiration comme lorqu'elle s'apprêtait à plonger dans le Rhône, dégraffa le fermail de sa cape, la jetant au passage sur le pauvre Geoffroy interloqué.
Elle s'avança vers le jury d'un pas léger, sa frêle silhouette ondulant grâcieusement sous le bouillonnement de ses soieries moirées, irisées de mille feux par les candélabres.
Après une profonde révérence, elle prit de nouveau une grande inspiration, se redressant elle adopta un port altier et de présenter...



Mes hommages, membres du jury de ce plaisant concours.

Je suis Colombine d'Albon.

Cet illustre nom je le dois bien évidemment à mes chers parents, Coppensbe et MC, Duc et Duchesse d'Albon.

J'ai grandi sous le tendre giron de ma chère famille jusqu'à mes douze ans, age auquel j'ai été confiée aux bons soins des Ursulines en Bourbonnais.

Jusqu'à mes seize ans, elles ont eu la lourde charge de m'inculquer la bienséance et les manières que toutes Damoiselles de bonne famille se doit d'appliquer.
C'est grâce à leur savoir que je sais à présent manier aussi bien l'aiguille elle se cambra imperceptiblement alors, pour mettre en valeur le bustier de velour rebrodé qu'elle portait
que divers instruments de musique dont la mandore avec laquelle si vous me le permettez, je vous interpréterai "Le grant desir d'aymer my tient".

Futilités et oisiveté penserez-vous peut être, non point vous répondrais-je, car j'aime à partager mon savoir et m'applique chaque jour que notre seigneur fait à aider les plus humbles,
que ce soit en notre belle capitale dont je suis le tribun ou lors de voyages...



D'une profonde révérence au jury elle mit un terme à sa présentation, soulagée, elle s'en retourna presque en sautillant vers l'assistance à laquelle elle fit une petite révérence,
puis alla se désaltérer afin d'éclaircir le timbre de sa voix mis à mal par l'angoisse.

prestation artistique a écrit:
La douce complainte venait de s'achever, Colombine ouvrit ses yeux embués de doux rêves et applaudit discrètement Dame Antlia.
Vint le tour de Péné, son angoisse montait de plus en plus, cependant au fil de l'histoire un léger sourire revint éclairer son visage, elle connaissait bien la colline que la Dame désignait, il n'y a pas si longtemps elle s'y était encore laissée aller à batifoler telle une enfant, roulant joyeusement dans l'herbe tendre écrasant au passage nombre de pissenlits.
Lorsque Péné eut terminé son histoire, elle l'applaudit se promettant d'éviter de les écraser à l'avenir, mais son visage se ferma de nouveau et l'angoisse la reprenait.

C'est alors qu'elle vit Geoffroy trébucher et heurter Lhunne, elle sortit alors de sa torpeur reconnaissant la personne à l'origine de cette bousculade.
Lafaria son amie depuis toujours était là à ses cotés lui tendant sa chère mandore, elle porta son instrument contre son coeur et lui chuchota...


oh merci ma Lafy! tu me sauves


C'est d'un pas léger presque dansant qu'elle s'avança de nouveau vers le jury, égrainant de ses longs doigts quelques arpèges afin d'attirer l'attention.
Elle s'inclina devant le jury puis elle virevolta faisant danser ses folles boucles autour d'elle, elle s'adressa à l'assistance.


Je vais vous interpréter "Le grant desir d'aymer my tient" et je compte sur vous pour répéter après moi à chaque refrain " Et hoye!"


Son agoisse était tombée, elle était heureuse de partager avec eux cette chanson.
Ses longs doigts alors caressèrent les cordes de sa mandore et les notes joyeuses telle une pluie d'été emplirent la salle, de sa voix cristalline la jeune fille accompagna les notes.



Le grant desir d’aymer my tient
Quant de la belle me souvient,
Et du Jolly temps qui verdoye

Et hoye!

Tantost aller y my convient
Vers celle là qui mon cueur tient,
Je croy qu’el en aura grant joye.

Et hoye!

"Belle, je viens par devers vous
Pour avoir plaisir et secours
Vostre amour trop fort me guerroye."

Et hoye!

" Bienviengnez, amy, par amours;
Or me dictes que querez-vous?
Vous fault il rien que de moy j’aye?"

Et hoye!

"Belle, par raison me convient
Dire d’amours ce qu’apartient
Que vostre amy tenu je soye"

Et hoye!

"Je suys celle qui rien ne tient
A son amy, quant il y vient,
Bien vous en monstreray la voye.

Et hoye!

"Ce faulx jalloux souvent y vient,
Lequel m’a dict qu’il me convient
Delaisser l’amoureuse voye."

Et hoye!

"Maiz, mon amy, c’est pour neant.
Car quant de vous il me souvient,
Mon cueur vit et volle de joye. "

Et hoye!


[Manuscrit de Bayeux du XVè siècle]


Allant du Jury à l'assistance, elle virevoltait heureuse d'apporter sa touche de gaîté, son interprétation teminée, elle leur adressa une petite révérence, un large sourire aux lèvres,
avant de s'en retourner auprès de ses amis leur adressant un joyeux
Et hoye! , d'un air mutin.
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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:55

Citation :
Prestation de dame Karel Neige Longora

présentation a écrit:
Karel n'attendit pas de voir l'organisatrice du concours demander à nouveau à ce qu'une Dame se présente. Elle savait ô combien cela était difficile et éprouvant de devoir organiser et gérer un concours de beauté. Elle l'avait elle même fait à Embrun l'an dernier.

Elle s'avança donc en direction du jury, son éternel sourire bienfaiteur aux lèvres. Elle fit une élégante révérence, tirant de l'un de ses longs bras graciles un pan de dentelle de son ample robe de satin. Karel reprit une posture droite et entama d'un haut et clairement:


Vostre grâces, membres du jury, bonsoir.

Je me nomme Karel Neige Longora.

Je suis native du village d'Embrun, fille de feu Aiglon et Crystal Longora. Je grandis, donc, dans le manoir familial, sur les collines entourant nostre humble village. Je fut élevé dans le plus fervent Aristotélisme. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, et depuis des années déjà, je suis Diaconesse d'Embrun. Je suis également étudiante en voie de l'Église ici même à l'Université de Lyon.

Je suis mère d'un tout jeune enfant, Mathys; fils de Sir Inho de Mustang, avec qui j'eus l'honneur d'être mariée. Et j'ai aussi la charge d'une jeune orpheline dont je m'occupe tel ma propre fille, Aeone. J'ai aujourd'hui les rênes de la demeure familial, étant l'aînée depuis le récent décès de mon frère, Marcorel.


Elle secoua imperceptiblement la tête afin de se sortir de la tête ces idées sombres et repartir sur un sujet plus gai. Elle inspira.

Je fus élue Miss Embrun par la population de mon village natal en l'an de grâce 1454. Concours que je dirigeai moi-même deux ans plus tard, accompagnée de mon ami de toujours Thierrylafrance.

Je suis d'avis que toute noble Dame se doit d'être sensible aux arts. Je suis moi-même poète et voix, dans les temps que je me réserve pour l'étude et la culture. Si cela vous plait, je puis vous lire ou vous chanter l'une de mes œuvres.


Son sourire s'élargit et elle inspira profondément. Karel salua humblement le jury et retourna prendre place parmi les candidates.

prestation artitisque a écrit:
Karel avait prêté toute l'attention du monde aux autres concurrentes. Ces Dames étaient toutes plus talentueuses les unes que les autres. Comment passer après cela? Karel avait toujours une peur étrange qui la poignait au ventre lorsqu'elle présentait publiquement ses œuvres. Elle prit une grande respiration et releva quelque peu son fin nez. Le vide se fit dans sa tête et elle sourit sereinement en se dirigeant devant les juges. Après une élégante révérence elle entreprit de présenter son texte:

La ballade que je vous présente est composée des mots que m'inspirent les amours au printemps. Elle s'intitule donc "Balade au Printemps".

Elle respira à nouveau profondément et fredonna une ou deux notes afin de s'assurer qu'elle était bien dans la bonne gamme. Elle commença donc à chanter, sa voix toute douce s'éleva au fur et à mesure que l'émotion gagnait de l'intensité. Le refrain était fait de crescendo poignant et nuances qui, même si elles étaient soigneusement analysée, coulaient comme l'eau d'un ruisseau sur les galets de pierre opaline.

[b]Cristaux de glace miroitants
La lumière de mon âme faiblement
Au passage, tu attrapas cette lueur
Tu ne le sus, mais tu capturas mon cœur

Sur le sol, l’eau ruissela
Mon esprit vola en mille parcelles
Par ta chaleur et ta lumière
Tu fis fondre mes durs hivers

J’ai besoin de te savoir bien au chaud
J’ai envie que le Printemps soit notre cachot

Je fleurirai de tous les pétales du monde
Et pour toi ma voix se fera plus profonde

Sur le sol, l’eau ruissela
Mon esprit vola en mille parcelles
Par ta chaleur et ta lumière
Tu fis fondre mes durs hivers

Je serai vieille, un jour, qui sait
Si le destin consent à me laisser faiblir
Je serai honnête, juste, vraie
Je t’aimerai encore pour ne pas m'assoupir [b]

La finale avait été toute aussi douce et tendre que le début de la balade. Karel avait fermé les yeux un court instant, emportée par les émotions qui la soulevait lorsqu'elle chantait. Elle était à présent plus radieuse encore qu'à n'importe quel autre moment de sa vie. Le chant était pour elle, tout simplement, le plus bel art du monde.

Elle remercia brièvement les juges et reprit sa place dans la salle. N'osant pas vraiment regarder les réactions autours.
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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:55

Citation :
Prestation de dame Antlia Kennedy

tenue a écrit:
[Dans Lyon]

Après avoir lu en gargotte le concours organisé par Lhunne, elle s'était mise à réfléchir .
Elle n'était pas trop fervente de ce genre de choses, mais elle avait souvenir d'un concours ou chacune avait aider a trouver robes et d'une partie de plaisirs formidable ...
Cela pouvait se renouveler .... Elle esperait . Aussi, elle rentra à sa tente afin de se préparer.


Antlia n'avait point beaucoup de toilettes, toujours en uniforme si pratique pour monter à cheval et manier les armes .
Aussi, elle regardait les deux robes qu'elle avait suspendu devant elle, dans sa tente ....
Le vert ... elle aimait ce vert émeraude, couleur quasiment identique à ses yeux ...
Elle fit glisser son uniforme, prit avec soin la robe et la passa. Découpe sous poitrine, pans de brocca glissants jusqu'au sol, sa fine silhouette était mise en valeur .
Elle coiffa ses longs cheveux... parait il qu'il fallait 100 coups de brosse pour avoir un coiffure parfaite .... La jeune femme n'avait pas cette patience la et arrangea ses cheveux en deux lourdes tresses qu'elle agença sur la tête dans un élégant chignon. Le tout tenait par deux broches aux longues dents , représentant des fleurs de pivoines.

Elle essaya de se voir dans le reflet de son bouclier ... bon pas pratique que cela mais cela ira comme cela .
Elle passa sa cape sur ses épaules et se dirigea vers la salle bleue ....

[Salle Bleue ]

Devant la porte, la jeune femme s'arreta un petit instant ... se présenter, se promouvoir .... elle n'aimait pas beaucoup . Mais elle connaissait Lhunne : elle avait du sans compter organiser un tel évènement.
Aussi, elle poussa la porte .

Bonjour à vous !

Elle resta un moment à admirer la joli salle et sourit. Elle s'avança afinde saluer Péné, Nénuphar, et Lhunne qu'elle félicita. Inclinant la tête :
Mes Hommages Gouverneur .

Est ce donc là ou je vais devoir cuisiner ?
Les membres du Jury ont ils un bon estomac ?


La jeune femme ne put s'empêcher, elle que l'on éloignait des fournaux ..

présentation a écrit:
Regard vers Lhunne.. Elle la voyait génée ... mais elle lui adressa un doux sourire ....même si elle ne s'attendait point passer la première .
Mais il en fallait bien une c'etait certain .
Se présenter, diantre ! Son curriculum vitae ? sa carrière politique? sa famille?
Que de choses à dire si ce n'est à penser .
Bien avant toute chose se calmer un peu, respirer ... pour la fête de la Sainct Georges.
Elle remit l'un des pans de sa robe de brocard vert émeraude, se redressa ensuite pour s'avancer doucement mais toujours de son pas sur et se tourna vers ceux qui semblaient être jury .
Parler d'elle .... Elle n'avait point l'habitude de parler d'elle .. et ne le faisait guère d'ailleurs préférant se réfugier derrière son uniforme .

Bonjour à vous,
Vostre Grâce ,
Conseillers ducaux et membres du jury .

Je vais essayer de me présenter .... exercice difficile en soit.

Je me prénomme Antlia Kennedy, Dame de Urre, Baronne de Grignan, fille adoptive du Baron de Bourdaux , Samarel Kennedy.
Je suis née à Montélimar et depuis toujours y ai vécu .

Femme de l'Ost je me suis engagée très tot, et ai contribué à protéger ceux que j'aimais par dessus tout, les Dauphinois.
Tribun de Montélimar durant 8 mois, j'ai aussi donné ma contribution au Comité des festes de Montélimar durant un an.



Elle s'arrêta un instant, regrettant presque de n'avoir pas prit un verre à boire .
La jeune femme déglutit sans que cela ne se voit , puis reprit :

Conseillere ducale durant 10 mois, occupant les postes de COmmissaire au Commerce, POrte Parole puis Capitaine durant 6 mois. Décorée deux fois de la citation à l'ordre de la garnison, je suis également entrée à l'Ordre de Sainct Georges, collège de l'épée.
A présent, je suis Conseiller Militaire et Escuyer à l'Ordre de chevalerie Royal de la Licorne.


La jeune femme se dit qu'elle en avait parcouru du chemin par son travail et son labeur ... Ce temps qu'elle n'avait point compté depuis toute jeune.
Mais ....le jury serait il dupe de cette présentation ou elle ne mettait que son travail en avant, ses compétences et non sa qualité de femme .. Trop timide pour étaler ainsi ce qui faisait sa contenance, son jardin secret.
Elle les regarda, sourire doux et visage paisible quand elle reprit son sujet favori :
j'ai de plus une petite fille Appoline de 5 ans , qui me ravit tous les jours qu'Aristote fait.

Regards vers Lhunne et plissa le nez élégamment :

Je ne vous ferai pas l'affront d'essayer de vous cuisiner quelquechose car je suis piètre cuisinière .
Aussi bien je manie la Claymore je joue également ... de la harpe gaélique .


Elle regarda les personnes autour d'elle car jamais elle n'avait avoué cette passion qu'elle avait pour cet instrument de taille convenable , de cordes de bronze.

Je ... je vous jouerai un petit quelquechose , accompagnant ma voix si vous le permettez .
Elle inclina la tête légèrement afin de signifier qu'elle en avait terminé, non mécontente que cela soit .
Les joues légèrement roses, elle fit deux pas en arrière, ses mains jointes devant elle ..
Il allait falloir se préparer pour jouer .... jamais elle n'avait fait cet exercice devant quiconque, reservant cela pour elle seule .
Elle aurait du choisir la cuisine, au moins pas de soucis quand à la lauréate de ce dit concours .... elles auraient fini ensemble ... de nombreuses facettes des Dauphinoises auraient pu etre révélées

prestation artistique a écrit:
Dame Lhunne lui avait demandé de s'approcher .. c'était son tour .
Coeur qui bat la chamade, elle caresse doucement le bois de son instrument .
Sa harpe, le petit bijou qu'elle avait découvert dans le chateau familial.
Caresser le bois patiné par le temps ...

Jouer devant des personnes, quelques inconnus de plus .Elle ne l'avait jamais fait, et cela lui était un peu pénible de fait . Se mettre à nue lorsque l'on mettait son ame pour jouer ..

Elle avança la peur lui tenaillant le ventre, et s'installa sur une chaise très basse mise à sa disposition.
La harpe .. elle avait finalement opté pour une harpe celtique, sa harpe gaelique ayant perdu deux de ses cordes, il fallu improviser .
L'instrument était maniable, de taille permettant de le prendre contre soit, de le transporter.
Elle ramassa sa robe, s'assit presqu'à terre et cala l'instrument, la caisse de résonance vers elle.



Regards vers les présents :

Merci Dame Lhunne .

Messires et Dames,
j'ai du changer ma harpe gaélique avec ma harpe celtique .... mais vous n'y perdrez point car celle ci est plus mélodieuse .


Elle inspira doucement, puis plaça ses deux mains face aux cordes ...
Ferme les yeux, ralentit ta respiration, fais le vide ....

Et elle commença alors sa mélodie, puis la voix prit très vite le dessus, mélopée à la fois triste mais pleine d'espoir.
Et ainsi elle fit danser ss mains sur les cordes en d'harmonieux accords, sa voix quelquefois emue...tellement elle y mettait du coeur tremblotait à certains endroits .

Oubliée la salle, oubliées les personnes qui la regardaient, elle jouait à présent pour elle, pour ce qu'elle contait, l'amour, l'espoir, les batailles et la vie.
Son corps se mettait à vibrer et elle oscillait légèrement telle une balade accompagnant les deux instruments: sa harpe et sa voix .
à voir en même temps et à écouter .

http://www.youtube.com/watch?v=hjAHUkIfK24&feature=related


La fin de l'envolée, ses mains en suspend durant un court instant , silence afin de poser la musique et faire retomber l'enchantement ..
Mains qui retombent doucement, puis elle rouvre les yeux lentement puis sourit.

Je vous remercie de m'avoir écoutée.
Elle incline la tête, s'empare de l'instrument, laissant glisser sa main sur le bois telle une caresse,.
Debout elle se retire, après avoir incliné la tête puis laisse la place libre.


Au fond de la salle, elle vint poser son instrument à l'abri d'un quelconque coup, puis prit conscience qu'elle avait réussi ...
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Hardryan

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MessageSujet: Re: Festivités de la Sainct-Georges 1457   Sam 6 Mar - 22:56

Citation :
Prestation de dame Pénélope de Barsac, dame de Neuville-sur-Saône

tenue a écrit:
Et voilà que le Gouverneur lui tendait son mouchoir, c'est donc qu'elle avait du sucre au coin des lèvres et que tout le monde allait remarquer qu'elle n'avait pas mangé son nougat délicatement.
Sans attendre elle saisit le carré de lin et le plus discrètement possible tamponna les commissures de ses lèvres pour ôter toute trace de gourmandise.
Une fois fait, elle replia soigneusement le mouchoir et le rangea dans la petite bourse qui brandillait à son poignet.

Merci Gouverneur, je me permets de le garder encore un peu, si toutefois je venais à goûter d'autres sucreries il pourrait m'être utile.

Elle plissa le nez en souriant, puis vrilla du talon d'un quart de tour et s'avança au devant de Lady tout en tirant sur les pans de son jupon.
Elle n'avait eu aucun mal à choisir sa tenue, car mis à part la robe qu'elle portait pour son mariage, seul son fameux jupon rouge trônait au beau milieu de ses uniformes. Elle avait du se séparer de sa belle robe bleu, depuis le jour où elle s'était pris les pieds dans l'ourlet ce qui en conséquence l'avait raccourcie d'une bonne vingtaine de centimètres....
Son jupon rouge garance avait suffisamment d'ampleur pour lui permettre d'allonger le pas sans s'étaler devant l'assemblée.

présentation a écrit:

Voyant que Lhunne cherchait du regard quelqu'un pour succéder à Lady, Pénélope réajusta les pans de son jupon et s'approcha de quelques pas en souriant.
Elle se demandait bien comment elle réussirait à parler d'elle, pourtant les discours ne lui faisaient pas peur loin de là quand elle avait eu à féliciter, remercier ou encourager ses soldats.....

Elle dévia la tête vers le Gouverneur et se lança

Vostre Grâce ,
Membres du jury
Bonjour à vous.

Comme certains d'entre vous le savent, je me prénomme Pénélope de Barsac, Dame de Neuville sur Saône, fille de Jehane et Baudouin de Rohan-MontBazon, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit.
Tout récemment j'ai épousé Florian de Barsac, Seigneur de Neuville sur Saône.

J'ai vécu avec mes parents jusqu'à ce que je sois en âge d'intégrer une Institution pour jeunes filles de bonne famille en Lyonnais-Dauphiné. Institution dont je m'enfuis pour rejoindre Vienne, afin de m'enrôler dans l'Ost bien décidée à suivre la même voie que mon père.

Je grimpe assez rapidement les échelons, devient Instructrice à l'Ecole militaire, et en parallèle Ambassadeur pour le Duché de Modène en Italie, poste que je viens de laisser il y a deux mois.

J'accède au grade de Seigneur des Lances de Vienne en juillet 1456. Période durant laquelle je me trouve sur le front en Bretagne, où j'accomplis mon devoir avec honneur durant plus de 3 mois.
A mon retour, je suis décorée des mains de Lady alors Capitaine, du Dauphin d'or au titre de héros.


Elle s'arrêta un instant, souriant avec reconnaissance à Lady avant de reprendre.

Tout récemment je viens d'entrer à l'Ordre de Sainct Georges, collège de l'épée, et depuis 4 jours j'ai du laisser ma place de Seigneur des Lances, étant amenée à remplacer un Conseiller Ducal démissionnaire.

Se tournant vers Lhunne elle s'adressa à elle d'une voix claire, malgré la soif qui la tiraillait

Je tiens une fois encore à vous féliciter pour l'organisation de ce concours, mais contrairement à Lady je ne me risquerai pas à vous jouer une douce mélodie, aimant trop voir briller le soleil !

Elle plissa le nez en se retournant vers le jury, non sans jeter un oeil à Lotus au passage

Je n'ai jamais caché mon adoration pour les sucreries, aussi je vous compterai volontiers le fabuleux destin du pissenlit qui devint friandise....

prestation artistique a écrit:
Pénélope s'extirpa de ses pensées grâce au coup de coude infligé par Lotus.
Remarquant le regard de Lhunne elle se leva en se dirigeant vers la fenêtre qu'elle ouvrit en grand.
Puis elle rejoint le centre de la salle en croisant les mains dans son dos, inclina légèrement le buste en guise de révérence et entama son récit.

Il était une fois....

Elle sourit à son époux qu'elle repéra au fond de la pièce, enfin il avait donc réussi à trouver le chemin

Il était une fois, au printemps, une euphorie de couleurs et l'évanescence des formes qui miment l'irréel, pimentent l'esprit, subliment ce temps suspendu et tracent en tous sens l'envoûtement d'un monde imaginaire.

Si vous regardez au delà de cette fenêtre ouverte.........


Son bras s'allongea et de l'index elle pointa

Sur la colline esseulée et arrondie, audacieusement flanquée de deux grands tilleuls, se trouve un joyau que beaucoup ignorent....Cela n'a rien à voir avec des roses trémiaires, mais s'il vous plait, un jour de grand soleil, grimpez au sommet de la colline, dans la fraicheur du vent pour saisir le pissenlit.
Inutile de courir il est juste là, de l'autre côté, dans le pré, là-bas.......Rien ne le fait fuir, dit-on, il se laisse apprivoiser.

Vous qui êtes toujours trop pressés, pour une fois ouvrez grands les yeux, savourez l’instant et buvez le soleil à grandes lampées dorées, aujourd'hui vous avez tout votre temps...


Pénélope sortit de son petit sac une fleur jaune de pissenlit et fit rouler sa tige entre son pouce et son index tout en reprenant son récit



Délicatement prenez la plante dans la main, ses feuilles tendres et fraîches s''effeuillent facilement, puis vient ce qui représente le plus long de votre besogne.

Cueillez 180 fleurs de pissenlits, 180 ne veut en aucun cas dire 181, surtout respectez les consignes cela risquerait d'être une catastrophe totale si vous dérogez à la règle...Oui oui j'ai bien dit une catastrophe !


Elle sourit largement, son nez se plissa pour laisser apparaitre une fossette rieuse au centre de sa joue gauche

Puis découpez les tiges avant d' étaler les fleurs sur un linge.........se tournant vers les Dames......Préférez un grand torchon blanc à votre jupon, vous risqueriez fort d'être gênée pour cacher vos genoux sans laisser choir votre récolte.

Laissez-les ensuite sécher quelques heures au soleil, profitez de cet instant pour chercher un trèfle à quatre feuilles dans la luzerne, quand vous l'aurez trouvé, les fleurs auront sans doute séché........et si vous ne le trouvez pas elles auront séché aussi !

Réunissez ensuite les 4 angles du tissu et rejoignez votre chaumière à petits pas pour ne rien semer en route.

La recette vous accorde une pause, ne vous en privez pas surtout, et profitez-en pour vous recoiffer, des brins d'herbe se sont mêlés à votre chevelure alors que ventre à terre, vous pensiez trouver le trèfle du bonheur dans le pré !


La suite est un jeu d'enfant, il suffit de faire chauffer 75cl d'eau dans une grande bassine cuivrée, d'y vers les 180 fleurs séchées accompagné d'un coing découpé en morceaux, 45 minutes plus tard, filtrez le jus à l'aide d'une passoire garnie d'une fine mousseline.
Puis pesez le jus et préparez le même poids de miel. Remettez le jus dans votre casserole et portez à ébullition....
Quelques minutes plus tard, écumez la mousse blanche qui se forme à la surface avec une écumoire et mettez en pots votre gelée de pissenlit !


Pénélope se leva et alla refermer la fenêtre, le pissenlit tournoyait toujours entre ses doigts.

Ainsi chaque matin, pour chasser le chagrin, ouvrez un pot de ce petit bonheur précieusement gardé et faites le partager à ceux que vous aimez !

Elle inclina la tête et tendit la fleur à Lhunne

Merci à vous de m'avoir accompagnée au sommet de la colline dorée !

Elle rejoint sa place, le pas léger et le coeur heureux...
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Festivités de la Sainct-Georges 1457
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