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 Industrie et artisanats

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urbs

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MessageSujet: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:22

Introduction:

A cette époque et malgré les progrès du commerce, le souci d'autarcie conduisait les habitants des mandements du Haut-Grésivaudan à exploiter en propre toutes les ressources disponibles, même minimes : quatre types d'activités industrielles ont été pratiquées au Moyen-Age dans le région: les moulins à céréales, le travail du chanvre, la métallurgie et les charbonnières. Toutes les eaux descendant de la Chartreuse faisaient tourner des moulins à blé, mais c'est sur ceux des mandements de La Buissière et de Bellecombe que se pressaient les artifices : moulins auxquels étaient annexés les pressoirs à huile, battoirs où l'on broyait le chanvre et l'écorce de chêne, scies et martinets.
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urbs

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MessageSujet: Re: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:25

Les charbonnières:

Le charbonnage était interdit avant 1383. Il a débuté car la châtellenie manquait de revenus. Il était vendu à l'encan et adjugé au plus offrant. Cette industrie périclita avec la forêt de Servette.

La Métallurgie:

Le minerai de fer était importé d'Allevard et de Theys et traversait l'Isère sur des bacs comme celui de La Gâche ou de Ste Marie d'Alloix. Là-encore, c'est l'utilisation de la force motrice des torrents et du bois, servant de combustible, qui fournissait l'opportunité à cette industrie. Un seul martinet releva du Dauphin, établi sur le Cernon et albergé à Guigues Barral de 1342 à 1374. Ces installations tombèrent également en désuétude à la fin du XIVème siècle.

Au milieu du XIVème siècle (1358) , le Cernon faisait mouvoir une scie pour laquelle le châtelain recevait une vingtaine de planches par an, des battoirs, un moulin avec son pressoir à huile.

L'industrie du fer à la différence de celle du chanvre semblait une étrangère sur le mandement : bien que les martinets soient établis sur le Cernon à proximité des bois et des charbonnières, les ruisseaux avaient un débit peu important, le minerai n'existait pas sur place, l'impulsion venait du dehors, raisons qui expliquent que ces martinets aient eu de la peine à se maintenir.


Moulins:

Les moulins étaient importants grace à la culture des céréales, des noix ou autres. Le Dauphin possédait deux moulins comtaux (dit aussi banaux) derrière le château de La Buissière. Le cadastre de 1830 nous montre encore les deux bâtiments ainsi que la dérivation du ruisseau du Rif Mort et son bassin de rétention d'eau pour l'alimentation des roues à aube des moulins.

Le Dauphin en avait à Barraux et Ste Marie d'Alloix. Les particuliers en avaient de leur côté un grand nombre qui leur étaient albergés par le châtelain ou le Dauphin : le mistral, le seigneur de Bellecombe avaient les leurs sur les ruisseau d'Alloix, du Furet et du Cernon. Tous les moulins étaient à eau. Ils servaient aussi à moudre les noix et les graines de chanvre. Selon leur fonction, on les appelait moulins, battoirs, gauchoirs ou artifices. Le Dauphin possédait également les moulins des Bessons, situés sur le ruisseau descendant du Châtelard.
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MessageSujet: Re: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:26

Chanvre:

Le chanvre était importé de St Ismier et de Montbonnot qui étaient spécialisés dans cette culture. Cette industrie s'était établie à cause de la force motrice des torrents, nombreux sur le mandement : Bresson, Alloix, Le Furet, Cernon. Ces installations, appelées artifices dans les textes anciens, périclitèrent à partir du XIVème siècle. De tous les artifices (moulins à blé et à huile mis à part), c'étaient vraiment les battoirs qui étaient les plus nombreux : Le travail du chanvre était la vieille industrie de la rive droite, liée à une des plus importantes productions du sol et profondément enracinée dans le passé. Elle devint aux XIVème et XVème siècles un des caractères originaux du pays.
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MessageSujet: Re: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:27

Marché:

Le marché hebdomadaire se tenait le mardi. C'était un grand jour pour le mandement : L'office de crieur public est attesté en 1398 : Il met aux enchères les jours de marché les fermes et ventes publiques. Le crieur public criait l'encan en présence du châtelain ou d'autres grands personnages : en 1345, Jean Pilati, de La Buissière, achète à l'encan du marché une maison et une terre. La population se rassemblait dans le bourg pour les achats et les ventes, pour causer affaire en buvant des setiers. Par contre, il n'y avait pas de foire dans le mandement.

On y vendait toutes les denrées produites dans le mandement. Les colporteurs et les marchands étrangers y étalaient en outre le gibier, le poisson ou des produits manufacturés : assez peu d'étoffes car les femmes devaient tisser chez elles le chanvre trié dans les artifices; mais sans doute quelques objets des villes. Les marchands étrangers devaient payer une redevance en espèce : la leyde. Les commerçants du mandement tenaient à cet impôt qui les préservaient de la concurrence. Ils n'acceptaient pas volontiers qu'un de ces étrangers jouisse d'une exemption. Les commerçants de La Buissière ne devaient rien au Dauphin. Le mistral devait simplement veiller à l'exactitude des mesures et faire payer vingt sous d'amende aux fraudeurs sur la vente du vin ou de l'huile; dix sous sur les autres denrées.
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MessageSujet: Re: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:28

Bouchers:

Cette corporation avait le monopole du commerce de la viande. Ils étaient nombreux dans le mandement où l'élevage était une ressource essentielle. Seule la contrebande (par jet de viande accroché à une flèche tirée au dessus des murs du bourg) permettait de faire entrer de la viande dans le bourg sans passer par les bouchers. Les bouchers sont tenus de remettre au Mistral les langues de boeuf et de vaches qu'ils tuaient. Ils ne devaient vendre que de la viande saine, sans tromper les acheteurs sur sa nature, sous peine d'une amende de 60 sous. Il leur était interdit de s'associer à plus de deux, pour éviter les ententes susceptibles d'entraîner une hausse des prix.
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MessageSujet: Re: Industrie et artisanats   Lun 17 Avr 2006 - 9:33

Bourgeois et Commerce:

Les commerçants du mandement rayonnaient aux environs et parfois fort loin (Romans). Les moyens de transport des marchandises étaient les bêtes de bât, les chars tirés par des chevaux, des mulets ou des boeufs. Malgré leurs franchises, ils devaient payer à La Terrasse et La Tronche.



Dès la fin du XIIIème siècle, les Dauphins se rendent compte que l'essor commercial (et de là, les différentes taxes) est favorisé par le passage des voyageurs. C'est pourquoi ils les prennent sous leur protection et leur concèdent une partie des privilèges accordés aux bourgeois, voire même des privilèges spéciaux. Parmi les marchands, nombreux sont ceux qui se fixent dans une communauté, où on les voit figurer dans le rôle du cens et souvent occuper dans le corps des bourgeois un rôle prépondérant. Ces nouveaux venus jouissent de toutes les prérogatives de la franchise mais encore ils conservent, pour la liberté de leurs affaires, les privilèges spéciaux qu'ils avaient avant d'entrer dans la communauté. (la charte de La Buissière de 1325 concède aux habitants l'exemption des taxes de consommations locales dans toutes les autres communautés du Dauphiné, preuve que la charte s'adresse à une communauté composée en partie de marchands.

L'essor commercial se traduit tardivement (fin du XIIIème siècle) en Dauphiné, favorisé par la sécurité que les Dauphins de la Troisième Race peuvent garantir sur leur domaine. Ces princes en font bénéficier les habitants de leurs communautés. Ils leurs assurent la liberté de circuler et de commercer et instituent à leur profit des taxes sur la vente et un droit plus favorable aux transactions. Les bourgeois ne provoquent pas ces nouvelles relations commerciales car trop récemment affranchis; à la différence des marchands des grandes villes de Flandres ou d'Italie. Ces revenus permettront aux Dauphins de se décharger sur les communautés des nouveaux travaux de défense et de voirie nécessaires pour la sécurité des marchés et des routes.
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