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 [Fin d'année] Contes et légendes

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Terwagne

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MessageSujet: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeMar 15 Déc 2009 - 12:49

[Fin d'année] Contes et légendes Contesetlgendes

Maître du jeu :
Somica

Participants :

Anne-Blanche a écrit:
Savez-vous pourquoi il y a si peu de bois, du côté de Besse, que les habitants en sont réduits à brûler, pour le chauffage et la cuisine, des bouses séchées ? Je m'en vais vous en conter l'histoire.
Il y a bien longtemps, au temps où par toute la contrée les gens étaient si sauvages que même le nom d'Aristote leur était inconnu, tout le pays de Besse à Oisans était couvert d'une immense forêt, semée çà et là de clairières où essartaient quelques familles.
Dans une de ces clairières se trouvait une grotte, habitée par des nains. Ils s'y terraient l'hiver, avec tous les loups du voisinage, qu'ils nourrissaient de leur propre main ! L'été, quand les bergers de Besse menaient leurs troupeaux à l'alpage, ils lâchaient les loups, et s'amusaient des pleurs des malheureux bergers quand leurs troupeaux se faisaient décimer.

Or, il advint qu'un brave ermite, du nom de Yon, dit-on, vint à Besse prêcher la parole du Très-haut. Il expliqua aux habitants comment défricher un peu, avec l'aide des moutons, que l'on menait dans les broussailles pour qu'ils les mangent. Nombre de bergers devinrent cultivateurs de blé ou de maïs.
Yon fut très écouté, très honoré, comme il se doit, et bientôt tout le pays fut converti à l'aristotélicisme. Tout le pays ? Non ! Les nains de la grotte refusèrent d'entendre la voix de la Raison divine. Et pour se venger du saint homme qui privait leurs loups de leur pitance, ils résolurent de ne les point enfermer, cette année-là, en leur grotte maudite.
Puis revint l'hiver, avec sa froidure et ses neiges. Les nains se barricadèrent. Les loups, livrés à la faim, s'approchèrent des villages. Partout dans la forêt on n'entendait que hurlements. Nul n'osait plus aller chercher le bois pour le feu. Les gens avaient froids, les petits enfants mouraient dans les berceaux, les vieillards au coin des cheminées éteintes, et l'on commençait à tourner le dos à Yon.

Celui-ci, comme je l'ai dit, était saint homme. Il se tourna vers le Très-haut, médita 7 jours et 7 nuits, sans rien manger ni boire d'autre que les flocons. Au matin de la septième nuit, il revint vers les villageois et leur tint ces propos :

Il nous faut brûler les loups ! Eux et leurs maîtres les nains ne sont que des incarnations du Sans-nom. Brûlons les loups, brûlons les nains !

Ce jour-là, aux hurlements des loups se mêlèrent ceux des nains enfumés dans leur grotte, et ceux des villageois qui partout couraient, torches en main, pour bouter le feu à toutes les orées. La forêt y passa toute entière.

On dit que le saint ermite, qui avait laissé pousser sa barbe pour se tenir chaud, y laissa tomber un brandon : la barbe se consuma, et l'ermite avec.
Depuis ce jour, il n'y a plus ni nains ni loups dans le pays de Besse. Et de forêt non plus.

Iram a écrit:
Sous le règne du roi Levan ,il y avait à Embrun un chevalier très agréable de sa personne, la nature semblait avoir pris plaisir à assembler dans cette personne les plus rares qualités du corps et de l’esprit. Il avait le visage d’une beauté achevée, une physionomie si engageante qu’on ne pouvait le voir sans le remarquer. Il pensait et parlait de toutes choses, avec une justesse admirable et avec tant de retenue et de modestie.
Il était le seul héritier d’une grande richesses ,que son père avait amassées pendant toute sa vie avec beaucoup d’épargne. Cependant le chevalier avait des vues et des inclinations différentes de celles de sont père, il usait et abusait de sa fortune avec une grande aisance tantôt dans des maisons de Romponneau , tantôt dans des réceptions où il régalait tout ses hôtes avec des festins splendides et des mets les plus délicats, le tout arrosé avec des vins les plus exquis en abondance
Tous ces divertissements, renouvelés chaque jour ,firent sombrer le chevalier dans des dépenses si prodigieuses, qu’il ne put continuer une si grande profusion au-delà d’une année
Dès qu’il eut cessé de tenir table, ses amis disparurent ,il ne les rencontrait pas même en quelque endroits qu’il allât. En effet, ils le fuyaient dès qu’il l’apercevaient , et si pas un grand hazard il en joignait quelqu’un et qu’il voulût l’arrêter ,il s’excusait sur différents prétextes.
Après beaucoup de soirée et surtout des écus perdue dans les maisons de jeux ,le chevalier se trouva rejeté sans ménagement, comme un gueux, devant la porte d’un établissement, qui l’accueillait comme un grand seigneur quelques mois auparavant ………
Voulant retourner dans sa triste demeure ,sa main fut saisi par une vieille dame, en plein milieu d’une ruelle écartée, Elle avait tout les caractéristiques de la sorcières, sauf qu’elle ne portait pas le chapeau de la profession , elle avait un nez qui prenait son départ du front venant toucher le bas du menton ,ces yeux marquaient par la vieillesse donnait à sa tête un aspect d’une momie égyptienne, son visage était défait comme un vieux lit après une nuit de noce, de plus, son sourire accentuait ces rides …..
« Venez avec moi, et je ferais de vous un homme riche ,je n’exigerai rien de vous en retour, sauf quelque souvenir de votre vie ……. »n’ayant pas prêté attention à la condition le chevalier suivit la centenaire machinalement …..
il arrivèrent devant la porte d’un grand château couvert d’une nappe de feuillage qui le rendait presque invisible, devant cette porte majestueuse, une meute de populace criaient au plus profond de leur être « rendez nous nos souvenirs »
quelques-uns voulurent arrêter le chevalier mais la centenaire ne leur eut pas plus tôt parlé qu’ils le laissèrent passer, Alors elle se retourna vers le chevaliers avec un sourire malicieux au coins de la bouche

bienvenu dans ma demeure chanceux chevalier…….

Lora85 a écrit:
Les amoureux du château de Briançon

Dans le Duché du lyonnais Dauphiné, , il existe un très vieux château qui tente difficilement de survivre à l'abandon de l'homme et à l'attaque des grands arbres.
Cette forteresse est aussi porteuse d'une légende nommée :

Les amoureux du château de Briançon.

Il était une fois, dans un hameau proche de la puissante citadelle de , une belle et douce fée qui était tombée amoureuse d'un....... humain.
Normalement, une fée aime la compagnie des hommes, même si parfois ils sont bizarre.
Bien sur, il était beau grand, fort, intelligent, serviable, attentionné, à l'écoute des gentes dames , et avec des yeux d'un bleu irréel. Vous comprenez que notre fée ne pouvait que tomber en amour.
Oui,il y a toujours un MAIS dans les histoires d'amour. C'et homme parfait en aimait une autre : La princesse blonde et réelle du village voisin.
Notre belle fée ne savait que faire et, secrètement, se mit à pleurer, à pleurer, à pleurer, à pleurer .
Ses larmes transformèrent doucement notre bonne fée en petite espiègle
Jalouse, elle ourdit une "méchanceté"
Une nuit, pendant que notre amoureux dormait avec le sourire béa de bonheur, avec sa magie de fée, elle s'introduisit dans son rêve, et lui montra un trésor enfoui dans les oubliettes du château. Et un coffre de magnifiques bijoux pour sa belle.
Au petit jour, notre amoureux décida de vérifier si son rêve était prémonitoire. D'un pas rapide, il se rendit dans les pièces souterraines du château. .
Hélas, sa folie lui fit oublier le rendez-vous avec sa belle princesse.... Et le rire démoniaque de notre "fée" se fit entendre..... Elle avait accompli la première partie de sa vengeance de jalousie.... Il lui fallait maintenant concrétiser le 2ème acte.
D'un coup d'aile, la "fée" arriva devant le balcon de la princesse, où ses yeux bleus scrutaient l'horizon dans l'espoir de voir son aimé.
Rien, personne, point de destrier, point de pourpoint, aucun chapeau au panache blanc !
La "fée" jubile, et avec des yeux brillants elle explique à la princesse que son aimant a préféré la chasse aux trésors que la chasse aux baisers. Est ce les yeux lumineux, ou le ton narquois de la fée qui ont fait douter la princesse.... qu'importe, elle décide de se rendre au château à pieds.
Il fait nuit ,et le froid glacial de ce mois de décembre,lui single le visage,mais ne dit-on pas que l'amour donne des ailes.
Pendant ce temps, au château un drame se déroule. Les rires presque Satanique de la fée avaient attiré les sbires de Belzébuth. Voyant un humain sans défense dans les couloirs poussiéreux, ils décidèrent de jouer avec lui.... et.... en le traìnant par un pieds, ils s'amusèrent à lui faire découvrir les entrailles des catacombes la tête en bas.
La princesse ayant marché toute la journée arrive à la nuit tombante. Ses pieds sont ensanglantés par les roches saillantes, la fatigue se lit dans sa démarche, mais elle a le courage de l'appeler.
Proche de la rivière, elle voit presque sans vie le corps de son "amour". La nuit est froide, et pour le réchauffer, elle se couche proche de lui...... Mais la froideur des montagnes a raison de leur force.

Au petit matin les paysans découvrent deux corps inanimés mais entrelacés dans un geste d'amour éternel.

Les soirs d'hiver, à la veillée :
- Les vieux disent que durant l'été, les murs ont une couleur rouge du sang de l'aimant,
- et les vieilles prétendent qu'en hiver, les fantômes des deux amants montrent leurs amours à ceux qui acceptent de braver le froid......
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeMer 16 Déc 2009 - 8:53

Penelopedefrance a écrit:
Le moulin à paroles

Il était une fois, au moins un demi siècle en arrière, un village reculé de la vallée où toutes les femmes étaient muettes. grands-mères, mères ou filles, nulle n'ouvrait la bouche ou ne prenait la parole pour exprimer quoi que ce sot. Durant la journée, lorsque les hommes étaient aux champs, le village était curieusement emprisonné dans une chape de silence, au point que pendant très longtemps il était resté ignoré du reste du Duché.

Tout avait commencé lorsque le moulin de la rivière s'était brusquement arrêté de marcher.
Le mécanisme s'était-il grippé, ou l'eau de la résurgence, après une grande période de sécheresse, n'apportait plus le débit nécessaire pour actionner les meules, mais le moulin, un beau matin avait cessé de broyer le grain. Plus de moulin, plus de farine, et par là, plus de pain. Le village ainsi privé dépérissait.

Le meunier se désespérait .et se plaint à sa femme. Cette dernière, lancée dans une grande conversation avec la voisine sur une jupe qui devait être à plis ou froncée, entendit à peine ses doléances, mais l'envoya néanmoins prendre conseil auprès de Bertille la bien nommée.

Bertille, outre le fait qu'elle était notoirement connue pour un débit de paroles, souvent acerbes, que seul, la prise de respiration nécessaire à toute vie avait le pouvoir d'interrompre momentanément, avait, vu son grand âge, de sérieuses connaissances sur les phénomènes naturels.

Quand le meunier, arriva chez la vieille femme, elle et sa pie Margot, se chamaillaient au sujet de la disparition d'une cuillère. Car, vivant à l'écart du hameau, et n'aimant pas converser toute seule, elle avait appris le langage à sa pie , qui du reste, était vite devenue une interlocutrice au débit de paroles aussi impressionnant que le sien.

L'homme toussa plusieurs fois pour faire remarquer sa présence, sans que cela mît fin à l'altercation et expliqua les raisons de sa venue.

Faut te plaindre à la montagne, c'est elle qui lui donne l'eau !

Le meunier, qui depuis toujours avait l'habitude d'obéir à sa femme sans trop se poser de questions, entreprit sur le champ ce que lui avait recommandé de faire la guérisseuse.
La draille fortement pentue l'emmena en deux jours à l'endroit indiqué. Là, il eut beau suivre la ligne de partage des eaux sur un bon kilomètre, l'explication du phénomène ne lui vint pas ; alors, découragé, il se résolut à interroger la montagne :

*Pardon madame la montagne…..


- Qui ose me réveiller pendant ma sieste ? dit une énorme voix qui avait l'air de venir de partout et de nulle part à la fois.

*C'est Bertille la guérisseuse, elle demande, si par hasard, à la fonte des neiges, vous n'auriez pas un peu oublié de verser de l'eau dans les rivières du versant sud !

-Tu devrais demander à ton moulin s'il a bien disposé de toute l'eau qu'il lui fallait pour actionner ses meules.

*Mais alors pourquoi ne marche-t-il pas ?

- Je ne sais pas..............le lui as-tu seulement demandé à lui ?

*Non, je n'y ai pas pensé.

- Eh bien tu sais ce qu'il te reste à faire
dit la montagne en reprenant sa sieste.

Redescendu dans la vallée, il ne fallut pas moins d'une heure de câlineries verbales pour que le moulin avoue enfin les raisons qui l'avaient poussé à s'arrêter.
Il s'était aperçu avec horreur, que les femmes du village étaient de véritables moulins à paroles au débit beaucoup plus performant que le sien, depuis il demeurait prostré, n'ayant plus aucun goût pour le travail.

Le meunier repartit donc interroger la guérisseuse

*Ce n'est pas la faute de la montagne; c'est mon moulin qui ne veut plus marcher .

- Ton moulin, et pour quelle raison mon Dieu ?

* Il dit comme ça que les femmes d'ici parlent beaucoup plus vite qu'il ne moud.

- Mais il n'est pas un peu malade ton moulin ?

*Si, et tellement qu'il préfère mourir !


Touchée par la détresse du pauvre homme, la vieille femme, pour une fois, ne sut que dire.
Son silence, aussi curieux que cela puisse paraître, se répercuta sur toutes les femmes du village et durait encore aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeJeu 17 Déc 2009 - 18:05

Myao a écrit:
La nuit était glaciale. Des flocons gros comme des œufs de caille tombaient en silence. Il en était ainsi depuis le milieu de l’après-midi et la couche de neige avoisinait une coudée.
Dans le bourg Le Pont de Biauvoysin les bruits étaient feutrés par la présence de la neige.
Un homme marchait avec difficulté, bravant le froid, emmitouflé dans une vieille cape usée, la capuche blanchie. Il arriva sur le pont de bois permettant le passage du Guiers. S’arrêtant un instant pour regarder l’eau qui gelait prés des berges son souffle forma un nuage lorsqu’il tenta de réchauffer ses doigts.
Mais quelle idée saugrenue que de faire ce voyage. La solitude à l’approche de la Noël, le besoin d’en savoir plus, l’espoir d’être conforté dans ses idées, la curiosité de connaître au mieux ces gens.
Il marchait depuis le matin, sans nourriture, chaussé de simples bottes trouées. Ses orteils lui faisaient un mal de chien, c’est à peine s’il parvenait à les remuer. Encore quelques pas et il se reposerait, il distinguait un abri au travers du rideau blanc, le lavoir.
Une fois sur place il s’assit, remontant ses genoux sous le menton et posa sa tête sur ses bras serrés, transi et épuisé, puis ferma les yeux.

Combien de temps resta t il ainsi ?

« Eh… vous… ». Il ne bougea pas, trop froid.
« Eh, vous ne pouvez pas rester là, vous allez geler. » On le secouait doucement, il sentait vaguement une main sur son épaule glacée. On le secouait.
« Réveillez vous. » Cette fois le ton était haut, une voix de femme.
Il leva la tête et ouvrit les yeux. Une ombre encapuchonnée le prit par le bras pour le faire se lever.

« Suivez moi, je vais vous donner à manger, vous vous réchaufferez prés d’un bon feu. »
Docilement, il suivit la femme, moitié inconscient tant il avait froid. Il tremblait et marchait avec grand peine. Heureusement le trajet fut de courte durée. Sans s’en rendre compte il fut installé sans ménagement devant une cheminée. Puis la chaleur d’un bol de soupe brûlant atterrit dans ses mains.
« Buvez. » Il s’exécuta, les yeux fixés sur les flammes, comme hypnotisé. Le breuvage, épais et goûteux, le tira peu à peu de sa torpeur. Ses mains et ses pieds lui faisaient horriblement mal.
On chantonnait dans son dos. Il entendait des bruits de gamelles qu’on déplace. Se retournant il découvrit enfin son sauveur.
Une ravissante jeune femme, aux longs cheveux bruns, alertée par le grincement de sa chaise, lui souriait.

« Vous avez eu de la chance que je passe par là. On vous aurait sinon découvert gelé au petit matin. »
« Vous êtes mon ange gardien alors. Je vous remercie de votre sollicitude. Ainsi je vous dois la vie.» Il tenta de lui sourire en retour mais ses lèvres gercées n’esquissèrent qu’une grimace bien peu engageante.
« Le Très Haut nous demande de prendre soin des indigents, ce n’est rien. » Elle se dirigea vers un buffet et en sortit un pot de baume.
« Mettez ça sur vos lèvres, vos mains et vos pieds. Cela fera circuler le sang et évitera peut être que vous perdiez un doigt ou un orteil. »
Tout en massant ses pieds il engagea la conversation. Ainsi apprit il qu’elle vivait seule ayant perdu ses parents à l’automne. Elle gagnait sa vie honnêtement en faisant des travaux de couture. Il remarqua d’ailleurs qu’elle était fort bien vêtue malgré la simplicité de sa maison. Une élégance naturelle, un charme envoutant et un port de reine.

« Je ne m’étais donc pas trompé » dit-il, « malgré ce que l’on m’a dit, il y a encore de braves gens en ce monde, la compassion et la bonté existe bien et point n’est utile de posséder de grandes richesses pour partager ce que l’on a. Mais dites moi, quel est votre nom, damoiselle ?»
« Mes parents rêvaient de grandes choses pour moi et m’ont nommée Isabeau, c’est ainsi que se nommait la mère de notre Seigneur actuel, le Vicomte d’Ambrois, qui possède les terres dont dépend notre village.»
« Ce nom vous va à ravir. Sachez que vous serez remercié pour vos bienfaits damoiselle Isabeau. »


Il passa la nuit sur une paillasse prés du feu.. Au matin ils devisèrent encore longuement.
La neige tombait toujours et ainsi passèrent-ils encore trois jours ensemble.
Il l’aidait dans ses besognes, l’accompagna même à la messe du dimanche.
Isabeau était intriguée par ce gueux qui parlait si bien et s’intéressait beaucoup à la façon dont les villageois vivaient. Ses manières étaient loin d’être celles des vagabonds. Elle ne lui demanda rien, respectant son silence sur sa vie qu’elle imaginait douloureuse. Elle ne voulait pas rompre la magie qui s’installait peu à peu entre eux.

Le quatrième matin, le soleil brillait et il avait disparu. Un parchemin au centre de la table disait :
« Je reviendrais pour la Noël. » Elle ne savait même pas son nom…

Les jours passèrent et ce fut le 25ème jour du mois de Décembre.
Isabeau s’affairait à la confection d’un gâteau lorsqu’on frappa à la porte. En ouvrant, qu’elle ne fut pas sa surprise de découvrir le gueux, qu’elle reconnu à peine dans ses beaux habits.
Il n’était autre que le Vicomte lui-même, qui, afin de voir comment vivaient ses gens, s’était fait vagabond.

On raconte encore, à la veillée de Noël, qu’ils vécurent heureux ensemble de longues années, veillant au bien être de tous leurs villageois. Depuis ce jour, il y a toujours une assiette de plus à la table des villageois, au cas où un vagabond viendrait frapper à leur porte.
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeSam 19 Déc 2009 - 11:29

--Frere_estienne a écrit:
L'histoire de Jean Sans-Nez remonte à bien longtemps. Et avec elle, l'histoire de Lyon la Rugissante.

En fait, Jean Sans-Nez n'était pas vraiment sans nez. S'il avait été affublé de ce sobriquet assez idiot, c'était parce qu'il était souvent enrhumé. Allergies ? Fragilité naturelle ? Nul ne saurait le dire. L'un étant d'ailleurs étroitement lié à l'autre. À moins que ce ne soit l'autre à l'un. Bref...

À cette époque-ci, Lyon, encore connu sous le nom de Lugdunum, hébergeait déjà de vieux amants partageant le même lit. Ils allaient même jusqu'à fusionner sous les yeux de tous les voyeurs lyonnais, en chaque instant. Ces vieux amants, la Saône et le Rhône, étaient l'objet de toutes les attentions de la part de Jean Sans-Nez.

Ne pouvant voguer sur l'un ou sur l'autre, mais tout de même extrêmement attiré par les deux, Jean Sans-Nez, qui était à l'époque le Bourgmestre de Lugdunum, se contentait, bien malgré lui, de les observer. Et ceci depuis des années.

Il était capable de dire lequel des deux cours d'eau allait le plus vite. Lequel était le plus important, Lequel se jetait dans l'autre. Mais également lequel aurait son débit qui grandirait le premier à la fonte des neiges. Et même à une semaine près, quand ce phénomène arriverait. À l'inverse, il pouvait aussi prédire lorsque les deux cours d'eau s'affaibliraient.

Tout cela, et aussi étrange que cela puisse paraître, Jean disait le "sentir". Un comble pour un homme que l'on surnommait justement Jean Sans-Nez.

"Bais zi, buizgue je vous le dis. Dans zude zebaide, l'eau va bonder. Je le zens !*", s'exclamait Jean dans une de ses fréquentes périodes de rhume. Personne n'osait contredire le Bourgmestre sur cette faculté hors du commun.

Au fil des années, les habitants de Lugdunum avaient du se rendre à l'évidence. Jean savait. Et le "comment" restait un mystère.

Le jour qui vit naître la légende de Lyon la Rugissante était une journée hivernale habituelle, avec tous les rhumes qui accompagnaient cette saison et qui étaient toujours fidèles à Jean. Celui-ci parcourait les ruelles de Lugdunum pour rejoindre ses amis favoris, la Saône et le Rhône.

Le temps était plutôt mauvais, et les eaux agitées. Le vent soufflait fort et le débit des amants était important. Jean Sans-Nez avait déjà "sentit" tout ceci. Aussi, il ne fut nullement étonné. Il ne faisait que constater. Sa placidité face à ce spectacle étonnant le laissait d'ailleurs inconscient du danger qu'il pouvait courir. Toute autre personne aurait été sur ses gardes. Lui, non.

Alors qu'il était au bord de la Saône, une brusque rafale de vent le déséquilibra et le fit tomber dans l'eau glacée. Des promeneurs, qui avaient bravé le temps pour aller travailler, avaient vu la scène se dérouler et avaient accouru pour apporter leur aide au pauvre homme qui se noyait.

Malheureusement, Jean Sans-Nez ne pu réchapper aux flots dévastateurs qu'il aimait tant. Alors qu'on interrogeait les témoins du drame qui toucha profondément le village tout entier, ceux-ci expliquèrent que Jean était tombé dans l'eau et qu'il s'était presque fait happer. "Ses cris étaient inaudibles tant les flots grondaient. L'ont eut dit des rugissements !"

Et, depuis ce temps, lorsque les amants se déchaînent dans leurs lits, les habitants, en souvenir de leur bien-aimé Bourgmestre, aiment à dire qu'ils entendent les Rugissements des cours d'eau de leur village. De leur village qui sera renommé, plus tard, Lyon...

*Mais si, puisque je vous le dis. Dans une semaine, l'eau va monter. Je le sens !
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeDim 20 Déc 2009 - 19:33

Phelia_valbony a écrit:


"L'Arbre à Vœux."



Il y avait des paysages blancs et lumineux, d'autres gris et obscures. Cette année était une année assez particulière, la neige faisait parti du décor dans le beau duché du Lyonnais-Dauphinois. Les flocons tombaient sans arrêt, laissant peu de traces de pas, point recouverts rapidement. Les oiseaux chantaient le matin, et cessaient très vite à cause du froid. Le silence régnait toute la journée sur la ville de Valence, malgré le grincement de la neige sous les pas.

Il y avait dans cette ville un petit domaine où vivait une famille assez aisée. Le mari, Sir Arthur et sa compagne Dame Catharina ne pouvait pas avoir d'enfants, vivant bien seuls, ils voulaient tous deux changer leur vie. Une bonne occasion se présentait à eux, Noël.

Le couple sortait comme tous les dimanche à la messe avant d'avoir pu se balader dans le village là où ils voyaient les petits visages d'anges, des enfants au petit bout de nez rouges et les joues gonflées. La Dame s'arrêta alors devant eux, leur offrant des petits caramels qu'elle avait fait le matin même pendant que le mari se baladait près des tavernes pour étancher sa soif.

Elle s'agenouilla dans la neige et prit le plus jeune des enfants dans ses bras.

« Tu sais que tu es un jeune homme très vaillant. Tu oses pointer ton beau visage dans ce froid. »

Elle lui déposa un petit bisou sur les joues avant de partir rejoindre son mari, le cœur lourd.

Le soir même Arthur regardait sa femme et lui montra un arbre dans leur beau domaine et lui susurra: « cet arbre est un arbre magique, va y prier devant, il saura t'écouter, comme il m'a écouté quand j'ai demandé si j'allais trouver une femme aussi magnifique que toi. »
Catharina l'écouta avant de sourire un peu plus, séchant ses larmes, le fait d'avoir des enfants la hantait. Elle en rêvait jour et nuit sans pouvoir porter un petit être en elle.

Elle prit une petite lanterne, mit un châle sur ses épaules et marcha à grand pas jusqu'à cet arbre montré par son tendre mari. Elle se mit à genoux dans la neige, joint ses mains et ferma ses yeux. Un petit soupir, un petit sourire, un petit souffle, elle commençait à libérer son cœur.
« Je vous en supplie, laissez-moi enfanter, laissez-moi porter la marque de la vie, la joie d'avoir un ventre rond. Laissez-moi cette chance de vous montrer que je serai bonne mère. »
Les larmes se déversaient de plus en plus le long de son visage pâle, ses mains tapaient au sol malgré qu'elles commençaient à geler rapidement, elle resta là figer pendant quelques heures.
La neige tombait en grande quantité, ne laissant qu'une petite tâche noire dans le jardin blanc du domaine avant que son mari aille la récupérer et la coucher sans rien dire.

Le jour de Noël, Catharina se leva tôt et alla dans la cuisine préparer le déjeuner avec sa dame de compagnie pendant qu'Arthur dormait encore. C'est alors à ce moment là qu'elle entendit un cri aiguë venant de dehors. La jeune noble ne chercha pas plus loin et couru dehors voir ce qu'il y avait. Là, se trouvait une dame âgée, malade tenant un nourrisson dans ses bras.

- « Madame Catharina, veuillez prendre cette enfant sous votre aile, il sera vôtre. Laissez-moi vous donner cet être que je ne pourrais pas élever, je suis malade. Choyez-le comme vous auriez voulu avec votre enfant. Son nom est Mathéo. »

Catharina prit l'enfant sans dire un mot, elle était assez bouleversée, avant de fixer ce bébé qu'elle avait dans ses bras. Cet arbre était-il aussi magique qu'il le prétendait. Elle versa quelques larmes avant de regarder la jeune femme devant elle.

- « Dame, soyez en sûre, cet enfant fera le bonheur de mon mari et moi-même, il sera mien dès à présent. »

Catharina tendit sa main vers la mère de l'enfant et l'invita chez elle. Son regard de braise se posait sans arrêt sur le visage du nourrisson qu'elle gardait au chaud dans ses bras.
Son coeur semblait revivre à présent et prit la liberté d'aller réveiller son mari. Ils parlèrent tous les trois pour trouver une entente à cette histoire assez surprenante. L'enfant fut accepté sans attendre par Arthur.


Le jour de Noël, leur vœu le plus cher fut réalisé pour le bonheur d'une maisonnette. La mère mourut quelques temps après avoir donné son enfant. Le couple ne laissa pas la jeune mère seule, il l'acceptèrent chez eux jusqu'à son décès où ils l'enterrèrent dans leur cimetière privé. Mathéo connaissait l'histoire de sa vaillante mère racontée par ses parents adoptifs.




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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeDim 20 Déc 2009 - 19:34

Kernos a écrit:


La légende de Grimone

Autrefois, aux temps des royaumes de Bourgogne et de Provence, alors que les Dauphins n’étaient pas encore maistres de la région et que les Isoard n’étaient point encore comtes de Die, vivait un seigneur sur les terres qui deviendraient plus tard la seigneurie de Glandage.

Ce seigneur, fort avancé en âge, avait deux fils. A l’aîné, étaient destinés les biens et droits de son père sur les terres s’étendant des gorges du Gâts aux pentes du Jocou. Au cadet, le seul héritage serait une armure et un destrier, afin qu’il aille par delà les routes, courir l’aventure et acquérir sa fortune au moyen de son épée et de sa lance.

Le vieux seigneur avait également une jeune pupille d’une grande beauté, à la chevelure d’or et à la peau aussi blanche et délicate que les neiges éternelles du Jocou, dont il avait décidé de donner la main à son aîné, afin que son lignage soit perpétué. Elle s’appelait Grimone, et sa beauté, et sa douceur, étaient réputées à travers toute la vallée de Glandage.

Or, le fils cadet était épris depuis sa plus tendre enfance de la belle Grimone mais, se sachant destiné à une vie d’aventure, et par égard envers la volonté de son père et par amour de son frère, il s’était toujours bien gardé d’avouer ses sentiments à la belle, se contentant de l’aimer en secret.

En ce temps là, le vieux seigneur de Glandage entretenait un conflit régulier et ancien avec l’un de ses voisins, châtelain du Trièves, pour les droits et terres s’étendant entre le col de Croix-Haute et la ville de Lus. En cette période trouble de l’histoire du royaume de France, ce genre de conflit était monnaie courante. En l’absence de prince suffisamment puissant et influant pour se faire obéir, les petits seigneurs châtelains entretenaient de fortes rivalités entre eux pour étendre leurs domaines et leurs pouvoirs au détriment de leurs voisins. Ces querelles constantes, en l’absence de haute justice, se réglaient alors par les armes, jusqu’à ce que l’un des belligérants se trouve trop affaibli pour continuer à mener bataille ou bien que sa mesnie soit décimée.

Conscient que la guerre était imminente, le vieux seigneur convoqua ses fidèles et ses alliés en son castel, afin de lever le ban pour affronter son rival. Devant sa cour, le vieux sire annonça sa décision sur l’affrontement qu’il s’apprêtait à livrer. Trop vieux pour mener bataille à nouveau, il confia le commandement de son ost à son fils aîné, et décida que son cadet se joindrait à l’armée car il était temps pour lui de prendre sa destinée en main, en accomplissant ses premiers faits d’armes contre le châtelain du Trièves. L’hiver allait bientôt tomber, fermant ainsi la route des cols, il fallait donc se hâter de prendre la route pour livrer bataille dès les premières neiges afin que le châtelain du Trièves et son armée, qui campaient aux alentours de Lus, ne puissent compter sur des renforts. Quand le conseil s’acheva, à la nuit tombée, et que chacun regagnait ses quartiers pour se préparer au départ, le cadet se prit à réfléchir.

Bientôt, il allait devoir quitter les terres de sa famille et ne pourrait sans doute jamais revoir celle qui était si chère à son cœur. Cette peur l’emporta sur sa crainte de désobéir à la volonté de son père et celle de faire honte à son lignage, et gonfla son cœur de courage pour enfin avouer à Grimone tout l’amour qu’il ressentait. Secrètement, il lui donna rendez-vous dans les bois voisins du castel de Glandage. Quand minuit approcha, alors qu’il attendait, en proie à une grande agitation, sous un vieux chêne, le douce Grimone, accompagnée de sa suivante, arriva enfin. Il lui confessa alors ses sentiments, ainsi que ses craintes. La jeune femme lui sourit, les yeux baignés de larmes, et prit sa main dans la sienne, lui avouant que son amour était partagé de longue date. Les deux amants convinrent alors de s’enfuir loin de Glandage, afin de pouvoir vivre leur amour librement. Ils décidèrent que la nuit où le ban camperait aux marches du domaine paternel la veille de la bataille, Grimone viendrait rejoindre son aimé sur le col gardant la passe, afin de fuir ensemble. Ils se quittèrent alors, après avoir échangé un baiser passionné, et regagnèrent leurs chambres, le cœur empli de joie et l’esprit plein de rêves quand alors vie future. Hélas, la suivante qui avait assistait à l’entretien, craignant pour sa maîtresse, s’empressa d’aller rapporter au vieux seigneur leur entretien.

Fou de colère, le vieux seigneur décida de briser cet amour et de faire avorter le projet des deux amants dans le plus grand secret, afin de ne pas jeter l’opprobre sur son nom. Le lendemain, alors que le ban se mettait en marche vers la passe du Jocou, il fit enfermer Grimone dans sa chambre, pour qu’elle ne puisse rejoindre son fils cadet. Prisonnière de ses appartements, la jeune femme était désespérée. Elle eut beau pleurer, supplier, la porte restait toujours close. Ce n’est qu’à la nuit tombée, alors qu’elle était toujours enfermée dans un profond chagrin, que son salut vint. Elle entendit que l’on tournait la clef dans la serrure de ses appartements. La porte s’ouvrit, et sa suivante entra précipitamment pour se jeter à genou devant sa maîtresse, demandant son pardon pour sa trahison. Grimone était une âme charitable et bonne, elle pardonna donc sa suivante repentante et, avec sa complicité, parvint à fuir le castel, alors que toute la mesnie était endormie.

Monté sur un haquenée, Grimone galopa à travers la vallée, priant pour rejoindre son amant à temps, avant que le jour se lève. Les premiers flocons commençaient à tomber, recouvrant progressivement les champs et les chaumières d’un blanc manteau poudreux, alors que le vent devenait de plus en plus glacial, mais Grimone en avait cure, seul son amour comptait et elle brûlait d’impatience de pouvoir le retrouver. Malheureusement pour elle, les premières lueurs de l’aube commencèrent à poindre dans le ciel, et elle eut beau talonner avec ardeur sa monture, quand elle arriva au lieu du rendez-vous, son amant n’était point là et le ban avait levé le camp.

Le fils cadet avait attendu toute la nuit, malgré le froid et la neige, sa bien-aimée, ce n’est qu’au petit matin, quand le soleil s’était levé sur le camp, qu’il avait rejoint l’ost de son père, le cœur empli de chagrin et l’âme tourmentée. Au complet, le fils aîné à sa tête, le ban prit alors le chemin de Lus pour y affronter les forces du châtelain du Trièves.

Montée sur le col, Grimone ne put qu’assister, impuissante, au départ des guerriers dont les silhouettes commençaient à s’effacer vers l’horizon. Elle tomba à genoux dans la neige et fondit en larme, jurant d’attendre le retour de son aimée ici, comme il l’avait fait.

La guerre fut rude et acharnée. Durant tout l’hiver, les armées de Glandage et du Trièves livrèrent batailles sur batailles, et durant l’une d’elle, le fils cadet trouva la mort. Puis, ce fut le tour de l’aîné, blessé mortellement lors d’un combat. Alors que la fonte des neiges débutait, les hommes de Glandage reprirent la route du castel. Grimone avait attendu tout l’hiver sur le col, malgré le froid et la glace, elle n’avait point bougé, attendant son amant en pleurant à chaude larme. Quand le ban arriva au col, et qu’elle ne vit point son aimé parmi les soldats, elle s’effondra aussitôt, terrassée par le chagrin, la fatigue et le froid.

Quand on lui rapporta la mort de ses deux fils et celle de Grimone, le vieux seigneur y vit une punition divine pour sa cruauté envers les deux amants. Repentant, il décida de donner au col le nom de Grimone, et fit bâtir une chapelle dans le vallon qui s’étendait à ses pieds.

Les gens du pays, raconte qu’au lieu où Grimone se tint tout l’hiver en attendant son amant, un ruisseau prend sa source, né des larmes de la demoiselle, et s'écoule à travers les terres de Glandage. On raconte également qu’en hiver, lorsque le vent souffle depuis le Trièves, on entend à travers la vallon la plainte d’une femme, dont les échos portent jusqu’au castel de Glandage.
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeLun 28 Déc 2009 - 14:14

Dame Soleil, vous vous chargez d'ouvrir le nouveau topic pour les votes, en y regroupant toutes les participations?
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeLun 28 Déc 2009 - 15:33

Et bien, je ne savais qu'il fallait faire un nouveau topic, mais oui je m'en charge, par contre question de la vrai débutante: pour les votes ça se passe comment ?

J'ai jamais réussie à voter moi sur ces forums
Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeLun 28 Déc 2009 - 15:45

J'ai trouvé quelqu'un pour m'aider dans ce nouveau travail pour moi

Je m'y met de suite en espérant faire ce qu'il faut
Embarassed
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeLun 28 Déc 2009 - 16:46

Et bien voilà, en espérant avoir fait ce qu'il faut

Les votes sont lancés.
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeLun 28 Déc 2009 - 19:33

Merci à vous, Dame.
C'est parfait. Wink
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeMar 5 Jan 2010 - 18:33

J'ai affiché les résultats du concours ce soir

Bravo à Penelope de france !
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeMar 5 Jan 2010 - 19:37

Merci beaucoup, Dame Soleil! Wink
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MessageSujet: Re: [Fin d'année] Contes et légendes   [Fin d'année] Contes et légendes Icon_minitimeVen 8 Jan 2010 - 18:23

Je copie les résultats ici, pour en garder une trace, et je verrouille. Wink

Citation :
Voici les résultats finaux :
1 -Pénelope de France [le moulin à paroles] 30% [ 10 voix]
2 -Kernos [La légende de Grimone] 24% [ 8 voix]
3- Lora [les amoureux du chateau de Briançon] 12% [ 4 voix ]
4- Frere Estienne 9% [ 3 voix ]
5 exquo- Anne de Culan 6% [ 2 voix ]
5 exquo- Iram 6% [ 2 voix]
5 exquo- Myao 6% [ 2 voix ]
5 exquo- Phelia Valbony [l'arbre à voeux] 6% [ 2 voix ]
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