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 Conférence du Berry sur l'indépendance

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Cecilia

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MessageSujet: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeDim 5 Fév 2012 - 23:55

Je mets ici les différentes interventions des conférenciers pour que tous puisse suive.

Conférence du Berry sur l'indépendance  1201061125041296109264654

Premier intervenant Le Duc du Berry Georges le poilu.

Citation :
Béda, Gazoute

L'indépendance, vaste sujet...

Aujourd’hui, de nombreuses personnes se posent la question du statut de notre pays : le Berry est-il encore français, est- il indépendant, est- il ponantais ? il serait facile de vous répondre directement mais je préfère vous donner des éléments vous permettant de forger un avis par vous-même.

Posons-nous deux questions : qu’est ce qui unit le Duché de Berry au royaume de France ? et qu’est -ce que la France ?

Les parisiens ou les basins à l’intelligence limitée d’un Llyr vous diront que le Berry est une province de la France indivisible éternelle appartenant au roy. Une fois qu’on dépasse la bétise de ces propos simplistes, on constate que la réalité est tout autre: à une époque que nul d’entre nous n’a pu connaître, bien avant que des frontières administratives du Berry ne soient créées, des personnes parlant berrichon peuplaient des hameaux dans les forêts de Sancerre à Losses et de Saint Aignan à Aigurande. Certes le Berry n’existait pas encore mais les berrichons peuplaient déjà ce pays et y vivaient paisiblement.

Et un beau jour, des notables berrichons, aidés de quelques nobles étrangers ont unifié les villages dans une province à laquelle ils ont donné leur nom : le Berry. Ils ont élu le dirigeant de la province en l’appelant Duc de Berry. Le premier d’entre eux était Volpone, suivi du Duc Thierry.

A cette époque, un noble possédant de vastes étendues de terre et à la puissance militaire supérieure à ces contemporains s’est fait appelé roy de France et a offert protection à d’autres nobles qui lui ont fait allégeance. Ces terres personnelles sont devenues le domaine royal et les seigneurs lui faisant allégeance, les autres provinces de France.

Dire que le Berry était déjà français serait commettre une erreur historique, le Duc de Berry n’a pas fait allégeance au Roy de France Levan. Le 1er Duc de Berry Volpone et son successeur n’ont pas fait allégeance au Roy de France. Selon les parchemins et historiens berrichons relatant la vie en ces temps et récemment mis à jour par nos archivistes, le premier Duc de Berry a avoir fait allégeance à la couronne de France est le Duc Juliani au cours de son règne.

Le Roy de France était loin d’avoir autorité sur les Ducs de Berry de l’époque puisqu’il était venu compléter le 1er conseil ducal de Volpone, celui réunissant les notables berrichons et quelques nobles étrangers pour construire les structures étatiques du Duché de Berry. Celui qu’on appelait alors Levan de Normandie était un simple conseiller ducal aux ordres du Duc de Berry pour la gestion des affaires berrichonnes. Difficile de voir en ce simple conseiller le suzerain du Duc de Berry …

Vous constatez que le premier mensonge royaliste est ici effacé par les faits historiques : non, le Berry n’appartient pas depuis toujours au royaume de France ! Il s’y est volontairement rattaché par l’allégeance de son Duc.

Suite à cette allégeance, qu’est ce qui nous unit à la France ? Une seule chose, le serment vassalique du Duc de Berry à la couronne de France et rien d’autre. Si demain, ce serment venait à être rompu, le Berry ne serait tout simplement plus lié au royaume de France.

Un serment par lequel le Duc de Berry promet assistance, conseil et respect en échange de justice et protection (et accessoirement de subsistance). Il s’agit d’un contrat entre deux nobles, le Duc de Berry et le Roy de France. Je vois dans l’assemblée que les berrichons ont souri en entendant que le Roy de France nous devait protection.

En effet, le contrat a connu au cours des années de très nombreux coups de couteaux de la part de Paris… examinons cela

George boit une gorgée de son verre "spécial" avant de poursuivre

posant son verre (HRP:désolé pour le retard, heureusement que le temps rp est élastique/HRP)

Comme je vous le disais, un contrat vassalique est donc passé entre le noble cernant la couronne de France et le Duc de Berry. Malheureusement, Paris n'a jamais respecté ses obligations de suzerain et a rapidement voulu transformer ce contrat en une servitude des provinces.

Initialement les provinces doivent respect, aide et conseil; rien de plus, rien de moins...

La machine royale d'asservissement entre alors en jeu et progressivement distille son venin.

Acte 1: le Roy de France pond un texte appelé charte de france et l'impose aux provinces vassales. Il s'y arroge le pouvoir législatif et judiciaire en dehors de ses terres... on se demande bien en vertu de quoi, mais il le fait...il s'agit du début de la mise sous tutelle des provinces dites souveraines. Les vassaux qui devaient respect, aide et conseil, doivent ajouter à leur serment qu'ils doivent aujourd'hui avoir une justice et uen législation conforme au bon vouloir du roy de france.

Acte 2: pour garantir le respect par les provinces de cette volonté royale de leur imposer lois et servitudes, Paris crée une cour d'appel qui réformera les décisions judiciaires qu'elle estimera non conforme aux volontés royales...

Comme un noble n'est puissant qu'en vertu des terres sous son autorité, Paris va imposer l'acte 3 de soumission, retirer aux régnants des provinces la gestion de leurs terres. voilà donc la création de la hérauderie royale où ds fonctionnaires parisiens étranger aux provinces vont décider en lieu et place des provinces qui a le droit ou non d'etre annobli et posséder des terres de ces provinces...

Acte 4: la disparition des spécificités provinciales pour faire croire que toutes les provinces sont égales et similaires et ainsi répandre le myhthe d'une France une et indivisible... Interdiction est notamment faite au Berry de conserver des marquis, des chevaliers de Berry, l'alleu avec Noirlac est dénaturé en un banal fief.

Le temps aux provinces d'assimiler cette soumission progressive et quelques années plus tard, acte 5: le secrétariat d'état. pour surveiller les provinces, Paris crée son réseau d'espions ...

Acte 6: interdiction est faite aux provinces d'avoir leur diplomatie personnelle en dehors des limites de la france et volontés de la couronne. interdiction de reconnaître la Provence, interdiction d'avoir un traité militaire avec la Bretagne, annulation des échanges de fief par traité. Bref, le régnant de la province perd la gestion de sa politique extérieure. Pour le Berry, cela équivaut à dire que le traité d'alliance militraire avec la Bretagne est nul , que le traité du ponant est inapproprié, que l'ancien traité avec la franche comté (aujourd'hui annulé) avait une clause nulle d'échange de fief et que nos traités d'ambassade prévoyant la cession de terres des ambassades étaient nuls,... ingérence quand tu nous tiens...

Acte 7: plus fort encore dans cette volonté d'asserviment des provinces, Paris décide quelques années plus tard, de déterminer les pouvoirs de son vassal en ces terres... voilà qu'apparait la notion de régent et que Paris fait sienne l'idée délirante de Llyr qui dit que "le roy fait le Duc qui ne devient duc de Berry que par sa reconnaissance royale"... vision complètement absurde. le Duc de Berry est duc de Berry de par son élection en Berry. Le serment à la couronne confirme le lien entre le Berry et la couronne, rien d'autre.
Evidemment s'il faut asservir les provinces, il faut restreindre les droits des dirigeants de ces provinces... Aujourd'hui dans la vision parisienne, ne sera duc ou comte de sa province que celui qui obéira fidèlement au Roy ou à tout le moins ne lui causera pas de soucis.

Dans la même logique, Paris impose un autre raisonnement juridiquement absurde. Quand le Roy est en conflit avec une province, ce n'est pas la province qui est décrétée félone et donc en rupture vassalique - ce qui serait logique - mais son régna nt qui est décrété indigne de diriger sa province en devenant félon ... vraiment le sommet de l'absurdité pour un juriste.

Aujourd'hui, le dernier acte, le 8e est occupé à s'écrire à Paris où la couronne tente d'imposer aux provinces un nombre minimum de soldat à lui envoyer pour ses guerres. Le duc n'aura donc même plus la gestion de ses hommes...


un petit moment de silence


voilà comment Paris a progressivement modifié la nature du serment vassalique pour passer d'une province souveraine dirigée par un Duc/comte qui prend des engagements avec un autre noble( roy de france) à une relation de maître à esclave !

Et si encore, Paris respectait ses engagements... mais c'est loin d'être le cas...

Le Roy doit protection et justice... prenons le cas du Berry

protection... la couronne n'est pas sensé intervenir dans les guerres privées de ses vassaux, et pourtant, à deux reprises, le roy a envoyé ses armées défendre Tours, permettant ainsi aux tourangeaux d'envoyer toutes leurs forces en attaque sur le Berry. Sans cette protection de Tours, jamais la touraine n'aurait pu envoyer autant d'homme en 1457 pour aider aux assauts de l'ADC sur Chateauroux. Sans cette aide royale, jamais Chateauroux ne serait tombé.
L'intervention royale est la cause de l'infériorité berrichonne lors des combats et donc la chute de chateauroux. Et à cette époque, point de breton ou de ponant pour justifier leur intervention, juste la haine habituelle du Berry par ces parisiens

En 1459, Paris recommence, ils défendent la Touraine, permettant ainsi aux tourangeaux d'attaquer en masse sans se soucier de défendre leur pays...

Voilà comment la couronne entend exercer sa protection à notre égard ! Et après ils s'étonnent que nous les supportions de moins en moins...


et la justice... le Berry a un traité de non agression avec le Bourbonnais auvergne dont une clause prévoit que les deux provinces confient à la pairie le soin de déterminer l'indemnisation dûe par celui qui viole le traité. Ancien traité, ancienne guerre,... le Bourbonnais auvergne nous attaque en violation du traité, ce qu'ils reconnaitront d'ailleurs eux mêmes, mais cela n'empêchera évidement pas la pairie, conseil privé du roy de déclarer que c'était normal que le B-A ne verse pas d'indemnité pour le traité rompu car il a été rompu de par la guerre... cette affaire date et de devrais rechercher les détails de cette affaire ancienne mais le détail importe peu, ce qui importe ici est de constater que Paris ne rend pas justice impartiale mais en fonction des intérêts de la bande des copains qui remplissent ce conseil privé du Roy. d'ailleurs, regardons la composition des institutions françaises et cherchons les ponantais... un tonneau de bug à celui qui en trouve dans la direction ou les proches conseillers du Roy !


une autre petite pause pour vider un verre de son alcool préféré

Après cette explication, je crois que vous avez tous les éléments pour juger par vous même et mieux comprendre pourquoi des provinces attachées à leurs histoires, à leur libertés décident de se détacher de cette france qui n'est pas la leur.

La France n'apporte aucune valeur ajoutée au Berry, alors pourquoi subir cette situation ? Posez vous donc la question.

Sur cette réflexion, je vous remercie de votre attention et rend la parole à notre maitre conférencier

Première question SE Orléans Messire Mydryon.

Citation :
Bonjour,

Certains ici me connaissent, je le Secrétaire d'État d'Orléans.
J'ai une question en deux parties.
Vous parlez d'une dictature de la France qui durerait depuis bien longtemps. Lorsque la Reyne au printemps dernier vous avait accordé une chance de ne plus être félon, votre réaction laissait à penser que vous approuviez ce possible retour à la vassalité. Qu'est-ce qui a fait que vous n'avez pas saisi l'occasion ni revendiquer votre félonie comme vous le faites aujourd'hui?
Ma seconde question concerne le secrétariat d'état que je connais particulièrement. Vous en parlez comme d'un système d'espionnage, mais la secrétaire d'état du Berry a tout de même fait parti du conseil berrichon sans forte réaction de votre part. N'est-ce pas une certaine contradiction?

Réponse du Duc George le poilu

Citation :
A la question de mydryon

AH voilà notre ambassadeur orléanais, content de vous voir en notre pays cher voisin.

Concernant cette félonie, elle n'existe que dans l'esprit des dirigeants français. pour les berrichons et les provinces amies et partenaires du Berry, je suis et reste le Duc de Berry. Si la Reyne refuse de reconnaître le Duc de Berry, cela est son problème, point celui du Berry.

A aucun moment, je ne revendique ce statut de félon, le seul titre par lequel je me présente et agit est celui de Duc de Berry, ou Duc d'Aigurande quand je ne siège point sur le trône ducal.

Concernant la Reyne Beatriz, il avait été convenu lors de sa campagne électorale que cette tracasserie parisienne (la félonie) serait supprimée. Mon ami et conseiller Thomas de Clérel m'avait donc demandé de lui écrire pour rappeler cette promesse électorale. Elle avait d'abord demander un écrit officiel pour justifier sa décision à l'égard des ordres royaux et de la pairie, ce que j'ai alors rédigé. Evidemment les promesses n'engagent que ceux qui les font et elle est revenue sur sa parole en décrétant que je passais du statut de félon à celui de régent. Ayant une province à gérer, je ne souhaitais pas ergoter au sujet des dernières inepties parisiennes et deux mois plus tard, elle a cédé aux pressions de ces conseillers pour me rétyablir dans ce statut auquel les parisiens aiment me placer. Félon pour avoir gérer ma province en bon père de famille, voilà qui est cocasse mais tellement illustratif de la maniere dont la France a mal évoluer et dont elle a réussi à imposer cette relation de maitre à esclave.

Me voilà redevenu félon sans jamais avoir posé le moindre acte ou geste qui nuise à la couronne de france. EVidement, tout le monde sait que ce statut de félon m'est octroyé pour simplement rappeler un peu trop souvent aux parisiens que le lien vassalique ne correspond pas à la france qu'ils nous imposent.

je n'ai aucun soucis à être vassal du Roy de france s'il reste à sa place de suzerain et arrête de se prendre pour le maître gérant son cheptel d'esclaves.


Quant à la baronne Asterie, je ne désespère pas de la voir un jour quitter cette fonction parisienne. Quoi qu'il en soit, elle a prouvé sa fidélité au Berry à de nombreuses reprises. La dernière fois en tombant au combat sur les murailles de Bourges en même temps que moi.

la fonction du secrétaire d'état étant notamment d'informer paris de ce qui se passe dans sa province, je maintiens mon avis sur ce réseau officiel d'espionnage. Le Berry est un petit pays et Asterie et moi venons du même village. Nous nous connaissons depuis l'enfance et je ne peux imaginer ma vieille amie trahir le Berry. Mais vous avez raison sur ce point, la présence du secrétaire d'état berrichon sur la même liste que le félon poilu est un paradoxe berrichon difficile à expliquer à celui qui est étranger.

Question intervention de la Reyne Nebisa.

Citation :
Avec attention et un amusement non dissimulé à certains moments, la Souveraine avait écouté le Duc George faire son exposé, prenant quelques notes parfois, piochant une praline dans son aumônière à d'autres instants, confortée dans l'assurance qu'elle avait bien fait de se déplacer pour venir en ces lieux s'informer et, bien entendu, dissiper, quelques malentendus...

A la jeune femme ayant pris place à ses cotés, la Malemort adresse un salut, lui glissant discrètement qu'elle n'avait manqué que les prémices de la Conférence avant de reporter son attention sur le Duc ...


Duc George, permettriez vous que je vous adresse quelques remarques et questions ? Pensez vous que le progrés et l'évolution soient des concepts dont le Royaume n'ait que faire ?

Lorsque vous rappelez le temps ou les Feudataires ne faisaient point allégeance au Monarque, vous évoquez un temps ou le Palais Royal se trouvait dans un bien triste état de désolation, moi même, lorsque je fus nommé à l'Office de Grand Chambellan, je dus entreprendre toute une série de travaux pour rendre cette grosse bâtisse vivable, et à présent que j'y demeure, je vous assure que le confort est encore à revoir, ceci étant, nous disposons d'une Salle du Trône et d'une Conseil des Grands Feudataires parfaitement aux normes... Point tant pour décorer ou exposer les magnifiques tapisseries royales que pour incarner par devers nous la réalité concrète du lien vassalique.

En effet, il fut un temps ou cette nécessité fut écartée, de par la volonté des Feudataires, eux même, il fut remit au gout du jour, prestation du serment qui fait d'un homme ordinaire le légitime régnant de sa province, valorisation du Concilium et association des Feudataires dans la conduite du Royaume, ce ne sont là que deux exemples concrets du désir de la France, de son besoin, de construire et d’améliorer les bases même de son héritage.

Vous parlez d'asservissement... je peine à comprendre comment l'Autorité Royale pourrait asservir, elle est la garante de l'intégrité du Royaume et du droits de ses peuples à vivre, s'épanouir et prospérer dans le respect des droits et devoirs de chacun. Le Souverain dispose, naturellement, des pouvoirs de justice, de légiférer, de régner, sans cela, il n'y aurait pas tant de Roi ou de Reine qu'une joli mannequin à exhiber le dimanche et les jours fériés.

Vous parlez des marquisats et des chevaliers en province, point amusant, sur lequel je reviendrais bien vite... Pensez vous que parce qu'il y a des années de cela, un vieux Duc a octroyé un fief supérieur à son rang, à quelques personnes, on tient là une coutume ? A ce compte, le premier Comte du Limousin ayant anobli les onze membres de son conseil, doit on considérer qu'en Limousin la coutume veut que tous les conseillers comtaux doivent être anobli sans quoi on commet un crime contre l'Histoire ? Ceci dit, je pensais également qu'il aurait été bon de ne pas laisser les Marquisats exister seulement en Isle de France, aussi ai-je pris conseil, en début de mon règne, auprès de mes Feudataires, oh ciel, j’espère qu'ils n'ont pas vécu cela comme l'asservissement d'ailleurs, bref... il en est ressorti qu'ils n'ont pas jugé cela souhaitable ! Même chose pour les Ordres de Chevalerie !

Pour ce qui est de la diplomatie, vous vous inscrivez encore en faux... Le Berry est une province vassale de la Couronne de France, elle ne peut donc pas traiter avec un État souverain. Pourquoi ? Pour la même raison que celui qui possède un champ de blé ne commerce pas avec un boulanger... Mon analogie n'est elle pas adorable ? Non ? Mais si, je vous assure ! Bon, j'ai un autre exemple... si demain une mairie berrichonne négocie avec une province voisine en établissant qu'elle veut nouer un accord commercial exclusif avec la dites province, s'engager à considérer son codex comme le seul légitime et verser ses impôts à la dites province voisine, bref, se rattacher au voisin... Faut il considérer que le Berry asservi la bonne ville en question en entendant faire respect sa suprématie sur sa bonne ville ?

Autre point intéressant... vous semblez penser que la légitimité au Trône des provinces ne vient que de l'élection, en ce cas, vous ne reconnaissez pas les révoltes comme pouvant être légitimité ? En ce cas vous considérer que le Droit Divin se transporte jusque dans les élections ducales/comtales ? Compteriez vous pour rien la légitimité qui vient du Très Haut et qui s'incarne dans la personne qui accède au Trône de France pour nier que c'est dans le serment vassalique que né la légitimité du Feudataire ? N'est ce point, Duc George, pêcher par mauvaise foi que de penser qu'il suffit d'une élection pour jouir de tous les droits, et je ne dirais pas "passes droits", en ne reconnaissant aucune entité au dessus de sa personne ?

Je vais passer sur la liste de vos griefs pour me fixer sur "la valeur ajoutée". Le Berry est la France et la France est le Berry. Quand on estime que son Royaume part à la dérive, quand on estime ses droits bafoués ou ses intérêts oubliés, on ne se cache pas derrière une "indépendance" devenue coup de mode, on retrousse ses manches, on prend son bâton de pèlerin et on fait changer les choses. Jamais la France n'a été plus mal servie que lorsque la résignation ou la mauvaise foi ont poussé les gens à se taire. Jamais la France n'a été plus grande et plus belle que lorsqu'elle s'est tournée vers le progrès et le changement.

Des erreurs, la France en a fait, mais, toujours, elle en a tiré les enseignements nécessaires. Depuis que j'ai commencé à la servir, j'ai vu la France se modeler, changer, s'adapter. J'ai, moi aussi, connu l'époque pré hérauderienne, j'ai connu l'époque ou la moitié de la Bourgogne était Champenoise, j'ai connu la France -j'étais pré-pubére à l'époque bien sur- et j'ai pu lire l'annonce de la création de la Pairie, de l’avènement du premier Grand Maitre de France, l'ouverture du Salon des Feudataires, la fondation de la Curia Regis, la naissance du Secrétariat d’État et tant d'autres choses... J'ai connu une petite France qui chancelait à la sortie de la grande guerre, je vois maintenant une France grande, forte de la différences de tous ses peuples, une France menacée par l'avidité, la jalousie et la corruption de ceux qui croient qu'une province s’achète. Je vois une France qui ne renoncera pas, qui n'abandonnera aucun de ses sujets, qui va lutter pour sa conservation, qui va continuer à progresser, à évoluer et qui, pour cela, a besoin d'entendre les avis de ses vassaux, a besoin d'opposer ses arguments à ceux qui, et ils en ont le droit naturel, pensent différemment. Je vois une France que beaucoup critiquent mais que peu tentent d'aider, et pourquoi ? Pour anoblir qui leur chante ? Destituer ceux qui dérangent ? Pour pouvoir condamner en justice leurs opposants sans que quiconque ne puissent intervenir ?

Duc George, vous pouvez dire que vous n'avez aucun intérêt pour la France, mais ne dites qu'elle est statique, impotente, qu'elle n'entend pas assurer à ses peuples le respect de leurs droits en échange de celui de leurs devoirs, car depuis le premier jour ou j'ai foulé le sol de France, j'ai vu ma France démontrer le contraire.

Comme vous le soulignez, les promesses n'engagent que ceux qui les font, et vous avez été bien niais de croire en celle d'une bécasse mais... il semble transparaitre de tout cela que vous ne voyez pas la véracité du lien Suzerain/Vassal... le Duc du Berry, lorsqu'il y en aura un, un vrai, légitime, disposant des prérogatives d'un Duc légitime, n'a pas de maitre, il aura une suzeraine, à qui il devra respect, aide et conseil et qui lui devra justice et protection. Ces mots ne sont pas un simple sésame, un "bon pour un fief de retraite", ils sont le socle du Royaume... vouloir le bien du Berry, c'est vouloir le bien du Royaume. Vouloir régner sur la France c'est accorder au Berry la même place que n'importe quelle autre province .

Vouloir être un "bon père de famille", c'est ne pas écarter les cousins, les oncles culs de jattes, les tatas gâteuses ou les mamies zinzins...

Duc George, pour le Berry, avez vous jamais été prêts à mettre de coté votre personne, à prendre sur vous le poids des désaveux et des critiques, à vous faire petit parce qu'il est tellement plus grand que vous ? Est ce que, le matin, en vous levant vous sentez peser sur vos épaules le poids des attentes, des espérances, des souffrances de tout un peuple que vous avez le devoir de servir jusqu'à en rendre gorge ? Est ce que pour eux vous seriez prêt à renoncer à tout ce qui a jamais pu avoir de l'importance, vous apporter du bonheur, en ce monde ? Régner, que ce soit sur une province ou sur un Royaume, c'est ça, et rien d'autre, c'est ne jamais en faire assez, ne pas être assez rapide, assez précis, assez intelligent, c'est faillir, trébucher, avoir mal mais continuer parce que lorsqu'on règne, on a le droit à l'échec mais pas à renoncer et que les larmes, c'est à l'intérieur qu'il faut les verser, parce que les larmes du régnant comptent pour rien et ne sont rien.

Non... ne répondez pas, contentez vous de vous interroger... et, en suite, dites moi si un seul jour le statut de félon vous a pesé, si vous estimé qu'il vous a frappé à tort et ce que vous avez fait, depuis, pour que justice vous soit rendue.

Réponse du Duc le poilu

Citation :
beau discours bien rodé votre majesté, mais qui sonne ici tellement creux

Détrompez vous,

si la France était le Berry, il n'y aurait pas de procès politique, pas de chasse des opposants politiques par les armées, pas d'insulte à l'Eglise, pas de concordat rompu uniquement pour inculper un religieux dans un procès politique, pas de brigands aux ordres du pouvoir, pas de peine de mort requise et appliquée par la justice, pas d'armée qui fauche les voyageurs... comme tout cela se déroule en ce moment chez votre fidèle et loyal vassal tourangeau du royaume de France.

Si la France était le Berry, croyez moi qu'elle serait bien différente de votre France.


Le jour où le Duc de Berry vous fera à nouveau allégeance, vous aurez son respect. Depuis qu'en 1453, le Duc de Berry Juliani traita le roy de france de roitelet, jamais aucun Duc de Berry n'a manqué de respect à la couronne. Vous aurez les conseils avisés comme les ducs de Berry les ont toujours prodigué, avec sérieux et sans volonté de plaire. vous aurez l'assistance comme le Berry l'a toujours donné. En échange, vous nous offrirez protection et justice. Mais au de là de ce serment, vous ne déciderez pas à la place du Duc de Berry de qui gère un lopin de terre berrichon, de comment il rend justice, de qui il peut honorer ou à qui il offre son amitié.

L'avenir sera ce que vous en ferez ! Si vous voulez du Berry comme vassal fidèle et fiable, pas comme ceux qui vous font allégeance et ne vous portent pas assistance ou oublient de vous donner conseil - acceptez la main tendue, celui de l'authentique lien de vassalité, loin de toutes ces règles et institutions de soumission que Paris nous imposent.

Si je peux me permettre un conseil, cessez d'écrire l'histoire de France avec le sang de vos sujets ! Ne soyez plus le souverain craint mais le suzerain respecté !

Sur ce, je continuerai volontiers cet échange avec vous, mais nous allons quitter le sujet de cette conférence et faire attendre les autres intervenants. Je rends donc la parole à notre ami Retz, vice chancelier du Ponant.
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Arwel

Arwel


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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeLun 6 Fév 2012 - 2:13

Shocked Shocked Shocked je n'aurais jamais cru dire cela un jour, mais je suis entièrement d'accord avec ce que dit le Poilu...
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Cecilia

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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeLun 13 Fév 2012 - 12:22

Suite de la conférence

Premier Secrétaire d'Etat Alandrisse.

Citation :
La petite brune se leva presto, elle avait des questions la Montbazon.

'Scusez moi, j'aimerais intervenir euh rapidement. Hum, bonjour à tous, Alandrisse, humble Languedocienne.

Regard, elle était prête à indiquer la zone du Languedoc. Il faut dire que dans le Nord on oubliait souvent le bas du Royaume.

Mais bon je vais d'abord intervenir en tant que Premier Secrétaire d'Etat, que voulez-vous, j'ai tendance à protéger plus que de raison mon office. Tout d'abord, j'aimerais soulever un point sur le Secrétariat d'Etat. Vous dites que cet office est un réseau d'espionnage. Ce qui me fait doucement sourire avouons-le. Je tiens à indiquer le fait que les Secrétaires d'Etat dans le HDR ne peuvent être dans le conseil d'une province sans l'aval du Régnant. La Couronne serait si tyrannique, elle l'imposerait. Ben vi, pour avoir de la bonne info autant être là où elles se font, non?

Donc imaginer que se sont des espions, c'est assez amusant, si pour vous récolter des annonces comtales et faire un bilan des grands évènements de sa province c'est espionner. Je n'ose imaginer ce qu'est un véritable espion. Mais bon, si vous souhaitez comprendre les rouages de cet office, je serais ravie de vous faire faire le tour du propriétaire. Enfin bref, c'était mon côté Grand Officier qui ressortait.

A présent, la joyeuse habitante du Royaume de France, on constate aisément qu'il y a de nombreux points négatifs, qu'il y a et aura toujours des soucis entre les provinces vis à vis de la Couronne. Que voulez-vous, lorsqu'on se retrouve à plusieurs il y a toujours des couacs. A mon sens, la communication reste le meilleur moyen d'avancer. Car tourner le dos et faire une liste de tout ce qui ne va pas pour justifier son départ ou son absence, c'est un ultime recours. Prenons l'exemple de Châteauroux, qui s'est désolidarisé du Berry. Puis il y a eu du changement et cette ville a réintégré sa province d'origine. Le point clef de ce rappel est le changement. Rien n’est gravé dans la roche, fort heureusement.

Poursuivons sur l'Acte 2, imposer des lois, avoir une CA, je trouve cela plutôt étrange de relever ce point. Enfin si j'ai bonne mémoire, la Bretagne possède une Cour d'Appel et pourtant vous êtes dans la même alliance. Et votre Duché a aussi un codex de loi, je n'entends personne crier à l'infamie. Nous avons tous besoin d'une trame à suivre, sinon c'est la loi du plus fort qui régnerait.

Ensuite Acte 6, je suis un peu diplomate moi-même. Donc je peux en toucher un mot. Est-ce que vos villages ont des traités avec d'autres provinces et/ou villages hors Berry? C'est un peu le même système, il faut tout de même garder une certaine cohésion dans nos actes. Si les provinces A et B signent avec Y et que X entre en guerre avec Y alors que X est ami avec A. Il y a un souci à un moment donné. La cohésion diplomatique permet d'éviter ce genre de bévue. C'est d'ailleurs pour cela, que sur initiative une salle pour les diplomates du Royaume de France ouvrira ses portes, dès que les architectes se décideront à la bâtir. De plus, il y a le conseil des Grands Feudataires, cette pièce n'est pas là pour s'hurler dessus et lancer des remerciements à tous. A la base, c'est tout de même pour échanger entre régnants, le Monarque, la Curia et la Pairie. Ensuite l'échange de fief, ect, ça c'est niveau héraldique, je suis sûre que votre bon ami Thomas de Clerel pourra vous dire le pourquoi du comment.

Hum, bon je ne vais pas poursuivre, j'ai tendance à trop parler. Mais en résumé, si on regarde bien les choses. Vous quittez un système pour en intégrer un autre. Vous allez seulement vers un endroit où vous supposez que l'herbe sera plus verte. Mais malgré tout, vous poursuivez vos échanges économiques avec ses provinces "royalistes". Vous avez recréé une hérauderie, vous gardez vos fiefs octroyés par un office de la couronne. Que vous le vouliez ou non, c'est ensemble qu'on reste fort et qu'on résiste. Il faut certainement réajuster des choses, mais cela ne doit pas être une raison pour quitter le nid. Cela en occupe peut-être certains, mais pour ma part, je préférerais que mes écus soient placés pour les faire fructifier que de passer mon temps à payer des armes et de la nourriture. Enfin ce n'est que mon avis, passer des jours dans la boue ou me payer des tonneaux de vin, le choix est difficile je vous l'accorde.

George le poilu Duc du Berry.

Citation :
Décidément, les autres interlocuteurs ne vont jamais pouvoir poursuivre, alors rapidement madame la Languedocienne

Si le secrétariat d'état n'est rien d'autre qu'une compilation de communiqués des provinces, ouvrez donc vos locaux au public que tout le monde puisse être informé de ce qui se passe dans les autres provinces et pourquoi ne pas remplacer votre office par un journal publiant les communiqués des atres provinces ?

Quant au dialogue royal, depuis de smois, nous n'avons entendu que le bruit des bottes et le cliquettis des épées...

Par contre, vous semblez mal informée pour celle qui dirige le service de renseignement royal: Chateauroux ne s'est pas détaché, un étranger né en touraine s'est installé en Berry, s'est fait élire maire et a unilatéralement ouvert les portes de son village aux armées de Touraine. Réaction immédiate, un soulevement populaire des castelroussins l'a expulsé de la mairie dans les heures qui ont suivi... malheureusement l'armée ennemie était entrée dans le village, rattachement et pilllage ont suivi. Mais lors des premières élections libres, 2 candidats dont un ancien maire soutenu par l'ex maire déchu. Ce candidat n'a fait que 19% des voix face au défenseur du Chateauroux berrichon que je suis. Bref, autre débat que cela, contactez moi si vous voulez un complément d'nformation.

Savez vous que la slovaquie a également une cour d'appel ? ainsi que l'émirat de turquie, mais le Berry ne se sent point obligé de s'y soumettre. Où le serment vassalique impose t il de soumettre notre justice ? Dire que le suzerain nous doit justice ne veut pas dire que nous devons lui soumettre notre justice provinciale, saisissez vous la différence ?

Saviez vous que Chateauroux est peuplé de berrichon parlant berrichon, changeant d'année à paques, mangeant nos sopécialités culinaires, buvant de la bug, fréquentant l'université de bourges, fournissant des élus au conseil ducal berrichon, des Ducs et autres personnalités au berry, ayant fourni nombre de soldats à nos armées, nombres de nobles à notre province, nombre d'ambassadeurs, de négociants au Berry. Je suppose que vous saisissez la différence entre l'enracinement berrichon de chateauroux et le lien artificiel entre le Berry et la france qui ne repose que sur un serment de notre Duc à votre Roy.

Le Berry ne rompt pas son lien vassalique, il constate que la Couronne l'a rompu en lançant ses armées contre nos soldats dans une guerre privée entre le Berry et ses voisins.

Bref, le Berry ne quitte pas ce Royaume mais il constate que cette France s'éloigne de celle à laquelle le Berry avait accepté de se lier par serment. Cette nouvelle France ne veut pas d'un Berry soucieux de conserver ses libertés anciennes et traditions, nous en prenons acte, tout simplement.


Par contre, je suis au regret de vous annoncer que mon ami Thomas de Clérel n'est plus de ce monde.

En son souvenir, observons une minute de silence avant de poursuivre avec Retz.

Retz

Citation :
Une fois que tout le monde obtint réponse à ses questions, Retz reprit la parole.

Vous avez pu découvrir au travers du discours de George différentes institutions royales, je vais maintenant m'attacher à vous les présenter plus en détail.

En effet, avant de parler d'indépendance, peut-être devrions-nous nous intéresser au royaume de France et à son fonctionnement.

Comme le duc de Berry et d'Aigurande, j'ai décidé de diviser mon intervention en plusieurs parties afin que vous puissiez en prendre connaissance dans les meilleures conditions.

En premier lieu, qu'est-ce que le royaume de France ? Vaste question, auquel nous allons tenter d'apporter une réponse aussi complète que possible.

Le royaume de France est une monarchie élective dirigée par un roi, le roi de France.
Le monarque est élu par les conseils ducaux du royaume, le clergé et les hautes couches de la société.
A son élection, il est sacré par l'Église qui en fait un exemple et le défenseur de la foi, et dispose dès lors de pouvoirs et de devoirs liés au serment de vassalité qui unit la Couronne aux provinces vassales, malheureusement trop souvent oubliés, au profit de quelques agitateurs proches du pouvoir.

Le royaume de France, sur lequel règne le roi, est divisé en provinces du Domaine royal (domaine privé du roi, dans lequel il est maître et peut faire ce qu'il veut. Le DR a souvent des problèmes de cohésion et d'efficacité, c'est là le propre des alliances imposées), et en provinces vassales qui élisent leurs dirigeants et ont choisi de se placer sous la bannière du royaume de France. Ces provinces ont des libertés (tout du moins en théorie) et trois devoirs : auxilium, consilium et obsequium.
Le roi a quant-à lui le devoir de protection, de justice et de subsistance envers son vassal. Des institutions royales ont été mises en place pour superviser l'application de ces devoirs, et conseiller les provinces vassales, mais elles tendent avec le temps à dépasser leurs compétences en s'octroyant les prérogatives des provinces vassales.

La gouvernance du Royaume et les institutions royales sont principalement confiées à la direction de deux Chambres de conseil, la Curia Regis et la Pairie.

La Pairie est composée de Pairs de France, membres de la haute noblesse de France nommés par le souverain après examen des autres Pairs de France, selon un ratio de 1 Pair pour 700 habitants.

Toutefois, une récente réforme de Nebisa a aboli le critère géographique et assoupli les critères d'admission pour les clercs.
En plus de la suppression du critère géographique, la Pairie est maintenant limitée à 25 Pairs, ce qui signifie que certaines provinces pourront compter plusieurs Pairs de France, tandis que d'autres en seront fatalement dépourvues. Cette réforme avantage donc les provinces habituellement proches du pouvoir, au détriment des provinces du Ponant ou du Sud de la France, et permet au souverain d'intégrer l'ensemble de ses amis à la Pairie, renforçant l'idée d'une ploutocratie dominante qui se protège entre elle.
Cette réforme illustre également une certaine rétractation du pouvoir, puisque la Couronne se ferme à la diversité pour privilégier certaines provinces.

La Curia Regis, quant-à elle, est composée des 10 Grands Officiers de la Couronne (11 en comptant le Grand Ambassadeur de France, depuis la récente modification de Nebisa) nommés par le Grand Maître de France avec l'approbation du roi de France.
- Les Grands Officiers ont chacun la responsabilité d'un Grand Office, souvent composé d'un ou de plusieurs offices.
- Ils sont en outre chargés d'administrer le Domaine royal par délégation du roi de France et gèrent les institutions royales.

Le premier Grand Officier de la Couronne est le Grand Maître de France. Nommé directement par le roi, son rôle est de superviser le travail des Grands Officiers, il les nomme et les révoque sur décision du roi de France. Il gère également la surintendance du Domaine royal et peut placer une province du DR sous tutelle.
Cette charge, très importante sous le règne de Levan, tend à faiblir avec la mise en place de la monarchie élective. On raconte notamment qu'Armoria tenait la plume de Levan lorsqu'elle a décidé de déclarer George Poilu félon à la Couronne.
Par conséquent, la monarchie élective correspond logiquement à une centralisation des pouvoirs au profit du roi élu.

Le Grand Chambellan de France a quant-à lui la responsabilité de la Chambre royale, et des Offices comme la Bouche, les Menus plaisirs, etc...
Il nomme les huissiers (des ouvreurs de porte deluxe) et a à charge le collège Saint-Louis de France et l'académie royale (culture de France).
Son office s'étend à la gestion des admissions à la Pairie, et le Grand Chambellan de France peut occasionnellement recevoir les allégeances des Grands feudataires en l'absence du roi.
C'est un peu le Grand Office "Pompon et fanfreluches" de la royauté.

Le Grand Écuyer de France a la charge des écuries et haras royaux, mais aussi des ordres royaux au service de la Couronne. Censés servir la cause royale et défendre la veuve et l'orphelin, ces ordres sont susceptibles d'être dévoyés de leur fonction principale, comme on a pu le voir pendant la guerre lorsque les ordres royaux défendaient la Touraine, lui permettant d'envoyer toutes leurs forces assaillir le Berry.

Le Grand Aumônier de France s'occupe des affaires religieuses du Royaume, et en particulier du personnel d'Église qui entoure le roi et ses proches.
- L'hôtel-dieu relève de son Grand office, il s'agit d'une œuvre de charité au service des nécessiteux et de la médecine.
A noter que l'Église et la Couronne sont liées par un concordat, le concordat de Paris, qui prévoit que la religion aristotélicienne est la religion officielle du royaume, qui protège la famille royale et le clergé, et met en place le cadre religieux.
Cependant, suivant que le roi soit plus ou moins aristotélicien, ce concordat tend à s'affaiblir pour donner plus d'importance aux intrigues politiciennes. Ainsi, le Chancelier de France a déclaré que les provinces de France étaient libres de rompre leurs concordats sans encourir de sanction (la Touraine a d'ailleurs inauguré ce nouveau droit en rompant son concordat pour pouvoir lancer un procès politique).
Aujourd'hui, la religion d'Aristote se cantonne à son rôle culturel et a l'influence que le roi veut bien lui donner.

Le vieillard se tut quelques instants, pour que chacun puisse assimiler la quantité d'information énoncé jusqu'à présent. Il lança un regard insistant en direction de Thrandhuil, pour que celui-ci débute le premier intermède.
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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeLun 13 Fév 2012 - 18:19

Je trouve cela très intéressant. Elle se déroule où exactement cette conférence ?
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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeLun 13 Fév 2012 - 18:27

Elle se déroule dans les locaux du FIER.
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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeLun 13 Fév 2012 - 18:36

Ah, je vous remercie.
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Cecilia

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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeMar 20 Mar 2012 - 15:59

Suite de la conférence

Iskander

Citation :
Votre Majesté, Votre Majesté, Vos Grâces et Grandeurs, Illustres ou non, Mes Dames, Messires, chers tous,

Je suis Iskander.

Certains d'entre vous m'ont connu à l'époque où j'étais chancelier comtal de Provence.

...

Hem ... bref ...

Voilà.


La Provence est un état indépendant.

Il s'est doté d'une structure étatique, le Marquisat des Alpes Occidentales, auquel le Comté de Provence s'est inféodé et qui garantit la pérennité de l'Etat et sa souveraineté.

Vous vous souviendrez de la conférence sur le Marquisat des Alpes Occidentales qui s'est tenue céans, où Sa Majesté a brillamment tracé l'histoire de la Provence et de son indépendance et de la création du Marquisat des Alpes Occidentales, des faits qui en ont été la cause et des tribulations qui y ont mené. Je vous engage à en consulter les minutes avec délectation. Elles sont disponibles ici-même ainsi qu'en Chancellerie Provençale.


Si vous le permettez, j'en reprendrai et développerai deux éléments.


Le premier élément est l'indépendance.

Les causes de l'indépendance de la Provence se sont maintenant perdues dans les limbes de l'histoire. Il y a eu des promesses impériales non tenues, des obligations impériales non respectées, une révolte par rapport à cela, qui s'est transformée en une révolution avec cette idée que les provençaux parviendraient mieux à résoudre leurs problèmes eux-mêmes.

En somme, telle est l'idée de l'indépendance : ce n'est pas tant la rupture du lien de vassalité, par la force, que la concrétisation de cette idée majeure de prendre son dessein entre ses mains et en n'étant plus responsable de ses actes qu'envers soi-même.

En ce sens, le Marquisat des Alpes Occidentales n'est pas "indépendant de l'Empire". Il est "Indépendant", tout court.

La Provence est devenue véritablement un Etat indépendant et souverain lorsqu'elle s'est dotée ou, plus exactement, a décidé de se doter d'une structure étatique qui lui a permis de d'assurer cette "prise en main", de manière stable, pérenne et autonome, sans avoir à en rendre compte à quiconque, de quelque manière que ce soit. Cette structure a pris la forme du Marquisat des Alpes Occidentales.

Comment cela fonctionne-t-il ? Sa Majesté l'a expliqué lors de la conférence que j'ai évoquée liminairement. Je résumerai ici ses propos.

Le marquis est élu et son mandat persiste tant qu'il a la confiance du peuple provençal. Il fait la paix et la guerre, avec l'assentiment du Comte Illustre, dispose d'un droit de saisine de la Cour Suprême et d'un droit de Grâce et, en cas de défaillance du Comte Illustre, lui supplée.

Le Marquis est assisté d'un Conseil Marquisal, qu'il peut ou, pour ce qui concerne la guerre, doit consulter, constitué de personnes en charge, au premier titre, le Comte Illustre, le Doyen de l'assemblée des nobles, le Chancelier Marquisal, l'amiral, pour ne citer qu'eux.

Pour compléter cette structure étatique, le Marquisat englobe la Cour Suprême des Alpes Occidentales, qui connait les appels des décisions du tribunal Comtal de Provence et juge directement ses dirigeants, l'Assemblée des Hérauts des Alpes Occidentales, qui gère tout ce qui concerne la noblesse de Provence, la Chancellerie, où le Chancelier Marquisal et le Chancelier Comtal travaillent de concert, l'un pour ce qui relève des compétences du Marquisat et l'autre pour ce qui relève des compétence du Comté, qui assure les relations du Marquisat et de Provence avec le reste du monde, l'Amirauté, où les compétences sont également partagées entre le Marquisat et le Comté de Provence, qui gère le trafic maritime et fluvial et, enfin, la Garde Marquisale et ses auxiliaires, qui en constituent le bras armé.

Le Marquisat est doté d'une structure dynamique qui lui permettrait d'englober d'autres provinces qui souhaiteraient s'y joindre. Pour l'heure, seul le Comté de Provence, sa province fondatrice, s'y est inféodée.

La population de Provence n'est pas encore aussi nombreuse que du Royaume de France et, donc, les gens qui oeuvrent dans ces différentes institutions marquisales sont essentiellement des provençaux qui participent à la gestion de l'Etat, en assurant les différentes fonctions que j'ai citées précédemment, sans en retirer un pouvoir personnel exorbitant.

Pour ce qui concerne la paix et la guerre, le Marquisat est un état fondamentalement pacifique, qui a noué un réseau d'alliances et d'amitiés qui lui ont permis et lui permettent d'y garantir la paix ou de la rétablir lorsque la guerre vient la ternir.


J'en viens donc au second élément, qui me vaut sans doute d'être devant vous présentement, pour en avoir été un des artisans, à savoir la paix.

Comme vous vous en doutez, Sa Majesté Impériale n'a pas du tout apprécié la sécession de la Provence, faute dont la gravité à Ses yeux peut sans doute être mesurée à l'aune de celles reprochées à Elle par les provençaux.

Du point de vue des provençaux, leur Etat était devenu, en fait et en droit, indépendant. Du point de vue impérial, la Provence était une province rebelle, en fait et en droit. En somme, nous avons assisté à la naissance d'un nouvel ordre juridique distinct de l'ordre juridique impérial et de deux points de vue inconciliables sur la question.

Cela s'est traduit par des guerres, qui ont été rappelées lors de la conférence sur le Marquisat des Alpes Occidentales, menées par des aventuriers de tout poil qui trouvent sans doute leur contentement en cela, pour quelque prétexte que cela soit. Nous avons connu ses ravages. Nos agresseurs n'ont jamais pu nous faire fléchir, tant ce sentiment d'indépendance est fort et toujours aussi vif. Mais à quel prix. Ce n'est pas le coût des choses perdues ou détruites, ou celui de la guerre que je déplore le plus, car tout se reconstruit, mais bien la perte des êtres uniques qui, égarés dans cette violence ultime qui les dépasse, ont été emportés par elle.

Les chiens de guerre et ceux qui les ont commanditées ont, à cet égard, une dette inextinguible envers nous tous.

La plupart des nôtres ont survécu à ces guerres toutefois, beaucoup pétris des rancoeurs et désirs de vengeance. Et ce ressentiment étant certainement aussi vif chez beaucoup de ceux qui nous avaient fait la guerre.

Nous avions un choix à faire, somme toute assez simple : soit pérenniser la guerre, que ni les impériaux, tout puissants, ni les provençaux, irréductibles, ne pouvaient gagner, soit tâcher de gagner la paix ensemble.

Après un an et demi de travaux d'approche, de tentatives avortées ou réussies de se parler, de se comprendre, d'un an et demi de trêve relative, Sa Majesté Impériale et Sa Majesté sont parvenues à faire la paix. Je vous invite à consulter à la copie du traité conclu par Elles en Chancellerie Provençale.

Cela a impliqué des concessions de part et d'autre, principalement la reconnaissance mutuelle de la souveraineté de chacun, la fixation des frontières communes et la conclusion d'une paix des armes et d'une entraide. Cela implique bien des choses à construire ensemble encore, sur cette base, pour vivre en bonne intelligence.

Que cela ne vous trompe pas : le traité récemment conclu entre le Marquisat des Alpes Occidentales et le Saint Empire Romain des Nations Germaniques n'est pas un traité d'octroi ou de reconnaissance de l'indépendance de la Provence et du Marquisat.

C'est, avant tout, un traité de paix.

C'est un traité de paix.
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MessageSujet: Re: Conférence du Berry sur l'indépendance    Conférence du Berry sur l'indépendance  Icon_minitimeJeu 29 Mar 2012 - 18:04

june a écrit:
"J'ai plusieurs questions, Iskander : j'ai bien écouté ce que vous avez dit, et la fin m'a intriguée ; il y a donc un traité, mais seulement un traité de paix. Cela veut-il dire que l'indépendance de la Provence est seulement acceptée mais pas reconnue ? Y a-t-il projet de reconnaissance de cette indépendance entre l'Empire et le Marquisat ? Quelle est la position de l'Empire aujourd'hui par rapport au Marquisat, y a-t-il toujours de la méfiance ou s'agit-il de confiance ? Quels rapports entre l'Empire, le Marquisat et le Royaume de France aujourd'hui ?"


Iskander a écrit:

Hem ...

Alors, voilà. C'est un très gro... long traité. Nous avons dû aborder de nombreux points, de nombreuses questions.

La reconnaissance mutuelle de chaque État est une de ces questions.

Le Marquisat reconnait l'indépendance et la souveraineté de l'Empire sur ses terres, même s'il n'en a pas vraiment besoin, et l'Empire reconnait l'indépendance et la souveraineté du Marquisat des Alpes Occidentales, l’État que le Provençaux ont créé, sur la Provence, qui n'avait pas "besoin" de la reconnaissance impériale pour être indépendante.

Mais, ce faisant, l'Empire et la Provence font coïncider leur conception du monde. Et l'Empereur reconnait qu'un bout de terre qu'il considérait avant comme sienne ne l'est plus, sur laquelle il abandonne toute prétention et ... et bien, cette terre ne peut plus servir de prétexte pour faire la guerre aux gens de Provence.

Cela a été un pas immense de la part de l'Empire.

Puis il y a eu toutes les questions des fiefs, de leur pavoisement et des livrées que devraient porter tous les pauvres gens qui y travaillent et ... enfin, je me perds, disons qu'il y avait une volonté forte, de part et d'autre, d'arriver à faire la paix, de manière pérenne, au delà des intérêts individuels.

Pour ce qui concerne les rapports entre l'Empire et le Marquisat, je dirais qu'ils sont cordiaux.

Ce même accord de paix prévoit la manière dont les relations entre l'Empire et le Marquisat, et les terres qui en font partie, se déroulent, doivent se dérouler. Ni le Marquisat, ni l'Empire, ne veulent trouver dans leurs relations futures raison de se faire la guerre à nouveau, directement ou par le truchements de leurs alliés respectifs. Et, donc, beaucoup de questions devaient être réglées pour éviter cela, et permettre des relations harmonieuses entre voisins qui se respectent mutuellement.

Quant au Royaume de France, son attitude a été assez paradoxale dans le passé.

D'un côté, il a ordonné la rupture de toutes relations diplomatiques avec la "province rebelle" qu'était la Provence. Nous avons assisté au départ peiné, malcommode, ... inconfortable de nombreux diplomates de talent qui étaient devenus des amis. Nous avons vu des traités rompus par ordre, de bien mauvais gré, quelle qu'ait pu être leur utilité.

D'un autre, la Provence a été sollicitée par le Royaume pour le soutenir dans sa guerre contre le Ponant, ce qui n'a pas été fait.

Enfin, aujourd'hui, les relations entre le Marquisat et le Royaume de France se normalisent. Les diplomates royaux sont venus remettre leurs lettres de créance et ... enfin, voilà.

Le reste, il nous faudra le construire.
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