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 Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche

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urbs

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Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche Empty
MessageSujet: Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche   Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche Icon_minitimeVen 31 Mar 2006 - 22:23

De la principauté à la privince (1349-1456)

Le dauphiné dans le Royaume

- Le principe original de l'accord était: "Que le Dauphiné ne éloigne la Couronne". Souple union de deux souverainetés, celle des lys et des dauphins que désigne cette formule du "transport".

- Le dauphin Charles Ier fit apporter les insignes de son pouvoir à Sarcelles, dès le 25 novembre 1355, en Ile-de-France. L'épée delphinale - dont le pommeau enfermait du bois de la Vraie Croix- et la bannière de Saint-Georges suffisent à suggérer son pouvoir sur le dauphiné.
Son sceau équestre aux armes écartelées de France et de Dauphiné -le sceau dauphin- manifestait l'essence singulière de son autorité entre Viennois et Briançonnais.

- A cette complexité, n'enlevaient rien les circonstances fort variables de la dévolution du titre de Dauphin, également prestigieux, que cette dignité fût déléguée par les rois à leurs ainés ou que, aussi souvent, ils l'aient exercée par eux-mêmes.


La Principauté dans le royaume en guerre.


- Morcelé et vulnérable, le Dauphiné cédé par Humbert II était dépourvu des frontiètres qui eussent rendu moins aléatoire son destin: une limite indécise courant à travers le Viennois mal soudé à la baronnie de La Tour suscitait des conflits jamais apaisés avec la dynastie savoyarde. Tandis que perdues aux lisières du comtat Venaissin, les baronnies de Montauban et de Mévouillon étaient séparées du cours de l'Isère par le comté de Valentinois.

- Dès le 5 janvier 1355, un traité conclu entre le roi Jean, le dauphin Charles et Amédée VI, comte de Savoie, donnait au dauphiné, moyennant l'abandon de Faucingy, de la suzeraineté du pays de Gex et des dépendances de la baronnie de La Tour en Bugey: toutes les châtellenies savoyardes du Viennois en-deça du Rhône.

- Cependant toutes les questions n'étaient pas réglées, en 1377 et en 1451, on discuta pour savoir lequel des deux Guiers, le mort ou le vif, devait diviser les deux Etats dans la Chartreuse ( il faudra attendre le traité de Turin du 24 mars 1760); mais le contentieux delphino-savoyard se trouvait définitivement apuré.

- La brêve campagne avait précédé les négociations qui aboutirent au traité de Paris. La devastation de l'Embrunais et des Baronnies par les Provençaux pendant l'été 1368, fut l'offensive conduite contre la Provence de Jeanne Iere de Naples par le duc d'Anjou et Du Guesclin.

- En revanche, c'est par la voie pacifique que fut réalisée l'annexion capitale du Valentinois au Dauphiné. Une convention prévoyant la cession pour 100 000 écus d'or fut conclue le 11 août 1404. Le traité définitif de Chinon en avril 1446 autorise l'occupation du comté par les troupes delphinales et mettant ainsi un terme aux ambitions rhodaniennes des ducs de Savoie. La diplomatie qui enregistrait ces résultats avait rénové ses méthodes, en faisant dresser à chaque occasion des plans ou des vues figurées pour faciliter la réflexion des négociateurs.

- Entre 1390 et 1392, les bandes de Raymond de Turenne pillèrent le Valentinois, tandis que refluaient en-deça des Alpes les débris de l'armée du comte d'Armagnac écrasée devant Alexandrie, le 25 juillet 1391 par Galéas Visconti.La montée des périls obligea à fortifier les bourgs comme à Vienne, Grenoble, Die, Gap et Embrun.

La victoire d'Anthon

- A l'épreuve de la guerre bourguignonne, le Dauphiné montra en 1430, qu'il était l'un des points forts du royaume de Bourges. Tablant sur l'effondrement de ce dernier, deux partisans du duc de Bourgogne, le duc de Savoie Amédée VIII, ainsi que son vassal franc-comtois, Louis de Chalon, sire d'Arlay et prince d'Orange (en tant que représentant de la famille des baux), s'étaient en effet liés en 1426 par une convention tenue secrète en vue de dépecer le Dauphiné.

- L'hiver 1429-1430 vit la menace du prince d'Orange se préciser avec l'envoi de renforts considérables -bourguignons, savoyard et anglais- à la garnison qu'il avait retranchée dans son puissant château d'Anthon, sur le bord dauphinois du Rhône, à quelques lieues en amont de Lyon, face au confluent de l'Ain.

- Cette armée s'étant emparée de quelques châtellenies delphinales voisines, c'était la guerre imminente. Avec vigueur et détermination, le gouverneur Raoul de Gaucourt fit front. Une session précipitée des Etats, les 30 et 31 mai, dont il obtint un subside de 50 000 florins, le concours d'Imbert de Grôlée, maréchal de Dauphiné et sénéchal de Lyon. L'alliance adroitement négociée avec le Castillan Rodrigue de Villandrando et ses routiers campés en haut Vivarais lui fournirent, aux côtés de la noblesse dauphinoise, les contingents nécessaires pour écraser près d'Anthon, le 11 juin, les sept cents chevaliers du prince d'Orange et mettre la main sur son étendard.

- Hormis quelques courses des Ecorcheurs, la Guerre de Cent ans était finie pour les Dauphinois.

- L'enquête que fit Raoul de Gaucourt dans le ressort de la judicature de Saint-Marcellin des possesseurs de fiefs qui n'avaient point paru à l'armée d'Anthon. Quelques années auparavant, afin de commémorer le souvenir des trois cents chevaliers tués à la bataille de Verneuil, les Etats avaient fait peindre en l'église des Jacobins de Grenoble et dans l'abbaye de Saint-Antoine, une grande fresque de la Vierge de Miséricorde couvrant de son manteau les guerriers disparus, revêts de leurs cottes de mailles.

- Une fois décimée les grandes familles, Gaucourt ne put guère faire fond sur une petite noblesse trop démunié et appauvrie pour s'armer ni sur des posssesseurs de fiefs au statut incertain.

Peste et épidémie

- La Grande peste noire de 1348 frappa durablement le dauphiné. La peste reparut à Romans en 1361 et des épidémies se succédèrent dans le Viennois en 1382, à Grenoble en 1410, 1420, 1427, à Romans encore en 1442 et 1446. L'Oisans fut atteint en 1410, 1412, 1418 et 1428. La vallée du Vénéon fut éprouvé à trois reprises entre 1428 et 1447.

- Dans le Briançonnais, le "mal chaud" sévit de 1425 à 1432, emportant des hommes dans la force de l'âge.

- Pendant l'année 1451, les Etats ne purent se réunir et la peste fit rage à Vienne, Romans, Valence et dans les Baronnies.

- Si l'on attribue un indice 100 à la population du Dauphiné en 1339, il faut attendre la fin du XVIIe siècle dans le Briançonnais et le Queyras, celle du XVIIIe en Grésivaudan, Champsaur et dans le Viennois pour que le niveau antérieur aux mortalités de la fin du Moyen âge soit rattrapé ou dépassé. L'aboutissement du calvaire démographique du Dauphiné se situe vers 1474-1476.

- Le Viennois-la-Tour dénombrait 9962 feux en 1339 et n'en compte plus que 5179 en 1474-1476 soit 52%. De même, dans le Grésivaudan, 40%; le Champsaur, 30% en moyenne de feux antérieurs à la peste noire.

- Selon les zones, c'est donc au total une chute de population qu'il faudrait situer entre les deux tiers et la moitié des effectifs antérieurs à 1348.

Sous le Dauphin Louis II: la fin de l'autonomie.

- Au lendemain de la Guerre de Cent ans, l'individualité du Dauphiné paraissait vigoureusement dessinée. Pourtant, un prince à la personnalité exceptionnelle, le dauphin Louis II, adolescent encore, allait imposer à son histoire un cours nouveau. A l'issue des seize années de son "delphinat", dont il fut présent dans la principauté du 7 janvier 1447 à la fin août 1456; le Dauphiné doté d'institutions rénovées, soumise à une autorité incontestée, compterait parmi les terres les mieux gouvernées d'Occident. Mais en contrepartie de cette "seigneurerie et administation" particulèrement vigilante et avisée, l'originalité de ses institutions disparaut du même coup, en même temps que son indépendance.

- Lors du "transport" de 1349, les institutions modernes élaborées par les Dauphins rendaient leur Etat assez différent du royaume de France dans le domaine administratif; et la longue présence dans ses possessions de Louis II, le futur [RAMTAMTAM!! Suspense!] Louis XI de France, qui mit tout soin à perfectionner ces institutions pour accroître l'autorité centrale, vint encore renforcer ce caractère d'originalité et d'unité administrative.

- L'une et l'autre devaient se substituer, malgré l'intégration croissante au royaume à partir de Charles VII, appuyées sur les Etats du Dauphiné, le Parlement et la Chambre des Comptes, sur le triomphe lointain du droit écrit et sur le principe, fondamental et conservé contre les efforts de la monarchie, de l'allodialité des terres en l'absence de toute preuve contraire.




Un petit supplément gratuit Mr. Green
SITUATION GEOGRAPHIQUE

- La netteté et de la simplicité de limites marquées souvent par la nature. Avec le Rhône, du confluent du Guiers à la Principauté d'Orange, à l'exception de deux enclaves, l'une du Lyonnais sur la rive gauche, face à Lyon, au célèbre pont de la Guillotière, l'autre du dauphiné sur la rive droite, face au Vivarais. Le grand fleuve était considéré infranchissable à part les rares ponts.

- Au Nord Est, avec la Savoie, la frontière était souvent naturelle comme le long du Guiers, ou quand elle suivait à peu près des lignes de crêtes à travers les Sept-Laux, Belledonne et l'Oisans. Elle était parfois politique avec le Grésivaudan et la Chartreuse et passait sur le versant oriental des Alpes, intégrant au Briançonnais les hautes vallées de la Doire Ripaire, du Cluson et de la Varaita.

De 4102 à 33 m d'altitude, l'infinie variété.

- Le domaine le plus vaste: la montagne, le plus souvent associé à l'image de la province.

- Le massif le plus élevé: le Oisans semblant le protéger à l'ouest. Les "affreuses montagnes" inspire effroi et horreur aux habitants.
Plus à l'Est, du Briançonnais au Queyras, une zone plus confuse, moins creusée par les glaciers; encore la haute montagne, avec ses nombreux sommets dépassant 2700 m.

- Les forêts de Chartreuse, Vercors, Dévoluy dans les plateaux du bas du Dauphiné.
Deux profonds sillons parcourus par l'Isère et la Durance.
Au Nord, le Grésivaudan, la "merveilleusement-bien-cultivé" vallée de l'Isère.

- Recouvertes souvent de terres fertiles, offrant des voies de communication assez aisées entre Provence d'une part, nord du Dauphiné et Piémont de l'autre, elles procurent à leurs habitants de réelles possibilités de vivre.
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MessageSujet: Re: Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche   Petite Histoire du Dauphiné Tome 3-Recherche Icon_minitimeSam 1 Avr 2006 - 12:34

Citation :
Tandis que perdues aux lisières du comtat Venaissin, les baronnies de Montauban et de Mévouillon étaient séparées du cours de l'Isère par le comté de Valentinois

Baronnies de Montauban et de Mévouillon
Comté de Valentinois

Citation :
- Dès le 5 janvier 1355, un traité conclu entre le roi Jean, le dauphin Charles et Amédée VI, comte de Savoie, donnait au dauphiné, moyennant l'abandon de Faucingy, de la suzeraineté du pays de Gex et des dépendances de la baronnie de La Tour en Bugey: toutes les châtellenies savoyardes du Viennois en-deça du Rhône.

Citation :
à la garnison qu'il avait retranchée dans son puissant château d'Anthon, sur le bord dauphinois du Rhône, à quelques lieues en amont de Lyon, face au confluent de l'Ain.
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