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 Le contrat féodal

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urbs

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Nombre de messages : 1392
Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Le contrat féodal   Sam 20 Mai 2006 - 18:09

Culture personnelle. Razz


La féodalité consistait en un accord entre deux nobles, l'un seigneur, l'autre vassal. Le vassal prêtait serment d'allégeance au seigneur et consentait à s'acquitter d'un certain nombre d'obligations envers ce dernier. Les devoirs les plus importants consistaient généralement à effectuer le service militaire (normalement limité à 40 jours par an), fournir des soldats pour l'armée du seigneur et assurer des revenus. Le seigneur, en retour, consentait à protéger le vassal avec l'armée qu'il avait à son commandement et à lui fournir les moyens de sa subsistance.

Le vassal recevait un fief, généralement un domaine terrien de taille importante, dont il était le gérant. Mais il pouvait également exercer la fonction de collecteur d'impôts, de monnayeur et d'agent des douanes ou toute autre fonction générant des revenus. Un seigneur qui avait plusieurs vassaux à son service disposait par conséquent d'une source de revenus stable et d'une armée.

Le contrat féodal liait les deux hommes pour la vie. Un seigneur pouvait reprendre un fief si le vassal avait manqué à ses obligations. Il était en revanche beaucoup plus difficile pour un vassal de rompre le contrat féodal. Durant le haut Moyen Âge, les fiefs n'étaient pas héréditaires, ce qui constituait un avantage pour le seigneur. Plus il avait de fiefs à céder, plus ses vassaux travaillaient dur pour les obtenir. Au cours du Moyen Âge, les vassaux trouvèrent des moyens de rendre leurs fiefs transmissibles héréditairement, laissant en dédommagement aux seigneurs moins de fiefs à céder.

Seuls les nobles et les chevaliers étaient autorisés à prêter serment d'allégeance. En pratique, la plupart des nobles étaient à la fois des seigneurs et des vassaux, trouvant leur place entre le roi et le chevalier de plus bas rang. Cependant, la hiérarchie féodale ne fut jamais parfaitement définie ni organisée. Les vassaux pouvaient être plus riches que leurs seigneurs. Les ducs de Normandie, qui contrôlaient une grande partie du territoire français et la totalité de l'Angleterre, étaient plus puissants que les rois de France qui étaient leurs seigneurs. Les vassaux pouvaient prêter serment à plusieurs seigneurs, ce qui causait quelques difficultés lorsque plusieurs seigneurs demandaient un service au vassal en même temps. Le seigneur supérieur ou seigneur lige primait sur les autres. Les nobles découvrirent que s'ils étaient suffisamment puissants, ils pourraient ignorer les règles féodales et attaquer des domaines voisins pour obtenir ce qu'ils voulaient. Les guerres civiles de ce genre furent endémiques durant le bas Moyen Âge.
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urbs

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Date d'inscription : 02/01/2006

MessageSujet: Re: Le contrat féodal   Sam 20 Mai 2006 - 18:29

Le roi féodal ne donne plus, il propose un contrat annuel. La terre sera au vassal tant que celui-ci aidera son seigneur militairement, politiquement et intellectuellement, tant qu'il paiera une redevance en nature et/ou en argent, et le fief pourra être repris si le serviteur ne veut ou ne peut continuer à servir. Chaque année, le vassal doit venir en la cour son seigneur pour réitérer son allégeance.



On dit que le système féodal se caractérise par le lien d'homme à homme. En effet, tout dépend de la façon dont les hommes tiennent parole et demeurent fidèles à leurs serments. La qualité qui consiste à rester aux côtés du seigneur pour le meilleur et pour le pire s'appelle loyauté. Un bon vassal est feal, fidèle, un mauvais vassal est parjuré, il ne tient pas ses serments. Le vassal doit à son maître consilium et auxilium. Cela veut dire qu'il doit le conseiller sincèrement selon sa prévoyance et sa sagesse, et s'engager à l'aider quel que soit le conseil que le seigneur accepte finalement. Le seigneur doit au vassal protection et respect. Etant liés par contrat temporaire, ils se doivent politesses et prévenances, faute de quoi leur lien ne saurait durer.


A la terre est attaché le titre: comté, duché, marquisat. Les titres et les privilèges constituent le domaine invisible. Il n'y a pas de relation hiérarchique, au premier Moyen Age, entre ces titres, ni de correspondance entre la taille des domaines et la grandeur du titre. S'il y a des duchés de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, il y en a d'autres minuscules. On peut être prince d'un village. Cependant on ne peut pas avoir le titre sans avoir de terre, car le titre est créé par le roi pour la terre, non pour l’homme.

Tant que l'autorité souveraine du roi n'est pas capable d'imposer le respect de la loi, quelle qu'elle soit, la société est plongée dans l'anarchie féodale. Cet état de choses a dominé pendant le Xe siècle, à la faveur entre autres des attaques permanentes auxquelles était soumis le territoire de la part des Vikings, des pirates venus de l'Afrique du Nord, voire des Hongrois, qui sont arrivés en Pannonie en 894 sous leur chef Arpád et qui poussent plusieurs attaques jusqu’en France



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Cela s’exprime dans le cérémonial de l’adoubement. Le jeune homme qui sera adoubé, c’est-à-dire admis dans l’ordre des chevaliers, prépare sa promotion par une nuit de prières dans la chapelle du château, en veillant ses armes. Le matin, il se confesse et reçoit la communion, le prêtre bénit ses armes, puis, devant l’assemblée des vassaux, le seigneur qui est son “parrain” lui ceint le baudrier avec l’épée, lui met les éperons, l’embrasse sur la bouche et lui donne la “colée”, qui est parfois une bonne bourrade, au lieu du geste fait en touchant les épaules du candidat avec la lame de l’épée, tel que nous le voyons dans les films historiques. Le plus fréquemment, on adoube les jeunes par dizaines et par centaines, soit les jours des grandes fêtes comme la Pentecôte, soit sur le champ de bataille, en récompense des services apportés ou afin d’exhorter à la vaillance. L’un des éléments les plus significatifs du rituel est le serment prêté par le chevalier, dont voici un texte, tiré du Pontifical de Guillaume Durand, évêque de Mende: “Seigneur très saint, Père tout-puissant… toi qui as permis, sur terre, l’emploi du glaive pour réprimer la malice des méchants et défendre la justice; qui, pour la protection du peuple, as voulu instituer l’ordre de la chevalerie… fais, en disposant son coeur au bien, que ton serviteur que voici n’use jamais de ce glaive ou d’un autre pour léser injustement personne; mais qu’il s’en serve toujours pour défendre le juste et le droit”. La chevalerie est ainsi justifiée par une projection fictive selon laquelle son rôle est uniquement défensif, tandis que le mal est fait par les autres. Mais il n’y a l’ombre d’un doute qu’une bonne partie des torts que les chevaliers prétendent réparer ne seraient pas advenus sans l’initiative d’autres chevaliers.
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