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 Féodalite et Contrat

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urbs

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MessageSujet: Féodalite et Contrat   Lun 11 Sep 2006 - 14:36

Ne me demandez pas d'où ça vient, ça trainait dans un de mes tiroirs. Laughing
****
La féodalité consistait en un accord entre deux nobles, l'un seigneur, l'autre vassal. Le vassal prêtait serment d'allégeance au seigneur et consentait à s'acquitter d'un certain nombre d'obligations envers ce dernier. Les devoirs les plus importants consistaient généralement à effectuer le service militaire (normalement limité à 40 jours par an), fournir des soldats pour l'armée du seigneur et assurer des revenus. Le seigneur, en retour, consentait à protéger le vassal avec l'armée qu'il avait à son commandement et à lui fournir les moyens de sa subsistance.

Le vassal recevait un fief, généralement un domaine terrien de taille importante, dont il était le gérant. Mais il pouvait également exercer la fonction de collecteur d'impôts, de monnayeur et d'agent des douanes ou toute autre fonction générant des revenus. Un seigneur qui avait plusieurs vassaux à son service disposait par conséquent d'une source de revenus stable et d'une armée.

Le contrat féodal liait les deux hommes pour la vie. Un seigneur pouvait reprendre un fief si le vassal avait manqué à ses obligations. Il était en revanche beaucoup plus difficile pour un vassal de rompre le contrat féodal. Durant le haut Moyen Âge, les fiefs n'étaient pas héréditaires, ce qui constituait un avantage pour le seigneur. Plus il avait de fiefs à céder, plus ses vassaux travaillaient dur pour les obtenir. Au cours du Moyen Âge, les vassaux trouvèrent des moyens de rendre leurs fiefs transmissibles héréditairement, laissant en dédommagement aux seigneurs moins de fiefs à céder.

Seuls les nobles et les chevaliers étaient autorisés à prêter serment d'allégeance. En pratique, la plupart des nobles étaient à la fois des seigneurs et des vassaux, trouvant leur place entre le roi et le chevalier de plus bas rang. Cependant, la hiérarchie féodale ne fut jamais parfaitement définie ni organisée. Les vassaux pouvaient être plus riches que leurs seigneurs. Les ducs de Normandie, qui contrôlaient une grande partie du territoire français et la totalité de l'Angleterre, étaient plus puissants que les rois de France qui étaient leurs seigneurs. Les vassaux pouvaient prêter serment à plusieurs seigneurs, ce qui causait quelques difficultés lorsque plusieurs seigneurs demandaient un service au vassal en même temps. Le seigneur supérieur ou seigneur lige primait sur les autres. Les nobles découvrirent que s'ils étaient suffisamment puissants, ils pourraient ignorer les règles féodales et attaquer des domaines voisins pour obtenir ce qu'ils voulaient. Les guerres civiles de ce genre furent endémiques durant le bas Moyen Âge
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Demons

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MessageSujet: Re: Féodalite et Contrat   Lun 11 Sep 2006 - 22:02

Si ca peut servir :

Devenir chevalier & l'Adoubement

Devenir chevalier

Le jeune garcon triste de quitter sa mère et ses soeurs pour apprendre le métier de chevalier. C'est souvent en pleurant qu'il reçoit la bénédiction maternelle.
Le jeune garçon apprend à monter les chevaux fougueux qu'il montera au combat.
La tâche première de l'écuyer était de prendre soin des armes et du destrier du chevalier auquel il était lié durant tout son pprentissage, il se devait d'aider son maître à revêtir son armure et à lui tendre son épée.
Un fréquent maniement de l'épée revêtu d'une armure donnait beaucoup de force au bras et au poignet.
La chasse était une distraction mais aussi un apprentissage du courage.
Elle procurait un entraînement réaliste et une grande assurance au cavalier sur sa selle.
L'écuyer devait apprendre les bonnes manières, prendre soin de la nourriture de son chevalier à table et acquérir les notions de service.
Il apprenait aussi en écoutant les conversation de son maître et des sages.
La lutte servait à endurcir les jeunes et les préparer au combat de l'infanterie.
L'écuyer devait apprendre à jouer un instrument de musique, à danser et à composer des poèmes qui exaltaient son amour pour les dames.
On apprenait aux jeunes à manoeuvrer et à combattre.
Ces formation disciplinées formaient la cavalerie des croisés.
Lors de l'adoubement, le nouveau chevalier reçoit ses armes,
dont sa lourde épée à double tranche qui désormais ne le quittera plus.
Des groupes de chevaliers s'affrontent dans un tournoi.
Les combats sont tellement violents que les lances qui heurtent les écus se brisent sous le choc. Des blessures graves entraînent parfois même la mort.
Maintenant un chevalier, voici un combattant dans le feu de la bataille.


L'Adoubement

Le jeune et nouveau chevalier a d'abord été damoiseau ( titre de gentilhomme auprès des dames ) puis valet et enfin écuyer (jeune noble qui avant l'adoubement s'attachait au service d'un chevalier et portait son écu). Agé d'une quinzaine d'années, il deviendra désormais chevalier avec plusieurs de ses compagnons. Au cours d'une cérémonie très honorifique, on remet à l'apprenti-chevalier son épée attachée à sa taille, dans son baudrier de cuir, et ce, de la main du chevalier qui lui a tout enseigné.
Tout d'abord, la partie préparatoire de l'écuyer, reçu au château de son futur suzerin (seigneur) : le jeune écuyer voulant devenir chevalier doit d'abord prendre un bain purificateur sous le regard d'un homme d'église. Il doit ensuite se recueillir, jeûner toute la journée, et prier une partie de la nuit précédant l'adoubement.

Ensuite vient la partie de la consécration : au matin de la cérémonie, le jeune homme assiste à la messe et communie. Par la suite, des moines et des serviteurs l'habillent et lui donnent les dernières recommandations. Ces préparatifs ont pour but de laisser un temps de réflexion au futur chevalier et de le purifier. Le jeune homme doit être parfaitement certain du choix de sa "destinée" lors de la cérémonie. Son engagement est à vie, et le serment qu'il prononce, inviolable sous peine de mort.

Un geste essentiel par lequel le sacrement est administré est la colée. L'adoubant donne un coup léger du plat de la main droite sur la nuque de l'adoubé. Un geste aussi violent vérifiait la maturité du jeune homme pour figurer parmi les adultes, de manière à se tenir droit dans les coups durs et parfaitement maître de lui.

A la colée succède la remise des armes où chaque nouveau chevalier démontre devant tous son habileté dans l'escrime à cheval, en renversant d'un seul coup de lance des mannequins, appelés quintaines.

Maintenant armé de son épée, le nouveau chevalier se doit de prêter serment sur la bible. Entouré de son parrain et de ses amis, face au prêtre, il promet de servir Dieu, de rester loyal à son seigneur et de protéger les non-combattants.

La partie festive est maintenant un temps pour tous de se réjouir. Alors, pendant que tout le monde s'attable pour le festin, musiciens, jongleurs et acrobates se préparent à la fête. La journée se poursuit dans la sérénité et la joie, avec tournois de toutes sortes jusqu'au soir où le nouveau chevalier quitte le château de son seigneur.

Une épreuve noble, le tournoi

Pendant deux ans, le jeune adoubé va courir de tournoi en tournoi avec l'aide financière de son parrain. Le tournoi est un véritable jeu de guerre au cours duquel le chevalier prouve son habileté et son courage.

A quoi sert le blason ?

Le blason est un signe de reconnaissance. Caché derrière sa cuirasse de fer, le chevalier porte l'emblème de son seigneur peint sur son écu et cousu sur sa cotte de mailles, chacun peut ainsi savoir à quel camp il appartient. Au XIVe siècle, le blason s'affiche partout, sur les cottes de mailles, les écus, les bannières et même sur les vêtements civils.

Les préparatifs

La veille, les combattants montent des tentes tout autour d'un gigantesque champ ou deux équipes vont se battre pour la victoire. Des estrades richement décorées de banderoles, d'écussons et de tapis sont dressées au bord du pré. Avant le début du tournoi, les chevaliers plus âgés et les belles dames prennent place sur les estrades afin de suivre les exploits des fringants chevaliers. Bannières au vent, les chevaliers font fièrement leur entrée sur le terrain. Les dames choisissent leur champion. Elles leur confient une écharpe, une boucle ou une manche que les chevaliers nouent au sommet de leur heaume. Le tournoi peut commencer.

Qu'est-ce qu'une joute ?

C'est un combat singulier qui ouvre généralement le tournoi. Le jeu est très violent. À partir du XIVe siècle, des règles strictes sont mises en place. Lance en avant, le chevalier charge pour renverser son adversaire ou lui ôter son casque. La pointe de la lance peut être émoussée pour diminuer les risques d'accident, mais le danger n'est pas totalement écarté car si la lance se brise, le bout peut devenir plus acéré que jamais. Au XVe siècle, des barrières sont installées au lieu du terrain pour séparer les deux adversaires.

Que le meilleur gagne!

C'est l'heure d'entrer en lice. Les deux bandes rivales, cavaliers et fantassins mêlés s'élancent à travers champs. Le but est de se rendent maître du terrain de bataille (appelé lice). Tous les coups sont permis, le sang coule et les armures s'entrechoquent. Les combattants ont très chaud sous leur lourde protection. Ce combat ressemble un peu à une partie de chasse avec, en guise de gibier, les chevaliers adverses. L'un deux est traqué, désarçonné et forcé à se rendre. Les meilleurs combattants reçoivent un prix et obtiennent aussi de l'argent en revendant les montures capturées.
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MessageSujet: Re: Féodalite et Contrat   Lun 11 Sep 2006 - 22:03

CODES ET VERTUS

Les dix commandements de la chevalerie.

I. Si on n'était pas chrétien, on ne pouvait devenir chevalier.
Le chevalier devait croire en Dieu et avoir confiance en lui.

II. Tu protégeras l'Église.
Cette règle est le cri d'armes du chevalier. Le chevalier devait servir et défendre l'Église.

III. Tu auras le respect de toutes les faiblesses et tu t'en constitueras le défenseur.
Le chevalier devait défendre tous les faibles aussi bien les prêtres, les femmes que les enfants.

IV. Tu aimeras le pays où tu es né.
Le chevalier devait aimer et protéger sa patrie

V. Tu ne reculeras pas devant l'ennemi.
Le chevalier devait être un homme brave. Mieux valait être mort que d'être appelé couard.

VI. Tu feras aux infidèles une guerre sans trêve et sans merci.
Cette règle invitait les chevaliers à combattre et haïr les païens.

VII. Tu t'acquitteras exactement de tes devoirs féodaux, s'ils ne sont pas contraires à la loi de Dieu.
Le seigneur devait protéger son vassal qui, en échange, était fidèle à son seigneur Le chevalier devait aider son seigneur lorsqu'il avait besoin d'aide.

VIII. Tu ne mentiras point et sera fidèle à la parole donnée.
Le chevalier ne devait en aucun cas mentir et le respect de la parole donnée allait aussi avec la franchise.

IX. Tu sera libéral et fera largesse à tous.
Le chevalier devait être courtois et sage pour tous. Il devait être aussi généreux.

X. Tu seras, partout et toujours, le champion du Droit et du Bien contre l'injustice et le Mal.
Le chevalier devait se faire le défenseur du Bien et le combattant du Mal.

Les Vertus de la Chevalerie

Loyauté
Le chevalier devait toujours être loyal envers ses compagnons d'armes. Que se soit pour la chasse ou pour traquer un ennemi, le chevalier devait être présent au combat jusqu'à la fin avec ses compagnons.

Prouesse
Le chevalier devait être preux et posséder une grande vigueur musculaire. La force de l'âme était aussi très importante afin de combattre les redoutables adversaires qu'il pouvait rencontrer lors de ses quêtes. Il devait les combattre pour le service de la justice et non par vengeance personnelle.

Sagesse et mesure
Le chevalier devait être sage et sensé afin d'empêcher la chevalerie de basculer dans la sauvagerie et le désordre. Le chevalier devait avoir le contrôle sur sa colère, sa haine. Il devait rester maître de lui-même en tout temps. Les échecs étaient donc de mise pour le chevalier afin d'exercer l'agilité intellectuelle et la réflexion calme.

Largesse et courtoisie
Un noble chevalier devait partager autant de richesses qu'il possédait avec amis et paysans sous son aile. Lorsqu'il se rendait à la cour, il devait faire preuve de courtoisie. Il s'efforçait de se faire aimer par sa dame en étalant devant elle toutes ses prouesses. Il devait aussi la servir fidèlement. La noblesse purifiait en quelque sorte l'âme du chevalier qui dut tuer pendant ses quêtes.

Justice
Le chevalier doit toujours choisir le droit chemin sans être encombré par des intérêts personnels. La justice par l'épée peut être horrible alors l'humilité et la pitié doit tempérer la justice du chevalier.

Défense
Un chevalier se doit de défendre son seigneur et ceux qui dépendent de lui. Il devait toujours défendre sa nation, sa famille et ceux en qui il croyait fermement et loyalement.

Courage
Un chevalier se devait de choisir le chemin le plus difficile et non le chemin guidé par ses intérêts personnels. Il doit être prêt à faire des sacrifices. Il devait être à la recherche de l'ultime vérité et de la justice adoucie par la pitié.

Foi
Un noble chevalier devait avoir foi en ses croyances et ses origines afin de garder l'espoir.

Humilité
Le chevalier ne devait pas se vanter de ses exploits, mais plutôt laisser les autres le faire pour lui. Il devait raconter les exploits des autres avant les siens afin de leur donner le renom qu'ils méritaient.

Franchise
Le chevalier devait parler le plus sincèrement possible.
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