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 Funérailles de Freyelda et Carnil

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Meleagant

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MessageSujet: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 5 Déc 2008 - 19:01

Malgré l'heure, le ciel était noir et plombé. Les nuages grisonnants menaçaient à chaque instant de déverser leur pluie sur Vienne. Le temps était au froid

La voie qui menait à la cathédrale avait été nettoyée et décorée des couleurs des deux défunts. De part et d'autre une foule improbable s'était rassemblée. Des anonymes, roturiers, bourgeois, des sans titre, venus rendre un dernier hommage à deux grands noms du Lyonnais-Dauphiné.
Beaucoup de curieux attendaient patiemment le passage des grands du royaume venus se recueillir une dernière fois et qui ne manqueraient pas de passer devant eux.
Pour contenir la foule et assurer la sécurité de tous ces dignitaires, des soldats ponctuaient la rue d'une couleur froide et métallique que leur surcot avait du mal à dissimuler.

L'esplanade était vide.
Sur la façade étaient attachées de grandes étoffes blanches qui descendaient en cascade de part et d'autre du tympan principal. Des soldats en grande tenue armés de hallebardes surveillaient les allers et venus dans le lieu saint.

De l'intérieur de l'édifice s'échappait une odeur entêtante de cire et d'encens. Tout le long de la nef avaient été suspendus de longs étendards portant les blasons de Charles de Macquart et Francesca Amalna d'Avencourt, l'autel avait été décoré des rares fleurs qu'on pouvait encore trouver à cette époque là de l'année.

Dans la sacristie un homme à la moitié du visage inerte se faisait habiller pour la cérémonie qui allait se tenir. On pouvait néanmoins voir la longue ligne propre aux gens en voie à une grande préoccupation, qui barrait son front.Un chanoine frappant à la porte le tira de ses pensées.


- Entrez! Dit-il d'une voix douce

- Votre éminence un cortège à cheval fait son entrée par la grand'rue. Je crois qu'on commence à arriver

Le cardinal se tourna vers le chanoine qui l'aidait à se vêtir.

- Frère Geoffroy fais ouvrir la porte principale ainsi que celles des côtés.

- Oui votre éminence !


Les trois imposantes portes furent ouvertes, cela eu pour effet de provoquer immédiatement un courant d'air glaçant.

Au loin, on devinait en effet une troupe arborant des étendards, s'avançant vers la cathédrale.


Dernière édition par Meleagant le Lun 8 Déc 2008 - 21:59, édité 1 fois
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Ben-Elazar

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 5 Déc 2008 - 20:48

Ben-Elazar avait fait la route entre son domaine et Lyon d'une traite escorté juste d'une petite troupe de trois hommes... Il c'était arrêté dans une auberge de Lyon afin de se restaurer se reposer deux petites heures...

Au réveil il mit les habits qu'il avait emporté avec lui... il les regarda tristement.. la dernière fois qu'il les avait mit c'était pour les funérailles de son père Samuel Kamps...

Il laissa son escorte à la taverne et c'est seul qu'il prit la direction de la cathédrale de Vienne... oui il était en lyonnais et Dauphiné pour une bien triste occasion. Son parrain l'ami, le suzerin de son père n'était plus.... François de Macquart lui avait fait parvenir un velin pour lui annoncer la triste nouvelle....

Charles de Macquart était mort avec Freyelda....

La dernière fois que Ben avait vu Carnil c'est quand il était devenu son parrain... depuis deux trois lettres échangées il était sur les routes à la recherche de son amie... et au bout de cette route ...... la mort!!!


Ben arriva a proximitée de la Cathédrale mais attendit un peu en retrait avant de rentré il voulait laisser passer le cortège... il irait après la cérémonie présenter les condoléances à François et à la famille de Freyelda au nom de la famille Kamps... François si jeune comme lui perdait son père il savait toute la peine qu'il devait ressentir, il connaissait cette souffrance que lui avait encore en lui après 10 mois....
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 5 Déc 2008 - 21:48

La route avait été des plus longue depuis le SAINT ESPRIT. Antoine avait fait la route avec certains frères et soeurs de l'Ordre. Ils venaient rendre un dernier hommage à celui qui avait souhaité les rejoindre il y avait quelque temps de ça. C'est donc vêtu des couleurs de l'ordre qu'antoine se présenta à la cathédrale. Ils avaient déposé leur chevaux dans une auberge de la ville. Celle là même où ils s'étaient reposés et nettoyés du voyage.
Il n'avait plus vu Carnil depuis bien longtemps. Il ne pensait pas le revoir pour ses obsèques.
Antoine était malheureux. La tristesse l'avait envahit en arrivant devant la cathédrale. Il avait perdu une personne qui estimait au plus au point. Il regretterait de n'avoir pu avec lui partager quelques aventures au nom de l'Ordre ou du Roy. Car depuis qu'il l'avait rencontré à l'Hérauderie, il avait apprit à apprécier l'homme.

Un cortège s'avançait sur la place. Un cortège funèbre. Antoine stoppa net sur place. Il attendrait que le cortège soit passé avant d'entrer dans la maison du Très Haut.
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Anne de Culan

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Ven 5 Déc 2008 - 23:28

Depuis la grand-salle de l'hôtel de Culan, si on se mettait bien dans l'angle de l'embrasure, on voyait la cathédrale, de l'autre côté de la place.
Anne avait été éveillée, tôt le matin, par un martellement inaccoutumé. En chemise, elle s'était levée, curieuse, et avait risqué un œil entre les contrevents.
De loin, elle eut d'abord l'impression que la neige s'était plaquée sur les tours jumelles de la cathédrale, ne laissant apparents que le portail principal et la rosace qui le surmontait. Au sommet des tours, des insectes bizarres s'agitaient. Le spectacle amusa la fillette.
Elle plissa les yeux, repoussa un peu plus les contrevents, malgré le froid glacial. L'image ne prit tout son sens que lorsqu'elle se souvint de la date du jour. La neige devint étoffe, et les insectes des ouvriers qui paraient la cathédrale pour un office funèbre.
Anne retrouva d'un coup toute sa gravité, et se rejeta en arrière, prenant soin de bien repousser le volet.
La cathédrale se préparait aux obsèques du duc d'Hostun et de la vicomtesse de Guillestre, deux grands noms du Duché et du Royaume. Anne ne les avait pas connus. Cela faisait trop peu de temps qu'elle vivait à Vienne. Mais, comme tout le monde, elle avait entendu parler de leur fin terrible, à Briançon.

Elle passa la matinée assise dans l'ébrasement, avec sur les genoux sa tablette de cire, sur laquelle elle faisait par moments semblant de griffonner, pour qu'on ne l'accuse pas de paresse. Mais son esprit battait la campagne. Elle pensait à la fille de Dame Freyelda, cette jeune Aliénor, à peine plus âgée qu'elle, que Messire Walan avait promis de lui présenter. Elles avaient d'ailleurs échangé des courriers, peu avant le drame, et s'étaient promis de se rencontrer. Les projets étaient remis sine die, désormais.
Elle pensait à son propre père, disparu avant même de savoir qu'elle allait naître, qui avait de son vivant fait partie du même office royal que Messire Charles.

Dehors, une haie d'hommes en armes se mettait lentement en place autour du parvis et le long de la rue qui y menait. La foule s'assemblait, recueilli. Le contraste entre le nombre de personnes présentes et le grand silence inspirait à la fillette un chagrin plus poignant que la mort elle-même.
Et comme à cet âge on ne connaît pas grand-chose en dehors de soi, c'est Aliénor qu'elle plaignait, sans l'avoir jamais rencontrée, parce qu'elle se retrouvait orpheline.

Un mouvement se fit tout au bout de la rue. Depuis le pont sur le Rhône, un cortège s'avançait. Il était temps de descendre et de s'y joindre.
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estalabou

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 7:35

C'est alors qu'il rêglait ses affaires en Gascogne que le Duc de Gap apprit la terrible nouvelle...Son vassal l'avait informé du décés de ses amis Freyelda et Carnil. Il avait alors confié une missive au seigneur de Mions à l'attention des Orphelins, ne sachant pas s'il devait se rendre en Lyonnais-Dauphiné.
Il y a peu, il reçu une invitation de la part de François de Macquart à venir assister aux obsèques... Il prit alors la route de son domaine de Charance afin de s'y préparer.
Cela faisait déja un moment qu'il n'était pas revenu sur ses terres et sur les terres du Lyonnais. Mais il ne pouvait, ne pas venir rendre un dernier hommage à deux grands du duché de son coeur.

Il était deja tard quand le Duc arriva en ses terres... Une rapide halte en sa demeure et deja la route à reprendre pour rejoindre ses apparements à Lyon. La nuit y fut courte et quand le jour pointa, il pris ses affaires, laissant ses hommes, se dirigeant seul avec son épouse vers la cathédrale...
L'hiver pointait et les nuages sombres qui planaient sur la capitale ajoutaient à cette tristesse qui semblait avoir gagné toute la ville.. Quelques gouttes de pluie et ce sont les larmes qui perlent sur son visage.

La cathédrale était en vue, la foule se faisait plus dense, contrastant avec les ruelles vides aux alentours.. Le Duc hésita un instant en se trouvant face à l'imposant edifice.. Il se rememorait son passé et tout ce qu'il avait pu partager avec les defunts.. Des joies, des peines, de la colère, de la tristesse... De tout cela, son esprit n'avait gardé que le meilleur car desormais ils vivaient dans son esprit et il les porterai dans son coeur...


Allons y... murmura t'il dans un profond soupir..

En entrant par les gandes portes, il apperçut son ami le cardinal à qui il adressa un regard avant de baisser les yeux et de s'enfoncer dans l'edifice...
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lavoyageuse

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 12:06

Voya était rentrée en Lyonnais Dauphiné juste à temps pour les funérailles. Elle était rentrée chez sa soeurette et s'était préparée à ce moment si difficile.
Au matin elle s'était levée le coeur lourd, avait revêtu sa robe noire, elle avait préparée la voiture et était allée chercher Myao son amie, sa confidente. Cette dernière n'étant pas loin d'accoucher, elle ne pouvait pas marcher trop longtemps ni même monter à cheval, et Voya ne la lâchait pas, elle était aux petits soins pour elle.

Les deux femmes arrivèrent toutes deux à la cathédrale de Vienne, elles ne parlaient pas, leur douleur étant trop grande et aucun mot ne pourrait la traduire.
Voya regarda le monde devant l'église, elle fut surprise en voyant autant de personnes, et en même temps à bien y réfléchir s'était normal, Freyelda et Carnil étaient connus et aimés du peuple.

Elle aida Myao a descendre de la voiture, prit son bras et s'avança à ses côtés vers l'église. Jusque là, Voya n'avait pas réussi à s'habiller en noir et à porter le deuil de son amie, parce que pour elle, Frey vivait encore dans son coeur et elle y resterait toujours.

Le ciel était gris, l'hiver était froid et la douleur était grande. Voya et Myao entrèrent dans la cathédrale, elles saluèrent Méléagant de loin, se signèrent et sans bruit prirent place dans l'église.
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Aliénor

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 14:16

[Maubec - Avant l'aube]

La silencieuse Aliénor avait trouvé refuge à Maubec, auprès de son jeune vicomte de frère. La présence de ce dernier l'apaisait, même si les terres maubelanes rendaient la jeune fille mélancolique. Enguerrand était désormais sa seule famille et elle ne voulait pas être séparée de lui. En tant que soeur aînée, elle se devait de protéger le jeune écuyer mais en réalité, c'était elle qui se sentait rassurée au château des Roches.

Aliénor se réveilla bien avant l'aube, ce jour-là. A vrai dire, elle n'avait pas tellement dormi. Aujourd'hui étaient les funérailles de sa mère. Aujourd'hui, François, Enguerrand et elle enterraient les derniers de leurs parents.

L'ambiance était lourde au château : Maubec venait de perdre sa Dame et désormais il ne restait plus rien d'autres que des souvenirs des deux êtres qui avaient à nouveau fait sa grandeur. Ce furent ces terres qui virent le couronnement et l'épanouissement de l'amour d'Aymon et Francesca, la naissance d'Aliénor... la mort du vicomte aussi. Assise dans son lit, la tête appuyée sur ses genoux pliés, Aliénor repensait à tous ces moments, ceux qu'elle avait vécu et ceux dont on lui avait maintes fois fait le récit. Des larmes muettes roulaient sur ses joues. Lorsque celles-ci se tarirent enfin, la jeune fille se leva et alla doucement frapper à la porte de Margaux, qui avait insisté pour aider la jeune orpheline à s'habiller, en lieu et place de ses caméristes. Aliénor n'avait émis aucune objection... et pour cause : elle n'en avait ni la capacité ni l'envie.

Le choix de sa tenue s'était tout d'abord porté sur la robe que portait sa mère lors des funérailles de son père. Mais devant l'incompatibilité flagrante de taille et de morphologie entre mère et fille, Aliénor avait du renoncer. Elle porterait donc une robe d'un blanc immaculé, à la fois couleur du deuil et de la famille d'Avencourt, faite spécialement pour l"occasion". Les pointes des manches étaient relativement courtes, il n'y avait nulle broderie et seuls quelques morceaux de velours noir venaient souligner la poitrine et border l'encolure.

La jeune fille se laissa habiller, coiffer et parer sans mot dire ; voilà des semaines qu'elle ne parlait plus. Une fois apprêtée,malgré la nuit, malgré le froid, elle se rendit dans la crypte familiale de l'église Saint-Bonaventure, se recueillir devant le gisant de son père. Elle le faisait à chaque fois qu'elle se rendait à Maubec mais cette fois-ci, elle resta bien plus longtemps, prostrée dans ses prières.

Puis elle s'en retourna au château, rejoindre le maître des lieux dans ses appartements. Frappant doucement à la porte, elle attendit que son frère l'invita à entrer. Lorsqu'elle ouvrit la porte, elle trouva un Enguerrand lui aussi déjà fin prêt. Elle s'avança doucement vers lui. Elle aurait voulu lui dire sa peine et son chagrin mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle se contenta de se blottir contre lui et de pleurer en silence sur son épaule. Après tout, ils étaient seuls, il 'y avait pas lieu de se retenir, de faire des efforts pour paraître digne, ce temps viendrait bien assez tôt. Enguerrand, avec François et Walan, comptait parmi les seuls personnes à qui elle pouvait montrer sa faiblesse.

Puis la voix de son frère rompit le silence.


-Il nous faut partir, ma soeur. La route est longue jusqu'à Vienne.

-...


Peu après, les deux jeunes gens et leur suite étaient en chemin pour rejoindre la Belle, la cité que leurs parents avaient tant chérie, là où tout avait commencé. Là où tout allait finir.
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max69lyon

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 17:51

[Montagnes Savoyardes enneigées, trois jours avant les funérailles]

Capitaine, le camp est dressé, désirez vous l'inspecter?
L'interpellé abaissa les bras qui venaient de lâcher un pigeon à destination de la voyageuse au long cours et se retourna pour faire face à la jeune recrue qui avait attendu que le volatile soit parti pour parler.
Je viens, j'espère que tout est parfaitement camouflé cette fois-ci...
Le Capitaine Episcopal s'était réfugié dans les montagnes de sa province après la disparition de sa plus chère amie. Il avait communiqué par missives avec le vicomte de Crots, et en avait déduit qu'il avait le temps d'entraîner ses dernières recrues à se mouvoir, à survivre, et à dormir en montagne, dans la plus grande discrétion. Depuis la croisade à Genêve, et la disparition tragique du vidame de Vienne dans une embuscade, il attachait grande importance à cet exercice. Mais la neige fraîchement tombée avait compliqué l'exercice, et deux recrues avaient abandonné. Ce jour, il avait décidé de laisser les recrues monter seules le campement, pour la deuxième fois de la semaine.
Alors qu'il arrivait en vue de celui ci, il repéra tout de suite les traces qui arrivaient au camp, et qui n'auraient pas du... Lorsque son regard se posa sur le petit campement, il repéra le nouvel arrivant.

Qui est cet homme? demanda-t-il au jeune garde qui le guidait
Un messager qui arrive de la caserne de Vienne, pour vous
Un court regard exaspéré fit comprendre au jeune homme qu'il aurait du le signaler plus tôt.
Le Viennois s'engagea à grands pas dans la pente enneigée qui descendait dans la petite combe où les deux tentes avaient été montées. Le messager, essoufflé par la longue marche qui l'avait amené ici lui tendit un parchemin. Le seigneur de Mions le parcourut rapidement, et ses yeux se perdirent dans la contemplation des crêtes enneigées qui scintillaient au soleil couchant.
Une recrue osa poser la question qui brûlait toutes les lèvres

Et le camp Capitaine? Qu'en pensez vous?
Le visage sombre, le Viennois fit volte face et fit mine de l'inspecter rapidement du regard.
On le lève. L'exercice est terminé, on redescend dans la vallée à la lumière des torches. Départ à la tombée de la nuit, je dois être à Vienne dans trois jours, et j'y serais.


[Vienne la Sombre, matin des funérailles]

Max avait chevauché sans relâche depuis Annecy, dormant juste assez pour ne pas tomber de cheval. Les routes étaient rendues mauvaises par le début de l'hiver: des pluies diluviennes s'étaient abattues sur l'Est du Royaume, et plusieurs rivières étaient sorties de leur lit. Le gel avait fini le travail... Arrivé un peu avant le lever du soleil, Max avait filé tout droit à la caserne. Il y avait pris un bain chaud, avait revêtu son uniforme de capitaine épiscopal, aussi noir que le plumage des corbeaux... Il s'était ensuite assuré que les instructions qu'il avait envoyées par pigeon avaient été suivies. Les gardes épiscopaux étaient déjà postés aux abords de la cathédrale de Vienne, tout de blanc parée, ils avaient fouillé chaque recoin de l'édifice, et n'avaient rien trouvé qui puisse contrarier la cérémonie qui se préparait.
Le Capitaine sortit de la caserne en se composant un masque. Tant qu'il ne serait pas assis sur les bancs de la cathédrale, il ne pouvait s'autoriser la moindre faiblesse. Il inspecta les gardes en poste, leur recommandant la plus grande vigilance, puis gagna l'intérieur de la cathédrale, où l'on déposait les dernières fleurs sur l'autel. Forçant son visage pour retenir une expression horrifiée à la pensée qu'ici allaient disparaître à jamais aux yeux des vivants les corps de la Pieuse et du Preux, il se dirigea vers la sacristie. Toquant, il attendit que le chanoine fidèle à Méléagant l'introduisit auprès du cardinal. Ne trouvant de mot, il s'inclina profondément et baisa l'anneau épiscopal. Ce pieux rituel n'était pas coutume entre les amis, mais ils étaient en cet instant le clerc et le soldat, et ce geste rassérénait un peu le vieux viennois. Une vive douleur dans les reins le rappela à la réalité de son âge, et il se redressa pour planter ses yeux dans ceux du prélat. Sa voix brisée rompit le silence:

La Garde est en place Eminence. La cathédrale est en sécurité.
Ses mots semblèrent soudain dérisoires au Capitaine. La sécurité...la Garde... Quelle importance, puisque maintenant la plus Pieuse des fidèles de la province viennoise s'en était allée? Ces sombres pensées firent vaciller le seigneur de Mions. Pour se reprendre, il ferma les yeux et récita silencieusement un credo. Lorsqu'il rouvrit les paupières, il vit sur lui le regard énigmatique, mais plein de douleur du cardinal. Il voulut encourager son ami qui allait devoir garder son masque durant toute la cérémonie, mais ne pût que bredouiller avant que sa voix ne se brise dans un souffle.
Mel, je....

Puis son buste s'inclina de nouveau, il tourna les talons, et sortit à grandes enjambées. Il s'adossa quelques instants à une colonne, reprenant son souffle. Puis il ressortit, et partit à la recherche de son bras droit pour lui confier le commandement de la Garde pour la durée de la cérémonie. Max ne se sentait pas la force de contrôler les lieux, et son coeur avait grand besoin du repos des funérailles. Ce que l'homme qu'il cherchait ignorait, c'est qu'il demeurerait probablement à la tête de la Garde de Vienne pour plus longtemps que la cérémonie... Car sitôt celle ci terminée, Max reprendrait la route des Alpes, et les franchirait, coûte que coûte, vaille que vaille. Il ignorait si Rome lui pardonnerait de faire couler le sang par vengeance, mais il prendrait le risque...
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DeDeLagratte
Chancelier du Lyonnais-Dauphiné
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 19:54

[Vienne, Jour des funerailles]

DeDeLagratte s'était reveillé difficilement ce matin là. L'hiver triste avait fait son apparition et les derniers évenements marqueraient celui ci comme le plus triste de tous.

Ce jour était celui des funérailles de la Pieuse Freyelda et du Preux Carnil. Il ne mangea guère plus qu'un bout de pain accompagné d'une rasade d'eau fraiche, il ne pouvait rien avaler de plus aujourd'hui. Une fois sa toilette faite il sorti un bel uniforme qu'il dépoussiera puis enfila avant de partir en direction de la Cathédrale .

Le temps était humide, le vent frais, celui ci obligea le Seigneur de Pusignan à accelerer le pas afin d'arriver quelques minutes plus tard près de la Cathedrale. Les Gardes Episcopaux étaient presents aux alentours, il les salua d'un signe de tête puis entra dans l'édifice religieux.

Il avait le coeur lourd, le visage des jours funestes, celui ne contenant aucune expréssion visible, le regard absent comme si il n'était présent que physiquement et que son âme errait quelques part ailleurs.

Il marcha doucement au travers des rangs ne sachant très bien où se placer, il fini par s'asseoir sur un banc qu'il avait choisit au hasard puis attendit tout en recitant quelques prières c'etait la seule chose à laquelle il pouvait encore faire a ce moment là, prier pour le salut des âmes de ses amis défunts.
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Invité
Invité



MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 21:03

Elyz et Bandit se trouvaient en voyage à Vienne lorsqu'ils apprirent la triste nouvelle.......
Freyelda et Carnil n'étaient plus....
Elyz ne les avait que trés peu connu,Bandit parcontre ne pouvait oublier son arrivée a Vienne voici plus de vingt ans ...La Dame de Maubec avait sû l'accueillir chaleureusement et le guider tout au long de son aprentissage de la vie en ce joli village.Il avait moins connu Carnil,mais il avait grandement entendu parler de cet illustre personnage,figure emblématique et trés respecter dans le Duché et bien au delà .Le destin des deux êtres avait étè unis et sceller en même temps par ce sordide enlévement,quelle fin tragique...Que dire de la petite Alienor qui avait déjà perdu son pére..Elle avait envoyé un courrier à Bandit car elle savait qu'il avait un peu connu sa mére.
Accompagner d'Elyz,ils boulversérent leur voyage et prirent la direction de Lyon pour y rendre un dernier homage à celle qui malgrés tout ses titres et son grand savoir avait toujours su rester humble et modeste en la présence d'un simple gueu comme Bandit.
Arriver devant le grand édifice,ils décidérent conjointement d'entrer en la Cathédrale et de se placer sur un banc au fond.Il y avait déjà foule,même la Duchesse et le Duc de Gap avaient fait le déplacement lointain depuis la Gascogne,Voya se tenait un peu plus loin,tandis que DD se recueiller seul,juste devant.

Prions pour eux ma puce,et attendons que l'office ne commence.....
Ils baissérent la tête et se mirent à dire quelques priéres......
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Espoire

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 21:08

Le jour se levait à peine mais le vent soufflait encore et avec l’arrivée de l’aube, il n’avait en rien perdu de sa violence. L'air qui se rafraichissait, devenait de plus en plus frais, froid, glacial même et ce vent qui hurlait, sifflait si fort qu'on ne pouvait presque plus rien entendre, sur le chemin on pouvait voir les arbres se balançaient de gauche à droite, et les goutes de pluie qui commençaient à perler...

Voilà comment commençait cette journée, même la nature semblait triste en ce jour de deuil.

A leur arrivée à Vienne, on sentait que ce jour n’était pas comme les autres, même la ville semblait pleurer les disparus. Les drapeaux étaient en berne, les différentes échoppes étaient fermées, les visages sombres…et on voyait au loin la foule s’amassait devant la cathédrale. Espoire eu un pincement au cœur en pensant que bientôt ils diraient adieu à tout jamais à leurs amis

Difficilement ils arrivèrent enfin devant la cathédrale, Espoire n’avait pas vraiment fait attention aux visages qu’il y avait…elle se retourna vers son époux qui ne pouvait entrer avec elle pour le moment, elle ferma les yeux un instant en lui prenant la main puis dit Mon cœur… doucement presque en chuchotant, sans pouvoir rajouter quoi que ce soit, et ne savait même pas s’il l’avait entendu.

Puis lui lâchant la main, elle le quitta pour entrer dans l'immense cathédrale, Signa et alla s’asseoir sans parler à qui que ce soit.
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Zwyrowsky

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 22:29

Vingt-cinq ans. D'après les documents que la justice bourguignonne avait retrouvé sur les corps sans vie de son père et de son frère trois ans auparavant, il devait avoir vingt-cinq ans. Un âge déjà mûr, pour l'époque. Au cours des quelques mois écoulés, certains avaient même tenté de tirer partie de ses traits un peu plus tirés qu'auparavant - avant son mandat et ses trahisons, avant la Bretagne et ses désillusions, avant le grand bonheur de son mariage. Cependant, il ne s'était jamais vraiment senti vieillir.

En descendant de la voiture qui les avait péniblement mené de Die à Vienne, la main jointe à celle de son épouse, indifférents tous deux aux gentilshommes et aux bourgeois qui s'assemblaient, pour la première fois, Jean Zwyrowsky sentait cependant qu'il entamait à partir d'ici le lent déclin qui était le lot de tout homme ayant la chance de survivre assez aux coups de la maladie, de la faim et du fer. Il y aurait encore des combats, des batailles, des victoires et des défaites. Mais chacun d'eux ne ferait que retarder l'ultime retraite. Le duc Carnil avait été fauché en pleine prouesse, la vicomtesse Freyelda dans toute la beauté de son amour et de son courage maternel. Qui savait où était son terme et s'il aurait la chance de le voir correspondre d'aussi près à sa vie?


Mon coeur...

Son ange gardien le rappelait de ces pensées morbides en laissant échapper sa main. Le vicomte sourit à la vicomtesse de toute son âme attristée, et la laissa passer le portail de la cathédrale. Plus pour lui même que pour Espoire il ajouta

Va mon amour... Je te rejoindrai.

Il quitta la place, gagnant la chapelle ardente où reposaient les deux cercueils d'un pas lourd de marche funèbre, le seul collier de Saint-Georges et son dragon d'or rompant l'uniforme obscurité de son vêtement.


Dernière édition par Zwyrowsky le Sam 6 Déc 2008 - 23:06, édité 1 fois
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myao

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Sam 6 Déc 2008 - 23:06

En s'éveillant ce matin là, Myao resta un moment songeuse, se prélassant encore un moment dans la chaleur douillette du lit. Une bien triste journée l'attendait. Elle retardait inconsciemment l'instant où il lui faudrait dire adieu à son amie Frey. Ce jour était celui de ses funérailles, celui où elle serait mise en terre...
Elle portait la promesse d'une nouvelle vie. Soupirant elle se leva, songeant que Frey aurait été ravie pour elle et qu'elle n'aurait pas manqué aussi de la sermoner gentilement quant au fait qu'elle n'était pas encore mariée.

Elle fit comme chaque matin, quand vint l'instant de se vêtir elle sortit de l'armoire une robe qu'elle avait transformée, spécialement pour ce triste événement, afin de la mettre à sa taille.
Elle ajusta le châle que Voya lui avait offert puis tenta de manger un peu en attendant celle ci. Elles iraient ensemble aux funérailles.

Le trajet fut à l'image du temps en ce jour funeste, triste. Elle frissonait. Voya conduisait prudemment et en silence, recueillit comme elle, se remémorant sans doute les moments passés avec Frey.

Enfin elles arrivèrent. Les notables étaient là, amis des deux défunts.
Ensemble, se soutenant mutuellement, elles pénétrèrent dans la cathédrale. Les dépouilles n'étaient pas encore là. Se signant, Myao s'installa et commença à prier.
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Paeins

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 4:11

L'hiver, saison morte que l'hiver..., nappant d'un blanc manteau le paysage appauvri et triste, comme cette morne journée qui s'annonçait, comme le linceul qui devait recouvrir les corps en leurs cercueils respectifs.
Vienne en ce jour mourrait un peu plus, une grande Dame allait faire ses adieux, son âme au ciel, son corps ensevelli, accompagnée en ces derniers instants, de l'amour de sa vie, qui ne la quitta que couché à ses cotés le même jour du drame, sur les marches fatidiques. Paeins ne la connaissait pas en soit, ne l'ayant malheureusement pas rencontré de son vivant. Mais tant de bonnes actions lui avait été relatées, tant de projets elle avait réalisé, qu'il n'en espèrait pas moins d'avoir l'immense honneur de la croiser un jour.


Hélas le destin en avait décidé autrement, et son voeu ne se réalisera jamais...

Paeins s'était préparé, ablutions matinales faites il avait décidé de jeûner en cette maussade journée.
A peine arrivé devant la cathédrale, que quelques flocons de neige commençèrent à tomber, et qu'il vit Max de Mions, celui là même qui était venu le voir en taverne le soir même de l'annonce tragique, il était sortit précipitemment de l'édifice, apparament en quête d'un de ses homme de la garde épiscopale qui gardait les entrées, ceinturant le monument, veillant sur la sécurité de tous en cet instant. Le jeune homme alla le voir, n'ayant rien perdu des paroles qu'il lui avait prononcé ce soir là, et ressassant dans sa tête la promesse qu'il lui avait fait juste après. Il s'approchat alors de lui, et posa sa main sur son épaule, pour le réconforter et lui démontré qu'il était présent, qu'il n'avait pas oublié...

Le visage triste, et le coeur lourd, il lui souffla alors ces mots...


- Dans à peine dix jours la tâche sera achevée messire Max..., nous pourrons alors lui rendre encore gloire & honneurs...!

Puis il entra au sein de la Cathédrale où déjà noblesse était présente. Il se signa, puis se mis en retrait dans le fond, pour ne pas dépareiller des nobles, des amis des défunts et de leur famille.

Dehors la neige venait recouvrir la ville triste et meurtrie. Paeins se recueillit et se mit à penser à mi-voix...


" Les oiseaux-lyres sont en deuil sur le ciel bas,
Comme un flocon d'amour, une larme poudroie;
Longtemps, longtemps, toujours tu tourbillonneras,
Neige tombée du coeur, ô larme qui tournoie

Comme un flocon d'amour, une larme poudroie,
Dans l'azur assombri que le soleil a bu,
Neige tombée d'un coeur, ô larme qui tournoie,
Retourne aux cieux veux-tu, rhabille ce coeur nu !

Dans l'azur assombri que le soleil a bu,
Lyonnais-Dauphinois sont saisis, le coeur bien amer,
Retourne aux cieux veux-tu, rhabille ce coeur nu,
Silence qui coule blanc, dans le froid de l'hiver !

Lyonnais-Dauphinois sont saisis, le coeur bien amer,
Moi je médite tristement, au bras de solitude
Silence qui coule blanc dans le froid de l'hiver,
Tout cessera un jour fatalement, car tout est finitude. "



Il releva alors un peu la tête et scruta l'assemblée réunie, cherchant du regard sa mentor, celle qui l'avait pris sous son aile comme assistant, et lui avait tant parlé de la Dame au grand coeur...
Mais il y avait tant de monde qu'il ne la vit pas. Il arrêta là ses recherches, se disant qu'il la verrai bien sortir. Autant rester à sa place, et attendre que la cérémonie des adieux s'achève...
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 11:21

[DOMAINE FAMILIALE DE LA DOMBES]

Le Duc de Bresse est en train de travailler a son bureau. Parfois il relève la tête et regarde la flamme de la cheminée mordre dans les buches qu'Anna la Matronne vient mettre .

Il saisit sa plume et va la retailler...Leg soupir ....encore des dossiers a finir et qui n'avance pas ...

Il va pour tremper sa plume quand deux coups brefs sont donnés a la porte de son cabinet de travail .

Il sait a la façon de toquer que c'est Verlan son chambellan qui arrive .

Effectivement celui-ci entre , un parchemin a la main .
Il le tend a son Excellence.
Celui-ci s'en saisit , brise le sceau , le déroule et le lit.



Citation :
[quote="François.de.macquart"][rp]A Leg l'Ancien Di Cesarini, Duc de Bresse,
Funestes salutations.

C'est le coeur bien lourd que je prends la plume en ce jour. Je ne sais si vous vous souvenez de moi, il y a bien longtemps que nous nous sommes croisés. Je me nomme François de Macquart et je suis le fils de feue Mystère de Neuville les Dames, et de Charles de Macquart, dit Carnil, que vous avez connus.

Si je vous écris tantôt c'est pour vous annoncer le décès de mon père ainsi que celui de Francesca Amalya d'Avencourt. Ils ont été odieusement assassinés sur la route qui les ramenait en Lyonnais-Dauphiné. En effet, Freyelda a été victime d'un enlèvement au printemps dernier et Carnil, n'écoutant que son coeur et son courage, s'est élancé à sa rescousse sitôt qu'il eût compris la situation. Il parvint à l'arracher aux griffes de ses ravisseurs italiens et à la ramener jusqu'à la frontière de notre duché. Cependant, ils tombèrent, juste avant d'arriver à Briançon, sous les coups de mercenaires qui leur avaient tendu une embuscade.

Des funérailles ducales seront célébrées le cinq décembre prochain en l'église de Lyon si vous souhaitez rendre un dernier hommage à ces deux anciens gouverneurs du Lyonnais-Dauphiné. Si d'aventure vous connaissiez des personnes ayant connu l'un ou l'autre des deux défunts, je vous serais obligée de bien vouloir leur communiquer l'information ainsi que la date des obsèques.

Que le Très-Haut vous ait en Sa garde.




Au fur et a mesure de sa lecture, le vieux Duc change de couleur , laisse tomber le parchemin sur son bureau et relève la tête.


" Mauvaise nouvelle Votre Excellence ? demande Verlan

" Diantre que oui mon brave Verlan encore un compagnon d'armes et un Frère Templier qui a rejoint le domaine du Tout Puissant ..."


Le regard de Leg se voile, et ses pensées retournent vers le passé....

Apres Kreuz, Anarchyhope, son cousin Ujio, Carnil....la faucheuse continuait son œuvre parmi les anciens Templiers.....et lui l'un des plus vieux était toujours en vie ....

Leg se dit que parfois Dieu est injustice .

Il se lève de son bureau et après un grand soupir regarde Verlan


" Prèpare moi mon destrier et prévient Bastien de me preparer une escorte , je pars de ce pas en la cathédrale de Vienne a la cérémonie funèbre..."


[ SUR LA ROUTE DE VIENNE ]

Depuis plusieurs heures, la troupe avance vers Vienne sous la pluie et le vent .

Malgrè cela le Duc de Bresse fais activer sa garde Bressane , ne s'accordant repos que pour soulager les montures , et les faire reposer.

Le temps est comme l'esprit de Leg , morose et terne .

Le Chevalier Sénateur n'a pas desserré les lèvres depuis leur départ du château.

Bastien de Louhans son Capitaine , se tient a sa droite et ne dis mot a son ami Verlan , eux qui d'habitude n'arrêtent pas de se chamailler amicalement respecte le silence du Duc .

Les haltes en auberge sont nécessaire , et Verlan a du bataillé ferme pour que le Vénérable s'arrête en chemin . Il aurait bivouaqué au bord du chemin ...

La troupe arrive enfin a Vienne, et comme d'habitude, Verlan avec un sens inouie ( et peut être une once de chance ) la dirigea vers une auberge .

Le duc peut se reposer et se changer pour la cérémonie.

[ EN LA CATHÉDRALE DE VIENNE ]

Le Duc de Bresse arrive sur la parvis, accompagné de Bastien , son Capitaine.

Il regarde cette église dont il n'a jamais franchi le seuil .

Leg l'Ancien DiCésarini se redresse , et entre dans le sanctuaire de Dieu .

Celle - ci est déjà bien remplie.

Par force de l'habitude le Chevalier Sénateur des Saintes Armées en tant que serviteur du Tout Puissant se dirige instinctivement vers les places reservées pour la Noblesse.

Il fait genuflexion et se signe avant de s'asseoir.

Il regarde enfin autour de lui, mais ne reconnaissant peu ou prou monde de sa connaissance, ferme les yeux et commence a prier pour le repos eternel des ses amis ...


Dernière édition par Leg_l_Ancien_DiCésarini le Dim 7 Déc 2008 - 16:55, édité 2 fois
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guidonius

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 12:40

Guidonius avait reçu la missive de François de Macquart lui apprenant la terrible nouvelle. Il prit les dispositions nécessaire pour que son dimaine d'Autry soit bien géré en son absence, puis il chevaucha jusqu'à Vienne; Il n'aurrait voulu manquer de rendre un dernier hommage à ses amis disparu, et surtout à son frère templier. En arrivant à la cathédrale il vit avec satisfaction que les gardes épiscopaux s'étaient déployés pour proteger l'édifice et la cérémonie. Il montra so invitation au garde puis entra dans la cathédrale. En s'avançant jusqu'aux bancs réservés à la noblesse, il vit son ami leg qui était seul et alla s'assoir à coté. Il s'agenouilla et fit une prière pour ses amis disparus.

Tout puissant Très Haut, Toi qui sonde avec justice le coeur de tes enfants, acceuille mon frère Carnil et son épouse auprès de Toi, comme Tu as accueilli mes frères d'armes Ujio, Anarchyhope, Corentin et Kreutz, Accorde leur le repos éternel à Tes coté, eux qui ont défendu la Vrai Foy tout au long de leur trop courte vie.

Guidonius s'assit et murmura à Leg.

Mon cher ami, nous voila encore réunis pour une bien triste circonstance; bientot, il ne va plus rester que nous deux, de nos anciens templiers.
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Enguerrand

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 14:35

[Maubec - le matin]

La nuit avait été terriblement longue et éprouvante. Si l'annonce de la mort de son parrain et de sa mère n'avait pas été une surprise, il en ressentait maintenant tout le poids et il prit conscience qu'ils ne les reverraient plus jamais après la cérémonie. Cette seule pensée le meurtrit encore un peu plus à l'intérieur mais rien ne transparaissait. Ce stoïcisme dont il avait toujours su faire preuve, il ne savait pas d'où il venait, peut être la formation militaire dans une contrée lointaine et inconnue alors qu'il était tout jeune, l'absence prolongé du cocon familial, ou la volonté d'être fort comme son père, comme un chef de famille ? Impossible de le dire. Toutefois, il savait très bien que la présence de sa soeur lui était essentielle, elle était désormais tout pour lui. Aliénor, elle était au plus mal depuis des jours. Enguerrand l'entendait la nuit pleurer dans la chambre voisine. Elle avait connu ses deux parents et partager plus de choses que lui, cela devait rendre la situation plus douloureuse pour elle encore. Son attitude fière, arrogante et légère n'était finalement qu'une façade qu'elle se créait pour cacher une sensibilité à fleur de peau. En cela les deux enfants étaient l'opposé. Il fallait donc se montrer courageux pour deux et être un soutien pour l'aînée de la famille.

A l'aube, le jeune garçon était réveillé et il avait bien conscience que la journée serait particulièrement difficile pour bien des gens. Carnil et sa défunte mère avaient été des personnages importants du Lyonnais et Dauphinois, beaucoup les avaient connus et déploraient leur disparition tragique. Comme Aliénor, il avait opté pour une tenue blanche, en signe de pureté et pour symboliser les couleurs familiales des Avencourt.


Il nous faut partir, ma soeur. La route est longue jusqu'à Vienne.

Alors que les deux orphelins se rendaient dans la cour du château des Roches, Gilles intercepta le poursuivant d'armes.

- Messire, vous n'êtes pas encore prêt pour vous rendre à la cérémonie.
- Allons donc, lui rétorqua le garçon, je suis parfaitement prêt à aller en ville.
- Que mon maîstre m'excuse mais il lui manque quelque chose.

L'escuyer de la Licorne resta là sans comprendre à regarder l'homme devant lui. Gilles se souvint alors que le garçon ne pouvait pas savoir de quoi il voulait parler et alla dans le château à vive allure. Il en revient quelques minutes après, un objet à la main.

Messire, voici une armure que je me suis permis de vous faire confectionner. Il s'agit d'une réplique similaire à celle que portait vostre père pour tous les évènements. C'est le symbole de vostre famille et de vos terres. En tant que nouveau Vicomte de Maubec, vous devriez la porter, mon maîstre l'aurait voulu ainsi.

Enguerrand observa Gilles puis son présent. Il n'avait encore jamais entendu cette histoire ou ne s'en souvenait plus. Il regarda alors sa soeur dont les larmes d'émotion n'étaient qu'à peine dissimulées. Cela était donc vrai. Le garçon hésita un instant mais Aliénor lui fit comprendre d'un hochement de tête que c'était important. Il fallait tenir son rang et respecter les traditions n'est-ce pas ce que sa mère et Carnil lui avaient toujours appris...

Soit, nous pouvons y aller à présent.
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azdrine

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 14:42

Accompagné des membres de l'Ordre du Saint Esprit, Azdrine était vêtu de son habituelle tenue de chevalier, tout de blanc vêtu. Cela faisait plusieurs jours voir plusieurs semaines que des questions se posaient sur l'état de santé de Carnil. Puis il y avait eu cette correspondance avec son fils. Et son dernier courrier relatant le fin de tout espoir.

Ce jour, Lyon, le Lyonnais Dauphiné, et le Royaume venait de perdre un homme très estimé, un chevalier du Royaume, un officier royale à l'abnégation remarquable.

Il entra dans l'église, la mine maussade, le coeur meurtri. Il s'installa avec ses frères d'armes tandis qu'il remarquait par ci par là, des personnes de sa connaissances.
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thegoldendragon

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 15:19

[Vienne, veille des funérailles]

Emmitouflée dans une chaude cape, Golden sortait du couvent et, malgré le froid, avait décidé de faire le chemin qui la séparait de chez elle à pied. Arrivée en ville, elle alla au marché s'acheter une miche de pain pour dîner. Elle vit alors une affiche annonçant le jour des funérailles des regrettés Freyelda et Carnil. Il lui sembla qu'un seau d'eau glacée lui tombait sur les épaules au rappel de la perte de son amie. Et les funérailles qui avaient lieu le lendemain... Elle devait faire vite.
Le jour déclinait lorsqu'elle arriva dans son humble demeure. Elle ne prit pas le temps d'allumer un foyer dans l'âtre, de toute façon, aucune chaleur ne la réchaufferait à l'intérieur.
Fouillant dans sa garde-robe, elle en sortit la robe noire qu'elle avait déjà portée aux funérailles de l'époux de Freyelda. Elle vérifia qu'aucune retouche n'était à faire, la plia avec soin et la laissa sur son chevet, prête pour le lendemain.

Aussitôt fait, elle sortit ses pas la menèrent à sa taverne sans même qu'elle regarde son chemin, son esprit était ailleurs. Quelques personnes étaient à l'intérieur, discutant autour de l'âtre. Elle s'approcha et leva sur eux un regard sombre.


Dehors, je ferme. Vite. S'il vous plaît.

Le ton était aussi froid que le vent qui soufflait à l'extérieur. Les badauds la regardèrent, mi-étonnés, mi-courroucés, puis voyant son visage totalement fermé et ses yeux furibonds, ils sortirent en maudissant le lieu.
Golden attendit que la porte se fut refermée pour éteindre le feu qui brûlait beaucoup trop allègrement à son goût. Elle ferma ensuite les volets, plongeant la taverne dans le noir. Elle resta un instant au milieu de cette pièce, sombre et silencieuse, puis sortit à son tour et ferma la lourde porte à clef. Rien ne serait joyeux ce soir.

Elle rentra chez elle et s'enferma. Elle ne toucha pas à la miche de pain qu'elle avait achetée. Elle se réfugia seulement sur sa couche, n'espérant même pas trouver le sommeil. La nuit fut longue, et pleine de souvenirs.


[Matin des funérailles]

Ne faisant attention ni au froid, ni à la fatigue de la nuit presque sans sommeil qu'elle avait passée, Golden se leva et s'apprêta mécaniquement. Elle négligea quelque peu son apparence, mais personne n'y prêterait attention, toute endeuillée que serait l'assistance.
Le voyage jusqu'à la cathédrale se fit rapidement et sans encombre aucun.

Son coeur se serra lorsqu'elle releva la tête vers l'imposante cathédrale, apprêtée aux couleurs des défunts. Elle ne fit pas attention à ceux qui arrivaient. Elle gravit les marches et s'arrêta sur le parvis. Il y avait là Paiens et son parrain. En d'autres temps, elle aurait sauté dans les bras de ce derniers, rien que pour entendre le grognement bourru qui en aurait résulté. Mais l'un comme l'autre n'avaient la moindre envie de sourire ou de parler. Elle ne dit rien et inclina la tête pour le saluer. Ouvrir la bouche aurait fait tomber les larmes qu'elle contenait tant bien que mal, et elle ne voulait surtout pas réveiller la douleur que Max ressentait lui aussi, sans doute encore plus qu'elle.

Elle passa son chemin, tête baissée et franchit le seuil de la cathédrale. Rapide regard. Il était là-bas, seul. Elle rejoignit donc DeDe et pressa à peine sa main pour se signaler. Silencieuse, elle se recueillit à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 16:22

[Domaine du Griffon- Chelles, Vicomté de Champagne, quelques semaines plus tôt]

Un cavalier entra dans le salon de musique où Pisan se trouvait en compagnie de sa dame de parage, Magdeleine d'Assas, dame de Pomponne. Il avait l'air harassé, la poussière était collée par le givre sur son mantel et ses bottes étaient crottés. Il lui tendit en s'agenouillant une missive scellée et attendit. Pisan lui fit signe de se relever et ordonna qu'on le mène devant un bon feu et une soupe bien chaude. Une fois, l'homme parti, elle déplia le parchemin et son visage se décomposa au fur et à mesure de la lecture. Elle porta la main sur l'anneau qui pendait à une chaîne à son cou et s'affaissa plus qu'elle ne s'assît dans son fauteuil. Ce qu'elle redoutait, était bien arrivé. Elle prit une gorgée de vin et demanda son écritoire et rédigea la réponse.
Magdeleine attendait en silence, point besoin de parler ou de demander, la dame de Pomponne savait ce qui affligeait Pisan. Le duc d'Hostun avait été l'un des fidèles parmi les fidèles serviteurs de sa Majesté, tout comme dame Freyelda et la perte était grande...Nombre de bons et loyaux serviteurs disparaissaient, pisan pensa à certains visages autrefois croisés, elle avait espéré que la disparition de Charles de Macquart n'était que le fait d'une mission lointaine et sans danger. Mourir de façon violente, mais dans l'honneur, est-ce le lot de toute vie chevaleresque?
Elle n'avait pas connu le duc hors des murs du Louvre, en savait peu sur sa vie car il était fort discret mais il avait toujours présent, dans tous les combats et les batailles, ne ménageant jamais sa monture, ni sa peine, lorsque le cor du royaume de France sonnait. Le tocsin serait le dernier appel pour Charles de Macquart, dict "Carnil le Preux"...Appel du Très-Haut pour un humble pêcheur.
Dame Freyelda...elle se souvenait de cette dame, croisée aussi dans les couloirs du Louvre. Le Louvre est un endroit où certaines personnes nous marquent, car la foule y est nombreuse mais les serviteurs n'y sont pas légion.
Ces deux disparitions la plongeaient dans de sombres réflexions sur l'avenir. Mais elle savait que les hommes passent, laissant ou non une trace ici bas, que tous tentent ou ont tenté, à leur manière d'être utiles, d'être aimés, d'aimer et de servir un idéal. Les regrets sont éternels, de même que les souvenirs des visages disparus. Tant qu'il restera des personnes qui ont aimé ces deux êtres, ils n'auront pas totalement disparu. Elle scella la missive, et alla se recueillir avec sa mesnie pour l'âme des disparus. Bientôt il faudra partir.




[Un voyage pour Le Lyonnais-Dauphiné - quelques jours plus tard]

Tandis que le frimas s'était installé pour de longs mois en Champagne et dans une grande partie du royaume, une voiture aux armes de Chelles, reconnaissable à l'emblème personnelle de la famille d'Harcourt, la rose entrelacée du chardon, menait grand train vers la bonne ville de Lyon.
De péage en péage, discussions avec les douaniers, passeurs et marchands ambulants, haltes rapides dans des auberges qui se faisaient de plus cossues à l'approche de la capitale, les Chellois étaient heureux d'atteindre enfin leur destination finale. Ils descendirent dans une auberge non loin de la cathédrale et s'informèrent de la cérémonie. Pisan voulait y venir depuis longtemps, voyages remis maintes fois pour cause de guerres ou crises. Maintenant qu'elle avait du temps, elle n'avait plus ou presque plus personne à visiter. Elle était lasse du voyage et laissa faire son époux et ses gens, ne pensant qu'à un repos bien mérité et sombrer dans un sommeil sans rêves. Demain, il faudra rendre le dernier hommage...


[Matin des funérailles- La Cathédrale]


Après une nuit de sommeil agité, encore fatiguée, les yeux cernés, elle avait revêtue de son mantel gris argent bordé de pelisson hermin, une robe blanche ainsi qu'il sied au deuil des grands de ce monde et mousseline couvrait ses cheveux tressées que couronnaient un cercle d'or fin. L'étoile de Saint-Ouen était agrafée au col, près de la rose entrelacée du chardon.
Elle arriva sur le parvis de la cathédrale aux bras de son époux, suivi par sa dame de parage et de son escuyer. Des visages connus. Azdrine, dont la mine défaite faisait peine. Cela faisait longtemps aussi qu'elle ne l'avait vu. Et antoine...fidèles parmi les fidèles aussi de la couronne de France, Escuyers de Saint-Ouen et l'Etoile, discrets, tous deux, travailleurs et noblesse d'âme, rebelles et fougueux aussi. Elle les salua tous deux d'un signe de la main et se promit de leur parler ensuite. Elle avait aperçu également Guidonius qui était déjà entré, un Champenois venu de loin aussi pour un ami. Elle posa un regard interrogateur sur Tomsz pour savoir s'il fallait entrer. Il semblait perdu dans la contemplation des piliers de la cathédrale, comme toujours...
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 17:01

Citation :
Guidonius s'assit et murmura à Leg.

Mon cher ami, nous voila encore réunis pour une bien triste circonstance; bientot, il ne va plus rester que nous deux, de nos anciens templiers.

Leg est sortit de sa méditation et prière par l'arrivée de son ami Guidonius

Il se lève et lui donne fraternelle accolade avant de se rassoir ..


" Que diantre, oui , tu a raison ....mais tant que nous serons en vie, eux vivront par devant les mortels du fait de notre mémoire ..."
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Sibella de Vissac

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 19:48

Après un voyage long et fatiguant, Sibella arriva à la Cathédrale afin d'assister aux funérailles de Carnil. Elle l'avait connu en tant que Héraut d'Armes, ils travaillaient à la Chapelle Sainct Anthoine, à l'époque où il portait le nom héraldique de "Dauphiné".

Elle le retrouvait également à l'Ordre du Sainct Esprit et elle savait qu'il avait des soucis de santé qui l'éloignaient assez souvent. C'était un jour triste sur cette colline de Fourvière, beaucoup de personnes étaient rassemblées pour venir lui rendre un dernier hommage.

Elle aperçu des membres du Saint Esprit et alla se placer avec eux afin d'assister à la triste cérémonie.

Elle reconnut au loin, Leg l'Ancien et se souvint de son mariage où elle avait été invitée. Une belle cérémonie du reste. Il est curieux de revoir des personnes lors des inhumations.
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Sagaben

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 21:00

C'est d'une mine bien sombre que Bastien d'Amilly voyagea vers Vienne la Belle... Pour une fois, il décidèrent de voyager en voiture. Une petite voiture rapide. Lui et la dame de Denoeuvre, celle qu'il appelait sa dame de coeur, n'avaient échangé que peu de mots sur le chemin. Quelques regards également. En arrivant dans la cité, le vicomte de Laragne lui prit instinctivement la main. Il regarda les maisons par la petite ouverture. Il avait le visage fermé, il ne bougeait pas. Il n'y allait pas de sa nonchalance habituelle. La voiture s'arrêta.

Le serviteur vint ouvrir la porte aux armes de Laragne. Il descendit en premier. Il se retrouva sur le parvis, face à l'immence Cathédrale. Sa grandeur lui pesait. Il demeurait la mine basse. Habillé de noir, il avait laissé ses éternels pourpoints bleutés pour ces habits de deuils. Il avait laissé son épée dans la voiture. Une lourde cape sur les épaules pour casser le froid de cette fin d'automne. Alixe se présenta dans l'embrasure. Il lui tendit la main. Elle descendit. Un bref échange de regard. Il lui offrit son bras et se dirigèrent vers l'entrée principale de la cathédrale. Il semblait absorber par cette porte, il ne faisait attention à rien d'autre. Une porte de l'enfer. Celui-là même qui leur avait retirer ces deux personnes.
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samarel

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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 22:25

par une journée venteuse et grise, c'est le coeur serré par une immense tristesse que le baron se rendit à l'écurie du castel de bourdeaux. flattant l'encolure d'eich teine, qu'il avait fait parer d'un caparaçon de noir en signe de deuil, il reta ainsi de longues minutes avant de monter l'animal, comme si, reculant le moment fatidique ou il se trouverait dans la cathédrale, il ajoutait des moments précieux ou il nourissait encore l'espoir de revoir ses amis. puis il partit seul, dans ses sombres pensées. durant tout le trajet, il se remémora les moments qu'il avait passé avec les deux défunts. carnil qui l'avait accueilli à son arrivée à montélimar il y a quelques années et frey avec qui il avait vécu une formidable épopée. avec qui il avait siégé au conseil ducal, avec qui il avait partagé les valeurs du travail bien fait et du dévouement envers la communauté.

aujourd'hui, comme leurs conjoints, ils n'étaient plus.

il arriva en face de la cathédrale de vienne et à nouveau hésita longuement avant de descendre de cheval. il se dirigea vers l'abbatiale de la petite congrégation religieuse qui se trouvait non loin afin d'y laisser son cheval et donna quelques pieces à la soeur qui l'accueillit afin de dire suffisamment de messes pour les deux défunts pour le reste de l'année. puis il retourna à pied vers l'imposante cathédrale.

en entrant, il se signa et resta quelques minutes à coté d'un pilier monumental. le batiment était monumental. il lui procurait à chaque fois la meme impression de sérénité. bien qu'aujourd'hui seule la tristesse soit perceptible. puis il marcha dignement vers le coeur ou allait se dérouler la cérémonie. ses deux amis reposeraient bientot en paix.

ravalant un sanglot, une larme dégringola de la commisure de son oeil pour aller s'échouer sur un poil de sa barbe. sans dire un mot, il se mit dans les premiers rangs, parmis ceux qui resteraient à jamais les amis de ces deux grands personnages.
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MessageSujet: Re: Funérailles de Freyelda et Carnil   Dim 7 Déc 2008 - 23:46

Castelnaudary


C'est par un morne après-midi d'hiver qu'il avait appris la terrible nouvelle, dès le réveil il avait senti que la journée serait mauvaise, un mauvais pressentiment qui n'avait fait que s'accentuer sans qu'il ne sache pourquoi jusqu'à l'arrivée du messager ailé. Le pigeon semblait être épuisé, il avait sans doute eu du mal à le trouver de ce coté la du royaume et c'est avec fracas qu'il vint se poser...voir s'écraser sur le nichoir, alors que Vanack était en train de retaper la barrière qui entourait leurs propriété à lui et à *Mylène* en maugréant qu'il se les gelait et que ca pourrait attendre le printemps............mais ce que femme veut........

En voyant le sceau qui maintenait le courrier, il sourit, cela faisait quelques semaines qu'il avait quitté le Dauphiné et il pensait qu'il s'agissait des derniers potins du Duché, des nouvelles de la famille où encore un service quelconque que Frey aurait eu à lui demander. Cela faisait un petit moment qu'il ne l'avait plus vue, il avait bien entendu les rumeurs concernant son enlèvement mais n'y avait , à tort , pas prit plus attention qu'aux autres ragots de taverne, il préferait penser que la dame avait choisi de s'exiler un certain temps dans un coin tranquille pour se ressourcer et recommencer du bon pied après les maintes épreuves qu'elle avait du affronter.

Sa gorge se noua et il perdit son sourire lorsqu'il prit connaissance de la missive, il la relut une seconde fois, n'arrivant pas à y croire, esperant sans doute qu'il s'agissait d'une plaisanterie ou que les phrases prendraient une autre tournure à la seconde lecture......mais non, la lire et la relire n'y changeait rien.....le décès de ma mère .....assassinée.......il serra le poing contenant la lettre en repensant à ce qu'il avait entendu quelques temps plus tôt, l'enlevement, il n'avait rien fait pour lui venir en aide, peut-être pour de bonnes raisons, peut-être pas, mais le mal était fait et le résultat c'est qu'il n'aurait plus l'occasion de le faire maintenant.

Après quelques instants passé sans bouger, à subir les flashs de souvenirs qui s'enchainent dans ce genre de situation, il rentra à l'intérieur sans dire mot, encore sous le choc de la nouvelle, ce n'était pas tant la mort de Frey en elle même qui lui tourmentait l'esprit sur le coup, la vie lui avait repris de nombreux amis et s'il ne s'y était pas vraiment habitué, il avait fini par réussir à prendre sur lui et à avancer mais dans son cas, c'est son inactivité devant une situation qu'il s'était refusé à voir par facilité et qui avait conduit à cette issue tragique.

*Mylène* l'observa et su directement qu'il se passait quelque chose, afin d'éclairer sa lanterne, il lui tendit la lettre afin qu'elle prenne connaissance de la situation.


C'est en partie ma faute, j'aurais du intervenir.....

S'en suivit l'éternelle séance de réconfort moral, où l'autre tente veinement de vous convaincre que vous n'y êtes pour rien et ou vous finissez par acquiesser mollement, esperant par la sorte mettre un terme à la conversation.
*Mylène* avait décidé de se rendre également à la cérémonie d'adieu, en soutien mais également afin de rendre hommage à deux anciens Gouverneurs qui avaient fait de leur mieux pour améliorer la vie des dauphinois.

Les quelques fournitures pour le voyage furent vite préparées, ils mangeraient dans les auberges et ne se reposeraient que le temps de laisser les chevaux se requinquer, il fallaient qu'ils voyagent vite s'ils ne voulaient pas manquer la cérémonie et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils étaient en route pour le Lyonnais.


Vienne

Le voyage ne fut pas des plus agréable, aux températures hivernales s'ajoutèrent le manque de sommeil ainsi que les souvenirs qui s'emmelaient, perturbés par le remous du galop et c'est sans même qu'il sans rende compte qu'ils arrivèrent en vue des remparts de Lyon, la rugissante, souvent au repos mais qui savait réveler ses atouts dans les grandes occasions.
Il ne s'arrèterent pas, ils auraient le temps de dire bonjour aux connaissances en rentrant, il filèrent droit vers Vienne, ou Vanack possédait encore une maison. La ils prirent un bain rapide et enfilèrent des vêtements de circonstances, sombre. Il ne prit pas d'arme, il n'en aurait pas besoin et nul besoin de paraitre élégant dans ce genre de situation, l'attention des gens est déja tellement difficile à garder, pas besoin d'armer la distraction.

Arrivé devant la cathédrale, il s'arreta quelques instants et serra plus fortement la main de sa belle. Il prit une bonne bouffée d'air et se signa puis regarda en direction de *mylène* et lui fit un petit signe de tête, signifiant " ca va aller " puis ils franchirent la lourde porte et pénétrèrent dans la maison d'Aristote......
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Funérailles de Freyelda et Carnil
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