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 La chronique du pigeon voyageur!

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Misericus



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MessageSujet: La chronique du pigeon voyageur!   Jeu 23 Juin 2011 - 9:43

La navigation vue par les chroniqueurs à travers le Royaume


Lisez et découvrez les plus beaux articles du Royaume sous les plus belles musiques de notre académie.

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http://chateau-de-lyon.forumactif.com/t23333-a-l-eau-pavillon-detente


Citation :
21 Juin 1459

Le Royal, Fortune de mer


Holywell (AAP) – Le Royal Fortune était un mauvais marcheur, affrété par la compagnie Bartholomey. Alors qu'il régatait en mer d'Alboran, il avait été attaqué par le pirate Guilhain sur le V3 (voir article AAP du 27 décembre 1458, "bain de sang dans l'Atlantique"). A l'époque, la participation de la Bretagne, à l'achat par ce pirate d'une nave génoise de combat était soupçonnée, ce type de navires n'étant vendu qu'à des duchés et non à des individus.

Le timonier du Royal Fortune, James Skyrme, avait juré de se venger. De Guilhain d'abord, puis de la Bretagne, car le fait que la Bretagne se soit portée garante pour que Guilhain obtienne son navire a été confirmé par plusieurs sources. Le 2 mai 1459, le port de Vannes était vide, le Grand Duc ayant demandé au chef de port de l'époque de faire couler le V3 qu'il trouvait "incontrôlable" selon les dires de Braveheart. Assommant le chef de port, enlevant son épouse, Skyrme prit le contrôle d'une cogue de guerre tout juste sortie des chantiers navals de Vannes, la renomma "Good Fortune", et tira sur le V3, sans réussir à le couler. Il prit le large avec ses proies (un bâtiment de guerre et une femme sans défense).

Le vol fut revendiqué par un courrier adressé au chef de port, comme étant une revanche pour le dommage occasionné par Guilhain au mauvais marcheur des mois auparavant, dommage cautionné par la Bretagne.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Le 4 juin, le Grand Duc Elfyn accorda une interview à l'AAP, expliquant que le voleur agit "contre la Bretagne et ses forces navales" (voir article AAP du 4 juin 1459 "Itw d'Elfyn sur la politique marine bretonne"). La Bretagne envoya donc très logiquement ses "forces navales" après le navire volé. Les navires croisant vers la Guyenne purent ainsi voir le V3 de Guilhain explorant les côtes aquitaines. Au même moment, les pêcheurs rapportaient que deux navires sans pavillon, le Good Fortune de facture bretonne et le Royal Fortune, de facture italienne, naviguaient vers Ouessant.

Pourquoi les côtes aquitaines ? Nombreux furent les marins se posant la question, puisque le navire volé avait été vu à l'opposé, allant ver le nord. Ils eurent une première réponse lorsque le 9 juin un navire marchand, appartenant au breton Riwan Nathan de Brocéliande, sombra dans le port de Mimizan. Bien entendu la Bretagne nie toute association avec Archange1er ou Enguerrand, capitaines de l'Etoile Céleste, qui avait forcé un accostage dans le port tout proche de la teste de Buch quelques jours auparavant. Le 14 juin, c'est la cogue de guerre grand ducale bretonne, Duché1, qui se présentait devant le port de Mimizan, escortée de la cogue de guerre Tiad Ervoas pilotée par Grand_Sage, et la nave de combat de Guilhain. Le 16 juin, la cogue grand ducale bretonne avait forcé l'accostage et était à quai. Le maire de la ville précise à ses administrés : "Le port de Mimizan est actuellement le siège de plusieurs navires venant de Bretagne. Le navire gascon, la Sirène Gasconne du Capitaine Zigom, a été sévèrement touché et a du se retirer en cale sèche."

Tandis que les bretons tapent sur des navires marchands gascons et normands dans le port de Mimizan, le Good et le Royal Fortune, enregistrés à la Bartholomey Company, naviguent sous pavillon de la navy du Westmorland. Pour combien de temps ?

Dauphin, pour l'AAP.


Dernière édition par Misericus le Mer 18 Avr 2012 - 13:09, édité 6 fois
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Misericus



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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Jeu 23 Juin 2011 - 18:17

Citation :
23 Juin 1459
Une experience aux conséquences malheureuses au Languedoc




Montpellier (AAP) - Lundi 20 Juin, le capitaine du Languedoc, le sieur Bentich,a fait de Montpellier, la capitale du Languedoc, une ville franche.

Au matin du lundi 20 Juin 1459, alors que les habitants de Montpellier s’apprêtaient à vivre une semaine normale, uniquement marquée par la transformation du port en Arsenal, ils se rendirent compte que les portes du palais comtal étaient fermées, et que la ville était devenue franche durant la nuit, suite à la prise du statu quo par La Légion du Phoenix, l'armée du capitaine Bentich.

Les réactions ne se firent pas attendre, puisqu'en début d'après midi, monseigneur Jorocket, Comte du Languedoc, publiait une annonce dénonçant cet acte et par laquelle il destituait Bentich de ses charges de capitaine et de recteur, avant de l'inciter à réparer son erreur et à se repentir. De son côté, le maire de Lodève, le sieur Kelak, a lui aussi exprimé son mécontentement, reprochant au capitaine de ne pas avoir pesé les conséquences de son acte, d'autant que le capitaine n'avait prévenu personne de ses intentions.

En effet, en rendant franche la capitale du Languedoc, le capitaine Bentich a interrompu momentanément le fonctionnement de plusieurs institutions. Tout d'abord l'université - dont il est le recteur, ensuite la prévôté - le prévôt actuel résidant à Montpellier - qui n'a pu ni payer les maréchaux ni en embaucher pour la journée de lundi. De même, le port de Montpellier, actuellement en travaux afin d'en faire un Arsenal, était paralysé, puisque la direction du port a été automatiquement transférée au maire de la ville, qui s'en est rendu compte trop tard pour lancer les embauches quotidiennes.

De son côté, le sieur Bentich n'a pas expliqué les raisons de son acte. Selon certains témoins, il se serait excusé sur la place du marché de Montpellier, présentant ses excuses aux habitants du Languedoc et de la capitale, en parlant de cette attaque comme d'un test, sans en préciser la nature ni les résultats.

Suite à ces excuses, le comte du Languedoc, Monseigneur Jorocket, a rétabli le sieur Bentich dans ses fonctions de capitaine et de recteur le 21 juin, mettant ainsi un terme à cet épisode.

Cependant, contacté par la Rédaction, le sieur Bentich a expliqué qu'il voul[ait] tout simplement voir de [s]es yeux comment les défenses de notre belle capitale fonctionnaient, ajoutant ensuite qu'il suffisait de sept personnes pour s'emparer de la capitale du comté, ce qui prouvait la fragilité des défenses, ce qui démontrait aussi la nécessité d'une augmentation des effectifs des forces de sécurité du Comté.

Nicolas Eymerich, pour l'AAP



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Misericus



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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Mar 12 Juil 2011 - 10:03

Citation :
10 Juillet 1459
Les Flandres deviennent une puissance maritime




Bruges (AAP) - Ce 21 juin, une cinquième cogue de guerre sortait des chantiers navals de l'arsenal de Vannes, en Bretagne, le seul port français de l'Atlantique capable de fabriquer ce type de navire, actuellement le modèle plus puissant en circulation dans les eaux occidentales (la caraque de guerre, mieux armée, n'étant produite qu'en Macédoine).

Si les quatre précédentes cogues de guerre battaient pavillon breton, offrant ainsi au Grand-Duché une supériorité navale sur les autres contrées du Royaume de France, la petite dernière n'est pas restée propriété de Bretagne très longtemps : rapidement, c'est un lion noir sur fond jaune que l'on put apercevoir en poupe du navire, le drapeau flamand!

Baptisée "Flanders II", la cogue de guerre avait été commandée en date du 26 mai 1459 par les Forces Spéciales Flamandes (FSF), après des mois de palabres menées par la Vicomtesse de Renaix, Malycia de Lys-Lez-Lannoy, lesquels ont débouché sur la signature d'un contrat commercial entre son père le Général Slamjack et le Chef de Port de Vannes, Lemerco, en bénéficiant du soutien du Chef de Port trégorrois Monsieurpatate.

Afin de mener à bien la construction de leur second bébé naval, les FSF dépêchèrent sur place toute une section à bord de leur mauvais marcheur, le Flanders I, notamment pour mettre la main à la pâte et ramener leurs deux navires, mais aussi et surtout pour importer en Bretagne les matériaux nécessaires : un mât, une grande voile, septante kilos de fer et huit cent stères de bois! Si on y ajoute les coûts liés à la construction du chantier (deux mille écus) et à la main d'oeuvre (vingt charpentiers, sept ouvriers et cinq forgerons), on parvient à avoir une petite idée de ce qu'ont déboursé les Forces Spéciales Flamandes pour ce qui sera le fleuron maritime des Flandres!

Pour ceux qui ne suivent pas la situation géopolitique du Nord de la France, il est utile de rappeler que les FSF sont, d'après leurs statuts, une troupe militaire stationnée sur le territoire flamand et indépendante du pouvoir politique, néanmoins reconnue par le Corpus Législatif du Comté de Flandres et pleinement intégrée dans le dispositif de sûreté comtal.

Même si les informations quant à la composition des flottes de guerre sont laconiques, stratégie militaire oblige, il semblerait que le Flanders II soit le navire de guerre le plus puissant entre les mains d'une organisation privée en France.

Reisleider, pour l'AAP

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Misericus



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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Ven 23 Sep 2011 - 10:23

Citation :
21 Septembre 1459

Débarquement en Normandie



Fécamp (AAP) : La date du 19 septembre 1458 marque une nouvelle étape dans le conflit qui oppose la couronne de France aux provinces du Ponant.

En effet, hier, après plusieurs batailles navales au large des côtes de Normandie qui auront vu sombrer cinq bâtiments normands, deux armées bretonnes ont débarqué à Fécamp : l'armée Kastell Paol dirigée par le sieur Blotus1er, et l'armée Pennher Ar Lug dirigée par la Dame Anastriana de Walsh-Monfort.

Elles ont été rejointes ce jour par une armée artésienne, Les Scorpions du Chaos dirigée par le sieur WilldeChampagne, ainsi qu'une armée irlandaise alliée a la Bretagne, la Legio X Equestris dirigée par la dame Criandre.

De plus, au cours de la journée du 19 septembre, un violent affrontement a eu lieu entre Kastell Paol et le 1er corps de la Bande de Normandie dirigée par la dame Angelike, qui stationnait hors des murs de la ville. Des combats qui auraient fait un mort du côté breton, et qui ont vu la destruction de l'armée normande, en large infériorité numérique.

Pendant ce temps, Penner Ar Lug s'assurait que les deux armées alliées débarquaient sans problème.

Actuellement, la ville de Fécamp se mobilise en vue de soutenir un siège, et attend de voir les prochains mouvements des troupes ponantaises.

Balmo, pour l'AAP
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Misericus



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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Mar 27 Sep 2011 - 10:16

Citation :
26 Septembre 1459

Victoire des armées du Ponant en Normandie




Rouen (AAP) - C'est une nouvelle bataille historique qui vient d'être livrée entre les forces normandes protégeant leur capitale de Rouen et la coalition ponantaise conduisant le siège de la ville. Une bataille qui décidera certainement du sort de la Normandie.

Quelques jours après un débarquement massif réussi à Fécamp, les armées ponantaises, constituées essentiellement de Bretons et d'Artésiens, soutenues par des renforts irlandais, s'étaient positionnées devant le centre du pouvoir normand.Une trêve de 4 jours avait alors été déclarée, afin de laisser le temps à la Normandie soit de s'affranchir de la Reine Nebisa, soit de se rendre sans effusion de sang.

Les assiégés normands rejetèrent le 23 septembre les propositions émises par le Ponant. Les forces normandes laissèrent deux jours aux envahisseurs pour quitter le territoire, pour finalement lancer un assaut sans attendre le terme du délai qu'elles avaient elles-mêmes fixé.

C'est l'armée réputée la plus forte de Normandie : le 4e corps d'armée, qui défia, courageusement selon les uns, bêtement selon les autres, les armées ponantaises pourtant supérieures en nombre, dans la nuit du 24 septembre.

Le résultat de la bataille fut sans surprise tant le rapport de force était déséquilibré. On dénombrerait ainsi 18 morts et 10 blessés dans les rangs normands et 3 morts pour les forces ponantaises, le nombre de blessé n'ayant pas été communiqué.

Parmi les pertes normandes figurent de grandes figures telles que Dunhyll, Vicomtesse du Pont Audemer, Polissonne, le Capitaine Royal de cette armée, et Aegidius, Duc de Tancarville.

Désormais privée de l'une de ses armées les plus conséquentes, la Normandie voit ses chances de résister à la conquête ponantaise sérieusement diminuer. La population de Rouen devra faire face à 4 armées, qui ont déjà prouvé leur réussite au combat. La probabilité que la province la plus riche et la plus forte du Domaine Royal tombe très prochainement est donc importante.

Le Kozh pour l'AAP.
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Misericus



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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Ven 7 Oct 2011 - 18:16

Citation :
03 Octobre 1459

Sabordage de deux navires Écossais




En mer (AAP) - Début septembre, 2 navires marchands appartenant à la compagnie "Auld Alliance" ont été coulés alors qu'ils tentaient de passer le détroit de Gibraltar : le Flying Scotman, appartenant à Lancehar, et le Royal Scotland, appartenant à Romain de Saint Clair, et chef de la flotte.

Le Flying Scotman, navire escorte du second, a été coulé par un navire de l'Amirauté de France, tandis que le Royal Scotland a été coulé par des navires italiens. Les différentes versions sont profondément différentes:

Pour Romain de Saint Clair, Ambassadeur et Héraut d’Écosse il s'agit d'une "bavure" totalement incompréhensible puisqu'il avait envoyé un courrier au Connétable de France, lui signifiant le ralliement de sa flotte aux forces "royalistes". Selon lui, il s'agit "d'une mauvaise communication" entre le Connétable et l'Amirauté de France, et il réclame le dédommagement des 24.560 écus qu'il considère avoir perdus. Avançant ses charges diplomatiques pour préserver ses intérêts privés, il se dit prêt à "créer un incident diplomatique entre L’Écosse et la France" en cas de non résolution de cette affaire.

Selon des sources bien informées, la version de l'Amirauté est toute autre : l'attaque du navire escorte Flying Scotman relève "d'une maladresse irlandaise a bord du navire amiral : une sombre vengeance d'Irlandais à Écossais." L'Amirauté se serait engagée, après négociations avec le duché de Galloway, à restituer au sieur Lancehar ce qu'elle a pu sauver de l'épave, mais conteste farouchement les montants avancées par Romain de Saint-Clair. En outre, l'Amirauté lui aurait vivement conseillé de faire demi-tour, alors qu'il vira vers l'est en se jetant dans une flotte de navires italiens qui ont ainsi coulé le Royal Scotland pour des raisons de vengeance suite à l'attaque d'un navire italien par un Écossais.

Il se murmure également que le Roi d'Ecosse ne soutiendrait pas la flotte de l'Auld Alliance, dont l'origine des fonds serait hautement suspecte et peut-être en relation avec le pillage du Château d'Ayr.

Cedric92 pour l'AAP
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Lun 24 Oct 2011 - 16:56

Citation :
22 Octobre 1459

Un navire irlandais coulé au large de Fécamp




Fécamp (AAP) - C'est dimanche dernier, le 16 octobre, qu'un navire battant pavillon irlandais a été coulé, au large de Fécamp, après avoir subi deux violents assauts d'une caraque de guerre française, La Perle, commandée par l'Amirale Harpege d'Orkney.

Le WS Arcas, une nave génoise de combat en bon état, stationnait à quelques miles des côtes normandes, entre Fécamp et Honfleur, où il avait jeté l'ancre depuis plusieurs heures. A son bord, un équipage irlandais, avec aux commandes, un citoyen du Comté d'An Mumhain, Laighin, boulanger installé à Port Lairge.

Malgré l'absence d'une déclaration officielle émanant de l'Amirauté Royale, une source proche confirme que La Perle a bel et bien sabordé une embarcation irlandaise dans les eaux territoriales du Duché de Normandie. Il se dit que ce bateau était suspecté d'avoir commis plusieurs exactions aux cotés de la flotte ponantaise lors des derniers affrontements.

Quoiqu'il en soit, le navire-amiral ne semblait visiblement pas motivé par l'appât du gain puisqu'à l'issue de l'affrontement, La Perle fila sans perdre de temps vers le sud, en direction du Port d'Honfleur, laissant ainsi l'épave aux bateaux-vautours.

Bonne nouvelle pour leurs familles et amis, tous les membres de l'équipage du WS Arcas ont pu être sauvés.

Reisleider, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Lun 9 Avr 2012 - 17:20

Citation :
08 Avril 1460

Lutte contre la piraterie en Atlantique




Ardencaple (AAP) – Les navires du groupe pirate NNGO ont coulé le 7 avril 1460 à l'ouest de l'Ecosse.

Depuis plusieurs jours, les amirautés du Westmorland, du Devon et la Royal English Navy lançaient des appels à la prudence en mer d'Irlande car des navires de guerre de l'Alliance Celtique s'y déplaçaient. L'Alliance Celtique regroupe pour l'instant les groupes pirates Nox Noctis Gentis Obscurum (NNGO), Fury, Saorsa Na Fairge (SNF) et Kingdom of Waterford (KoW). La Bretagne ne l'a pas rejointe à ce jour malgré de nombreuses sollicitations. Le duché du Munster résiste vaillamment aux pressions de ses voisins pirates et est le seul duché irlandais qui reste en dehors de cette alliance.

Au soir du 3 avril, trois cogues de guerre NNGO se sont présentées à l’embouchure du détroit d'Ardencaple, interdisant tout mouvement. Elles ont été rejointes par une caraque de guerre, achetée à grands frais par le groupe Saorsa Na Fairge à Barcelone. Cette caraque, mobile et bardée de canons, est une pièce maîtresse dans la flotte de l'Alliance Celtique. Ardencaple, dans le duché de Glasgow en Écosse, est actuellement administrée par le groupe des "Fretalians" (association de la famille Guérande et d'italiens), qui en a expulsé les Furys quelques mois après que ces derniers aient coulé leurs navires.

Pendant deux jours, les deux flottes, celle des Fretalians et celle de l'Alliance Celtique, se sont observées sans bouger. Puis, au matin du 6 avril, quatre cogues de guerre fretalianes ont désamarré et se sont positionnées à l'entrée du port d'Ardencaple pour le protéger. Les navires de l'Alliance Celtique les ont immédiatement attaquées.

C'est le plus grand combat naval ayant eu lieu à l'heure actuelle en nombre de navires impliqués et de canons. Le combat a fait rage toute la nuit et une partie de la journée du 7 avril, navires au bord à bord, mâts et voilures emmêlées, équipages à l'abordage. Les capitaines fretalians, restant bien groupés et immobiles sur leur position, ont su tirer le meilleur parti des erreurs tactiques des navires de l'Alliance Celtique : lorsque le capitaine Roxxane a quitté son groupe et a pu être attaquée individuellement au canon, supportant de très grands dommages, la bataille a pris un tournant favorable aux Fretalians. A ce moment, l’Alliance Celtique a montré ses faiblesse, puisque le capitaine Silenus, commandant la caraque de guerre, a pris la poudre d'escampette, jouant de sa facilité à manœuvrer, et a abandonné ses alliés à leur sort.

La Flotte fretaliane, sous la direction du patriarche Pit de Guérande pour la partie française, et de damisella Tanissa pour la partie italienne, a alors coulé les cogue de guerre Blackbeard's Burp, Suulomades puis Doomsphere, menés par les trois leaders du NNGO Jaqk, Roxxane et Anto_Capone, sans perdre un seul navire. Cette victoire a été permise par la bravoure des capitaines Evenice de Guérande et Chaozj, dont c'était le premier combat, associée à l'expérience des capitaines Pit et Aliéniore de Guérande, et de damoiselle Skappa.

En fin d'après midi du 7 avril, au large d'Ardencaple, trois épaves de l'Alliance Celtique obstruent le chenal. La caraque fuit toutes voiles dehors, et devrait rejoindre ses complices, deux cogues de guerre repérées au large d'Ayr.

Cette bataille navale a eu deux conséquences. La première est la destruction de la flotte de guerre du NNGO, qui a terrorisé la mer d'Irlande pendant de longs mois, et avait même aidé la Bretagne à l'automne dernier contre la France. La fuite du capitaine Silenus a également mis en exergue la fragilité de l'Alliance Celtique lors de combats violents en mer. La seconde conséquence est la collaboration entre les flottes des Fretalians, de la Royale English Navy, des marines du Westmorland et du Devon, ainsi que des capitaines privés de navires de combat, qui ont pris la mer dès le 3 avril et se rapprochent, prêts à intercepter tout navire de l'Alliance Celtique au comportement belliqueux.

Dauphin, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Ven 20 Avr 2012 - 6:02

Citation :
18 Avril 1460

Vestiges celtiques en mer d'Irlande




Ardencaple (AAP) – Une seconde attaque pirate a échoué à l'ouest de l'Écosse.

Quelques jours après la défaite de la flotte NNGO (voir AAP, "Lutte contre la piraterie en Atlantique"), l'Alliance Celtique a envoyé une seconde flotte assaillir le port d'Ardencaple. La caraque de guerre, qui avait fui la première bataille, a été rejointe par des navires de combat du royaume de Waterford, que la marine angloise, positionnée en spectatrice, a laissé passer malgré ses assertions répétées contre l'Alliance Celtique et ses appels aux capitaines privés de toutes nationalités pour lutter contre cette dernière.

Le 11 avril, la flotte pirate s'est heurtée aux navires fretalians les plus endommagés par l'affrontement précédent, placés à l'entrée du port pour les retarder. Aux prises avec les navires sacrifiés, les vaisseaux de l'Alliance Celtique n'ont pas pris la précaution de maintenir leur formation et le fleuron de leur flotte, la caraque de guerre Andraste's Ashes, a coulé à la mi-nuit, lors de la première sortie fretaliane. Toute la nuit, les navires de l'Alliance Celtique se sont acharnés sur les lourdes portes en chêne des cales sèches, qui n'ont pas cédé. Ils s'en sont alors pris au navire personnel de l'ambassadeur de Milan, la nave génoise Artemide's, qui a été engloutie immédiatement. Ils ont ensuite tenté de couler le navire de l'amirale de France, dont la présence sur la zone de combat empêchait la flotte bretonne d'intervenir, sauf à rompre la trêve.

Au matin du 12 avril, utilisant la technique dite "de Farandole" qui a montré son efficacité lors de la levée du blocus d'Honfleur à l'automne dernier, Pit de Guérande et la damoiselle Tanissa ont organisé une noria incessante de navires, alternant sorties coordonnées et réparations des vaisseaux les plus endommagés. Les cogues de guerre de l'Alliance celtique Inferno, puis KoW The Something Wicked, et enfin Toil and Trouble's ont sombré tour à tour en quelques heures, sous les canons des capitaines fretalians Pit, Evenice et Aliéniore de Guérande, Tanissa, Chaozj et Skappa.

La cogue Ozymandias a alors tenté de prendre la fuite, mettant en évidence le fait que la Royal English Navy ne viendrait pas aider les Fretalians puisqu'elle s'apprêtait à laisser fuir la dernière cogue de l'Alliance Celtique. Cette attitude, prédite depuis une semaine par les réseaux de renseignement, est difficilement explicable, tant les déprédations commisse par l'Alliance Celtique sur les navires anglois sont nombreuses. Mais lorsque les navires de la Royale se retirèrent en bon ordre, laissant le passage au fuyard, aucun doute ne fut plus permis.

C'est au navire privé Good Fortune, dérobé à Vannes par la compagnie privée Bartholomey, et à son capitaine Cimbaeth qu'il revint d'achever le fugitif. En Écosse, il se dit qu'il a été coulé par une femme d'origine écossaise qui vient de rentrer chez elle.

Dauphin, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Sam 23 Juin 2012 - 6:46

Citation :
14 juin 1460

Un capitaine aragonnais a vu son navire couler à cause d'une attaque de pirates.




Zaragoza (KAP)

Le capitaine touché, Lord_james, naviguait entre les villes de Barcelone et Tarragona quand il a été surpris par deux carraques de guerre qui hissaient le drapeau de pirate. Ces bateaux, les plus puissant que l'on peut voir sur les mers, ont attaqué l'embarcation du capitaine Lord_james, un Foncet, qui n'a pas resisté au choc et a fini par couler alors qu'il transportait non seulement le capitaine mais aussi une passagère, dame Gatubela ainsi qu' une quantité importante de vivres, dont 200 sacs de maïs et deux bouteilles d'huile. Le capitaine affirme que les pertes tournent aux alentours de 1600 écus.

Les pirates, identifiés comme Black et Kalashnikov, capitaines respectifs des navires Topal Kirpi et Miràt-i Zafer, ont été surpris avec le drapeau pirate hissé également près des côtes du royaume des Deux Siciles. Bien que l'on sache qu'ils naviguèrent quelques temps près des côtes catalanes, aujourd'hui, leur position exacte reste inconnue. Les pays voisins auraient été prévenus du danger.

Neo, pour la KAP aragonnaise

Traduction de l'espagnol au français par Edwen
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Lun 16 Juil 2012 - 9:39

Citation :
12 Juillet 1460

Attaque de l'Amirale de France contre un baron français




Bayonne (AAP) - Le HMS Victory, navire appartenant au baron de Pouancé Romain de Saint-Clair, a été coulé par l'Amirale de France Alieniore de Guérande le 22 juin dernier sur la côte gasconne. La caraque de guerre, qui avait entres autres transporté ces derniers mois le chambellan de Bretagne et l'ambassadrice de Genève en Bretagne, venait de débarquer Romain de Saint-Clair et son épouse, la baronne de Pouancé, ainsi que le marquis Natale di Foscari Widmann d'Ibelin.

Romain de Saint-Clair et son épouse étaient en voyage de noces depuis plus d'un an. Ils profitaient de leurs escales pour effectuer du commerce et amasser des produits de luxe censés être revendus en France. Les barons de Pouancé comptaient profiter de leur séjour en Gascogne pour acheter des jambons de Bayonne au commissaire au commerce de Gascogne Herra d'Estradie, avant de reprendre la mer, mais leurs projets ont été contrariés par l'attaque inattendue de leur navire. Alors que le HSM Victory stationnait dans le port de Bayonne depuis le 13 juin, il a été pris pour cible sans sommation par les tirs de deux navires battant pavillon de l'amirauté de France : le Black Salt d'Alieniore de Guérande, et le Sans Nom de Pit de Guérande. L'assaut a débuté à dix-huit heures - le navire était alors vide de son équipage - et s'est soldé par son naufrage le soir même.

Le propriétaire du HMS Victory s'est empressé de demander des explications aux autorités gasconnes et à l'Amirale de France sur les raisons l'ayant poussé à tirer sur son navire et à envoyer au fond des mers 24 000 écus d'économies et 25 000 écus en denrées de luxe selon les affirmations du propriétaire de la caraque. Les cogues de guerre de l'amirauté, ayant également subi des dommages, ont accosté dans le port de Bayonne.

Romain de Saint-Clair a pris la décision de déposer une saisine à la Pairie pour demander des comptes sur les agissements de l'amirauté au Roy de France. Il demande justice à la Couronne pour ce qu'il considère être un acte de piraterie d'autant plus grave qu'il est dirigé contre un noble de France. Le propriétaire de la caraque fait également remarquer que son navire, vide d'équipage, était amarré dans le port de Bayonne en toute légalité, et qu'il n'a jamais été inquiété pour quelconques faits criminels, de piraterie ou de brigandage qui pourraient faire de lui un ennemi du royaume de France.

Pourtant, une lettre de la vicomtesse de Pöchlarn, Tyz von Lilienburg, Autrichienne de son état, est venu contredire cette affirmation. Dans son témoignage, celle-ci se réjouit que le navire du « pirate Romain » ait été coulé par un navire de guerre français, et indique que Romain de Saint-Clair a envoyé par le fond sans sommation le bateau de sa famille, le Pégasus, blessant plusieurs personnes. Ce témoignage est appuyé par deux lettres, une provenant du Roy d'Écosse, l'autre signée par la chancelière du Galloway Eira Thorsdottir Kerr. Tyz von Lilienburg conclut sa missive en estimant les pertes de son navire à 60 000 écus et en demandant à ce qu'aucune compensation ne soit reversée à Romain de Saint-Clair, un « pirate » par lequel les Pairs doivent éviter de se « laisser berner » selon ses mots.

D'autres accusations ont été transmises au baron de Pouancé dans une lettre du chef de port de Bayonne : « Vous sont reprochés, des actes de pirateries en Méditerranée et au large du Portugal. Ainsi que votre adhésion à un groupe nommé Saorsa Na Fairge, qui a attaqué l'Amirale au côté de groupes dangereux comme les Fury, NNGO. Vous sont reprochés aussi des liens avec les ennemis du Royaume de France, les Bretons. Vous êtes ainsi reconnu [pirate] depuis longtemps, avant même qu'Alienor de Guérande ne devienne Amirale, au moins depuis l'Amirale Harpège. » Faux témoignage, rétorque Romain de Saint-Clair, qui soutient n'avoir jamais reçu une quelconque lettre « ni de l'Amirauté de France, ni de l'hérauderie du Roi, ni même d'un Pair de France pour un tel acte. » Le marquis de l'Ile Saint-Marc, Natale di Foscari Widmann d'Ibelin, qui avait voyagé à bord du HMS Victory, a également apporté une déclaration de soutien à Romain de Saint-Clair. Il souligne que pour être un pirate, il faut être officiellement reconnu comme tel par l'amirauté de France, ce qui n'était pas le cas de Romain de Saint-Clair.

Les motivations de l'Amirale de France restent un mystère : volonté de mettre un pirate hors d'état de nuire, comme l'ont affirmé ses proches ? Règlement de compte entre la famille de Guérande et un ancien Écossais ? En l'absence de réponse de sa part, le doute demeure.

Les autorités gasconnes, choquées par l'attaque du navire de Romain de Saint-Clair dont elles n'avaient pas été prévenues, se sont engagées à mettre l'Amirale de France en procès afin de faire toute la lumière sur cette affaire et sur les raisons l'ayant poussée à attaquer sans sommation la caraque du baron de Pouancé. Elles ont par ailleurs assuré le propriétaire du HMS Victory de leur soutien moral. Plusieurs dignitaires gascons et nobles français ont également apporté leur appui à Romain de Saint-Clair pour que celui-ci obtienne réparation.

La Couronne de France ne s'est à ce jour pas prononcée sur cette affaire. La Pairie, dans un communiqué, annonce avoir avisé le Grand Maître de France de la situation et avoir transmis le dossier à la Curia Regis, les décisions de l'amirauté étant du ressort de cette dernière.

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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Jeu 9 Aoû 2012 - 6:44

Citation :
08 Août 1460

Confrontation navale en Méditerranée



Florence (AAP) -

Le 25 juin 1460, des affrontements navals ont eu lieu en mer Tyrrhénienne entre la marine militaire florentine et la marine de la république de Sienne. Ces derniers sont la conséquence de l’attaque d’un navire marchand florentin par deux navires siennois quelques jours auparavant.

En effet, quelques jours plus tôt, la cogue marchande « Flying Calamari », au passé aventureux, commandée par Legio et sa femme Morphea, avait été attaquée et coulée par deux galères de guerre, le « Cerberus », gouvernée par le capitaine Hans Ludwig de Groana, marquis de la vallée du Garigliano et comte de Caserte, dans le royaume des Deux Siciles, ainsi que l’ « Idra », dirigée par le capitaine Sciamano, un personnage siennois bien connu.

Non contents de leur première victoire, les deux navires s'en sont pris à une autre cogue marchande florentine, la « Caronte », dirigée par le capitaine Giubius. Alors que les deux bâtiments de guerre ouvraient le feu, Giubius, profitant de vents favorables, est parvenu à prendre la fuite, sauvegardant son navire et son équipage. A la poursuite du fuyard, les deux capitaines ont été à leur tour pris pour cibles par une galère de guerre britannique et une caraque de guerre florentine croisant dans la zone. La flotte siennoise a rapidement été défaite, sous le feu nourri de la caraque florentine commandée par le capitaine Giovanni Nicodemo Fosco Monterverdi, dit GNF.

Plusieurs hypothèses ont été établies quant à ces combats successifs. Certains pensent que Sienne et les Deux-Siciles ont attaqué les navires florentins dans l'objectif d'avoir un casus-belli contre Florence, qui n'apprécie pas l'accord entre les Deux-Siciles et O.N.E, un ordre militaire roumain contrôlant la Principauté de Valahia. Pour d'autres, il s'agit d'une embuscade florentine préméditée contre Sienne, ce qui implique que Florence était au courant des intentions sienno-siciliennes relatives à l'abordage des navires marchands.

Réagissant le premier, le grand chambellan de Sienne a décrit l'attaque comme étant choquante, affirmant que l'attaque contre le navire de Legio était légale puisqu'il était considéré comme pirate. Il a ajouté que le silence de Florence inquiétait les autorités siennoises et siciliennes en attente d'explications. Le grand chambellan de Florence a répondu que la caraque de guerre patrouillait dans les environs le 24 juin et n'a fait que porter secours au navire florentin en danger.

Les tractations diplomatiques se poursuivent, et nul ne sait pour le moment si la situation va dégénérer en conflit ouvert.

LCP, pour l'AAP
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MessageSujet: Re: La chronique du pigeon voyageur!   Sam 10 Nov 2012 - 9:22

Citation :
05 Novembre 1460

Un arsenal, deux arsenaux, trois ouvertures maritimes




Paris (AAP) - L'automne a vu fleurir les arsenaux en France.

C'est tout d'abord l'arsenal de Montpellier qui s'est achevé à marche forcée le 22 septembre dernier. Premier arsenal de France, capable de produire les très recherchées caraques de guerre, il a ouvert la France sur la Méditerranée. S'il y eût peu de festivités pour son inauguration, en raison de troubles dans le sud, il a déjà construit deux de ces puissants navires.

L'achèvement de l'arsenal d'Honfleur a suivi de peu, le 29 septembre. Les travaux, débutés le 30 décembre 1458, ont duré presque deux ans. Deux années pendant lesquelles les tracasseries de gouvernance se sont ajoutées aux difficultés financières et aux guerres. C’est donc avec soulagement que les Normands ont enfin pu se réjouir de l’achèvement des travaux, concomitants avec un édit royal assurant que l'arsenal a bien "qualité de bien de la Couronne de France géré par le duché de Normandie, seul récipiendaire sur les terres normandes de la délégation de représentation du Pouvoir Royal".

Suite au deuil royal, les festivités destinées à l’inauguration de l’arsenal ont été interrompues après les joutes lancées par la duchesse Adeline de Courcy. Le reste des réjouissances est ajourné au 22 novembre, à la fin de la période de recueillement. Sont prévus des jeux marins et des questionnaires sur la connaissance qu'ont les Normands de leur duché et de leurs villes. La Normandie est désormais en mesure de fournir tous les navires constructibles en Atlantique, du foncet à la cogue de guerre, à des prix compétitifs, et offre un tarif préférentiel aux armateurs du duché. Selon l'édit royal et le décret maritime normand, les futurs capitaines de navire de combat devront recevoir accord du Duc et de l'Amiral de France pour voir leur navire construit à Honfleur.

Deux semaines plus tard, le 13 octobre, a été posée la dernière pierre de l'arsenal de La Rochelle, ouvrant la France sur l'Atlantique sud. L'arsenal a ainsi été fêté en même temps que le retour de la paix. La coutume poitevine ne permet pas la construction de navires pour des particuliers, sauf dérogation exceptionnelle pour les nobles du comté.

Avec trois arsenaux et des navires en construction, la France rattrape progressivement son retard maritime sur les autres contrées.

Harpège, pour l'AAP

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